Jean Vautrin

  • Billy-ze-kick

    Jean Vautrin

    • Folio
    • 13 Juillet 2006

    Un dingue dégomme au fusil à lunette une mariée à la sortie de l'église...
    Un horticulteur refuse le bétonnage de ses terres et piège son terrain...
    Des gosses s'enferment dans les caves des tours et y passent des heures...
    La banlieue, au temps des pavés, c'était déjà la mort en version rock and roll. Julie-Berthe, dans ce décor, a sept ans, zozotte et est terriblement précoce. Elle adore les zizis et les zézettes, de sa maman, des voisins, voisines, vieux, vieilles, ou gamins de sa classe. Tout est bon pour satisfaire sa curiosité. Oui, Julie-Berthe est un ange ! Son père, qui pensait se la couler douce au commissariat en l'absence du chef, se retrouve dépassé. Sa fille, sorte de Zazie de Queneau, orchestre le chaos.
    Billy-ze-Kick est son prince charmant : il fera ses quatre volontés...

  • Canicule

    Jean Vautrin

    " L'homme est au milieu du champ de blé. On jurerait qu'il a couru. Il respire précipitamment. Il porte un costume de marié. Une rose à la boutonnière, il creuse. Creuse et meurtrit ses mains blanches.
    De temps en temps, il regarde autour de lui. Comme un écureuil qui vole des noix. Vite, il regarde. Et vite, il creuse. " L'homme, c'est Jimmy Cobb. Un Américain qui creuse la terre pour lui confier le sac de toile grise qui lui vaut d'avoir une meute de flics à ses trousses. Autour de lui, la Beauce. Pas une ombre. Juste un enfant caché dans les herbes au bord du champ. Et puis un hélicoptère qui surgit comme un rapace, avec à son bord les tireurs d'élite de la gendarmerie. Jimmy Cobb doit alors reprendre sa course pour ne pas devenir une cible. Son seul refuge : une ferme au bord de la route. Il va y trouver un monde étrange, plein de secrets et de passions féroces. Et Jessica.

    Publié en 1982 aux éditions Mazarine, adapté au cinéma par Yves Boisset - avec Miou-Miou et Lee Marvin dans les rôles principaux -, ce roman de Jean Vautrin n'a pas pris une ride. Chaque scène est construite comme une séquence de film et la langue inventive de Vautrin, faite d'un mélange de style parlé, d'onomatopées, de répétitions et de créations drôles et poétiques, est un véritable régal.
    Récompensé par le Goncourt en 1989, du prix Mystère de la critique et de nombreux autres prix, Vautrin, également scénariste, réalisateur, est l'un des auteurs majeurs de la littérature contemporaine, et a redonné un nouveau souffle au roman noir.

  • Gipsy blues

    Jean Vautrin

    Il faut voir la fringale qu'il avait de richesses, de mots, d'amour. Au grand banquet de la vie, la gueule grande ouverte, il voulait présider !
    Mais Cornelius est né gitan. Une bile noire coule dans ses veines, son âme est marquée au fer rouge. Tsiganes, Manouches, Roms. peu importe le blase qu'on leur colle, ils ont « parias » tatoué sur leur tronche. « Ostracisés » qu'on dit ! Mais qu'est-ce qu'on en sait ? Rien en fait.
    Alors lisez, dévorez - comme lui l'a fait de sa trop courte vie ! - le drame de son passage sur cette terre féroce dont il ne réclamait que sa part. Au prix du sang si besoin !

  • " Nous, les convictions politiques, on s'en tape joyeusement. " La bande des
    Beuarks tourne dans la banlieue. " Boulot, bistrot, moto ", telle est leur
    devise. On ne les baratine pas comme ça : ouvriers le jour et motards la
    nuit, ils connaissent la chanson et contestent par l'anarchie un système
    sans avenir qu'ils utilisent pourtant. Pourquoi s'embarrasser de morale si
    c'est pour rester les derniers de la chaîne alimentaire ? Les Beuarks sont à
    fond dans le système et ricanent de tout jusqu'à ce que la situation se
    complique méchamment. Le ton monte dans la banlieue. Des colleurs d'affiches
    se font tabasser. La police se montre. Un député disparaît. Il y a des
    choses avec lesquelles on ne plaisante

  • Le roi des ordures

    Jean Vautrin

    Harry Whence est un sacré type.
    Ouais, Harry Whence est un sacré bonhomme. Peut-être même de la graine de héros. Il est détective privé.
    Don Rafael Gutierrez Moreno est une sacrée ordure. Depuis vingt-cinq ans il étend son pouvoir despotique sur les immenses décharges de Mexico. Un jour, on le retrouve assassiné. Qui l'a tué ? Sa fille, dont il a abusé alors qu'elle était âgée de treize ans ? Sa femme, ou les maîtresses qu'il paie ? Le milieu politique ? Ou le peuple gris des miséreux qui vit à l'est de la ville, là où tout se fâche ?
    Après ses années Goncourt Jean Vautrin revient au noir, parce qu'il se trouve que le roman en question, « à l'envers de nos nombrils de Français bien nourris, continue à porter les germes d'une critique sociale comme il n'en existe à aucun étage de notre littérature en col blanc ». Voilà pourquoi il nous propose, selon son coeur, un privé de quat'sous, un pulp detective, un loser magnifique dans une histoire enragée où les exclus en sont réduits à chercher leur pain sur la décharge des riches.

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  • Des tranchées de 1914 au Paris des années folles, suivez les aventures de quatre soldats français : Guy Maupetit, dit Ramier, l'ouvrier d'Irancy ; Raoul Montech, le viticulteur du pays sauternais ; Arnaud de Tincry, l'aristocrate cambrioleur lorrain ; et Boris Malinowitch-Korodine, dit Malno, le peintre russe de Montmartre. Quatre hommes que ni la géographie, ni l'origine sociale, ni les ambitions n'auraient dû réunir et qui vont conjuguer bravoure et amitié pour se sortir du bourbier.

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  • Baby-boom

    Jean Vautrin

    Les personnages de ce livre entreprennent tous une quête ô combien humaine et pourtant semée d'embûches : le bonheur. Des personnages comme cette petite fille qui croit tuer les hommes rien qu'en les regardant. Ou ces Américains qui veulent un enfant et jouent avec un bébé de chiffon. Ou ce garçon qui s'appelle Henri et en a « marre d'attendre l'eau chaude » et voudrait être aimé par ses parents « tout simplement comme un connard de son âge ». Et il y a aussi le « Pogo aux yeux rouges », et Lucette qui mange des bonbons et a dû devenir quelqu'un en rêve parce que sa vie faite d'« amour-tirelire » n'est pas vivable.

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  • Ce volume rassemble six des grands " romans noirs " de Jean Vautrin, considéré comme l'un des pionniers du néo-polar avec Jean-Patrick Manchette : Billy-ze-Kick, paru en 1974 dans la Série Noire, Bloody Mary et Canicule à la fin des années 70, puis Le Roi des ordures et L'Homme qui assassinait sa vie, parus chez Fayard respectivement en 1997 et en 2001. Le premier, adapté au cinéma par Gérard Mordillat, raconte l'histoire d'un flic qui se prend pour un super flic confronté à un mystérieux tueur de jeunes mariées. Canicule a pour héros un étrange Américain qui se prend pour Humphrey Bogart et qui, traqué, trouve une sorte de refuge dans le regard d'un enfant. Bloody Mary s'intéresse au cas d'un policier redresseur de torts plongé dans l'univers déconcertant des loubards de banlieue. Les immenses décharges de Mexico sont au coeur de l'intrigue du Roi des ordures, où l'on retrouve l'un des personnages favoris de l'auteur : le détective qui rate tout ce qu'il entreprend. L'Homme qui assassinait sa vie emprunte à la même veine sombre faite de truculence et de dérision ; le héros est un marginal sorti de prison qui n'a en tête que de se venger et redécouvre un monde gouverné par l'argent et la médiocrité.

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  • La vie ripolin

    Jean Vautrin

    Que feriez-vous si votre enfant était atteint d'une maladie incurableoe Vous tenteriez l'impossible, bien sûr. Avant de vous habituer à l'intolérable. Ou bien vous essayeriez d'oublier.

    Charlie, lui, s'efforce de ne pas oublier. Simplement, il voudrait tout effacer, reprendre à zéro. Alors, il écrit le roman vrai de sa vie: il était une fois une maison.

    Et, dans cette maison, une famille: Charlie et sa femme, Victoire (alias Samothrace), leurs trois enfants et leur chat. Charlie souffrait. A cause de Benjamin, le petit garçon autistique. Et de son propre père, mal aimé, mal traité. La nuit, Charlie s'évadait dans des rêves sucrés. Le jour, il partait au volant de sa voiture, n'importe où. Il voulait, disait-il, repeindre la vie aux couleurs naïves de l'arc-en-ciel.

    Qui est Charlieoe D'où vient-iloe Les clés de cette histoire sont cachées dans le passé, un passé que Jean Vautrin fait revivre avec une puissance qui n'appartient qu'aux grands visionnaires. Transfigurées, l'Occupation, la guerre d'Algérie, les années 50 ressurgissent comme autant de blessures où le tragique côtoie le burlesque. Jean Vautrin joue le tout pour le tout dans ce roman autobiographique qui mêle le scintillement du rêve et les éclats brisés de la réalité dans un éternel présent.

    Jean Vautrin est né en 1933 en Lorraine. Cinéaste, écrivain, il a obtenu le Goncourt de la nouvelle pour Baby-Boom (paru en 1985).

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  • Celui qui ouvrira ce grand roman partira pour la Louisiane, visitera les Cadjins, et partagera le destin de trois générations. L'action débute en 1893 et se termine en 1920. On verra ainsi Edius Raquin, le père, rusé, têtu, l'exemple même de ces pionniers coureurs de bois qui, en ces temps, n'hésitaient pas à faire confiance à la nature et au Bon Dieu. Puis apparaîtra le futur gendre d'Edius, ce fameux Farouche Ferraille Crowley, l'homme aux yeux d'ardoise, l'{outlaw} qui dégaine vite. Est-ce tout ? Non, car Palestine Northwood, le marin de Nantucket, un ancien harponneur, est lui aussi de la fête et du drame. Jusqu'où ? Et pourquoi ? C'est le secret de ce livre où chacun, venu du Poitou, d'Irlande, issu d'Allemagne ou d'Acadie, Indien créole ou yankee, souvent noir cousin des esclaves, parle français pour tailler son chemin dans le monde. Il faut savoir, encore, que l'on rencontrera ici Jim, le petit-fils d'Edius Raquin, et que l'enfant découvert au fond d'une poubelle de La Nouvelle-Orléans va nous conduire, par enchantement, vers la naissance du ragtime et du blues dont il deviendra un symbole sous le nom de Jimmy Trompette.

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  • Jamais le capitaine Tarpagnan n'aurait connu la séduisante Caf'conc' et les tribulations de l'amour si, ce jour-là, le monde n'était devenu fou. Ce jour-là, le 18 mars 1871, en effet le gouvernement de Monsieur Tiers eut la scandaleuse idée de désarmer la Garde nationale. Mais ce ne sont pas quelques milliers de lignards, lancés en pleine nuit à l'assaut de la Butte Montmartre, de celle de Ménilmontant et d'autres lieux encore, qui allaient venir à bout de la colère des Parisiens et reprendre leurs canons Non, ce jour-là, tout simplement, Antoine Joseph Tarpagnan entendit le "Cri du peuple" mais, tout autant, sa résolution et sa joie de vivre. Alors, avec ses hommes du 88e de ligne, il déserta pour suivre l'amour, la fête, la fraternité et trouver le destin, au bout des barricades.

    Avec le talent qu'on lui connaît, Jean Vautrin nous embarque dans le prodigieux Paris de la Commune. Il nous fait circuler dans un Paris mystérieux comme celui de Victor Hugo, social comme celui d'Eugène Sue, familier comme celui de Léo Malet et grouillant comme le Londres de Charles Dickens. Dans le grand élan de son roman d'aventures, le lecteur entendra parler le pantruchois en chantant "Mon petit Riquiqui" ou "Fatma la danseuse". Il côtoiera les biffins de la route de la Révolte, les apaches du canal de l'Ourcq mais aussi les banquiers, les restaurateurs ou les grands acteurs(trices) de l'Internationale ouvrière.

    La grande Histoire cède la place aux personnages. Qu'importe ! Horace Grondin, le commissaire Mespluchet, Fil de Fer, Caracole, Edmond Trocard, Tarpagnan et Caf'Conc' rencontrent Louise Michel, Courbet, Vallès et Vingtras ! Il est revenu, le temps des cerises...

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  • Les aventures du petit Benjamin, dont le père lui dessine un jour une maman. Illustré de dessins de l'auteur.


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  • Mister love

    Jean Vautrin

    • Denoel
    • 4 Octobre 1977
  • Adieu la vie, adieu l'amour

    Jean Vautrin

    Avril 1917. La sanglante offensive du Chemin des Dames a échoué. Au fond de la tranchée, parmi les cadavres, quatre survivants, unis par l'horreur, l'héroïsme et la fraternité des armes. Ce soir ou demain, il y aura un nouvel assaut. Dans l'enfer, quelle place pour l'existence, le rêve, l'aveniroe Maupetit, l'ouvrier, ignore si là-bas, en Bourgogne, son Emma vit encore. Tincry, l'aristocrate cambrioleur, prépare en secret le plus audacieux et chimérique des vols. Montech, le viticulteur, parcourt par la pensée ses vignes girondines. Et Korodine, l'artiste de Montmartre, se demande s'il retrouvera un jour sa palette et ses femmes... Le monde ne les attend plus, mais s'ils s'en sortent, ces quatre soldats français vont faire parler d'eux.

  • La grande zigouille

    Jean Vautrin

    Ils ont déjà tout vu - la boue, le sang, l'enfer - et rebelote ! Pour avoir osé défier leur hiérarchie, c'est menottes aux poignets que Malno, artiste peintre, et Montech, éleveur de vin en pays sauternais, rejoignent le front. Après s'être laissé entraîner dans une sinistre affaire d'espionnage - et berné par l'exceptionnelle espionne transformiste Rosa Lumière - Tincry, aristocrate cambrioleur, n'a plus rien à perdre dans cette tranchée. Noël approche en première ligne - un réveillon d'assassins dont la dinde, malgré la trêve, sera fourrée à la poudre...

  • Ah, elle était belle, l'offensive Nivelle ! Élue plus grande boucherie de l'année 1917. Rendus à la vie civile, Malno, le peintre cubiste, retrouve un Montmartre saigné à blanc ; Montech, viticulteur, réintègre, le diable au corps, ses pénates sauternais, tandis que Ramier, ouvrier ajusteur, se rétablit doucettement... Quant à Tincry, aristocrate cambrioleur, c'est au bordel qu'il passe sa perm' car - danseuse ? espionne ? - il y a là une femme dont les gants rouges font tourner toutes les têtes : l'extraordinaire, l'épastrouillante Rosa Lumière...

  • Nous sommes en Gascogne chez le baron Arthur de Monstatruc et son valet Brancouillu, en leur château de Montallier. Nous sommes aussi, parallèlement, chez Floche, le Charlie Floche de {la Vie Ripolin}, celui qui donne la vie à ces personnages de papier, celui qui nous présente le baron "plus payant sur son corps qu'un dessous de bouc" ou le valet "les yeux biais, la margoule ficelle, la guibolle mal assurée" et qui, le monde ayant perdu ses mots, écrit en ruinant l'espace et le temps, juxtaposées façons d'aujourd'hui et locutions d'hier ; et parce que le monde, en cette fin de siècle, voici Monstatruc et Brancouillu, Charlie Floche et Victoire avec leurs traumas d'infortune, leurs colères picaresques, leurs combats perdus contre cette "civilisature" de l'argent, des promoteurs, des consommateurs hystériques et des faiseurs de mots.

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  • "Les enfants du Marquis de Sade et de Coca-cola font crisser leurs baskets dans les rues de la ville. Ces gosses s'appellent David, Lollilop, Tim ou Franck et même Rocky-Vélo. Victimes innocentes ou anges exterminateurs, ils annoncent la fin d'un monde égotiste tourné vers l'argent - le nôtre - qui n'a que trop duré, et contemplent d'un air rêveur les désordres du siècle.
    Il n'empêche que la férocité du genre humain fait son chemin.
    Et même si les cris des agrafés de la vie se font entendre ici et là, la période est bougrement cruelle où l'inanité de nos efforts gaspillés en pure perte pour ressembler à des héros, rabaisse toujours les plus faibles d'entre nous à la hauteur d'un bonsaï dans une forêt vosgienne. Mais alors, comment se hisser sur le toit du bonheur ? Faut-il s'empiffrer de bonbons ? Forniquer contre argent ? Pisser dans une bouteille ? Ou se faire photographier tous les jours de sa vie devant Constantinople ? Hein ? je vous demande un peu ?
    Souvent, les gens me déchirent le coeur. Comment ne pas aimer cette petite fille qui croit tuer les hommes rien qu'en les regardant ? Qui sont ces Américains qui, à force de vouloir un enfant acceptent de jouer avec un bébé de chiffon ? Pourquoi le petit Henri brûle-t-il tant de posséder "l'eau chaude" ? Qui est le pogo aux yeux rouges ?
    Et si le trésor n'existait pas ?
    Voici une cinquante de nouvelles réunies pour la première fois dans la poigne d'un seul livre où j'aime pêle-mêle et fraternellement le clampin en bermuda et charentaises tapi derrière ses troènes, le malbruti qui passe ses dimanches à haïr les lundi, l'astrobiais des machines à sous qui couche sous les télescopes braqués sur le vide électronique ou l'enfourné du Toboso qui cherche, métro Palais-Royal, des fibules mérovingiennes sous les colonnes de Buren.
    Ces types-là, je trouve, mettent de la gaieté en couleur sur la flanelle du temps perdu" Jean VAUTRIN

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  • Gardez le tronc, jetez les branches!En obéissant à cet unique mot d’ordre, pour résister à la vacherie de l’époque qui déjante et suppléer à la disette des âmes, j’ai raclé jusqu’à l’os ces dix nouvelles.
    Dans ma tête, elles fredonnaient d’un continent à l’autre la chanson triste et désopilante de gens de toutes les peaux, de toutes les confessions et de tous les pays [...].J’ai gardé le tempo des personnages [...].
    Ils ont été pour ainsi dire gourmands de mon énergie. Sans doute parce qu’ils faisaient irruption dans l’imaginaire d’un écrivain en un moment de l’hiver de son existence où l’incapacité d’aimer comme un jeune homme, sa rugissante envie de mordre encore la vie et l’approche de la mort aiguisaient l’acuité du regard.
    D’un mot, j’ai réveillé ce qui bouge toujours en moi.
    Si on s’aimait?
    J. V.

  • Le pogo aux yeux rouges

    Jean Vautrin


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  • Courage chacun

    Jean Vautrin

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  • La vie badaboum

    Jean Vautrin

    • Fayard
    • 13 Mai 2009

    Le tonnerre du ciel, l'affolement de nos coeurs, le crépitement des armes, les grincements de l'argent, la banquise qui fendille, l'atome qui déconne, la morale qui fout le camp et vous, chers amis, qui vous battez avec le fric, les machines, le chômage, les délocalisations, le système bling-bling et le climat qui s'échauffe, m'avez décidé à réunir ces textes, ces paroles envolées, ces cris poussés au fil des années, ces lettres, ces bribes de journal qui racontent mieux qu'un long roman pourquoi -malgré la saumure où nous sommes- j'ai toujours aimé vivre.
    Parler des rencontres essentielles, écrire, dire l'aventure des livres, mesurer la vérité de l'amour, évoquer les amis, revoir les sourires à demi effacés, manger avec gourmandise, épeler le temps, sortir des nuages, réclamer justice, photographier les hommes, fouiller dans la vieille malle aux souvenirs, renoncer à l'inutile, prêcher pour la liberté des esprits, lécher les blessures de l'homme abandonné, sont de ma paroisse.
    Je vous invite à venir me rejoindre au fond de mon jardin japonais pour regarder passer sur un lit de graviers minuscules l'énorme torrent de la vie.
    J. V.

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