Langue française

  • Max Mills rentre d'un voyage à Rome lorsqu'il réalise que le facchino de l'hôtel s'est trompé de bagage. Cette valise rouge ressemble à la sienne, mais c'est toute une vie de femme qu'elle contient, et notamment le journal intime de la propriétaire, une certaine Marion. Intrigué par la personnalité qu'il devine entre les lignes du carnet, Max va chercher à en rencontrer l'auteur. L'histoire pourrait être banale, mais elle est scandée par une réflexion autant psychologique que romanesque. Max et Marion vont ainsi vivre, sous cet oeil critique, une relation tumultueuse, faite de sentiments si fluctuants qu'on ne sait, au final, s'ils sont sincères ou « hypothétiques

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  • Pourquoi Louise Brooks, au temps de sa
    splendeur, lisait-elle Proust et Schopenhauer dans les bars de Broadwayoe Quelle sorte
    de plaisir Nancy Cunard tirait-elle des supplices que lui réclamait Aragonoe Louise de
    Vilmorin, alias «Marilyn Malraux», préférait-elle l'argent, les sentiments ou les trèfles
    à quatre feuillesoe Comment Freud parvint-il à persuader Marie Bonaparte qu'une femme pouvait jouir par la tête ? Est-ce parce que Georges Bataille la métamorphosa en sainte vénéneuse que Laure confondit mystique et débaucheoe Quel rapport entre Françoise Dorléac et un sablieroe L'extravagante Zelda Fitzgerald était-elle une muse ou une jalouseoe Une folle ou une folle amoureuseoe Quand Françoise Sagan comprit-elle que sa légende était un masque derrière lequel elle pouvait abriter sa mélancolieoe Quel homme, enfin,
    /> ne serait pas effrayé à l'idée de rencontrer
    sa dernière femmeoe

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  • Peut-on, comme Josué, arrêter la course du soleil ? Les morts sont-ils encore jaloux ? Pourquoi Marlon Brando écrivait-il des cartes postales qu'il n'envoyait à personne ? En quelle circonstance un débauché peut-il s'abandonner au fanatisme religieux ? Quels rapports y a-t-il entre Churchill, Alain Delon et un jeune berbère qui voudrait apprendre à nager ? Qui a inventé le monothéisme amoureux ? Et à quel instant, au juste, franchit-on la ligne de démarcation qui sépare la fin de la jeunesse du reste de la vie ? Telles sont, entre beaucoup d'autres, quelques unes des questions que se posent les héros de ce roman dont l'intrigue éclatée va et vient autour d'un lieu unique : le Palais de la Zahia (ce mot, en arabe, désigne la joie), situé quelque part, au sud, près d'un désert. Dans ce Palais - splendide, nécrosé, envahi par la végétation et les souvenirs - quelques amis, plutôt bien traités par l'existence, ont pris l'habitude de se retrouver dans une ambiance rieuse. Il y a là, parmi des créatures sexuellement très diversifiées, deux amis : un narrateur (très influencé par les livres de Stendhal et les films de Maurice Ronet ) et un certain Lewis, riche, célèbre, philosophe et épris d'Irène, son épouse rêveuse. Est-il nécessaire d'en dire davantage ? Ce roman - rythmé par une série d'interrogatoires confiés à un enquêteur énigmatique - revisite ainsi, dans un grand désordre de sensations et de péripéties: 1/ l'histoire d'une amitié 2/ La mémoire d'un Palais trop fréquenté par ses propres fantômes 3/ La chronique d'une passion clandestine avec une jeune veuve qui n'a pas froid aux yeux 4/ la lutte des uns et des autres contre le temps et ses alliés (haine, tempêtes de sable, solitude, vanité, peur, envie.) Bien entendu, il s'agit d'un roman. Et il va de soi que toute ressemblance avec des personnes existantes, etc, etc.

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  • Jean-Paul Enthoven Aurore «C'est dans un miroir que j'ai croisé le premier visage d'Aurore. Elle se tenait derrière moi. Nos regards purent ainsi s'attarder avec impudeur, l'un dans l'autre, sans que personne s'en avise. Il n'est pas indifférent que ce soit un miroir qui nous ait, en quelque sorte, rapprochés. Pas indifférent, non plus, que son visage me soit parvenu alors que je lui tournais le dos. J'avais eu, tout de suite, l'impression que cette femme sortait de mon passé et, de ce fait, il me parut naturel de la reconnaître sans l'avoir jamais vue. Tout, dans ce qui s'ensuivit, se déduira de cet enchaînement. En amour, c'est toujours le passé qui donne des ordres...»

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