Manuel Bougot

  • Spectaculaires, mystérieux, élégants ou grotesques, les squelettes des vertébrés qui peuplent aujourd'hui la Terre portent en eux les traces d'une évolution de plusieurs milliards d'années. Ce livre retrace l'histoire de notre ère, histoire dont les os ont gardé la mémoire.
    La théorie de l'évolution proposée par Charles Darwin au XIXe siècle a été largement confirmée et enrichie par la découverte des gènes et par les progrès des sciences de la Vie, de la paléontologie à l'embryologie. Le propos développé dans ce livre est de rendre compte de cette réalité scientifique. Il offre un vaste panorama du monde des vertébrés, le groupe zoologique dont nous faisons nous-mêmes partie. Cette parenté, évidente lorsque l'on observe la structure profonde des animaux, nous aide à comprendre les mécanismes de l'évolution et à en saisir toutes les facettes.
    La plupart des vertébrés contemporains présentés dans ce livre proviennent des collections de la galerie d'anatomie comparée du Muséum national d'Histoire naturelle. Ils ont été restaurés, parfois remontés et libérés de leurs supports métalliques afin que l'on imagine, sans entrave, l'animal en mouvement.
    Le noir et blanc a été choisi pour sa représentation intemporelle, permettant ainsi à ces photographies d'agir comme des révélateurs. Au-delà de leur beauté formelle, les squelettes nous renvoient sans cesse à notre origine animale et à notre propre histoire.
    Ce livre co-édité avec le Muséum national d'Histoire naturelle a été réalisé avec la collaboration du Musée Océanographique de Monaco, du Muséum d'Histoire naturelle de Marseille, du Muséum d'Histoire naturelle de Toulouse, du Musée Fragonard et de l'École Nationale Vétérinaire d'Alfort.
    Cette édition revue et augmentée présente près de deux cents espèces différentes dont une quinzaine de nouveaux spécimens.

  • L'objectif de cet ouvrage est de présenter une étude inédite de cinq maisons réalisées par Jean Prouvé, situées dans trois régions françaises :
    - la maison Prouvé à Nancy ;
    - la maison Gauthier à Saint-Dié ;
    - la villa Dollander au Lavandou ;
    - la villa Seynave à Grimaud ;
    - la maison Jaoul à Mainguerin.
    Jean Prouvé (1901-1984) a profondément marqué l'histoire de l'architecture et du design. Ses maisons témoignent dans la simplicité de ses conceptions et la légèreté de ses matériaux, de toute l'ingéniosité des principes constructifs qu'il défendait.
    Ses maisons sont parmi les constructions les plus personnelles de toute l'oeuvre de Jean Prouvé, à la fois lieux de vie et de travail, mais également lieux témoins et représentatifs de ses recherches permanentes.
    Suscité par de récentes « découvertes », cet ouvrage apporte un approfondissement, un élargissement, dans la connaissance des réalisations de Jean Prouvé.
    Illustré de documents d'archives souvent inédits et enrichi par les photographies, il offre un nouvel éclairage historique sur le travail peu connu de jean Prouvé dans l'habitat individuel.

  • C'est à Chandigarh, capitale indienne au pied de l'Himalaya, que Le Corbusier mit en oeuvre pour l'unique fois de sa vie ses théories urbaines à l'échelle d'une ville entière. En 1947, lors de la partition de l'Inde et du Pakistan, l'état du Punjab fut divisé : Lahore, son ancienne capitale, étant désormais au Pakistan, Nehru confia trois ans plus tard la construction d'une nouvelle capitale à une équipe dirigée par Le Corbusier.

    En photographiant Chandigarh à partir de 2010, l'intention de Manuel Bougot était de faire un portrait intime de la ville en figeant sur la pellicule exclusivement des intérieurs privés et administratifs. Mais face à l'architecture impressionnante des sites et notamment celle du Capitole Complex, qui regroupe la Haute cour de justice, l'Assemblée législative et le Secrétariat général, ce projet a évolué pour raconter cette ville que ses habitants appellent "The City Beautiful".

    Manuel Bougot s'est attaché à montrer l'appropriation par les Indiens de cette architecture occidentale et, au-delà, la confrontation de deux cultures que tout semblerait opposer, faisant un état des lieux soixante ans après la naissance de cette capitale prévue pour cinq cent mille habitants et qui en compte aujourd'hui plus de deux millions.

    À des années-lumière de l'idée que l'on se fait des grandes villes indiennes, au coeur de la densité minérale des bâtiments en béton, Chandigarh exhibe de magnifiques espaces verts, des parcs luxuriants où écureuils et singes se promènent en liberté et où les habitants font leur jogging quotidien.

    C'est cette capitale originale, le plus grand chantier de Le Corbusier, que nous restitue le photographe, dans ce livre auquel contribuent également l'historienne de l'architecture Caroline Maniaque, et l'architecte indien Balkrishna Doshi, Pritzker prize 2018, qui accompagna Le Corbusier dans cette aventure hors norme.

  • Le Corbusier, peintre à Cap-Martin Nouv.

    C'est en 1937 que Le Corbusier découvre Roquebrune-Cap-Martin et la villa de Jean Badovici E-1027, dessinée en grande partie par l'irlandaise Eileen Gray entre 1927 et 1929. Il y revient en 1938 et en 1939. Impressionné par l'ingéniosité et le charme de la villa il passe des moments agréables face à la mer et mène une vie tranquille et simple, au contact de la nature.

    Là, à quelques mètres de la mer et de la guinguette « L'Étoile de Mer » édifiée à la fin des années 1940 par Thomas Rebutato avec lequel il nouera une forte relation d'amitié, il construit en 1952 son Cabanon, témoignage de ses réflexions sur la production standardisée, puis, en 1954-1957, les Unités de camping, juxtaposition de cinq cellules identiques. C'est à proximité de ce site que Le Corbusier a trouvé la mort en nageant ; il est enterré au cimetière du vieux village de Roquebrune Cap-Martin qui domine la mer. L'intégralité du site est aujourd'hui ouvert au public.
    Alors que la peinture murale est en complète contradiction avec sa définition de l'architecture comme « pur jeu de lumière et de volumes », Le Corbusier va réaliser sur ce site divers muraux, tant dans la villa d'Eileen Gray que sur les murs de L'Étoile de mer et sur les parois de son Cabanon. L'auteur revient sur les différents facteurs ayant conduit à cette conversion et replace cette évolution de l'architecte dans le contexte plus général de la peinture murale à cette période.
    Cet ouvrage documente, pour la première fois, l'ensemble de cet oeuvre peint et dessiné, toujours existant pour la majeure partie, et donne également à voir un Le Corbusier plus libre et véritable amoureux de la Méditerranée.

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