L'amourier

  • Trois ânes

    Michel Séonnet

    Ce récit est scandé par le pas d'un âne. Des coups donnés, réguliers ; des coups infligés à une porte. trois fois rien dans la nuit. un enfant les perçoit pourtant et l'histoire est enclenchée.Ça part de rien, et l'on est happé par un récit conçu comme ces tourbillons de fleuve qui nous emportent, par cercles concentriques, dans les tournoiements de l'Histoire.
    Nous savions combien l'âne est une figure fraternelle et généreuse. Mais ce que nous découvrons dans le récit de Michel Séonnet, c'est qu'il est aussi porteur de mémoire. Un âne que l'on croyait si paisible va entraîner trois enfants derrière lui. En pleine nuit. À travers routes et montagnes. Ils ont rendez-vous avec l'histoire, celle de la deuxième guerre mondiale, dans laquelle se mêle le destin d'hommes, de femmes, d'enfants, et de trois ânes. À chacun des enfants il sera révélé comment cette histoire est aussi la sienne.
    Ce récit d'une grande tendresse concerne autant les adultes que les enfants.

  • À l'âge des bilans, Louise entreprend de faire la vérité sur la mort de son père qu'elle n'a jamais connu. Adjudant incorporé dans un Goum marocain, il est officiellement mort au cours d'une opération en Indochine. Louise n'y a jamais vraiment cru. Ayant trouvé la piste d'un ancien goumier, elle part au Maroc en quête d'une explication définitive. Mais les histoires se brouillent. Celui dont on lui parle est-il son père ? Et qui est cette femme marocaine avec qui il aurait eu une liaison ? Louise parcourt le Maroc - un Maroc pétri de couleurs, d'odeurs et de saveurs, où la chaleur le dispute à la pluie, le sable à la boue - sur les traces d'un fantôme. Car pour ce qui est de la réalité présente, c'est celle des immigrants clandestins qu'il lui faut affronter. Celle des disparus en mer. Les fils même des anciens goumiers qui laissent derrière eux des orphelins. Le voyage de Louise est jalonné de découvertes, de surprises et d'émotions. Quel est donc ce pays que le destin s'obstine à essayer de lui faire voir ?

  • Michel Séonnet réhabilite dans une perspective plutôt laïque le Livre d'Heures (ouvrage religieux médiéval illustré destiné à l'édification des moines). Adressé à sa soeur il relève la gageure d'écrire un livre pieux pour une impie.
    Ma soeur m'a demandé de lui écrire un Livre d'Heures.
    Elle me demande l'impossible: un livre pieux pour une impie!
    Elle vient d'être opérée d'un cancer et subit en ce moment la violence d'une chimiothérapie que l'on espère salvatrice.
    Au mur de mon bureau, il y a toutes sortes d'images: cartes postales, reproductions, découpes de journaux, dessins, textes aussi comme des affiches. Lorsque tout semblait devoir s'écrouler, je savais, les regardant, avoir là de quoi faire face à ce qui venait. Armes de patience autant que de résistance. Ce sera la matière de mon Livre d'Heures.

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  • Au lendemain de la mort de la femme qu'il aime, le narrateur entreprend de dire encore un peu de toi. Il convoque ses souvenirs, se rappelle les discussions, les rêves communs, les déchirures communes, l'espérance et la foi communes, le partage des émotions que procurent l'art, la musique, la littérature et le combat contre la maladie. En contrepoint du récit, une interprétation du Cantique des cantiques : chant d'amour au sanctuaire des corps mêlés quand la fusion des sueurs, des peaux et des chairs est de fait celle des âmes.

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  • Pour l'enfant rêveur, timide et malhabile, qui depuis la grève de la plage de Nice regarde la mer, les vagues sont un refuge complice. Il voudrait, à leur image, devenir eau et galets et s'immerger dans les mystères de la mer. Réceptif à sa violence, autant qu'à sa douceur sensuelle, il découvre qu'elle a aussi pouvoir d'apporter jusqu'à lui des bribes du monde d'en face. La mer va l'ouvrir à l'inconnu, à l'étranger dont il guettera la venue, rêvant que de cette autre rive lui arrive un frère ou peut-être un amour.
    Michel Séonnet nous offre ici un récit délicat dont le déroulé est rythmé par les vagues.

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