Jeunesse

  • De Buenos-Aires à Rome, le temps d'un vol, portrait du Cardinal Jorge Bergoglio, qui allait devenir le 266e pape de l'Eglise catholique de Rome, sous le nom de François. « Lorsque l'avion eut décollé il sortit son chapelet. Qu'avait-il de mieux à faire que de confier à la Vierge Marie toutes ces pensées qui l'assaillaient et que tous ceux qu'il avait rencontrés depuis l'annonce de la démission de Benoît XVI n'avaient cessé de lui renvoyer : Oui, il se pouvait très bien qu'il soit fait pape et ne revienne jamais à Buenos Aires. »

  • "Au coin de la rue il y a un homme qui attend.
    -Qu'est-ce que tu regardes, monsieur ?
    C'est un enfant qui demande. Et le monsieur dit :
    -Je ne regarde pas, j'attends.
    -Tu attends quoi monsieur ?
    -Le retour des hirondelles, dit le monsieur.
    -Je peux attendre avec toi ? demande l'enfant. " Et bientôt une vieille dame se joint à eux, puis un marin, puis une dame née dans un pays lointain où les hirondelles passent l'hiver, et pendant que la ville continue à s'agiter, tout ce petit monde attend et parle des hirondelles. Elles reviennent chaque année dans la maison devant laquelle ils attendent. Cette vieille maison qu'un bulldozer doit détruire au matin. Mais quand les hirondelles arriveront, les gens seront là pour empêcher qu'on détruise LEUR maison. Cette maison deviendra grâce à eux une maison pour tous : hommes, femmes, enfants et oiseaux.
    À plusieurs on déplace les montagnes ! Un superbe texte poétique mêlant ville et nature, défense de l'environnement et lien social.

  • Aujourd'hui était un jour particulier.
    Jeanne-Marie, sous un soleil de plomb, se rendait aux champs pour apporter le déjeuner aux femmes parties depuis l'aube. La journée serait longue.
    Difficile. Il ne fallait pas perdre de temps.
    Un jour, un seul jour par an, les paysans qui n'avaient pas de terre étaient autorisés à venir glaner, à ramasser les épis restés de-ci de-là après la récolte.
    Pourvu que la journée soit bonne !

  • Voici un carnet à spirale qui nous offre bien des bonheurs ! On aligne au hasard deux des cinquante volets mobiles qui le constituent et hop ! on obtient un drôle de portrait d'enfant, dessiné par Zaü au pinceau et à l'encre de Chine. Parfois, il y a déjà un peu de couleur sur l'image et l'enfant lecteur n'a qu'à compléter. Parfois, c'est lui qui choisit complètement la mise en couleurs des deux demi-portraits qu'il lui plaît d'associer.
    En vis-à-vis, des mots se juxtaposent, constituant une phrase, insolite et incongrue, à la première personne... Un petit album créatif pour entremêler activement nos mots et toutes les couleurs de la vie.

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  • Paris, 1830.
    Je m'appelle Sans-Nom. Je sais bien que ce n'est pas un nom. Mais c'est comme ça qu'on m'appelle dans la bande.
    Avec la bande, on vit dans la rue.
    Ces temps-ci, ça barde : depuis deux jours, les étudiants et les ouvriers dressent des barricades. Les soldats essaient de les chasser de là, mais ils se défendent bien. Moi aussi je suis sur la barricade.
    Ça, c'est du spectacle ! Ce matin, c'est le 28 juillet... et je suis resté dans vos mémoires sous le nom de Gavroche.

  • Voici un carnet à spirale qui nous réserve bien des surprises quand on aligne de manière aléatoire deux des cinquante volets mobiles qui le constituent. On obtient ainsi le portrait d'un enfant un peu étrange, constitué de deux moitiés de photographies en noir et blanc. Toutes les couleurs de peau et d'origine défilent avec, pourtant, la même enfance dans les yeux et presque la même peluche sous le bras. En quelques sortes, une belle collection de photos...
    D'identité nationale multicolore, plus ludique que didactique.
    En vis-à-vis, une phrase s'affiche, générée par le hasard elle aussi, donc joyeusement décalée. Elle vient nous apprendre à jouer avec les mots des uns et les histoires des autres, tout en souriant...

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