Creaphis

  • Ce livre réunit 27 portraits photographiques, et retranscrit en miroir les paroles de travailleurs résidant en foyer à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine.
    Cet ouvrage, qui tient dans une main, et qui passe facilement de main en main, est une forme de « passe ports », puisqu'il est approximativement au format des « papiers ». Il s'agit d'une sorte de carnet de mémoire, avec des récits relatant les aléas du travail et de la vie quotidienne, mémoire à transmettre car ce foyer de travailleurs sera détruit puis reconstruit. Attaché plus aux personnes qu'à la description et à l'inventaire des lieux avant mutation, le photographe a associé la prise de vue à la prise de parole.Le choix de réaliser un ouvrage de petit format, mais de très belle facture, est un hommage à ces travailleurs venus de loin.

  • Ce petit livre, (le format est celui du catalogue et du livre Belleville Belleville) est à la fois un livre de photographie et un livre de mémoire.
    Dans la mouvance actuelle du goût pour l'histoire industrielle, il s'inscrit sur le registre sensible de la collecte des traces d'un monde particulier : la " Grosse Boutique " à Bogny-sur-Meuse, la plus importante boulonnerie des Ardennes. A deux pas de Charleville-Mézières, cette usine a accueilli depuis sa création au XIXe siècle des milliers d'ouvriers. Plusieurs générations s'y sont succédées et des ouvriers et ouvrières de toutes origines y ont travaillé. Le site, démoli en 1970, a laissé place au collège Jules-Ferry. Enseignante en histoire dans ce collège, Fabrizia Laquay-Valeriani a entrepris un travail de mémoire auprès des anciens de la Grosse boutique, en collaboration avec Olivier Pasquiers, photographe au collectif le bar Floréal à Paris. D'autre part, puisque l'activité de métallurgie de pointe est encore présente dans cette localité, le travail (photographique et ethnologique) s'est étendu auprès d'ouvriers de plusieurs générations encore en activité dans les ateliers de Bogny-sur-Meuse.
    Le livre résulte de cette double expérience. Les " portraits ouvriers " sont en quelque sorte illustrés par la parole des gens photographiés. Ces textes, à peine retouchés pour des questions de lisibilité, sont principalement issus d'enquêtes orales préparées par les élèves et leur professeur. Celle-ci s'en explique d'ailleurs en ouverture de l'ouvrage.
    Deux séries de portraits se succèdent dans le livre. Ce sont d'abord ceux des anciens, aujourd'hui retraités, assis pour la plupart dans leur salon. Puis viennent, en pied et devant leur machine, à leur poste de travail mais en situation frontale de pose (pause), les ouvriers d'aujourd'hui (en 1999 et en 2003).
    Une " note " des éditeurs, en fin de livre, propose une réflexion sur la place de ces images et de ces textes dans l'historiographie des représentations ouvrières. Un glossaire de certains mots et expressions de métier accompagne cette réflexion.



    Sur commande
  • Le livre est composé d'un texte littéraire et de 9 photographies. Texte et
    photos se répondent, mais le texte n'est pas un écrit sur les photos et les
    photos ne sont pas une illustration du texte. Michel Séonnet traduit une parole
    recueillie au cours de rencontres faites au Maroc. La dimension poétique est
    dans le rythme et le chant. Hanté par les questions de filiation, l'auteur
    traite autant d'une cruciale actualité que d'une tragédie universelle : le
    sentiment de la disparition (ici par la noyade en mer des Marocains tentant de
    rejoindre la côte européenne), de la perte des liens familiaux, de la rupture
    avec les ancêtres. Mêlant les  ``faits'' (avec des détails objectifs), aux cris
    de plusieurs personnages, Michel Séonnet compose des tableaux extrêmement
    poignants de récitants. Ce texte est suivi de 9 photographies d'Olivier
    Pasquiers. Il a souvent travaillé avec Michel Séonnet et a rapporté du Maroc
    quelques images en résonance avec le texte, reproduites ici dans le format de
    meilleure lecture : les images en hauteur alternent avec les images en largeur,
    obligeant le lecteur à manipuler l'ouvrage comme un album. Le choix du noir et
    blanc ajoute à la tension dramatique. Cet ouvrage est publié dans la collection
    « L'animal fabuleux », collection de littérature et images qui associe un
    écrivain à un créateur d'images (photo, dessin, estampes, peinture, vidéo).
    Plusieurs titres appartiennent déjà à cette collection : Quelque chose
    continue, Fabienne Barre et Jean-Marie Gleize, 2006 ; Où le songe demeure,
    Lionel Bourg (en coédition avec la FILL), 2007 ; Le cas de le dire, Frank
    Smith, 2007 ; L'ombre nue, Marcel Cohen et Aurore de Sousa, 2008 ; Saurais-je
    me souvenir de tout ?, Raymond Escomel et Ahmed Kalouaz, 2009. Michel Séonnet
    est né à Nice en 1953. Il a longtemps accompagné le travail d'Armand Gatti dont
    il a publié et préfacé les oeuvres aux éditions Verdier. Il a mené des actions
    publiques d'écriture et de création dans de nombreuses villes et
    particulièrement avec des personnes en difficulté. Il a publié plusieurs
    romans aux éditions Verdier et aux éditions Gallimard, ainsi que des essais et
    des albums jeunesse. A noter : aux éditions Gallimard, La marque du père,
    collection « L'un et l'autre », 2007 Olivier Pasquiers, né en 1960 à Paris,
    fait partie du collectif de photographes « Le bar Floréal ». Nombreuses
    expositions personnelles et participation à des expositions collectives avec
    les autres membres du bar Floréal, ou avec diverses associations. Collaboration
    à de nombreuses publications, dont beaucoup ont été réalisées avec Michel
    Séonnet. Mots clés : mer - rive d'en face - proche - passer - passeur - bateau
    - naufrage - mort - noyé

  • L'ouvrage propose une balade photographique depuis le boulevard périphérique de Paris qui entoure, dans un anneau de 34 kilomètres, le Paris historique et délimite le frontière entre Paris centre et banlieues.
    Depuis 1860, Paris n'a pas changé de limites administratives. Après avoir annexé les communes limitrophes, après avoir transformé les « fortifs » en « périph », Paris et sa banlieue se sont figés. On est « dans » Paris ou « en » banlieue (c'est-à-dire autour, c'est-à-dire ailleurs ; sans beaucoup plus de précision). La limite, c'est le « périph », anneau de circulation qui sépare les Parisiens des autres . Etre en banlieue n'est pas être à Paris (même dans une banlieue « de luxe »).
    Les photographies d'Olivier Pasquiers montrent des paysages urbains vides, tout autour de Paris ; les villes limitrophes, tantôt dedans, tantôt dehors. Des photographies de l'un et l'autre côté, jouant avec les architectures, les paysages . Les angles de vue, souvent audacieux, traduisent la dureté et le haut niveau de contraste de ces espaces souvent entaillés dans l'espace urbain. Mais en même temps le point de vue du photographe reste dans une relative neutralité et ne s'attarde pas à décrire précisément tel ou tel site.
    L'impression de voyage reste forte et le les images semblent « dérouler », à partir d'une vision à moyenne distance, des éléments marquants d'un paysage frontière, une « entre-deux », beaucoup plus complexes et insolites qu'on ne l'imagine. Les propos développés par l'architecte et journaliste critique François Chaslin soulèvent de manière à la fois sensible et documentée la question de la relation de l'architecture et de l'urbanisme contemporains au paysage Ce livre s'inscrit dans l'actualité du débat sur le Grand Paris et est au coeur des préoccupations de la maison d'édition qui depuis plusieurs années s'intéresse aux rapports ville/banlieue, notamment dans la région parisienne

  • Sur commande
empty