Ondjaki

  • Dans une banlieue de Luanda près d'une petite plage, Grand-MèreDixNeuf (on l'a amputée d'un orteil) s'occupe de ses petits-enfants et de toute une bande de gamins, curieux et débrouillards, amateurs de baignades et de fruits volés. Des coopérants soviétiques construisent un Mausolée gigantesque pour la momie de Agostinho Neto, le père de la Révolution. Ils vont moderniser le quartier, si bien situé au bord de la mer. L'un des officiers est ami de la GrandMère, sa maison a toujours de l'électricité grâce à la dérivation qu'il lui a installée. Il souffre de cette chaleur, de ce soleil impitoyable, il rêve de retrouver les hivers russes. Les enfants ne veulent pas qu'on touche à leur quartier, ils ont repéré les stocks de dynamite du chantier du Mausolée, ils prennent les choses en main et décident de le faire sauter. L'opération risquée semble échouer, mais soudain tout explose et un sublime feu d'artifice illumine le ciel. L'officier soviétique s'en va cette même nuit retrouver l'hiver et laisse pour la GrandMère une lettre qui va résoudre tous les mystères. Et les enfants pourront continuer à plonger dans la mer pour pousser des « cris bleus ».

  • Les transparents

    Ondjaki

    Dans ce vieil immeuble de la Maianga, à Luanda, la vie bat son plein. Près de l'entrée, Le MarchandDeCoquillages bavarde avec son ami l'Aveugle. Au détour de l'escalier, MariaComForça vend son poisson grillé tandis qu'Odonato erre comme une âme en peine dans les couloirs. Rien ne semble perturber l'équilibre de ce petit monde. Rien, sauf peut-être l'appétit dévorant de quelques puissants.

    1 autre édition :

  • Bonjour camarades

    Ondjaki

    Angola, années 1980. Les Portugais ont quitté le pays qui vient d'accéder à l'indépendance. Un collégien vivant à Luanda nous raconte son quotidien. Il y a Antonio, l'employé de maison tendre et complice, et tante Dada, du Portugal, qui revient passer quelques jours à Luanda, des cadeaux pleins les valises. Les copains de classe qui pratiquent l'art de l'exagération et du mensonge. Et puis aussi le Cercueil Vide, un mystérieux groupe d'hommes armés, des voyous, qui terrorise les collégiens à la sortie des cours. On raconte même que le Cercueil Vide va débarquer dans le collège ! Etrange pays que l'Angola : tout le monde s'appelle " camarade ", des plages sont réservées aux militaires russes, les professeurs sont cubains, les nids-de-poule disparaissent en un clin d'oeil avant la visite du " camarade président "... Dans un récit autobiographique plein d'humour, Ondjaki évoque, dans une langue alerte et savoureuse, l'univers rocambolesque de l'Angola post-colonial. Le regard d'un enfant sur une réalité tragi-comique.

  • Ceux de ma rue

    Ondjaki/

    Dans Ceux de ma rue, Ondjaki poursuit le travail autobiographique entrepris dans son roman Bonjour camarades. Le livre raconte la vie d'un jeune garçon nommé Ndalu dans la capitale angolaise des années 80. Dans une langue débridée, rafraîchissante et sucrée, il nous raconte ici quelques épisodes, tour à tour cocasses et attendrissants, de son enfance qui s'éloigne. L'enfance, ce sont ces mangues trop vertes mangées en cachette, avec du sel chapardé. Ce sont ces ouvriers russes et ces professeurs cubains, venus aider un pays frère. L'enfance, c'est la piscine remplie de coca de l'oncle Victor. L'enfance qui s'éloigne, c'est les filles qu'on sert plus fort qu'avant pendant les slows, des mots d'amour qu'on écrit comme on peut. C'est ce mélange mal défini d'excitation, de malaise et de mélancolie, parce que les corps changent et que les regards ne sont plus les mêmes. C'est aussi la chambre qu'on va quitter, comme sa famille et les copains du quartier, parce qu'une autre vie ne demande qu'à démarrer, loin de Luanda, sous d'autres latitudes.

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