Langue française

  • Le maire de Paris, bâti comme un dieu, est un menteur providentiel dont le programme électoral irradie une admirable fraternité républicaine. Patinette, trottinette et bicycle sont ses chevaux de bataille. Il a la haine de l'automobile et la passion des poumons clairs. Il veut imposer bonheur et santé à tous.
    Pourtant, cinq Parisiens aussi banals que vous et moi, et qui ne se connaissent pas, se mettent à caresser le projet de l'assassiner. Douce chaleur d'une pulsion secrète. Ils ont, chacun, une bonne ou une mauvaise raison, de vouloir hâter le décès de l'élu.
    ... Et voilà que le maire disparaît.
    Le monde politique passe de l'émoi à la panique. Les médias s'enflamment. Des milliers de Parisiens fondent en larmes.
    /> Le maire aurait-il été enlevé contre rançon ? Les Martiens ? Un Islamiste ? Un illuminé ? Une fellation de trop ? Le grand homme venait, justement, d'honorer une admiratrice de sa libido de champion lorsqu'on l'a perdu de vue.
    L'élite de la police, bien sûr, enquête.
    L'un des cinq personnages aurait-il mis son projet à exécution ?
    Le suspense est insoutenable.
    A la fois thriller et charge humoristique contre nos élus, il s'agit évidemment d'une fiction. Chaque lecteur, toutefois, pourra s'y retrouver.

  • « Ce serait dévoyer l'essence même de la politique que de choisir la probité. Le président était un menteur de charme dans une posture de parfait honnête homme. Retranché à l'Elysée, goûtant les rassurantes pesanteurs du protocole, il n'était pas sanctifié par les médias mais craint, ceux-ci appartenant à une poignée de millionnaires de gauche et de droite, prudents jusqu'à la couardise. Chacun se méfiait, ses gestes patelins cachaient des griffes. Autoritaire sous les dehors d'une douceur insinuante, il désignait, confrontait, régentait. Sa rondeur, venue d'une attirance pour le gâteau de riz aux confitures, rassurait les Français. - Il a l'air gentil pour un type de droite, disait-on. Le président ne confiait ses secrets qu'à Pedro, son chien. Animal d'une discrétion absolue qui trouvait sa récompense en pissant sur les tapis de l'Elysée. » Ce vaudeville élyséen - non dénué de points communs avec l'affaire Trierweiler qui ne l'a pourtant pas inspiré - retrace la lente mais sûre désintégration du « corps » présidentiel occupé, le temps d'un mandat, par l'affreux Paul Lahti. Le lecteur, sinon l'électeur, aura la joie de voir le chef de l'Etat enfin payer (de sa personne) pour l'abus de pouvoir caractérisé que constituent, au premier chef, les infidélités répétées envers Diane, son épouse dévouée et la maltraitance physique et morale systématiquement observée à l'égard d'Inès, sa maîtresse (non moins dévouée). Un roman où moment sadiens et scènes humoristiques se succèdent pour notre plus grande joie.

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  • « Avaient-ils été dénoncés ?
    Oui.
    Costes et Bernstein s'ils participaient à des missions de protection rapprochée, n'étaient qu'agents privés d'investigation et de sécurité. Le port d'armes leur était interdit. Et le trafic plus encore.
    Après avoir enduré les questions effrontées de la police, suivies d'une garde-à-vue au cours de laquelle ils n'avouèrent rien, Costes et Bernstein furent convoqués par le Conseil national des activités privées de sécurité. » (....) « Bobo avait dix tonnes de testostérones dans les testicules. Sept à droite, trois à gauche. Anomalie qui en faisait un sociopathe de renom.
    Au cours de sa carrière, Bobo n'avait jamais laissé quoi que ce soit faire écran à l'avidité. Tout scrupule était tenu à distance.
    Pour surprendre ceux qui veillaient sur la came, il avait hésité. Comment les tuer ? Entre l'arrondi d'un égorgement et l'encoche d'une balle, il y a matière à philosopher. » (...) « Soumis au chantage de la commissaire Adèle Albans, Djamel oublia avoir rendez-vous avec Costes et Bernstein. Stupéfait par l'audace de cette femme, il resta debout devant le zinc.
    «Comment une meuf a les couilles pour me défier ? Mais il se passe quoi, là ? ».
    Comment contre-attaquer ? La flinguer ? Le crime est une solution de bon goût, et Djamel comptait les grains de chevrotine comme autant de points de retraite. » Un polar riche en portraits et dialogues hilarants, coupés au cordeau, digne des Tontons flingueurs où Costes, le gros dépressif, et Bernstein, le rouquin audacieux, ne cessent d'être retournés, lâchés dans la cage aux fauves puis, faute de trouver leur collaboration avec la police judiciaire suffisamment rentable, se lancent à la chasse à la came avec un dangereux traître à leurs trousses.

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