Points

  • Il y a les gestes qui disent l'embarras, la satisfaction de soi ou le simple plaisir d'exister. Tous nous révèlent, dans nos gloires comme dans nos petitesses : le selfie, geste terrifiant de nos vies modernes ; le « vapotage », qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...

  • « Et vous n'entendez pas les trains ? » demande-t-on à ce couple qui vient d'emménager près de la gare.
    « J'dis ça, j'dis rien. » conclut-on quand on n'en pense pas moins.
    Perfides, les petites phrases que Philippe Delerm est allé glaner le sont assurément. Mais souvent aussi mélancoliques, comme lorsqu'on coupe un moment émouvant par un pudique : « Tais-toi, tu vas dire des bêtises... ».
    Spectateur de la comédie humaine, à la ville comme au village, Delerm laisse éclater son talent et sa drôlerie dans ce livre qui compte certainement parmi ses meilleurs.

  • « C'est un assoupissement, une langueur, un abandon. Poire : on biberonne la consonne initiale, comme le fumeur de pipe ranime son foyer à petits pops. Déjà on descend vers le moelleux grave d'un intermède vocalique chaud et souple, vers un r en sommeil, un e de confort sourd. Poire. C'est la fin de l'été, le début de l'automne. Il y a dans la lumière une mollesse blonde, une sensualité penchée ».

    Les mots sont truculents. Les mots sont savoureux. Les mots sont mélancoliques, surprenants, drôles ou érotiques. Entre humour et poésie, Philippe Delerm dresse la liste de ses préférés et raconte leur histoire.
    Il y a ceux qu'on susurre, et ceux qu'on garde en bouche pour le plaisir. Il y a les timides à qui on fait la courte échelle parce qu'ils sont trop discrets. Et les fanfarons qui roulent des mécaniques.
    Tous ces mots sont notre famille, notre patrimoine. Ils racontent comme personne notre vie, nos mille instants vécus.

    Édition augmentée : 7 nouveaux textes.

  • Les lèvres d'un enfant qui apprend tout juste à lire dans le plus grand des sérieux, une pause imposée sous une pluie battante grâce à ce petit toit en avancée devant la pharmacie, une épingle pincée entre les lèvres le temps de nouer la chevelure et de dévoiler une jolie nuque, un sourire attrapé en plein vol au détour d'une conversation ou d'une lecture, une chaude soirée d'été accompagnée d'une salade de fruit : il suffit simplement de prendre le temps pour regarder, profiter et goûter à ces plaisirs simples et tendrement quotidiens.

  • Ce journal est celui d'un âge d'or.

    Choisir de vivre à la campagne loin des milieux littéraires et parisiens. Regarder par la fenêtre pousser les fleurs de son jardin, au rythme des saisons. Prendre le temps de vivre sa vie, d'admirer sa compagne, d'aimer son enfant.

    Écrire en pensant qu'on sera, un jour peut-être, reconnu.

    Philippe Delerm n'a tenu son journal qu'une seule année de sa vie. « Je n'ai sans doute jamais été plus heureux que cette année-là », écrit-il.

  • À cinquante ans, Marie se retrouve seule. Telle la marée montante, la vie a effacé la trace de ses pas. Un autre chemin reste à inventer. La rencontre d'un groupe de jeunes comédiens lui ouvre de nouveaux horizons : elle montera avec eux le spectacle qu'elle avait imaginé pour son fils. Mais du rêve à la tragédie, la frontière est plus mince qu'il n'y paraît.

  • La beauté du geste

    Philippe Delerm

    « Quel délice, pour un écrivain passionné de sport, de concevoir un album comme celui-ci ! Élire en toute subjectivité les gestes que j'ai trouvés les plus beaux, les champions les plus charismatiques, les histoires les plus émouvantes. Écrire sur tout cela.

    Le sport a ses ombres, mais il s'agit ici de toute la lumière qu'il m'a donnée, hier, aujourd'hui... Tout le sport que j'aime, en images et en mots ».
    Philippe Delerm.

  • Philippe Delerm est passé maître dans l'art de traquer les apparentes banalités de nos discours. « Vous n'avez aucun nouveau message », « C'est vraiment par gourmandise », « Il y a longtemps que vous attendez ? », « Je vais relire Proust »... Autant de petites phrases toutes faites pour lesquelles il nous révèle un monde de nuances, de petits travers et de sourires en coin.

    Né en 1950, Philippe Delerm est écrivain et dirige la collection « Le Goût des mots » aux éditions Points. Il voue son écriture à la restitution d'instants fugitifs, à l'intensité des sensations d'enfance. On lui doit notamment La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules (1997) et Fragiles (2001), coécrit avec sa femme Martine.

  • Ma grand-mère avait les mêmes. Je vais passer pour un vieux con. Et vous avez eu beau temps ? Trois livres qui ont recueilli un égal et grand succès. Avec humour, ironie ou tendresse, Philippe Delerm y explore la face cachée des petites phrases que nous prononçons tous. Reflets du monde contemporain, ces textes dessinent ainsi les perspectives d'un éternel humain réjouissant, émouvant ou dérisoire, dans la tradition des classiques.

  • « Ce ne sont pas des passionnés de la brocante. Ils hésitent à s'enquérir du prix d'une paire de fauteuils, de couverts en argent. Ils s'éloignent de quelques pas, s'annoncent le prix revendiqué, et l'un deux lance alors : "Ma grand-mère avait les mêmes !" » Philippe Delerm décrit comme personne les instants familiers à chacun de nous. Au fil de ces petites phrases toutes faites, faussement anodines, il démasque les sentiments enfouis et met à nu l'émotion.

    Écrivain et « maître confiseur » de la collection « Le Goût des mots » chez Points, Philippe Delerm est notamment l'auteur de La Première Gorgée de bière (1997) et de Je vais passer pour un vieux con (2012). Fragiles, illustré par sa femme Martine, À Garonne et Écrire est une enfance sont disponibles en Points.

  • À soixante ans, Philippe Delerm se livre pour la première fois et s'interroge sur la genèse de son écriture, son parcours d'homme et d'écrivain.
    Avec lucidité et une certaine mélancolie, il évoque tour à tour ses premières rédactions d'écolier, ses parents instituteurs, sa rencontre avec les livres pour braver l'isolement d'une longue maladie infantile, sa timidité extrême et la difficulté d'expression des premiers émois, son renoncement au journalisme sportif, la rencontre essentielle avec sa femme, sa propre carrière de professeur de lettres, ses influences (Proust, Léautaud, Jules Renard, René Guy Cadou.), ses filiations, ses parrains de l'écrit (J.M.G. Le Clézio, Jean d'Ormesson, Pascal Quignard, Alain Gerber). Un lent cheminement jusqu'à La première gorgée de bière, au succès.
    Avec une extrême sincérité, Philippe Delerm dit son attachement viscéral à l'enfance, son goût des livres, de la chanson française, de la peinture, du cinéma, de la mélancolie et du bonheur, qu'il a transmis entre les murs des salles de classes, entre les lignes de ses livres.

  • à Garonne

    Philippe Delerm

    Philippe Delerm nous ouvre les portes de la Mascagne, la maison de ses racines, qui fut celle de ses grands-parents avant d'être aujourd'hui le lieu où se retrouve chaque été, toutes générations confondues, la famille Delerm. Dans le livre peutêtre le plus personnel qu'il ait jamais écrit, il tisse le portrait tendre et nostalgique des lieux et personnages qui l'ont vu grandir.

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  • - " Ce ne sont pas des passionnés de la brocante. Ils hésitent à s'enquérir du prix d'une paire de fauteuils, de couverts en argent. Ils s'éloignent de quelques pas, s'annoncent le prix revendiqué, et l'un deux lance alors : " Ma grand-mère avait les mêmes ! " Cela tombe comme une critique de ce marché de dupes où les choses sont vendues infiniment trop cher. "Philippe Delerm a ce talent de décrire comme personne les instants vécus par tous, et de restituer, presque intacts, nos petits agacements, nos plaisirs furtifs, les grands moments de solitude et les émerveillements... Derrière ces petites phrases toutes faites (" On ne vous fait pas fuir au moins ? ", " C'est maintenant qu'il faut en profiter "), il démasque les hypocrisies et met à nu l'émotion.

    - Philippe Delerm, né en 1950, voue son écriture à la restitution d'instants fugitifs, à l'intensité des sensations d'enfance. Il est le directeur de la collection " Le Goût des mots " de Points. On lui doit notamment La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules (1997). Également en Points : Fragiles, coécrit avec sa femme Martine, et A Garonne.

  • C'est d'abord une histoire de regards. Le regard de Martine sur les choses de la vie. Le regard de Philippe sur les images de Martine. C'est sans doute aussi une histoire d'amour ? cela ne nous concerne pas. Ce qui est sûr, c'est que c'est aussi une histoire d'amitié. Puis, avant d'être confiés au lecteur, les mots, les images, abandonnés au temps.

    Pendant « longtemps, rien ne semble changer ». « On ne sait pas ce qu'on attend » : heureusement, « la courbe du temps » n'épouse pas « la courbe de la terre ».

    « Surtout ne rien précipiter. » Se taire parfois. Comme Philippe, devant cette petite fille, enturbannée de rouge, qui avance à contre-vent, à contre-peine, les yeux fixés là-bas ; vers cet ailleurs où, peut-être, « une aube se prépare ».

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