Rocher

  • Entrées libres

    Philippe Delerm

    • Rocher
    • 4 Avril 2018

    Ce recueil rassemble pour la première fois trois nouvelles publiées sous les couleurs des Éditions du Rocher, l'éditeur qui a découvert Philippe Delerm et l'a accompagné pendant les quinze premières années de sa vie littéraire. Les deux premières ont pour cadre le Tarn et Garonne, où il a toutes ses racines. La troisième, Panier de fruits, est une satire de la notoriété d'autant plus savoureuse qu'elle a été rédigée bien avant la publication de La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.

  • Grez-sur-Loing, 1884.
    Autour de Carl Larsson vit une petite communauté de peintres scandinaves venus tester la lumière tant vantée par ceux que l'on nomme, encore par dérision, les " impressionnistes ". August Strindberg est là avec sa famille, Soren Kroyer les rejoint bientôt. Pour Ulrick Tercier, ils représentent la joie de vivre, la passion. Aussi, quand le groupe se délite, décide-t-il de partir pour Skagen, au Danemark, avec Soren Kroyer.
    I lest dès lors partagé entre différents lieux - Skagen, Grez et Sundborn, en suède - qui incarnent autant de conceptions de l'art et de la vie. Sundborn ou les jours de lumière, qui met en scène des personnages réels et romanesques, décrit par petites touches, légères et sensibles, les heurts, les cassures, les instants parfaits qui font une vie. Evocation de l'impossible conciliation entre l'absolu de l'art et les nécessaires compromissions de l'existence, ce roman empreint de nostalgie est également une célébration de la joie de vivre, et de peindre.
    La construction du roman, qui mêle les souvenirs lointains et les impressions immédiates, est celle d'un tableau : spontanée et réfléchie, mélange subtil d'émotions et de réflexion.

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  • Autumn

    Philippe Delerm

    "Livre-feu, livre-fou, conçu de main de maître, Autumn nous brûle les mains dès les premières pages, en nous entraînant dans le périple insensé des peintres préraphaélites. L'aventure de Dante Gabriel Rossetti avec la belle Elizabeth Siddal ne serait pas ce qu'elle est sans le style de Philippe Delerm. Un style romanesque, cela va sans dire. Mais un style tout de même. A l'envoûtement du lecteur s'ahoute la magie des mots. Des mots somptueux, issus de l'ultime clarté de ces jours d'automne. Autumn est un vrai roman, avec des personnages qui se déchirent, des visages connus, comme ceux de Swinburne ou de Lewis Carroll. Le déploiement des couleurs s'efface derrière les ténèbres d'un destin en clair-obscur. On se demande, alors, si le faste n'est pas le comble de la misère, et si le recours aux paradis artificiels ne masque pas d'autres détresses. Philippe Delerm est un voleur de vie, mais comme c'est beau et bien dit !"

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  • "Je suis heureux.
    Est-ce que ça va durer ? Voilà le sujet de ce livre. Ce sera un thriller, le plus authentique du siècle. Je suis cerné de toutes parts, et jusqu'au fond de mon terrier. Sur chaque page va planer une menace de mort ou de cancer, d'accident de voiture, de mal de vivre, simplement. Mais je suis fort, j'ai plein de munitions, je vous en parlerai. Si la menace se précise, vous la vivrez au coeur de mon sang, de mon encre.
    Si j'en réchappe, nous partagerons le butin. Peut-être..."

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  • « Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire.» La librairie où François travaille ferme ses portes ; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau ?

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  • Enregistrements pirates

    Philippe Delerm

    • Rocher
    • 8 Janvier 2004

    Des textes courts.
    Ce sont des enregistrements pirates, des expressions, des bribes de phrases happées au passage, des scènes filmées à la dérobée dans la rue, dans des endroits publics, quais de gare, wagons de métro, places de marchés, plages. parfois c'est simplement un bruit, un graffiti. philippe delerm pose sur ces éclats d'humanité un regard amusé qui débusque la saveur de l'instant. comme dans les tableaux du peintre vénitien longhi qui font l'objet du premier et de l'ultime texte du recueil, les révélations viennent des signes, des comportements les plus infimes, volés au quotidien.

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  • "Un jour tu t'es laissée glisser vers un ailleurs qui te guettait de sa force tranquille et blanche...
    Pour une raison inexpliquée la 2 CV... a quitté... et percuté... est décédée dans la soirée... je n'ai pas lu sur un journal ces mots qui ont dû y figurer, qui sont si secs et rassurants pour parler d'une mort bien propre à effacer.
    Tu ne liras jamais ces pages que j'écris dans une école sage au vent mouillé d'automne." La Cinquième Saison, publié pour la première fois en 1983, marque l'entrée en littérature de Philippe Delerm.
    Son talent pour la peinture pudique des sentiments et des sensations fugaces a été souligné dès la sortie de l'ouvrage.

    "La Cinquième Saison tourne très sensiblement, très subtilement autour de la mort et de la mémoire." Jérôme Garcin.
    "Un réel talent qui permet de faire vivre personnes et choses sans avoir recours au drame, par simples impressions-pulsations." J.-M. G. Le Clézio.
    "Philippe Delerm pourrait être l'enfant de Gérard de Nerval et de Berthe Morisot." Jean Chalon.
    "Des pages limpides, merveilleuses, à l'odeur de mare, de pommiers et de menthe à l'eau." Dominique Bona.

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  • L'envol

    Philippe Delerm

    Son corps semblait lui peser.
    Un corps comme étranger à son propriétaire, un corps massif et mou qui n'avait rien de la joviale corpulence des joueurs de pétanque, ni de la densité des joueurs de rugby. Plutôt une enveloppe géante, dont il disposait gauchement, comme pour révéler un plus impalpable malaise. Sur la porte du quincaillier, l'affiche de l'exposition attendait son regard : " Folon, musée Ingres. Montauban. Du 25 juin au 5 septembre " En dessous des lettres, un curieux oiseau svelte à tête d'homme le dévisageait.

  • J'ai des millions de lecteurs.
    "Gorgée de soleil, la pêche jaune est le fruit de l'été. Elle cache, sous sa peau fine et duveteuse, une chair juteuse et fondante." Oui, c'est de moi, sur le pot de yaourt Yopla. Je vous entends déjà avec vos réticences. Des millions de lecteurs... Sans doute pensez-vous que le pot file dans la poubelle avant qu'on ait pu lire mes mots délicats... Eh bien, je ne suis pas d'accord.

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  • Le portique

    Philippe Delerm

    " Ça peut venir n'importe quand.
    On se croit fort, serein dans sa tête et dans son corps, et puis voilà. Un vertige, un malaise sourd, et tout de suite on sent que ça ne passera pas comme ça. Tout devient difficile. Faire la queue chez le boulanger, attendre au guichet de la Poste, échanger quelques phrases debout sur le trottoir. Des moments creux, sans enjeu apparent, mais qui deviennent des montagnes. On se sent vaciller, on croit mourir et c'est idiot.
    " Avec ce roman, Philippe Delerm décide de tracer, non sans une certaine distanciation humoristique, le portrait d'un professeur de lettres entre deux âges avec ses fêlures, ses questions, et ses tentatives pour échapper au mal-être qui l'assaille.
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  • Voici un livre rond, transparent, mystérieux, le livre d'une douce urgence qui commence avec cette aquarelle de Folon: "Oui c'est moi dans la bulle, à la surface du papier glacé.
    Votre main passe sur le livre, caresse le mirage, et ne dérange rien. Je suis dans la couleur du jour ; une aube imperceptible, ou bien peut-être un soir ; dans cette nuance idéale des premières pages : le rose informulé, tremblant, de tout ce qui commence et, d'avance le bleu voilé d'une mélancolie légère - il est toujours très tard dans le premier matin du monde. Mais vous avez tourné la page, écarté doucement le rideau froid de l'apparence, et je vais naître au monde : il suffit d'un regard." Un personnage évadé d'une bulle d'aquarelle, un collectionneur de kaléidoscopes, de billes et de boules en verre, la magie d'un mime florentin, un soir d'été.
    Commence une aventure étrange, du bleu des Tuileries au blanc-gris d'un hiver suédois. Trois personnages caressent le rêve impossible d'apprivoiser le temps.

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