Pierre Mac Orlan

  • À quels sombres trafics se livrent les clients de l'auberge du Bon Chien Jaune? Une nuit, le jeune Louis-Marie surprend une conversation entre matelots. Il y est question du «Hollandais-Volant», ce vaisseau fantôme qui sème la terreur sur les mers. Impossible de résister à l'appel de l'aventure: Louis-Marie embarque aussitôt avec la bande pour une mystérieuse expédition... Drapeau noir et abordages en série: un grand classique du roman de piraterie.

  • Ce petit manuel est destiné à ne tromper personne. En le lisant, un jeune homme, un peu mou, sans vocation précise, peut devenir un aventurier de bon ton, sans se compromettre, ce qui n'est pas plus sot que de gémir en prison pour avoir trop présumé de l'élasticité des lois en matière commerciale.

    Partant du principe que l'aventure n'existe que dans l'esprit de celui qui la poursuit, Mac Orlan invente dans ce petit bréviaire, écrit en 1920, un moyen unique de parer aux inévitables dangers et déceptions qui menacent les nostalgiques d'horizons lointains.

  • Le quai des brumes

    Pierre Mac Orlan

    C'est la seule femme dans cette salle dont la chevelure ne soit pas coupée sur la nuque.
    L'odeur secrète du dancing, comme celle de l'année 1919, est encore l'odeur doucereuse et fade du sang. nelly est belle, d'une beauté nettement parisienne. c'est vraiment une fille de la rue élevée au grand pouvoir. la bouche est une bouche pâle de la rue, et les yeux, durs et gris, ont pris leur éclat définitif dans un autre décor que celui-là.

    Le roman de pierre mac orlan, de l'académie goncourt, qui a inspiré le film inoubliable de marcel carné, avec jean gabin, michèle morgan, pierre brasseur, michel simon.

  • Brest, 1777. Yves-Marie, seize ans, est décidé à devenir officier de marine. Mais lui qui ne rêve que de grand large et d'aventures passe ses journées dans la boutique de son père. Lorsqu'il apprend qu'un pirate donné pour mort se cache dans les environs, le garçon n'hésite pas : bravant tous les dangers, il se lance à sa recherche...Un magnifique roman d'aventures, où s'affrontent le rêve et la réalité, par l'auteur des «Clients du Bon Chien Jaune».

  • Romans maritimes

    Pierre Mac Orlan

    • Omnibus
    • 1 Avril 2004

    L'etoile matutine, l'ange du léon, la rose-marie, l'ange du nord, la rose de savannah, entourés du remorqueur iroise et du baliseur léon bourdelles, ce sont les navires de pierre mac orlan que l'on retrouve dans ce volume.
    L'homme demeure aujourd'hui un écrivain plein de mystères, à la célèbre silhouette de forban à la retraite, coiffé d'un béret à pompon comme on en porte dans les highlands, et accompagné d'un perroquet nommé dagobert. la réunion inattendue de ses " romans maritimes " permet peut-être d'en percer quelques-uns. pierre mac orlan, qui fut journaliste, savait saisir de façon incomparable l'âme des lieux.
    Il connaissait " tous les secrets de l'aventure, depuis celle qui accompagne les matelots à leur insu jusqu'à celle qui marche à pas feutrés sur l'aire des chaumières et sur les carreaux des petits bars embrumés ". il disait aussi : " l'aventure est dans l'imagination de celui qui la désire.".

  • «La somme réunie en 1954 sous le titre Poésies documentaires complètes a été composée pour l'essentiel de 1919 à 1925 ; de la fin de la guerre à la célèbre exposition des Arts Décoratifs. Elle s'articule autour des cinq grands poèmes ou recueils : L'Inflation sentimentale (1923), devenu Inflation sentimentale ; Simone de Montmartre (1924) ; Abécédaire des filles et de l'enfant chéri (1924), devenu Abécédaire ; Boutiques (1925) ; Boutiques de la foire (1925), devenu Fêtes foraines. [...] Période de transition, de mutation, de rupture entre l'ancien monde détruit par la guerre et le nouveau qui cherche à émerger de ses ruines. Elle se caractérise par une fièvre de modernisme d'abord sensible avec la promotion de médias nouveaux ou récents : cinéma, photographie, T.S.F., phonographe que Mac Orlan est l'un des premiers à introduire dans l'espace poétique. [...] La poésie de Mac Orlan ne fait qu'enregistrer la mutation des moeurs et le brassage social et cosmopolite entraîné par la première guerre. "Ici la reine Dactylo se mêle comme l'eau tiède au vin généreux des hommes" (Inflation sentimentale). La gigolette de Bruant a fait place à la garçonne aux cheveux courts et coiffés d'une cloche de feutre noir, comme un casque guerrier. Derrière elle le champ de la poésie s'ouvre à des personnages jusque-là confinés dans le roman ou la rubrique des faits divers.» Francis Lacassin.

  • Fanny Hill est une coquine.
    Elle naquit en 1790 dans un petit village de la Somme. A dix ans, ses parents étant morts de la petite vérole, elle rencontre un vagabond qui l'initie à des procédés qui ne sont pas de son âge. Bientôt, nous la retrouvons à Boulogne. Elle est la maîtresse du matelot La Carline, un joyeux drôle qui lui fait connaître Mylord Coloquinte. C'est ainsi que la fillette passe en Angleterre ; Trois ans de concubinage avec Mylord Coloquinte, espion britannique, c'est beaucoup.
    Fanny l'empoisonne. La voilà lâchée dans Londres. Après quelques années de misère dans le sordide quartier de Whapping, elle a l'idée d'aller à King's Place, centre luxueux de la vie galante londonienne. A King's Place, les " maisons " sont accueillantes. Fanny Hill fait fortune. Elle parvient même à avoir une de ces maisons à elle. Mais ses aventures pour autant ne sont pas finies.

  • " C'est dans ce paysage de mer et d'usines, de moulins à vent et de maisons basses à volets multicolores que Gertrude Dewryter se glissait quand les derniers pas des soldats allemands s'étaient perdus dans les dunes.
    Je l'imaginais mêlée à ces nuits surpeuplées d'apparences qui furent les nuits de guerre. Des pièces aboyaient à l'heure fixée dans la direction du large. Des automobiles tous feux éteints, roulaient sans trop de bruit dans la direction de Bruges. La fille, émue par sa mission et par la nuit, se faufilait comme une ombre légère. Elle revenait ce soir vers moi, passant indiscret. J'apercevais son visage livide et sanglant.
    En se sacrifiant, elle ne pouvait prévoir qu'elle mourrait avec un visage aussi livide et aussi sanglant. "

  • Marguerite de la nuit (1925) est une transposition contem-poraine du célèbre mythe de Faust dans le Montmartre des années 1920.
    Dans un meublé de la place du tertre un vieillard, Georges Faust, professeur à la retraite achève sa vie en compagnie de son chat Murke. Baignant dans ses souvenirs, se remé-morant ses premières années d'enseignement, le vieil homme de 82 ans passe ses journées à observer les piles de livres qui entourent sa chambre, lui rappelant ainsi les belles heures d'une vie achevée.
    Un soir, Georges décide d'aller au Saharet, un genre de boîte de nuit du quartier de Pigalle où mac et prostitués côtoient des hommes en perdition. A cet endroit, il ren-contre Léon, un dealer de cocaïne qui deviendra le nouveau Méphistophélès, prêt à lui offrir une nouvelle jeunesse en échange de son âme. Au cours de la même soirée, Georges rencontre Marguerite, une jeune femme qui hante les cafés de la place Pigalle du soir au matin. La vision d'une si jolie fille convainc Faust de signer la vente de son âme en échange d'une jeunesse lui permettant de conquérir Mar-guerite.
    Le charme de cette transposition de Mac Orlan réside autant dans l'humour de l'auteur que dans le rajeunissement de la légende de Faust ; son génie de l'atmosphère nous restitue miraculeusement le Paris des années vingt.

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  • Dans leur maison de Santenay, les deux frères Gohelle, Nicolas l'écrivain et Simon le peintre, sont les témoins d'une époque historique, pendant laquelle l'Europe et le monde subissent une étrange transformation. Visionnaire lyrique, mais aussi humoriste, tel se montre Mac Orlan dans ce livre prophétique, écrit en 1923, et dont la dernière et hallucinante image fait apparaître le corps d'une petite femme de 1920, avec son chapeau cloche, crucifiée au milieu d'une immense plaine couverte de neige.

  • Les Feux du Batavia, paru en 1926, est un des premiers récits du grand écrivain, Pierre Mac Orlan, sur le bateau hollandais, le Batavia, qui fit naufrage en Indonésie. Pour mémoire, le Batavia fit naufrage et sombra en 1629. Les survivants de la catastrophe se rendirent sur l'archipel des Abrolhos de Houtman, où eut lieu un des massacres les plus effroyables du XVIIe siècle. Ce tragique événement marqua durablement l'opinion publique et a inspiré, notamment ces dernières années, Simon Leyf pour ses Naufragés du Batavia ui ont connu, un important succès en librairie.
    Quoi qu'il arrive, Mac Orlan reste le poète et romancier de l'aventure transfigurée par son imagination. Et c'est sans doute dans ses romans maritimes que son talent de conteur s'exprime le mieux.

    Les Feux du "Batavia" racontent une ville port : Marseille et ses "Filles d'amour" qui attendent de pouvoir exploiter la clientème fortunée du fameux navire hollandais le Batavia...

  • Écrits entre 1911 et 1920, les cinq romans réunis dans ce volume signent l'entrée en littérature de Mac Orlan, grand voyageur de l'imaginaire. Depuis La Maison du retour écoeurant, merveille de nonsense dont Boris Vian revendique l'héritage, jusqu'au Nègre Léonard et Maître Jean Mullin, admiré par Artaud et Proust, le jeune écrivain élabore une oeuvre où les résonances autobiographiques font écho à des univers fantasmés : Le Rire jaune montre l'humanité décimée par une épidémie de rire, tandis que La Bête conquérante annonce George Orwell. Dans La Clique du café Brebis, texte inclassable et roman-manifeste, l'auteur rend hommage à ses maîtres en aventures, Schwob, Kipling, Defoe ou Stevenson.

  • La bandera

    Pierre Mac Orlan

    " j'ai souvent pensé à toi, sale fumier que tu es.
    Je pressentais qu'une nuit ou un jour quelconque, tu me lâcherais à la face les sales preuves que tu n'es qu'une bourrique. cette nuit est arrivée maintenant. je t'ai raconté tout ce que j'avais à te dire : c'est moi, moi, galieth, l'assassin de leboeuf, à rouen. que vas-tu faire ? . allez. parle !
    Lucas se tenait immobile, à quelques mètres de pierre gilieth. quand celui-ci eut fini de parler, il se fit un grand silence.
    Les poules d'eau, craintives, bruissaient dans les roseaux. au loin, vers dar saboun, on entendait les légionnaires qui chantaient en choeur : trianera, trianera. " un classique de l'écran par julien duvivier, avec jean gabin, annabella, viviane romance.

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  • Roman criminel ? Roman fantastique ?... Crimes crapuleux ou jeu implacable des forces mauvaises du destin ?... Qui, mieux que Pierre Mac Orlan, est capable de déclencher le secret mécanisme de ce fantastique social, où le fait divers se révèle drame humain, où le quotidien se mue en tragédie perpétuelle ? Les personnages dangereux de La Tradition de Minuit, comme ceux du Quai des Brumes et de La Bandera du même auteur, ont, le cinéma aidant, déjà pris corps dans l'imagination populaire. Ils y font figure de tristes héros des temps modernes, marqués par la fatalité, au même titre que certains personnages légendaires d'un passé, qui pour paraître fantomatique à l'heure présente, ne fut pas moins terriblement réel. L'imagination, la sensibilité, le don poétique, grâce auxquels il opère cette magique transfiguration des réalités les plus cruelles et les plus équivoques, font de lui un auteur néo-romantique qui dure encore aujourd'hui. La Tradition de Minuit compte parmi les oeuvres dont la valeur littéraire et humaine restera attachée à cette renommée.

    Sur commande
  • Le camp Domineau

    Pierre Mac Orlan

    L'atmosphère est celle de la douceur coloniale qui voyait djellabas et uniformes français se mêler en paix dans l'avenue Jules-Ferry à Tunis comme aux terrasses des cafés de Tataouine parfumés de l'odeur des tomates cuites au charbon de bois. Le décor est celui du désert où, dès l'aube, la nature livre la guerre à l'homme ; ou celui des villes bleutées comme sorties du crayon de Gustave Doré. Dans cette atmosphère et dans ce décor, Mac Orlan a situé la préparation artisanale et paisible d'un drame international. Un roman d'espionnage en avance d'une génération. Guidés par l'ombre d'un cafetier de Strasbourg, un caporal, un ancien gendarme, un cafetier de Gabès et un vendeur de postes de T.S.F. préparent honnêtement et sans haine une guerre un peu trop proche à leur goût. Elle éclatera deux ans après la parution du Camp Domineau.

  • Pierre Mac Orlan évoque dans ce reportage l'aspect pittoresque et les conséquences de la prohibition de l'alcool en Amérique. Il montre, tout au long de cet ouvrage, la contrebande pratiquée hors des eaux territoriales américaines à bord du "Mulhouse", cargot reliant le continent Européen aux Amériques sur l'avenue du Rhum.
    Pierre Mac Orlan enquête donc des deux côtés du littoral, expose les techniques des contrebandiers, qui doivent rivaliser d'ingéniosité afin, une fois sur la terre ferme, décharger la cargaison prohibée.

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