Rivages

  • Dans ces conférences où Freud prouve une fois de plus son talent à exposer ses idées, nous sommes guidés au coeur de la révolution psychanalytique : le moi n'est pas maître chez lui. Rien d'obscur ou de désincarné ici, mais le mouvement même de la psychanalyse, les phénomènes qu'elle prend en compte (rêves, lapsus, symptômes), les problèmes majeurs qu'elle aborde (interprétation des rêves ou théorie de la névrose), et les notions qu'elle a forgées (libido, transfert, inconscient, etc.).

  • Que veut la femme ? Sur le plaisir et la sexualité des femmes, sur la bisexualité, sur la différence des sexes, sur la féminité même, voici, pour la première fois réunis en un recueil, et dans une traduction inédite, les quatre principaux essais de Freud : « Quelques conséquences psychiques de la différence des sexes », « Un cas d'homosexualité féminine », « De la sexualité féminine », « La féminité ». Le père de la psychanalyse, souvent critiqué, s'y montre aussi « un penseur de l'émancipation et de la liberté » (E. Roudinesco). Avec une préface de Pascale Molinier, professeur à l'université Paris 13 et auteur, chez Payot, des «Enjeux psychiques du travail», «Qu'est-ce que le care ?», et «L'Enigme de la femme active».

  • Daniel Paul Schreber est mort en 1911, il y a cent ans.
    Ce président de la cour d'appel de Dresde, auteur des célèbres Mémoires d'un névropathe (1903), se croyait persécuté par Dieu et prétendait avoir pour mission de se changer en femme pour engendrer une nouvelle race. Freud ne l'a jamais rencontré, mais il s'est appuyé sur les Mémoires pour rédiger la seule étude de cas qu'il ait jamais consacrée à un patient psychotique. Publié en 1911, Le Président Schreber a suscité de nombreuses réactions.
    En 1955, Lacan lui consacre une partie de son séminaire et élabore deux concepts majeurs : la forclusion et le nom-du-père.

  • A lire la correspondance que les deux hommes échangèrent pendant plus de trente ans, on se dit que Zweig est vraiment le fils que Freud aurait aimé avoir : il apprécie en lui sa "modestie intérieure", tout en étant séduit par l'écrivain, si proche à bien des égards d'Arthur Schnitzler qu'il considérait comme son "frère jumeau".

    A Zweig, Freud confie ce brevet de ressemblance : "Votre type est celui de l'observateur, de celui qui écoute et lutte de manière bienveillante et avec tendresse, afin d'avancer dans la compréhension de l'inquiétante immensité". De son côté, Zweig sera l'un des rares écrivains viennois, le seul peut-être à discerner d'emblée le génie de Freud, à le proclamer et à le situer dans la lignée de Proust , Joyce et Lawrence. "J'appartiens, lui écrit-il, à cette génération d'esprits qui n'est redevable presque à personne autant qu'à vous en matière de connaissance."

  • A lire la correspondance que les deux hommes échangèrent pendant plus de trente ans, on se dit que zweig est vraiment le fils que freud aurait aimé avoir : il apprécie en lui sa " modestie intérieure ", tout en étant séduit par l'écrivain, si proche à bien des égards d'arthur schnitzler qu'il considérait comme son " frère jumeau ".
    C'est de la même famille spirituelle qu'il s'agit - aussi éloignée de dostoïevski (freud ne l'appréciera jamais vraiment) que d'un karl kaus, ce démolisseur patenté, ce possédé de la langue à l'arrogance impériale. a zweig, freud confie ce brevet de ressemblance : " votre type est celui de l'observateur, de celui qui écoute et lutte de manière bienveillante et avec tendresse, afin d'avancer dans la compréhension de l'inquiétante immensité.
    " de son côté, zweig sera l'un des rares écrivains viennois, le seul peut-être, à discerner d'emblée le génie de freud, à le proclamer et à le situer dans la lignée des proust, joyce et lawrence. " j'appartiens, lui écrit-il, à cette génération d'esprits qui n'est redevable presque à personne autant qu'à vous en matière de connaissance. "

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