Stéphane Tirard

  • On sait aujourd'hui l'appliquer en laboratoire puisque, par exemple, les méthodes de cryoconservation utilisées pour congeler embryons et spermatozoïdes consistent, en fait, à les placer en état de vie latente.
    Bien qu'il soit hautement original, ce problème de biologie n'a encore été que très peu exploré par l'histoire des sciences. Pourtant, les premières observations d'organismes capables d'entrer en vie latente et de " ressusciter " (comme on disait à l'époque) remontent au XVIIIe siècle ; au lendemain des travaux pionniers du Hollandais Antoni van Leeuwenhoeck, elles entraînèrent de houleux débats auxquels participèrent notamment l'Anglais John Needham et l'Italien Lazarro Spallanzani.
    Les biologistes du XIXe siècle héritèrent des interrogations laissées par ces découvreurs et c'est ainsi qu'Henri Dutrochet ou Claude Bernard, parmi bien d'autres, furent conduits à élaborer une réflexion fondamentale sur la notion de vie. Les mécanismes moléculaires à l'oeuvre dans ce phénomène seront étudiés au XXe siècle, lequel sera marqué, on le sait, par le développement de certaines applications dont l'une des plus remarquables est sans doute la congélation des embryons humains.
    Etat limite du vivant, la vie latente traverse depuis maintenant trois siècles l'histoire des sciences de la vie. Les questionnements scientifiques et épistémologiques qu'elle provoque, sans cesse renouvelés, sont explorés dans le récit très illustré qu'en donne ici Stéphane Tirard.

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  • La génomique est la science qui étudie le matériel génétique d'un individu ou d'une espèce. La connaissance et surtout la manipulation du génome étant à la fois source d'espoirs et de craintes, la génomique s'est régulièrement retrouvée au coeur des débats, à travers sa dimension scientifique, mais aussi éthique et politique. Le développement des débats sur les risques liés à ces avancées scientifiques a engendré une remise en question de la biologie contemporaine, qui a su intégrer ces nouvelles préoccupations. Cela est perceptible dans l'enseignement de la biologie à travers le développement de nouvelles questions et démarches, visant à favoriser le débat sur les retombées de la recherche et à contribuer à une éducation citoyenne. L'objectif de cet ouvrage est donc de faire le point sur l'état des connaissances concernant l'étude du génome et d'encourager la réflexion sur les enjeux de ces découvertes et leurs transmissions.

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  • Autour de 1800, la pensée du naturaliste français Jean-Baptiste Lamarck effectue une mutation remarquable qui fondera ce que l'on nommera plus tard le transformisme.
    L'analyse proposée ici décline, cette mutation, suivant quatre dimensions remarquables, chacune associée à des termes qui furent exceptionnellement importants pour Lamarck. : les transformations de sa " philosophie ", l'échec de son projet d'une " biologie ", c'est-à-dire d'une " physique spécifique de la vie ", la place centrale qu'il accorda aux " générations spontanées " et la " transmission des modifications acquises ", pièce cardinale de sa pensée transformiste.
    Curieusement, Lamarck n'a jamais utilisé le terme " hérédité " ; S'il a assurément repris une notion fort ancienne d'hérédité des caractères acquis, ce n'est qu'après sa mort que l'expression même d' " hérédité des caractères acquis " est apparue, au terme d'une histoire dans laquelle il a joué un rôle important sans en avoir été pour autant le seul acteur.

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