Christian Bourgois

  • Beloved

    Toni Morrison

    " le 124 était habité de malveillance.
    Imprégné de la malédiction d'un bébé. " a bluestone road, près de cincinnati, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flasques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, sethe l'ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée.
    Jusqu'au jour oú une inconnue, beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli.
    Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix pulitzer, et a figuré pendant des mois en tête des listes de best-sellers en grande-bretagne et aux etats-unis.

  • L'histoire se déroule dans l'Amérique des années 1950, encore frappée par la ségrégation. Dans une Amérique où le « White only » ne s'applique pas qu'aux restaurants ou aux toilettes, mais à la musique, au cinéma, à la culture populaire. L'Amérique de Home est au bord de l'implosion et bouillonne, mais c'est ici la violence contre les Noirs américains, contre les femmes qui s'exprime. Les grands changements amorcés par le rejet du Maccarthisme, par la Fureur de vivre ou le déhanché d'Elvis n'ont pas encore commencés. En effet, les Noirs Américains sont brimés et subissent chaque jour le racisme et la violence institutionnalisés par les lois Jim Crow, qui distinguent les citoyens selon leur appartenance « raciale ». Pour eux, le moindre déplacement, même le plus simple, d'un état à l'autre, devient une véritable mission impossible. En réponse à cette oppression, l'entraide et le partage ? facilités par l'utilisation du Negro Motorist Green Book de Victor H. Green qui répertorie les restaurants et hôtels accueillant les noirs dans différents états ? sont au coeur des relations de cette communauté noire dans une Amérique à la veille de la lutte pour les droits civiques.
    La guerre de Corée vient à peine de se terminer, et le jeune soldat Frank Money rentre aux Etats-Unis, traumatisé, en proie à une rage terrible qui s'exprime aussi bien physiquement que par des crises d'angoisse. Il est incapable de maintenir une quelconque relation avec sa fiancée rencontrée à son retour du front et un appel au secours de sa jeune soeur va le lancer sur les routes américaines pour une traversée transatlantique de Seattle à Atlanta, dans sa Géorgie natale. Il doit absolument rejoindre Atlanta et retrouver sa soeur, très gravement malade. Il va tout mettre en oeuvre pour la ramener dans la petite ville de Lotus, où ils ont passé leur enfance. Lieu tout autant fantasmé que détesté, Lotus cristallise les démons de Frank, de sa famille. Un rapport de haine et d'amour, de rancoeur pour cette ville qu'il a toujours voulu quitter et où il doit revenir. Ce voyage à travers les États-Unis pousse Frank Money à se replonger dans les souvenirs de son enfance et dans le traumatisme de la guerre ; plus il se rapproche de son but, plus il (re)découvre qui il est, mieux il apprend à laisser derrière lui les horreurs de la guerre afin de se reconstruire et d'aider sa soeur à faire de même.


    Home est le dixième roman de Toni Morrison. À travers l'histoire dure et torturée de ce jeune soldat, c'est un roman de la rédemption que nous offre ici l'auteur. Ce retour à l'Amérique du XX e siècle, avec une focalisation sur les années 1950, est un développement nouveau dans l'oeuvre de Toni Morrison, mais on retrouve pourtant les thèmes qui caractérisent son oeuvre. Elle laisse le lecteur découvrir ces années 1950 qui ne sont finalement que suggérées qu'à travers de petits indices. Elle laisse le souvenir de cette époque se reconstruire à travers les images distillées dans notre inconscient collectif. C'est encore et toujours dans la suggestion que l'art de Toni Morrison se révèle. Elle réussit à faire d'un roman finalement assez court une véritable oeuvre tout en subtilité, en vérités voilées qui se glissent progressivement jusqu'au lecteur avant d'exploser au grand jour.

  • Délivrances

    Toni Morrison

    Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes.

    Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge - à autrui ou à elle-même - et du fardeau de l'humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l'avenir avec sérénité.



    « Rusé, sauvage, et élégant... Toni Morrison distille des éléments de réalisme et d'hyperréalisme dans un chaos magique, tout en maintenant une atmosphère narrative séductrice et poétique, voire toxique... Une fois encore, Toni Morrison déploie une écriture courageuse et sensuelle qui fait d'elle, sans doute, la plus grande romancière contemporaine. » Lisa Shea, Elle.

    « Toni Morrison ajoute une nouvelle pierre à l'édifice d'une oeuvre [...] au sein de laquelle elle ne cesse d'examiner, d'interroger les conflits et les changements culturels de notre époque. Délivrances est incontestablement un nouveau chef-d'oeuvre. » Jane Ciabattari, BBC.

  • Un don

    Toni Morrison

    « Situé deux cents ans avant Beloved, Un don évoque, dans la même prose lyrique et verdoyante qui caractérisait son précédent roman, le monde beau, sauvage et encore anarchique qu'était l'Amérique du XVIIe siècle. Toni Morrison a redécouvert une voix pressante et poétique qui lui permet d'aller et venir avec autant de rapidité que d'aise entre les mondes de l'histoire et du mythe, entre l'ordinaire de la vie quotidienne et le royaume de la fable... Un don, le récit déchirant de la perte d'une innocence et de rêves brisés, est, dès à présent, à ranger aux côtés de Beloved, parmi les écrits les plus obsédants de Toni Morrison à ce jour. » (Michiko Kakutani, The New York Times) « La force épique avec laquelle Toni Morrison rend compte de l'espace et du temps surpasse encore le talent avec lequel elle décrit ses personnages. Elle excelle à trouver une forme de poésie dans ce monde colonial brutal et décousu, amenant son oeuvre au-delà de la simple dénonciation des infamies de l'esclavage et des difficultés d'être afro-américain. » (John Updike, The New Yorker)

  • Chaque nuit, pecola priait pour avoir des yeux bleus.
    Elle avait onze ans et personne ne l'avait jamais remarquée. mais elle se disait que si elle avait des yeux bleus tout serait différent. elle serait si jolie que ses parents arrêteraient de se battre. que son père ne boirait plus. que son frère ne ferait plus de fugues. si seulement elle était belle. si seulement les gens la regardaient.
    Quand quelqu'un entra, la regarda enfin, c'était son père et il était saoul elle faisait la vaisselle.
    Il la viola sur le sol de la cuisine, partagé entre la haine et la tendresse.
    Tout aurait pu être différent pourtant, si cholly avait retrouvé son père, si pauline avait eu une maison bien rangée comme elle les aimait, si pecola avait eu les yeux bleus.

    L'oeil le plus bleu est le premier roman de l'auteur de beloved et jazz, prix nobel 1993. publié aux etats-unis en 1970, il reparaît en france dans une traduction nouvelle de jean guiloineau.

  • Avec Love, son dernier roman, Toni Morrison travaille sur la mémoire et l'obsession. Nous y découvrons un groupe de personnages féminins littéralement captivés par un homme, décédé depuis vingt-cinq ans au moment où s'ouvre le roman, vers le milieu des années 1990.
    Cet home, Bill Cosey, possédait jadis un hôtel pour Noirs fortunés, sur la côte est des USA. L'hôtel connut son heure de gloire au milieu du 20ème siècle ; tout ce que la communauté noire comptait d'artistes, de médecins, d'hommes d'affaire ou de femmes du monde venait s'y retrouver pour prendre du bon temps au bord de l'océan.
    Le mouvement pour les droits civiques et la déségrégation ont bouleversé cet univers présenté comme idyllique, si l'on oublie le caractère très exclusif de la politique commerciale mise en place par Bill Cosey, qui refusait l'accès à son établissement aux plus pauvres de sa communauté. L'hôtel a fini par fermer, et la demeure familiale est devenue le champ de bataille de deux femmes, Heed, la veuve de Cosey, et Christine, la petite -fille du maître des lieux. Ce sont d'anciennes « meilleures amies » d'enfance, mais leur amitié connut un tournant fatal lorsque Cosey, lui-même veuf, choisit de se remarier avec Heed, qui avait alors onze ans.
    La différence d'âge entre cet homme, déjà grand-père, et cette petite -fille n'est pas le seul sujet de scandale. Heed vient par ailleurs d'une famille extrêmement pauvre et illettrée et elle a le plus grand mal du monde a tenir sa place dans un univers familial très critique. Heed et Christine deviennent peu à peu les meilleures ennemies du monde, surtout après la mort de Cosey, qui laisse derrière lui un testament fort ambigu. La lutte des deux femmes, pour savoir qui est l'« enfant chérie » à laquelle reviendra la fortune de Cosey, constitue un des moteurs du roman. Christine veut faire appel de la décision du juge, pendant que Heed, qui a recruté une jeune fille, une tête brûlée du nom de Junior, entend fabriquer avec elle un faux testament, qui serait plus indiscutable.
    À la toute fin du roman, les deux femmes se retrouvent dans l'hôtel abandonné, dans des circonstances dramatiques, qui seules leur permettront de se parler enfin, de se retrouver et de comprendre que chacune n'a finalement plus que l'autre, avant le retournement final, dû à la voix narrative, venue d'outre -tombe, de L, une autre de ces femmes qui gravitaient autour de Bill Cosey.
    Love, en apparence, ne semble pas s'attaquer à de grandes et tragiques questions, comme avait pu le faire Beloved. Il n'empêche que Toni Morrison nous plonge à la fois dans une réflexion sur l'histoire de la communauté afro-américaine qui est tout sauf conventionnelle, et dans un huis clos psychologique, qui lui permet une présentation extrêmement pénétrante des relations entre les femmes et l'homme, des relations des femmes entre elles, toujours en rivalité pour être l'élue de cet homme aux multiples facettes, qui sont autant de facettes imaginaires qu'elles ont elles-mêmes mises en place. De fait, Love est également bel et bien un roman qui parle d'amour, qui parle de l'amour.

  • On le surnomme « Laitier » parce que sa mère a continué de lui donner le sein en cachette jusqu'à ses trois ou quatre ans. Son vrai nom, c'est Macon Mort, le même que son père. Il vit dans le Nord, dans la région des Grands Lacs. Mû par la recherche d'un trésor enfoui, dit-on, dans une grotte, Laitier entreprend un voyage vers le Sud, d'où est originaire sa famille. C'est là qu'il découvrira son histoire familiale, que seule une comptine chantée par les enfants d'un village a conservée. Une comptine racontant la légende de Salomon qui s'envola pour retourner en Afrique, et qui laissa tomber le bébé qu'il portait dans ses bras.
    Publié en 1977 aux États-Unis et en 1996 en France, Le Chant de Salomon est le troisième roman de Toni Morrison, et celui qui l'a solidement installée sur la scène littéraire américaine. Excellente introduction à son oeuvre selon l'Académie suédoise, qui décerna à son autrice le prix Nobel en 1993, il est réédité augmenté d'une préface de Christiane Taubira.

  • Jazz

    Toni Morrison

    En 1926, joe trace assassine sa jeune maîtresse dorcus.
    En proie au désespoir et à la jalousie. violette, la femme de j?, se précipite à son tour sur la dépouille de sa rivale, dans le but de la tuer une seconde fois.
    Bouleversés par la violence et l'horreur de leurs gestes, les deux époux vont impitoyablement fouiller leur passé commun pour comprendre leur présent dévasté.
    Nourri d'une musique qui vient incarner la liberté d'une nouvelle génération de noirs américains dans le harlem des années 20, ce roman n'est pas seulement construit au rythme d'un morceau de jazz, il devient, au fil de la narration, le jazz.


    Toni morrison, lauréate du prix pulitzer pour beloved (publié chez christian bourgois) a écrit avec jazz un roman magnifique oú s'affirme à chaque page le pouvoir de l'amour, qui triomphe de l'âge, de la vulnérabilité de la chair et, finalement, du désespoir.

  • Sula

    Toni Morrison

    Au coeur de l'amérique profonde, deux petites filles noires s'inventent une autre vie, plus riche, plus drôle, plus libre surtout que la dure réalité qui les entoure.
    L'âge venant, sula la rebelle part rouler sa bosse dans les grandes villes alors que nel, la sage, accomplit sa vocation de mère et d'épouse. quarante ans après, elles font leurs comptes, s'opposent et incarnent chacune à sa manière la farouche énergie de la femme noire face aux hommes si vulnérables.

  • Paradis

    Toni Morrison

    Dans son premier roman depuis le prix nobel, toni morrison reprend les thèmes qui nourrissent toute son oeuvre.
    Mais l'histoire des noirs américains, descendants d'esclaves, se heurte dans paradis à l'évolution du monde moderne, et la quête d'identité des anciens affronte la quête d'avenir de la jeune génération. paradis est peut-être le roman le plus puissant, le plus dur et le plus mystérieux de l'auteur de beloved et de jazz.

    Sur commande
  • Dans ce recueil d'une quarantaine de textes écrits au cours des dernières décennies, Toni Morrison aborde de multiples questions tant politiques que sociales, artistiques, littéraires, linguistiques et esthétiques, en imaginant un avenir où la figure de l'exilé dans son propre pays n'existerait plus.
    Si nous sommes les « habitants moraux » du monde, notre humanité est parfois à reconquérir.
    Le regard que porte Toni Morrison sur des textes d'auteurs tels que Melville, Gertrude Stein ou encore Mark Twain, mais aussi sur le monstrueux Grendel de Beowulf ou les demi-soeurs de Cendrillon, étend la réflexion aux questions du mal, du paradis et du pouvoir illégitime qui, plus que jamais, déforment la langue pour faire de toute « différence » une effrayante altérité.
    Les vibrants hommages rendus à James Baldwin, à Martin Luther King, à divers peintres noirs américains ou encore aux victimes de l'attentat du 11 septembre 2001 évoquent brillamment le lien d'interdépendance qui unit toute société à ses artistes et écrivains. Parmi ces derniers, Toni Morrison est aujourd'hui de ceux qui savent le mieux rompre les silences de l'Histoire, nous dire de rêver pour mieux façonner la réalité, compter sur la mémoire pour se (re)construire et toujours garder à l'esprit qu'aucun traitement inhumain n'est parvenu à déshumaniser ses victimes. Ainsi nous fait-elle redécouvrir les sources premières de l'amour-propre, non sans affirmer sa foi dans les générations futures, en déployant un style dont la vigueur et l'audace ne cessent de nous éblouir.

  • Tar baby

    Toni Morrison

    Quatrième roman de Toni Morrison, Tar Baby se déroule dans le cadre, coloré et moite à la fois, d'une petite île des Antilles françaises : l'Isle des Chevaliers. Là, une idylle violente et corsée va se nouer entre deux des hôtes de Valerian, le milliardaire qui a fait bâtir une somptueuse demeure au sommet d'une colline. Et c'en sera fini de la nonchalance doucereuse de ces lieux enchanteurs. On a rarement connu, pour peindre la passion des corps et des coeurs, une artiste d'une sensualité égale à celle de l'auteur de Beloved. L'écrivain Mordecai Richler ne s'y est pas trompé qui, à la parution de ce livre, a salué haut et fort l'arrivée de Toni Morrison aux premières loges de la littérature américaine de ce temps.

  • Le prix Nobel, Toni Morrison, revient sur les thèmes qui imprègnent son travail et dominent de plus en plus clairement la politique nationale et mondiale : la « race », la peur, les frontières, le mouvement de masse des populations, le désir d'appartenance. Qu'est-ce que la « race » et pourquoi est-ce si important ? Qu'est-ce qui motive la tendance de l'être humain à créer les Autres ? Pourquoi la présence de ces Autres nous fait-elle si peur ?
    Dans le cadre d'une intervention à Harvard, faisant partie de la série des prestigieuses conférences « Norton Lectures », Toni Morrison réfléchit à ces questions - ainsi qu'à d'autres questions vitales - au sujet de l'identité. Dans sa quête de réponses, l'auteur se replonge dans ses propres souvenirs mais également dans l'histoire, la politique, et surtout la littérature qui joue un rôle important - notamment la littérature de William Faulkner, Flannery O'Connor et Joseph Conrad - dans la notion de « race » aux États-Unis, que ce soit de manière positive ou négative. L'auteur s'intéresse à ce que signifie être noir, à la notion de pureté des « races » et à la façon dont la littérature utilise la couleur de peau pour décrire un personnage ou faire avancer un récit. Élargissant la portée de son discours, Toni Morrison étudie également la mondialisation et le déplacement des populations à notre époque.

    « Toni Morrison retrace, à travers la littérature américaine, les modes de pensée et de comportement qui désignent, de manière subtile, qui trouve sa place et qui ne la trouve pas... L'Origine des autres associe l'éloquence caractéristique de Toni Morrison à la signification que revêt, de nos jours, l'expression citoyen de monde. » The New Republic

  • « Toni Morrison donna à l'université de Harvard une série de conférences sur le roman américain qui sont à l'origine de Playing in the dark. Elle analyse le rôle attribué au personnage noir, et la place qui lui est réservée dans les oeuvres de Melville, Twain, Willa Cather, Poe, Hemingway., écrites pour des lecteurs à peu près toujours identifiés à des Blancs. Toni Morrison apporte un éclairage nouveau et très personnel sur la fiction américaine, et, plus généralement, sur la manière dont s'est constituée l'identité blanche américaine au fil de l'histoire littéraire.
    « Qu'arrive-t-il à l'imagination textuelle d'un auteur noir, qui reste à un certain niveau toujours conscient de représenter sa propre race devant, ou malgré, une race de lecteurs qui se pense comme « universelle » ou sans race ? » demande-t-elle. » (Nicole Zand, Le Monde)

  • Toni Morrison sera la grande invité du Louvre pour le mois de novembre. L'Américaine, prix Nobel de
    littérature assurera la programmation de l'auditorium. Le livre servira de support à l'événement. Il
    comportera un texte de Toni Morrison, sur le thème « Etranger chez soi », à partir du tableau de
    Géricault, Le Radeau de la méduse, trois textes des conservateurs du département des Antiquités
    Grecques, Etrusques et Romaines ainsi que trois textes de slameurs qui interviendront dans la grande
    galerie.

empty