Les Editions Du Portrait

  • Discours de réception du prix Nobel de littérature ; Stockholm, le 10 décembre 1993 Nouv.

    Le discours de Toni Morrison qu'elle a écrit et lu pour la réception de son Prix Nobel.
    Ce texte magnifique est construit à partir d'une allégorie (ci-dessous) qui lui permet de déployer avec une rare poésie l'idée qui traverse toute son oeuvre : préserver le langage et la responsabilité individuellement et collectivement, de chacun, dans sa relation à l'autre.
    Toni Morrison commence ainsi son texte par «il était une fois», 4 mots qui a eux seuls portent la puissance de l'imaginaire.
    Il était une fois une vieille femme, fille d'un esclave, sage et aveugle. Au milieu des siens, elle incarnait la loi et la transgression. Un jour de jeunes gens, se méfiant de sa sagesse et pensant qu'elle est une imposteur, vont la voir et la provoquent en lui demandant si dans leurs mains se trouve un oiseau vivant ou mort. Après un long silence, la vieille femme dit ne pas savoir si l'oiseau est vivant ou mort mais elle sait que l'oiseau est dans leurs mains : si il est mort, c'est qu'ils l'ont trouvé mort ou qu'ils l'ont tué, si il est vivant, ils peuvent le tuer.
    Le discours de Toni Morrison, paru chez Bourgois en 1994, n'est plus disponible.
    L'éditeur l'a inclu dans le recueil La source de l'amour propre : 432 pages, 23 euros.
    Ce premier livre accompagne Happy Family de Kathleen Collins. Les deux autrices, provenant de deux continents différents, partagent les mêmes convictions littéraires et politiques.

empty