Littérature traduite

  • Un père et une mère, écrivains tous deux. Avec leurs jeunes enfants issus d'unions passées, ils prennent la route pour le sud des États-Unis. Lui entreprend un travail sur les Apaches. Elle, tient à constater la réalité de ce qu'on appelle à tort la « crise migratoire » touchant les enfants sud-américains. Dans le coffre de la voiture, sept boîtes remplies de documents amassés au cours de leur périple. Témoignages de ces enfants perdus voyageant sur les toits des trains, qui sont une tentative pour documenter la vie, retenir l'empreinte d'une existence, dépeindre notre présent.

    1 autre édition :

  • Certains ont la chance, d'autres le charisme. Moi, Gustavo Sánchez dit Grandroute, j'ai les deux ! Meilleur commissaire-priseur du monde, je vais réaliser mon plus gros coup. Vendre mes dents aux enchères en les faisant passer pour celles de figures illustres comme Platon, Rousseau ou Virginia Woolf ! Le jour de gloire arrivé, mon rejeton perdu de vue est dans la salle... Que peut-il bien mijoter ?

    1 autre édition :

  • Dès leur entrée aux États-Unis, les enfants migrants sans papiers venant d'Amérique du sud subissent un interrogatoire composé de quarante questions. Le but ? Leur permettre de raconter leur histoire, et pouvoir en juger la véracité.

    Valeria Luiselli a été interprète pour les tribunaux américains. Elle a été confrontée à la brutalité des politiques migratoires et à leurs angles morts : comment dire la terreur qu'on fuit, et celle qu'on rencontre en chemin ? Comment mettre en ordre par le récit, des vies rendues illisibles par la violence du monde ?

    Raconte-moi la fin est un essai d'une grande sensibilité qui rend aux migrations leur dimension humaine.

  • Une jeune femme vit à Mexico dans une vieille maison un peu délabrée et pleine de recoins avec son mari architecte et deux enfants en bas âge. Entre les coupures de courant, les blattes de Madagascar, les T-Rex en plastique démantibulés et les chaussettes sales qui ont perdu leur moitié, elle écrit. Des textes courts, des fragments, car elle manque d'air. Et un roman silencieux pour ne pas réveiller les enfants.
    Elle écrit sur une autre vie, dans une autre ville. Des bribes de la vie de la jeune femme libre qu'elle était, qui portait des minijupes et un manteau rouge, lisait des poèmes, fréquentait des amis loufoques, n'aimait pas dormir dans son propre lit, cherchait dans toutes les bibliothèques de New York le nouveau Bolaño que l'éditeur qui l'employait rêvait de publier. Un jour elle trouve l'oeuvre de Gilberto Owen, un obscur poète mexicain qui habita Harlem à la fin des années 1920, et lui invente la vie de bohème d'un jeune homme maigre et fervent qui traduit Dickinson, enveloppé dans un peignoir gris en soie, fréquente García Lorca et écoute Duke Ellington dans des bars mal famés de Manhattan. Mais Owen a aussi une autre vie, moins fantasmagorique, celle d'un homme radicalement seul, introverti, abandonné, qui peu à peu répond à son propre fantôme et aux fantômes successifs de sa "créatrice". Toutes ces ombres se croisent dans le métro : ses accélérations soudaines, ses zones obscures, un lieu hors du temps et de l'espace pour les êtres sans gravité.
    Un zest de mélancolie, beaucoup d'humour, une écriture agile et lumineuse pour une question extravagante et grave : combien de vies et combien de morts possibles dans une seule existence ?

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