Alternatives

  • L'histoire d'Antar, ce personnage pré-islamique et pourtant contemporain, est accompagnée de calligraphies arabes originales.

    Guerrier et poète, tel fut Antar, ou Antara. De l'Arabie préislamique du vie siècle où il vécut, la légende le projettera ensuite jusqu'à l'Espagne musulmane et aux Croisades. Fils d'une esclave abyssine, il devait à sa mère sa couleur noire qui le fit surnommer l'un des trois corbeaux des Arabes. Condamné par sa naissance illégitime à la condition d'esclave, il ne dût qu'à la vaillance qu'il déploya lors d'une incursion d'une tribu voisine, la reconnaissance de son père. Il devint alors le défenseur attitré des Bédouins dont il demeure, encore aujourd'hui, avec son esprit chevaleresque et aventureux, son amour de la liberté, son sentiment exalté de l'honneur, la figure emblématique.
    Les créations fougueuses, tendres, subtiles de Hassan Massoudy scandent le texte d'une épopée qui met en scène un homme d'armes et de mots, capable au plus fort des batailles, d'improviser de courtes stances d'un lyrisme remarquabIe, aux accents profondément poétiques, dont un certain nombre nous sont parvenues.

  • Dans ces vers parfois déroutants, rédigés par des samouraïs peu avant leur mort, se reflète l'esprit de guerriers façonné par une éthique de l'honneur et du devoir qui restera l'un des fondements les plus authentiques de la culture japonaise jusqu'au XIXe siècle.

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  • La lyre du diable

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    Un musicologue et une calligraphe, animés d'une même passion pour l'opéra, ont désiré, par le mariage du mot et de la calligraphie, faire jaillir du papier l'émotion générée par la voix... Le diable, figure emblématique de l'art lyrique, s'est rapidement imposé comme fil rouge du projet. Cet esprit démoniaque, réel ou supposé, est ici traqué par les auteurs, créant - parmi les mille et un opéras du répertoire - un corpus homogène, où chaque oeuvre conserve sa personnalité. De cette singulière succession - proposant au lecteur une envoûtante (re)découverte de "Salomé", "Carmen", "Pelléas et Mélisande", "Les Contes d'Hoffmann", "Don Giovanni"... - se dégagent une impression, un vertige, peut-être un "son" reconnaissable entre tous, celui de la lyre du diable...

  • deux hommes étroitement liés à l'univers de la mine ont voulu en mots et en images lui rendre les honneurs.
    les textes de christian hillebrand martèlent un quotidien fait de nuit, de poussière, de bruit où la dureté du travail, la peur permanente du coup du grisou rapprochent néanmoins les hommes dans une solidarité sans faille. les illustrations de vitoriano garcia, ancien mineur, mêlent collages, matières, calligraphies en français et en francique, langue germanique parlée au fond des puits. leur forte présence graphique apporte toute sa vérité à cette évocation inattendue d'un monde désormais disparu.

  • Dans le Japon des temps anciens, il était courant de déclarer sa flamme en envoyant à l'élue de son coeur une lettre assortie d'un poème, souvent recopié et adapté pour la circonstance dans l'une des anthologies impériales, que toute personne cultivée se devait de parfaitement connaître. Les femmes répondaient sur le même ton et cette correspondance poétique pouvait ainsi se prolonger un certain temps, avant le dénouement, et bien souvent après. Les textes regroupés ici, anonymes ou porteurs de signatures renommées, sont extraits du "Kokin Wakashû". Cette compilation, terminée aux alentours de 920, va définir les canons de la poésie japonaise classique jusqu'au XIXe siècle, mais les sentiments qui s'y expriment demeurent étonnamment intemporels.

  • Il fut un temps, dans l'Arabie pré islamique, terre de nomades et de guerres incessantes, où le bruit des armes cédait parfois le pas au chant des poètes. Chaque tribu possédait le sien, et tous rivalisaient de talent lors de joutes oratoires, comme celle d'Okaz, près de La Mecque. Le poème victorieux devenait trophée. Il est dit que les plus célèbres d'entre eux furent inscrits en lettres d'or sur des banderoles de lin ornant la Ka'ba, d'où leur nom de Mou'allaqât, poèmes suspendus. Ces sept odes, écrites par sept poètes différents, chantent, dans des tonalités très différentes, la dureté des batailles et l'héroïsme des hommes, la beauté des femmes et celle des paysages, l'amour de la gloire et de la vie... Pour rendre l'hommage qu'elle mérite à cette poésie emblématique des lettres arabes, AbdalallahrAkar a choisi le textile, et plus précisément la tarlatane, comme support de son oeuvre plastique. Jouant. de cette matière souple et vivante, dont la texture se lit en transparence, l'artiste, qui s'inspire d'un des plus anciens styles de calligraphie -le koufique-, a su marier avec talent classicisme et modernité.

  • Recherche(s)

    Marcel Proust

    Dans sa préface du recueil contre sainte-beuve, proust aborde déjà les thèmes fondamentaux qui seront ceux de toute son oeuvre : théorie sur la littérature et l'art, réminiscence, mémoire involontaire, volonté créatrice de retrouver " le temps perdu ".
    D'oú l'idée de présenter au lecteur trois textes célèbres, tirés de la recherche, et cette préface à laquelle ils font parfaitement écho.
    Résonance également du côté de l'artiste, koala, lectrice passionnée de l'écrivain, dont le travail plastique se fonde sur le rythme si particulier de la phrase proustienne et en épouse, aussi, les dérives labyrinthiques.

  • Des extraits du "Prophète", rythmés par des calligraphies arabes modernes d'une grande pureté.

  • Le dit d'amour

    Laffon/Boutroy

    Chanson de geste, lai, ou poème courtois, renouant avec le souffle et le rythme des textes du Moyen âge.

  • L'après-midi d'un faune, créé à Paris le 29 mai 1912, contribua grandement â la renommée d'avant-garde des Ballets russes et â celle de Nijinski qui, pour sa première chorégraphie, avait trouvé son inspiration dans le poème éponyme de Mallarmé et la musique de Debussy.
    A travers le texte poétique, les écrits de Nijinski, ceux de ses contemporains, et des photographies du baron de Meyer, Christian Dumais-Lvowski donne â voir la beauté prenante de cette oeuvre, fondatrice de la danse moderne, et le moment clé où une création échappe â son temps pour rentrer dans l'histoire des arts. Cette variation est également accompagnée du travail entrepris par le graveur Claire Lemay sur ce ballet.

  • Textes de bataille, camus, chateaubriand, duras, gautier, la fontaine, le clézio, molière, montesquieu, nerval, olympe de gouges, pagnol, pascal, quignard.
    " [. ] il est bien nécessaire de faire une préface à son ouvrage, l'on avertit ainsi le monde de beaucoup de particularités qui importent à notre gloire. néanmoins, il y a des hommes si peu curieux qu'ils ne les lisent jamais, ne sachant pas que c'est plutôt là que dans tout le reste du livre, que l'auteur montre de quel esprit il est pourvu. " charles sorel (1622). baptisés à l'envi préface, avertissement ou préambule, ces textes si souvent dédaignés révèlent pourtant, au travers de leur brièveté, tout un style, un univers et une personnalité littéraire.
    Passage non obligé, une préface d'auteur n'est jamais innocente. qu'elle se fasse manifeste, plaidoyer, profession de foi ou confidence plus intime, sa seule présence marque, hier comme aujourd'hui, la volonté de l'écrivain de faire partager à son lecteur ses doutes, ses désirs, ses peurs. l'artiste denise lach a su se couler dans ces univers créatifs très contrastés et jouer de ces styles littéraires comme d'une palette chromatique aux nuances infinies, tendant ainsi à chacun de ces auteurs un miroir qui lui est propre.

  • La juxtaposition de ces trois Genèses (babylonienne, hébraïque et grecque) donne l'occasion au calligraphe Frank Lalou de démontrer sa virtuosité en passant du cunéiforme à l'hébreu puis au grec, dans un festival de formes et de couleurs.

  • Les péripéties politiques et amoureuses du voyage initiatique - de Bulgarie au pays d'Oc - du jeune Vassili nous immergent dans un XIIe siècle plein de turbulences militaires, sociales et religieuses et nous font découvrir la secte des Bogomiles.

  • Une jeune fille aime un garçon, mais elle est contrainte, par sa famille, à en épouser un autre, plus riche, qui la maltraite.
    Si le thème est classique, le cadre l'est beaucoup moins le nord viêt-nam et un peuple des montagnes, les hmong, dont la culture, exclusivement orale, disparaît peu à peu. la forme du texte est celle d'un chant psalmodié, une mélopée entêtante, oú la poésie transcrit la dureté du quotidien et la force de la passion. cette histoire d'amour aux accents inhabituels est délicatement mise en images par lebadang, artiste peintre d'origine vietnamienne, qui a choisi de découper toutes ses figurine" dans des papiers reproduisant les motifs de textiles hmong.

  • Déchirant monologue qui aujourd'hui encore, plus de trois cents ans après sa parution, conserve son mystère. Qui est cette fameuse religieuse portugaise ? Est-elle réellement l'auteur de ces cinq lettres d'amour restées sans réponse ? Qui en est le destinataire ? Existe-il vraiment ? Au-delà de ces interrogations, demeure la vérité d'un amour qui a su, par sa bouleversante simplicité, traverser les siècles. Illustré par une artiste qui allie calligraphie classique et composition très contemporaine.

  • depuis sa parution en 1857, les fleurs du mal est sans doute l'une des oeuvres poétiques de la littérature française à avoir été le plus souvent illustrée.
    l'originalité de cette nouvelle édition, qui vient marquer le cent cinquantième anniversaire de la première parution du recueil, réside non seulement dans l'approche calligraphique de l'artiste mais aussi dans sa volonté de ne mettre en images qu'un certain nombre de textes. " je n'ai découvert les fleurs du mal, que tardivement dans ma vie d'adulte, explique sophie verbeek. cette lecture me bouleversa.
    elle exerça sur moi une attirance et une fascination immédiates... je me suis nourrie de cette poésie pendant plusieurs mois et, petit à petit, j'ai entamé le travail de création. je le voulais fort, puissant, authentique et sincère comme le poète... le choix des poèmes fut instinctif et viscéral. sans retenue, j'ai fait corps avec cette poésie voluptueuse où le pouvoir des mots fut pour moi un terreau de recherche.
    calligraphié d'une façon lisible ou illisible, j'ai voulu créer un univers graphique semé de sensualité, où le rêve, la couleur et l'angoisse se côtoient en permanence. "

  • Un pamphlet d'actualité, antidote contre la xénophobie, ironique tant par le texte que par les illustrations.

  • Depuis des siècles, les Japonais entretiennent une relation très proche avec la nature, et leurs jardins témoignent de ce profond attachement. Chacun d'eux, qu'il soit dédié à la contemplation ou à la promenade, est le résultat d'un travail de conception élaboré tant d'un point de vue architectural que symbolique. Les premiers écrits japonais sur le thème remontent au XIe siècle. Le texte fondateur présenté ici date de 1395, époque fortement marquée par le développement du bouddhisme zen ; c'est la première fois qu'il est traduit en français. Dans ce recueil de traditions secrètes, on apprend l'art de poser les pierres, celui de construire " l'île du souffle d'en haut " et d'atteindre ainsi " deux bonheurs et trois biens ".... Poèmes de grands auteurs japonais et calligraphies de Keiko Yokoyama viennent délicatement émailler cet étrange traité où la science du jardin mêle souvent recherche esthétique et préoccupations philosophiques.

  • A travers l'histoire d'un crucifié qu'on avait cru mort et qui revient au monde pour en redécouvrir les petitesses et les grandeurs, D.H. Lawrence livre sa vision de l'existence et de la toute-puissance de la nature.

  • Un récit en deux parties, séparées par des milliers d'années et de kilomètres, qui interprète de façon contemporaine le célèbre mythe de la tour de Babel.

  • Dans cette fascinante histoire d'amour, rarement nos esprits plus ou moins cartésiens, n'auront pu approcher d'aussi près les mystères de ce que nous appelons, faute d'y comprendre grand-chose, "l'âme russe".
    C'est en 1943 qu'ivan bounine, prix nobel de littérature, publie à paris un recueil de nouvelles intitulé les allées sombres, d'oú est tiré "qui peut savoir ce qu'est l'amour ?", texte auquel son auteur attachait une particulière importance. la collection pollen n'avait pas encore abordé les littératures slaves et l'écriture cyrillique. c'est désormais chose faite et grâce au talent de vitaly statzynsky, nous voilà immergés dans l'atmosphère de la "belle époque" moscovite.
    Son regard de peintre alliant imagerie populaire et influence d'une avant-garde picturale russe, enveloppe les deux personnages d'une réelle tendresse dont l'humour n'est jamais absent.

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