Armand Colin

  • De la colonisation française dans les différentes parties du monde, on n'a jusqu'à présent pas dressé le bilan, ni mis en oeuvre l'analyse objective qui serait de mise. Les indépendances sont récentes en effet, les enjeux de mémoire ou nationaux parfois très lourds, comme l'illustrent régulièrement les débats suscités de part et d'autre de la Méditerranée sur la guerre d'Algérie.Pourtant, il est aujourd'hui possible de se livrer à une lecture sereine des acquis, des passifs, des conséquences du système colonial, dans les différents États où il s'est exercé, et surtout dans les différentes sociétés où il a fini par produire des réalités neuves, inédites, de passionnants cas de métissage et d'acculturation réciproque.C'est à ce travail sans préjugés et sans esprit partisan, sans volonté de démontrer et sans concessions, que se sont livrés sept historiens spécialistes des zones concernées, qui apportent sur chacun de ces dossiers sensibles un éclairage dépassionné.Sous la direction de Claude Liauzu, professeur d'histoire contemporaine à Paris VII.Leila Blili est professeur d'histoire contemporaine à Tunis.Jacqueline Dahlem est professeur agrégé de Lettres.Reine-Claude Grondin est professeur agrégé d'histoire.Vincent Joly est maître de conférences à l'université de Rennes II.Solofo Randrianja est maître de conférences à l'université de Tamatave.Trinh Van Thao est professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Aix Marseille.
    Les hommes, les lieux, les moments. Entre crise de l'ancien régime colonial et conquête de l'Algérie - 1830-1870. La poussée impérialiste des années 1880. 1906-1918 : L'achèvement du partage, les premières réponses des sociétés colonisées et la guerre. Les années 1920 : avancées de l'impérialisme et contestations. Les années 1930, apogée et ressac. L'Empire dans la Deuxième Guerre mondiale. Les décolonisations au Levant et en Afrique. Dossiers et débats. Les sociétés à la veille de la colonisation. Les ressorts de l'expansion et les résistances. Dominer et contrôler. Culture et colonisation. Colons et créoles. Mutations sociales. Les réponses culturelles des colonisés. Mouvements nationaux, nationalismes et communisme. Crises des décolonisations : débats et controverses. Les lambeaux de l'Empire : îles et océans. Des sociétés postcoloniales.

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  • Une génération américaine : celle qui est parvenue à l'âge adulte dans les années 1960, en pleine lutte contre la ségrégation, en pleine guerre du Viêt-nam, alors que le paysage culturel et politique du pays se trouvait bouleversé par une remise en cause sans précédent des valeurs traditionnelles. D'où, nécessairement, des itinéraires divergents, des orientations individuelles, qui ont travaillé la société en profondeur. C'est aussi bien la génération de Bill Clinton que celle de George W. Bush. Celle qui a vécu l'assassinat de Kennedy et le scandale du Watergate sous la présidence Nixon. Celle qui a milité pour l'épanouissement personnel à tout prix, et celle qui a choisi de revenir au fondamentalisme religieux...Ce livre en brosse le portrait contrasté, et retrace au quotidien la chronique de ces Américains ordinaires pendant les quarante dernières années.Jacques PORTES, professeur d'histoire Nord-Américaine à l'Université Paris 8-Vincennes-Saint Denis, est spécialiste de la culture et de la politique des États-Unis. Il a notamment publié : chez Colin, Les États-Unis de l'Indépendance à la Première Guerre mondiale et Les États-Unis de 1900 à nos jours ; chez Complexe, Les Américains et la guerre du Vietnam et Les États-Unis, une histoire à deux visages ; chez Fayard, Buffalo Bill.
    La guerre froide en toile de fond. Sauver la Liberté : Kennedy et les risques d'une guerre totale. La détente, quand même, 1964-1979. Le retour rassurant de la guerre froide. La tourment des années 1960. Un pays repu et immobile ? Le choc des droits civiques. Le temps de la grande société. Glissement vers le conservatisme. Une société agitée par l'affirmation identitaire. Nixon : républicain progressiste ou conservateur sans scrupules ? Watergate. 1974-1980 : malaise économique et tentation conservatrice. Reagan et Bush. America's back. Misère, en marge du rêve américain. Georges H. Bush : des problèmes à retardement. Le temps de l'hyperpuissance. Quel ordre après guerre froide ? Un génie politique mal employé. Les dérives d'une démocratie du moindre risque. Une nouvelle économie ? Communautés et individualisme : une société fragmentée. Une culture pour tous qui doit plaire à chacun. En guise de conclusion.

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  • massacres en masse de prisonniers de guerre, notamment à nankin ; asservissement de millions d'asiatiques et d'occidentaux, entre camps de la faim et chantiers de la mort ; atmosphère de terreur à l'échelle d'un quasi-continent ; débauche de crimes sexuels et prostitution forcée ; utilisation de cobayes humains ; pillage généralisé ; intoxication par la drogue de populations entières.
    cela dura huit ans et toucha 400 millions d'hommes. ce terrifiant volet de la seconde guerre mondiale en asie n'avait jamais fait l'objet jusqu'à présent d'une étude approfondie et globale. les pratiques de guerre de l'armée de l'empereur du japon sont minutieusement décrites afin d'en comprendre les mécanismes. comment en arriva-t-on là ? les explications, trop simples, par la culture ou le contexte ne tiennent pas.
    c'est la conquête d'une armée par l'ultranationalisme, puis la conquête d'un pays par son armée qui sont en cause. au-delà, c'est l'ère du fascisme, des totalitarismes, du triomphe de la brutalité qui trouva au japon un formidable point d'appui. ces horreurs des années 1940 restent encore au coeur des mémoires des années 2000. le japon s'est-il assez repenti ? la chine est-elle fondée à s'offusquer des manuels scolaires de son voisin ? et qu'en pensent les autres asiatiques, dont l'attitude à l'égard de l'occupant nippon fut loin d'être unanime ? pour comprendre à la fois les totalitarismes d'hier et l'asie d'aujourd'hui, il était indispensable de mettre en lumière ces violences massives et méconnues.


  • Faire la " seconde histoire du national-socialisme ", selon le mot de l'historien Peter Reichel : voilà l'ambition de ce livre. L'histoire de l'Allemagne d'après-guerre ne peut, en effet, se résumer à la légende dorée du miracle économique ou de l'édification d'une démocratie modèle. Ce sont, en majeure partie, les cadres du régime nazi qui, à la même place, ont édifié et développé la RFA. Cette permanence des élites n'a néanmoins cessé de peser sur le présent comme l'attestent les nombreux débats et scandales qui ont secoué la société allemande jusqu'à nos jours. Ce livre présente d'abord les limites de la dénazification entreprise sous l'autorité ou le contrôle des Alliés durant la période d'occupation jusqu'en 1949. Il retrace ensuite la politique du gouvernement d'Adenauer, axée sur l'indulgence en faveur des ex-nazis et la continuité des personnels, qui permit une remarquable longévité des cadres politiques et administratifs, d'une part, des notables et dirigeants de l'ensemble du secteur privé, économique et culturel, d'autre part. A travers cette analyse sans précédent, on comprend à quel point la présence du passé (Vergangenheitsbewältigung) forme d'incessants échos dans l'actualité de la plus peuplée et la plus riche des démocraties européennes, et combien elle conditionne, encore aujourd'hui, sa culture politique tout autant que sa conscience collective.

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