Belles Lettres

  • Trésor de sagesse populaire, les Fables d'Esope ont connu un vif succès au cours des âges. La Fontaine, en y puisant largement - La Cigale et la fourmi, Le Corbeau et le renard, etc. -, a rejeté leur auteur dans l'ombre, et c'est dommage car toutes méritent d'être lues. La traduction nouvelle de Claude Terreaux redonne à chacune de ces pièces le charme qui, dans l'original, tient à la concision. « Quelle bonne idée que cette retraduction des Fables d'Esope. Cela n'avait pas été réalisé depuis 1927. Comment avons-nous pu nous passer de tant d'humour, d'ironie, de sagesse ? Une lecture qui coule de source, un bouquin joyeux que réclame votre bibliothèque. » - Christian Le Guillochet

  • Livre de référence pour toute réflexion sur la poésie et sur la théorie littéraire en Europe depuis près de vingt-trois siècles. En examinant l'épopée et la tragédie, Aristote en décrit les structures et en explique les origines et les fins. Ce faisant, il se démarque radicalement de Platon, qui avait banni toute forme de poésie de sa cité idéale.

  • Eschyle est l' »inventeur » de la tragédie attique telle que nous la connaissons : en introduisant un deuxième acteur sur scène, Eschyle bouleverse la scène tragique jusqu'ici réservée à un dialogue entre l'acteur et le choeur. Cependant la vie du « père de la tragédie » ne nous est guère connue. Il serait né aux alentours de 525 à Athènes, dans une famille d'Eupatrides. Eschyle a donc vécu successivement la domination des Pisistratides et les réformes de Clisthène, d'où sans doute son goût pour la question de la justice. Citoyen exemplaire, il a participé aux batailles de Marathon et de Salamine, dont il fait le récit dans Les Perses. Pour des raisons qui nous sont restées ignorées, il quitte Athènes et s'exile à la cour de Hiéron, tyran de Sicile. Ses succès furent nombreux, autant que ses pièces (la tradition lui prête plus de 73 oeuvres), dont malheureusement seules 7 nous sont parvenues.

    L'édition de Paul Mazon présente en deux volumes les tragédies d'Eschyle. Le tome I rassemble Les Suppliantes, Les Sept contre Thèbes et Prométhée Enchaîné. Aux deux tragédies guerrières, répondent celles des condamnés, Prométhée et les Danaïdes. L'introduction fait le point des connaissances relatives à un auteur qui fut sujet d'études et de glose dès l'Antiquité, et propose de judicieux critères pour distinguer la biographie de la fable. L'histoire des manuscrits est relatée en détail et assortie d'une orientation bibliographique. Chaque pièce est précédée d'une notice qui lui est propre. Celle-ci fournit, tous les éléments mythologiques, historiques et philologiques, nécessaires à la bonne compréhension de ces pièces parfois lacunaires. Des notes accompagnent la lecture.

  • Curieuse fortune que celle des oeuvres de Flavius Josèphe : critiqué voire calomnié par ses pairs, l'historien est désormais la source principale de notre connaissance du royaume d'Israël durant les deux derniers siècles de son existence. S'ils furent peu lus par ses contemporains, qu'ils fussent juifs ou païens, les ouvrages de Josèphe furent soigneusement conservés par les chrétiens. Le Contre Apion, dont les tire exact est « de l'Antiquité du peuple juif » est sans doute la dernière oeuvre écrite par Josèphe, probablement en 93-94 après Jésus-Christ ? Dans ce pamphlet, où se mêlent histoire et polémique, Josèphe entreprend de répondre aux critiques qu'avaient soulevées Les Antiquités Juives, et défend notamment l'ancienneté du peuple d'Israël, fortement mise en doute par les milieux antisémites d'Alexandrie. L'auteur y déploie sa vaste culture en citant tous les auteurs grecs qui, selon lui, ont parlé des juifs. A ce titre il constitue pour nous un formidable document.Notre édition, après avoir fourni une brève biographie de Josèphe, présente les différents détracteurs auxquels le livre était destiné, ainsi que leurs accusations. Vient ensuite l'ensuite l'analyse des textes que l'historien a pu utiliser, probablement via des manuels et des anthologies. Des notes éclairent la lecture, tandis qu'un appendice et un index des noms propres complètent l'ouvrage.

  • Organon : instrument, outil.
    Les catégories, premier traité de l'organon aristotélicien, sont-elles une boîte à outils ? organon logikon : instrument logique - qu'est-ce à dire ? panoplie conceptuelle (logos = pensée, raisonnement) et/ou linguistique, onomastique (logos = langue) ? katégoria : accusation, prédication. les catégories : des chefs d'accusation ou des (classes de) prédicats ? il y en a dix : pourquoi dix, pourquoi ces dix-là ? d'oú vient la liste ? est-elle close, homogène ? est-elle bien conçue (kant a cru bon de la refaire) ? quels enjeux philosophiques majeurs discerne-t-on dans le traité : machine de guerre contre platon, invention de l'essence première, rapport à la physique et à la métaphysique.
    ? les auteurs ont fureté dans cette boîte à outils canonisée par la tradition. ils ont le sentiment de s'être beaucoup battus avec un texte difficile. le présent livre (lui-même un instrument, avec sa traduction nouvelle, son glossaire, son dossier - de platon à la controverse contemporaine) est, pour l'essentiel, une relation de leur combat.

  • Pour le monde antique, l'épopée d'homère est le texte fondateur, la source de toute culture.
    Récit de voyages et conte merveilleux, l'odyssée chante les errances d'ulysse en même temps que l'endurance sublime d'un homme qui, sans cesse, se cache, invente, se transforme, s'adapte pour survivre.

  • Né à Cynoscéphales en Béotie, vraisemblablement en 518 avant J.-C., Pindare est le plus important représentant de la lyrique chorale grecque. Cependant, des 17 livres qui formaient, selon les Anciens, le recueil de ses oeuvres, seuls quatre livres nous sont parvenus. Si l'on sait que le poète a écrit, entre autres, des péans, des hymnes et des dithyrambes, les textes que nous avons conservés appartiennent tous au genre de l'épinicie, ode triomphale célébrant la victoire aux jeux sportifs. Parmi eux, ceux d'Olympie sont sans nul doute les plus renommés. Les quatorze poèmes des Olympiques célèbrent les exploits de ces hommes, souvent de haute lignée, qui se distinguèrent à ces jeux dont le fondateur mythique étaient Héraclès.

    Notre édition fait le point, dans l'introduction générale, sur l'ensemble des connaissances concernant Pindare et ses oeuvres. La notice générale présente le texte des Olympiques, sa tradition manuscrite riche, mais complexe, et fournit une analyse détaillée des jeux olympiques. Chaque poème est en outre précédé d'une notice et du schéma métrique, tandis que des notes accompagnent et éclairent le texte.

  • Dans son livre I de la Description de la Grèce, en 10 livres, Pausanias le périégète (lIe siècle ap. J. C.) nous convie à une visite guidée infiniment séduisante de l'Attique et de la Mégaride. La CUF comble un manque, puisque Pausanias n'a pas été traduit en entier en France depuis le début du XIXe siècle.L'édition repose sur les travaux d'Aubrey Diller, complétés par de récentes découvertes: elle est accompagnée d'un abondant commentaire archéologique.Le texte a été établi par Michel Casevitz, Professeur à l'Université de Lyon Il et directeur de la Collection "La roue à livres" ; la traduction est due à Jean Pouilloux, Membre de l'Institut, tandis que François Chamoux, Membre de l'Institut et maître d'oeuvre du Diodore de Sicile dans la CUF, est l'auteur du commentaire historique et archéologique.

  • Après la bataille d'Aigus Pot Amos, en 405 avant J.-C., la situation d'Athènes est désastreuse : l'armée défaite, les Longs Murs rasés, le trésor épuisé, le bref mais meurtrier gouvernement des Trente, autant de malheurs, en quelques années, ont fondu sur Athènes et la brillante cité qu'avait connue le poète au début de sa carrière est désormais exsangue. Le ton de son oeuvre s'en ressent : les circonstances sont si lamentables que le poète n'a plus guère le coeur d'en rire. La satire politique, qui n'est cependant pas absente de ces deux pièces s'adoucit pour laisser la place à une comédie plus axée sur les moeurs et la société. Dans L'Assemblée des femmes, Praxagora et ses consoeurs empruntent les vêtements de leurs maris et font voter la mise en commun non seulement des biens mais aussi des corps, assortis des quelques privilèges : c'est ainsi que la pièce se clôt sur les tourments d'un jeune homme poursuivi des assiduités d'une horde d'ancêtres désireuses de faire valoir les prérogatives que l'âge, en vertu des nouvelles lois, leur accorde. Dans Ploutos, la Richesse en personne, guérie de la cécité à laquelle Zeus l'a condamné, instaure lui aussi un ordre nouveau, où sont récompensés les justes, au grand dam des sycophantes et de quelques vieilles n'ayant plus de quoi entretenir les complaisances de leurs mignons.

    Notre édition rassemble en un volume les deux dernières comédies qui nous sont parvenues sous le nom d'Aristophane. Le contexte historique, indispensable pour comprendre l'oeuvre du poète, est présenté en détails. Chaque pièce est précédée d'une notice qui lui est propre. Celle-ci rappelle rapidement l'argument, fait le point sur la situation d'Athènes au moment où la pièce fut représentée, et fournit de judicieuses pistes de lecture. Des notes accompagnent le texte. L'ouvrage est en outre enrichi de deux brefs compléments bibliographiques.

  • A l'époque où les premiers éditeurs commençaient à recueillir les oeuvres de Platon, circulaient sous le nom du philosophe bon nombre de dialogues dont personne n'admettait l'authenticité : déjà Diogène Laërce citait une douzaine de textes figurant dans la collection platonicienne, mais d'évidence d'une main autre que celle du maître. Leur attribution varie, mais tous sont regardés soit comme « suspects », soit comme apocryphes. Ils font partie des « nothoi », les illégitimes, auxquels on attribue d'ordinaire une double origine. Les dialogues dits « suspects » sont l'oeuvre d'académiciens essayant de rivaliser avec l'auteur de la République, tandis que les dialogues apocryphes sont beaucoup plus tardifs : écrits entre le IV° et le Ier siècle, ils ont probablement été composés par des sophistes désireux de bénéficier de l'aura du philosophe pour faire passer leurs propres idées.
    Notre édition rassemble en deux tomes l'ensemble de ces textes. Le premier volume présente les dialogues dits « suspects », comme « Le Second Alcibiade », « Hipparque », « Minos » ou « Les Rivaux », tandis que le deuxième volume regroupe les dialogues apocryphes, « Du Juste », « De la Vertu », « Démodocos », « Sisyphe », « Eryxias », et les « Définitions ». L'introduction donne une vue d'ensemble de l'histoire originale de ces textes divers, tant par leur date de composition que par leur thème et leur valeur littéraire. Chaque traité est précédé d'une notice qui lui est propre. Celle-ci fait le point sur les possibles attributions du texte et fournit toutes les informations historiques ou philosophiques, nécessaires à la bonne intelligence du dialogue. L'histoire du texte est relatée et accompagnée d'une brève récapitulation des manuscrits. L'ouvrage est en outre assorti de notes éclairant la lecture et proposant de précieux parallèles avec l'ensemble du corpus platonicien.

  • Ce traité composé par Aristote (384-322 av. J.-C.), intitulé Les Parties des animaux, représente dans l´histoire de la pensée le premier essai systématique d´une anatomie comparée, menée dans une perspective philosophique. S´appuyant sur des observations fines , établissant des analogies, Aristote s´efforce de fournir une explication raisonnée de l´organisation des animaux en rapportant leurs différences de structure à des différences de fonction. L´auteur développe ainsi une perspective finaliste qui a fait la force et la célébrité de sa biologie et, plus largement , de sa physique. Jalon philosophique et scientifique incontournable, le texte d´Aristote, proposé ici dans son intégralité, a fait l´objet d´une nouvelle traduction qui s´est attachée à restituer la richesse du grec sans sacrifier l´élégance de la langue.Collection Classiques de la philosophie dirigée par Jean-François Balaudé.Traduction nouvelle, notes et introduction par Frédéric Gain.

  • "Le tome III des Tragédies de Sophocle contient les deux oeuvres de l'extrème vieillesse du poète: Philoctète et Oedipe à Colone. La tradition manuscrite en est la même que celle qui a été utilisée pour les autres pièces, à cette réserve près que le manuscrit de Florence, G, ne présente pas Oedipe à Colone. La tradition papyrologique est fort réduite.
    Avec ce tome III s'échève la participation de Paul Mazon à notre nouvelle édition de Sophocle."Extrait de l'avant-propos d'Alphonse Dain.

  • Louée depuis l'Antiquité la plus haute, l'Iliade, de même que l'Odyssée, n'a jamais cessé d'être chantée, apprise et commentée par des générations de lecteurs fervents. Chantés par les aèdes dans toutes les cours aristocratiques, les quelques 16000 vers de l'Iliade relatent cependant une période très brève des événements de la Guerre de Troie, la destruction de la cité de Priam, autour d'un personnage central, l'ombrageux Achille. Curieuse tradition que celle qui choisit de fonder sa culture sur la chute d'une autre, ainsi que sur le récit de vaines querelles, tant humaines que divines ! Les paradoxes liés à l'Iliade sont multiples : l'oeuvre la plus connues de l'Antiquité, dont les manuscrits sont les plus nombreux, est aussi une des plus obscures. Rares sont les certitudes, notamment en ce qui concerne Homère : l'auteur de l'Iliade aurait vécu en Ionie, peut-être au milieu du VIIIème siècle, mais, malgré les hypothèses pléthoriques des homérisants, force est de constater que tout le reste est littérature ! Reste le texte, « bien pour l'éternité », selon l'expression de Thucydide, et l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la culture européenne.A ce trésor de la littérature grecque, il fallait un écrin, et l'édition de Paul Mazon en est un de choix. Celle-ci rassemble en quatre volumes les 24 chants de l'Iliade auxquels il convient d'ajouter un volume d'introduction générale. La toujours belle et fidèle traduction de Paul Mazon est secondée par l'érudition, entre autres, de Pierre Chantraine. Des notes accompagnent la lecture, tandis que chaque tome est précédé d'une préface qui lui est propre. Le lecteur soucieux d'approfondir trouvera dans l'Introduction générale un état des lieux de la question homérique ainsi que de précieuses remarques linguistiques. Le tome IV contient en outre un Index.Texte établi et traduit par P. Mazon, avec la collaboration de P. Chantraine, P. Collart et R. Langumier.Introduction.Tome I : Chants I-VI.Tome II : Chants VII-XII.Tome III : Chants XIII-XVIII.Tome IV : Chants XIX-XXIV.

  • Texte établi et traduit par P. Moraux. CXC-322 p. Figures. (1965) 2e tirage 2003.
    [G 168] 2-251-00042-9 33 Euros

  • Louée depuis l'Antiquité la plus haute, l'Iliade, de même que l'Odyssée, n'a jamais cessé d'être chantée, apprise et commentée par des générations de lecteurs fervents. Chantés par les aèdes dans toutes les cours aristocratiques, les quelques 16000 vers de l'Iliade relatent cependant une période très brève des événements de la Guerre de Troie, la destruction de la cité de Priam, autour d'un personnage central, l'ombrageux Achille. Curieuse tradition que celle qui choisit de fonder sa culture sur la chute d'une autre, ainsi que sur le récit de vaines querelles, tant humaines que divines ! Les paradoxes liés à l'Iliade sont multiples : l'oeuvre la plus connues de l'Antiquité, dont les manuscrits sont les plus nombreux, est aussi une des plus obscures. Rares sont les certitudes, notamment en ce qui concerne Homère : l'auteur de l'Iliade aurait vécu en Ionie, peut-être au milieu du VIIIème siècle, mais, malgré les hypothèses pléthoriques des homérisants, force est de constater que tout le reste est littérature ! Reste le texte, « bien pour l'éternité », selon l'expression de Thucydide, et l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la culture européenne.

    A ce trésor de la littérature grecque, il fallait un écrin, et l'édition de Paul Mazon en est un de choix. Celle-ci rassemble en quatre volumes les 24 chants de l'Iliade auxquels il convient d'ajouter un volume d'introduction générale. La toujours belle et fidèle traduction de Paul Mazon est secondée par l'érudition, entre autres, de Pierre Chantraine. Des notes accompagnent la lecture, tandis que chaque tome est précédé d'une préface qui lui est propre. Le lecteur soucieux d'approfondir trouvera dans l'Introduction générale un état des lieux de la question homérique ainsi que de précieuses remarques linguistiques. Le tome IV contient en outre un Index.

  • « Protagoras est arrivé » : c'est par cette « bonne » nouvelle que le jeune Hippocrate tambourine à la porte de Socrate, que débute l'un des plus fameux dialogue de Platon. Il n'en faut pas plus à Socrate pour conduire son disciple à la rencontre du sophiste, il n'en faut pas davantage à Platon pour introduire son lecteur dans un tableau pittoresque de l'Athènes intellectuelle de son époque. Chez Callias se retrouvent, et s'opposent, les « philosophes », groupés derrière Socrate et les « sophistes » réunis autour du célèbre Protagoras. C'est l'occasion pour Platon de réaliser une truculente galerie de portraits et de laisser libre cours à sa verve comique. Entre les distinctions subtiles d'un Prodicos et l'emphase ridicule de Hippias, les sophistes sont les proies de l'ironie socratique, à l'exception de Protagoras : derrière la parodie du milieu des sophistes se cache une opposition de fond entre l'idéalisme platonicien et le relativisme de Protagoras.Notre édition des Oeuvres Complètes de Platon a choisi d'isoler ce chef d'oeuvre qu'est le Protagoras. A la fois léger et profond, Platon fait ici culminer l'art du dialogue. L'introduction présente les sophistes, dont nous ne savons malheureusement que peu de choses, en insistant sur Protagoras. Les informations historiques concernant le sophiste d'Abdère sont relatées brièvement et complétées par quelques points de repères théoriques des plus précieux. Le mythe de Prométhée, raconté par Protagoras fait l'objet d'un commentaire rigoureux, tandis que l'histoire de la tradition manuscrite est relatée de manière succincte. L'ouvrage est en outre assorti de notes qui accompagnent et éclairent la lecture.

  • Livre IV Objection: ces gardiens ne seront pas heureux.
    Il faut empêcher le développement de la richesse et de la pauvreté.
    La guerre.
    Limites à donner à l'État.
    Les bons réglements dépendent de la bonté de l'éducation.
    Il faut se garder de toute innovation dans la musique et la gymnastique.
    Ne légiférons pas sur des minuties.
    La religion.
    Où trouver la justice dans notre État ?
    Les quatre vertus de l'État: sagesse, courage, tempérance, justice.
    La sagesse se voit dans le corps des gouvernants.
    Le courage se trouve dans le corps des guerriers.
    La tempérance se trouve à la fois dans la multitude et dans le corps des gouvernants.
    La justice, c'est la constance à remplir chacun son emploi, et l'injustice est l'empiétement sur les fonctions d'autrui.....(...)

  • De ce poète d'époque tardive, qui vécut vraisemblablement au III° siècle de notre ère, nous ne savons presque rien : même son origine, Smyrne, est mise en doute par les commentateurs. Seule reste son oeuvre, La Suite d'Homère, long poème épique qui relate les peines et les exploits des Achéens, depuis la chute de Troie jusqu'au retour en Grèce, qu'Homère n'avait que partiellement traité dans l'Odyssée.Notre édition rassemble en trois volumes les XIV livres des Posthomerica. L'introduction fait le point sur les connaissances relatives à l'auteur et reprend notamment toute la question de la datation. Un panorama de la poésie épique au II° siècle est en outre offert et complété par l'histoire de la tradition manuscrite ainsi que par une brève présentation des éditions antérieures. Chaque livre est précédé d'une notice qui en donne la composition et un début d'analyse littéraire. Des notes complémentaires viennent approfondire la lecture. Le dernier tome est en outre enrichi d'un index précieux.

  • Sous le titre de Problèmes figure dans le corpus aristotélicien un curieux recueil de questions et de réponses sur des sujets variés concernant la médecine, les sciences naturelles, la mathématique, l'acoustique, la musique, la psychologie. Cette oeuvre, considérée généralement comme apocryphe, renferme en réalité de nombreux passages authentiques. L'établissement du texte a été réalisé après examen de plusieurs manuscrits médiévaux qui avaient été négligés jusqu'ici. Cette édition des Problèmes comportera trois tomes.
    Pierre Louis est professeur de grec, ancien Recteur de l'Académie de Lyon et Conseiller d'État. Il a édité et traduit dans la Collection des Universités de France la plupart des traités biologiques d'Aristote, en particulier les Parties des Animaux, la Génération des Animaux, ainsi que les Météorologiques.
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  • Epitre à Gallus sur la vie, le testament et les écrits d'Aristote Nouv.

    Voici, pour la première fois édité et traduit, un texte grec antique perdu dans la langue originale et conservé en arabe.
    Il s'agit d'une lettre rédigée par un mystérieux Ptolémée, philologue aristotélicien actif à Alexandrie autour de l'an 200 après J.-C., dans laquelle celui-ci rapporte la Biographie et le Testament d'Aristote, ainsi qu'un Catalogue d'une centaine de titres inconnu par ailleurs. Ce vestige est l'une de nos meilleures sources d'information - et la seule qui soit interne à l'école péripatéticienne - sur la vie d'Aristote. Elle permet de reconstituer les liens entre Aristote et le pouvoir macédonien - Philippe, Alexandre le Grand et le général Antipatros - ainsi que l'émancipation progressive d'Aristote à l'égard de Platon. C'est aussi notre seul témoignage sur la première édition, dans l'Antiquité, des écrits savants du Philosophe. Instantané pris sur le vif de l'état de la philologie aristotélicienne, à Alexandrie, à la fin du IIe siècle, ce texte est une lecture essentielle pour quiconque s'intéresse à la question de savoir ce que nous lisons quand nous lisons Aristote.

  • Sur les états de cause Nouv.

    Les deux textes mis à la disposition du public dans cette édition critique, accompagnée d'une traduction et de notes, nous ont été transmis sous le nom de Syrianus. Ils sont contemporains du philosophe et commentateur néoplatonicien Syrianus d'Alexandrie († 437), et très probablement de lui. Ce Syrianus, maître notamment de Proclus, pratiquait dans son enseignement le commentaire de textes anciens. On connaît de lui des commentaires sur Aristote, Platon, Homère, et donc, peut-on croire, d'Hermogène (sur les état de cause et le style), ce qui met ce rhéteur en très bonne compagnie, et ce qui constitue un témoignage de plus de l'intérêt porté à la rhétorique par les philosophes de ce temps. Sur la question des états de cause, on a de lui les deux ouvrages édités ici, un commentaire et un traité, dans cet ordre. Le commentaire est fait de scolies, qui reprennent et expliquent pas à pas le texte d'Hermogène. Ces scolies continuent et enrichissent la doctrine de nombreux commentateurs devanciers. Plus tard, sur la base de ce travail, Syrianus a choisi d'exposer ce sujet sous la forme d'un traité à part entière, remarquable notamment par ses définitions rigoureuses des quatorze, et non plus treize, états de cause. C'est une synthèse des progrès de la doctrine à cette époque.

  • Oeuvres complètes Nouv.

    Les traités 30 à 33 de Plotin comptent parmi les plus complexes et les plus fascinants du corpus des Ennéades. Considérés longtemps comme formant un unique grand traité (l'hypothétique Grossschrift), ils sont au coeur du débat de Plotin avec certains gnostiques (identifiés principalement à des séthiens platonisants), une querelle dont l'ampleur et la durée dépassent de loin ce que l'on a entrevu initialement et dont le traité 33 lui-même, intitulé Contre les gnostiques, constitue le centre premier. À partir de cet écrit, en effet, on peut se faire une idée de la nature de plusieurs débats philosophiques et théologiques dans la Rome du IIIe siècle de notre ère, peu avant que le christianisme ne commence à s'imposer dans cette partie du monde face à l'hellénisme. Mais l'ouvrage réserve aussi d'autres surprises, dont le célèbre traité 30 Sur la contemplation, une réflexion qui a inspiré des générations de penseurs à travers les âges jusqu'au romantisme notamment et qui, à lui seul, se trouve au départ de ce qu'on pourrait appeler un genre littéraire en soi, le « poème métaphysique », et dont l'interprétation fournie ici, on pourra le constater, s'avère à bien des égards neuve sinon même surprenante. Et que dire par exemple encore du Traité 31 Sur la beauté intelligible, qui renferme peut-être les propositions les plus originales dans le champ de l'esthétique depuis la Poétique d'Aristote ? En bref, un Plotin à découvrir qu'on pourrait dire ici à son meilleur, étudié et présenté par une équipe de spécialistes de provenance internationale.

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