Bruno Doucey

  • Dire « Beat Generation », c'est penser Allen Ginsberg, Jack Kerouac, William S. Burroughs. En un mot, une histoire d'hommes écrite par les hommes, pour les hommes. Mais voilà que l'histoire littéraire s'ouvre aujourd'hui à deux battants : qu'on le veuille ou non, il y avait aussi des femmes poètes dans le mouvement beat.
    Des femmes comme Hettie Jones, Lenore Kandel, Denise Levertov, Anne Waldman, Ruth Weiss... Des femmes qui furent tout à la fois « soeurs, saintes et sibylles ». Des femmes qui ont dû arracher leur liberté au diktat des familles, à la domination masculine et aux carcans sociaux. Sexe, drogue, avortements et rock n'roll ? Oui, à condition de bien comprendre que le droit d'être rebelle était un privilège masculin dans les années 1950.
    Un livre choc, indispensable à notre temps.

  • Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poètes invités au festival de Sète en juillet. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes - celles des pays latins, d'Afrique du Nord, des Balkans, d'Orient - ainsi qu'une cinquième, celle dont l'Histoire a exporté la culture dans le monde, dans l'océan Indien, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de quatre-vingt poètes venus de tous les horizons constituent la mosaïque de ce livre voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chacun d'eux est édité dans sa langue et traduit en français. De quoi faire entendre la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues. Un livre qui ne connaît pas de frontière.

  • « Aide à la personne, soin, accueil, éducation... Prise en charge du corps de l'autre...
    Entretien des bureaux, des maisons, des écoles. » Dès les premiers mots, le ton est donné sans faux-semblants:
    C'est des femmes au travail dont nous parle ce livre composé de petites proses. Soixante-deux textes pour être précis, comme autant d'instantanés «cadrés serrés», de fragments sans prétention qui donnent à voir les « fragments de vie » de celles qui « sont au service ». Sans jugement ni commisération, avec un sens aigu du détail et du langage des corps, Fabienne Swiatly scrute la réalité sociale et les tâches dévolues aux femmes.
    Pénibilité, abnégation, révolte ou beauté du geste -, celles qui se taisent trouvent dans la plume exacte de l'autrice une alliée de premier ordre. Total respect.

  • Le courage... Les Éditions Bruno Doucey ne pouvaient rêver d'une thématique plus appropriée pour leur dixième anniversaire ! Non qu'il y ait une forme de bravoure à éditer des poètes, mais parce que toutes les valeurs portées par la maison depuis une décennie se trouve condensées en un seul terme drapé de lumière et de nuit : mettre du coeur à vivre et à chanter la vie, trouver la force de dire non, vivre en insoumis, se battre contre la maladie, surmonter le deuil, apprendre à fuir quand il le faut, oser être soi, se risquer vers l'autre, admettre sa fragilité, dépasser ses peurs, danser au bord du vide les bras tendus vers étoiles, et puis aimer encore, aimer à perdre la raison. En « dix variations sur le courage et un chant de résistance », cette anthologie scelle un pacte avec la vie.

  • Imaginez un État deux fois plus petit que le département du Nord ou celui de la Moselle, un pays frontalier de trois géants européens, une terre couverte de forêts, une capitale éponyme, sa vieille ville médiévale perchée sur des falaises, et vous aurez l'image d'un des territoires les plus singuliers et les plus méconnus d'Europe : le Luxembourg. Sa poésie n'échappe pas à cette règle. Écrite en trois langues, le luxembourgeois, le français, l'allemand - et même quatre si l'on songe à l'anglais de la diaspora - elle est l'espace d'une cohabitation linguistique heureuse, le lieu où l'on peut se dire « germanophone francographe » sans faire sourire. Il fallait une anthologie pour faire découvrir les richesses inattendues de cette Babel européenne et moderne. C'est chose faite ! Avec Lignes de partage, c'est tout un territoire poétique qui se trouve enfin cartographié. De quoi faire naître d'autres envies de voyage en poésie.

  • Des jeunes filles terrifiées qui perçoivent la date du mariage comme "un noeud sur la corde", des femmes considérées comme du bétail, le travail incessant dans la maison en terre battue, le sel des larmes, des corps que l'on malmène comme on malmène la terre... cette anthologie de la poésie dalit donne la parole aux laissées-pour-compte d'une société divisée en castes ; et l'on comprend, lisant ces pages, qu'être femme et intouchable c'est subir une double peine.
    Jusqu'au jour où... Pour une poignée de ciel raconte la façon dont la femme dalit se saisit d'un crayon. Pour crier sa révolte. Pour en appeler à la liberté. Pour réclamer l'égalité. Qu'elle devienne quelqu'un en étudiant ou confie à la poésie le soin de son émancipation, elle fait irruption dans l'Histoire de l'Inde poscoloniale.

  • En mars 2011, un séisme frappe le Japon, entraînant l'accident nucléaire de Fukushima. Pour le monde entier, l'histoire paraît alors se répéter. Chacun songe aux deux bombes atomiques qui ont été larguées sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, catastrophe sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Nous savons quelle déflagration cela a provoqué dans la littérature occidentale. Mais que sait-on des poètes japonais qui écrivirent en lettres de cendre les tragédies d'Hiroshima, de Nagasaki et de Fukushima ? C'est à cette question brûlante d'actualité que répond l'anthologie établie par Dominique Chipot. Sans analyse ni commentaire, par la seule force du haïku et du tanka, elle se fraye un chemin parmi les décombres. Avec l'espoir "que le genre humain ne s'anéantisse pas par luimême".

  • Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poètes invités au festival de Sète en juillet. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes - celles des pays latins, d'Afrique du Nord, des Balkans, d'Orient - ainsi qu'une cinquième, celle dont l'Histoire a "exporté" la culture dans le monde, dans l'océan Indien, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de quatre-vingt poètes venus de tous les horizons constituent la mosaïque de ce livre voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chacun d'eux est édité dans sa langue, à laquelle nous réservons la belle page, et traduit en français. De quoi faire entendre la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues. Un livre qui ne connaît pas de frontières.

  • 120 nuances d'Afrique. L'anthologie que nous publions pour la 19e édition du Printemps des poètes est une invitation à explorer le continent injustement méconnu de la poésie africaine. Et cela ressemble à un voyage. Voyage dans le temps, à la rencontre des griots et de l'oralité native du poème ; voyage dans l'espace, d'est en ouest, du nord au sud, sans ignorer les territoires situés au-delà du continent. Car toutes les Afrique cohabitent dans ce livre : méditerranéenne, saharienne, sahélienne, équatoriale, australe ;
    Américaine quand le poème devient blues ; Afrique des éthiopiques et des Atlantes ;
    Afrique noire ou blanche, continentale ou insulaire, qui s'étire jusqu'aux Antilles et à Mayotte. Un monde s'éveille sous nos yeux : celui des rythmes incandescents et de la parole libérée.

  • L'Insurrection poétique ... L'anthologie que nous publions pour la 17e édition du Printemps des poètes se veut un manifeste : « manifeste pour vivre ici », selon l'expression d'Eluard, manifeste en faveur d'une vie intense et insoumise, celle que réclament les poètes, ces voleurs de feu.
    Vingt-deux sections incisives, dont les titres se présentent comme des a ches, composent ce livre.
    Parmi elles : Tous égaux ! Guerre à la guerre, Vive la liberté ! Halte au racisme, Contre les fous de Dieu. Rimbaud, Marianne Cohn, Marina Tsvetaïeva, Nâzim Hikmet, Yannis Ritsos, Ingrid Jonker, mais aussi Armand Gatti, Ronny Someck, Serge Pey ou Taslima Nasreen, près de quatre-vingt poètes, français ou étrangers, nous invitent à cette insurrection d'une conscience qui n'a pas renoncé à changer le monde.

  • Janvier et notre émerveillement devant ce qui advient, février et ses carnavals grimaçants, mars et le combat pour sauver le monde, avril-mai lorsque les corps et la nature exultent... En 2019, c'est sous la forme d'un éphéméride que se décline l'anthologie du 21° Printemps des poètes consacré au thème de la beauté.
    Beauté du geste, beauté du diable, beauté dans l'art, chant de celui qui va mourir à l'aube, tyrannie du beau :
    à la diversité des thèmes abordés répondent la diversité des voix et l'éclectisme d'un livre conçu avec l'envie de faire entendre les riches heures de la poésie contemporaine. Et l'on pourrait dire, paraphrasant René Char au seuil d'un ouvrage qui compte quelque 80 poètes : Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté.

  • Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poètes invités au festival de Sète en juillet. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes - celles des pays latins, d'Afrique du Nord, des Balkans, d'Orient - ainsi qu'une cinquième, celle dont l'Histoire a "exporté" la culture dans le monde, dans l'océan Indien, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de quatre-vingt poètes venus de tous les horizons constituent la mosaïque de ce livre voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chacun d'eux est édité dans sa langue, à laquelle nous réservons la belle page, et traduit en français. De quoi faire entendre la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues. Un livre qui ne connaît pas de frontières.

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  • A comme Allumettes, B comme Brûlure, F comme Fougue, S comme Soleil, W comme Watt... En 2018, c'est sous la forme d'un abécédaire que se décline l'anthologie du 20e Printemps des poètes consacrée au thème de l'ardeur. D'où viennent-ils les 80 poètes que convoquent Thierry Renard et Bruno Doucey pour une fête de la vitalité créatrice ? De tous les territoires où la vie fait entendre son chant avec entrain, avec fougue, élan, désir, résistance. De ces lieux où la passion se fait brûlure. Où l'on aime à en perdre la raison. Où l'on parcourt le monde avec une vigueur contagieuse. Qu'on ne s'étonne pas de voir la majeure partie de ces poètes appartenir au domaine contemporain : c'est d'une énergie bien réelle dont notre monde a aujourd'hui besoin. Ce coeur qui bat au coeur du monde, c'est le nôtre.

  • Dire « Beat Generation », c'est penser Allen Ginsberg, Jack Kerouac, William S.
    Burroughs. En un mot, une histoire d'hommes écrite par les hommes, pour les hommes.
    Mais voilà que l'histoire littéraire s'ouvre aujourd'hui à deux battants : qu'on le veuille ou non, il y avait aussi des femmes poètes dans le mouvement beat. Des femmes comme Hettie Jones, Lenore Kandel, Denise Levertov, Anne Waldman, ruth weiss... Des femmes qui furent tout à la fois « soeurs, saintes et sibylles ». Des femmes qui ont dû arracher leur liberté au diktat des familles, à la domination masculine et aux carcans sociaux. Sexe, drogue, avortements et rock n'roll ? Oui, à condition de bien comprendre que le droit d'être rebelle était un privilège masculin dans les années 1950. Un livre choc, indispensable à notre temps.

  • Nomade je fus de très vieille mémoire... Ce beau vers d'Anthony Phelps ne désigne pas un recueil mais une anthologie personnelle qui donne à lire le meilleur d'une oeuvre poétique. Le livre s'ouvre sur un livre publié en 1961 et se clôt sur Une plage intemporelle, paru à Montréal en 2011. Entre ces deux dates, une douzaine de titres se succèdent, invitant le lecteur à suivre le fil sans cesse ramifié d'une vie en poésie. Qu'il évoque son enfance heureuse en Haïti ou l'Amérique métisse qui l'a accueilli, qu'il dénonce la traite des noirs ou l'infamie des dictatures, Anthony Phelps est le poète d'un chant profond dont le souffle ne s'est jamais épuisé. Sa poésie, souvent comparée au Chant général de Pablo Neruda ou au Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire, est de celles qui ont la capacité rare de réenchanter le monde.

  • Bris de vers. L'anthologie que nous publions pour la 18ème édition du Printemps des poètes s'apparente à un voyage dans les territoires, connus et inconnus, de la création poétique du XXème siècle. Tout commence avec Apollinaire et sa lassitude du monde ancien. Le vers se brise comme un éclat de rire, sitôt suivis par la déflagration dadaïste et surréaliste, un désir de vivre et d'écrire autrement, une rupture de la fonction des poètes et de la poésie. Mais le siècle de l'imagination créatrice est aussi celui des guerres, de l'exposition coloniale, de la shoah et de la bombe atomique. En quinze chapitres, cent poètes et mille curiosités, Christian Poslaniec et Bruno Doucey invitent le lecteur à suivre, dans le foisonnement des revues et des livres, « les émeutiers du grand vingtième ».

  • C'est par une poignée de mains qu'est né le projet de ce livre¦: celle qu'ont échangée Ronny Someck et Salah Al Hamdani au festival de poésie de Sète en juillet 2010. Poignée de mains entre deux hommes - l'un arabe, l'autre juif - nés la même année, 1951, dans la même ville, Bagdad. Par ce recueil écrit à quatre mains, c'est toute la poésie qui révèle sa capacité à tisser des liens entre les êtres et les cultures.
    Ouvrage trilingue : hébreu, français, arabe.

  • Ces textes sont le résultat d'un dialogue poétique entre deux femmes de Nouvelle-Calédonie pendant plusieurs mois. Les thèmes abordés sont notamment l'éducation des enfants, la place des femmes, la lutte indépendantiste, la sexualité, etc.

  • Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poètes invités au festival de Sète fin juillet. Les quatre Méditerranée qui nous sont familières y sont présentes - celles des pays latins, d'Afrique du Nord, des Balkans, d'Orient - ainsi qu'une cinquième, celle dont l'Histoire a "exporté" la culture dans le monde, en Océanie, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de cent poètes venus de tous les horizons constituent la mosaïque de ce livre voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chacun d'eux est édité dans sa langue, à laquelle nous réservons la "belle page", et traduit en français. De quoi faire entendre la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues. Un livre qui ne connaît pas de frontières.

  • On croit souvent que l'art du haïku fut découvert en France après la destruction d'Hiroshima. C'est oublier qu'au début du XXe siècle des poètes initiés à la sensibilité japonaise écrivirent des haï-kaï (ou haïkus) rassemblés dans des plaquettes. Pendant la Première Guerre mondiale, de jeunes poètes qui avaient rendez-vous avec la mort se sont livrés à cet art de l'esquisse, saisissant un tableau en trois coups de brosse. Leurs textes sont plus que de simples poèmes : ce sont des projectiles, des éclats d'humanité, des brisures d'espoir, de peur ou de vie.
    Leurs noms sont méconnus mais ils suscitèrent l'admiration de Max Jacob ou d'Eluard. Les voici rassemblés pour la première fois dans une anthologie. La fulgurance du fragment face au désastre de la guerre...

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  • Cette anthologie comporte un texte inédit de tous les poétes invités à Séte à la fin du mois de juillet 2014. Les quatre Méditerranée qui nous sont familiéres y sont présentes - celles des pays latins, d'Afrique du Nord, des Balkans, d'Orient - et une cinquiéme, celle dont l'Histoire a « exporté » la culture dans le monde, outre-Atlantique ou en Afrique. Plus de cent poétes vivants, venus de tous les horizons, constituent la mosaïque de ce livre, voué à la polyphonie des voix et des cultures. Chaque poéme est éd ité dans sa langue originale, à laquelle nous réservons la « belle page », et traduit en français. Le lecteur peut ainsi savourer la musique des mots, sans perdre de vue cet incessant tissage du dialogue entre les êtres, les cultures et les langues.

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  • "Mon cheval à roulettes noir et blanc pommelé galope encore sur la terrasse de l'enfance et les frêles bateaux de papier dansent vers le bassin de l'Esplanade par les étroits canaux de la fontaine canyons géants du Colorado (.) seul j'ai vieilli mais demeure l'enfant comme la mer soupire sur le sable du temps."

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