Charles Leopold Mayer - Eclm

  • Si certains problèmes sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont complexes, d'autres sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont trop simples. La crise climatique est un problème du deuxième genre : pour la résoudre, il suffit d'arrêter de brûler le carbone fossile, c'est-à-dire le pétrole, le gaz et le charbon, ces sources d'énergie qui ont alimenté l'économie mondiale depuis deux siècles.
    Une grande partie des instruments de la politique du climat ont été créés pour cacher la simplicité désarmante de ce fait, car la politique climatique est aussi une politique de puissance, le carbone fossile alimentant la croissance économique depuis des décennies. En conséquence, les opposants à une politique climatique efficace exercent une grande influence.
    Or si l'on peut agir sur l'activité économique, on ne peut changer les lois de la nature, et l'on doit de ce fait dessiner un monde avec moins de croissance.
    Marcel Hänggi se penche sur l'avenir de la politique climatique. Il réclame du courage pour l'utopie et davantage d'imagination sociopolitique.

    Sur commande
  • Les riches ont depuis toujours légitimé leur situation en faisant preuve de générosité.
    Mais l'invention de la philanthropie, au xviiie siècle, s'accompagne de l'émergence d'une pensée tournée vers l'essor de l'économie privée, le progrès par la science et la domination politique de la bourgeoisie.
    Aux xixe et xxe siècles, chaque fois que les grandes fortunes se sont multipliées sans frein, la philanthropie s'est développée dans un double mouvement de justification des inégalités et de traitement privé de la question sociale.
    Dans cet ouvrage, Didier Minot s'interroge sur les dangers de la toute-puissance du philanthro-capitalisme, mais il y décrit aussi l'émergence de nombreuses fondations qui appuient des mouvements dans le domaine social, écologique, de la solidarité ou de la défense des droits. Représentant une faible proportion de l'action philanthropique, leur appui est pourtant déterminant pour un certain nombre de mouvements. Elles contribuent ainsi à l'émergence d'une alternative globale.
    Du fait même de leur statut et de l'absence de pression immédiate (électorale, actionnariale), les fondations peuvent et doivent adopter une approche systémique, inscrite dans le temps long, des grands défis présents et à venir.

  • La non-violence reste pour beaucoup assimilée à un pacifisme béat, à une posture molle, naïve et impuissante donc potentiellement dangereuse quand la mort et la haine ont déjà frappé. Pourtant, il semble aujourd'hui crucial de soumettre la réponse non violente à la discussion, ne serait-ce que pour éviter les risques de surenchère face à l'horreur des actions terroristes. En s'appuyant sur des matériaux divers, depuis les témoignages recueillis sur le terrain jusqu'aux recherches universitaires et aux rapports d'expertise, l'auteur s'attache d'abord à étudier les racines du terrorisme. Il interroge ensuite les dérives sécuritaires des États démocratiques (torture, recul de l'État de droit) qui ne vont pas sans risques dès lors qu'elles réalisent une partie du projet terroriste: déstabiliser durablement nos sociétés.
    Dans cette perspective, ce livre invite à ne pas céder à la peur, au mimétisme, à la collaboration avec la violence terroriste, mais plutôt à reconquérir notre pouvoir d'action contre la haine. La non-violence est-elle en mesure de fournir des propositions réalistes en contexte de crise ? Sans être LA solution, peut-elle réellement participer des solutions face à la radicalisation violente et le terrorisme ?

    Sur commande
  • En 2011, le cigarettier Philip Morris intente une action en arbitrage contre l'État australien, après que le parlement a adopté une loi en faveur des paquets de cigarettes dits « neutres ».
    Ce litige, non encore résolu, a mis au jour un mécanisme peu connu du grand public : le règlement des différends entre investisseurs et États, permettant à une entreprise de porter un litige l'opposant à un État devant une juridiction privée.
    Cet ouvrage reviendra aux origines de l'arbitrage d'investissement, né notamment pour protéger les économies post-coloniales, pour en décrire ensuite le fonctionnement : quelles instances hébergent des tribunaux d'arbitrage ? Quels sont les textes juridiques qui le définissent ? Quels en sont les acteurs ?
    Cet instrument, présent dans de nombreux traités de libreéchange, est aujourd'hui utilisé à grande échelle et laisse craindre une remise en cause des politiques publiques par des multinationales. Démesure des sommes en jeu, opacité, conflits d'intérêt, tout indique qu'une réforme est nécessaire.
    Ajouter des clauses internes aux accords, qui introduisent des droits sociaux et environnementaux, renforcer la médiation et la conciliation, repenser l'équilibre entre les différents acteurs, faire évoluer le droit pour restaurer la supériorité des droits humains sur ceux des entreprises, créer des juridictions économiques internationales, sont autant d'alternatives qui devraient permettre de rééquilibrer le système.

    Sur commande
  • Né en 2010 de l'appel de Stéphane Hessel, désireux de faire revivre la flamme du Conseil National de la Résistance, une vague d'indignation a soulevé les coeurs des citoyens du monde entier.
    Les mouvements « indignés » et assembléistes restaurent alors un idéal de « démocratie vraie », la plus directe et horizontale possible. De la Grèce à l'Espagne, cet idéal a soulevé une vague d'espoir et entraîné la repolitisation des citoyens, dénonçant au passage l'accaparement du pouvoir par l'« oligarchie des 1 % » et la corruption des dirigeants. Leur critique radicale du système politico-financier annonce une rupture avec les discours traditionnels des gauches européennes. Au coeur des places occupées, c'est une nouvelle vision du pouvoir et de la citoyenneté qui se forge, où l'individu se veut désormais acteur politique, se rêve en contre-pouvoir et vigie, déterminé à devenir son propre représentant.
    Mais on a parfois le sentiment que cette indignation se réaliserait hors de tout contexte historique vis-à-vis des luttes passées et présentes, plaçant de fait le mouvement dans l'utopie d'une réalité parallèle.
    Dans cette utopie citoyenne et démocratique, comment sont pensés les modes d'action et la relation collective, ou individuelle, au pouvoir ? Suffit-il de décréter l'horizontalité des relations politiques pour que ce nouvel égalitarisme démocratique advienne ? Quelles ont été les relations de ces « nouveaux acteurs politiques » avec les structures traditionnelles des partis, syndicats ou associations ?
    Benjamin Sourice s'interroge dans cet ouvrage sur la vitalité de ces mouvements, cherche à montrer les lignes de tension entre l'utopisme démocratique et le pragmatisme radical, et tente de relever le plus grand défi de l'idéal démocratique :
    Réconcilier les opposés.

  • Un nouveau courant de l'économie prospère depuis le début des années 2000. À base d'expérimentations, il se propose de créer des modèles pour transformer la conduite des individus par la connaissance des biais qui régissent leurs comportements.
    L'apparente simplicité de ce «?nouveau comportementalisme?», qui prétend notamment changer le sort des populations les plus démunies, redore le blason terni de l'économie, ainsi présentée comme compréhensible, accessible et utile.
    Jean-Michel Servet déconstruit la rhétorique comme la pratique de ce mouvement qui représente, selon lui, non seulement une régression pour les sciences sociales, mais aussi une manière de discipliner les populations pour les amener à agir selon les dogmes d'une économie supposée efficace. Parce qu'il semble ignorer les origines culturelles et sociales des actions humaines, le nouveau comportementalisme perpétue des hypothèses fondamentales de l'orthodoxie économique, revue et corrigée par le néolibéralisme.

    Sur commande
  • Le développement des routes, autoroutes et aéroports pour faciliter l'usage des voitures, camions et avions fonctionnant à l'essence ou au fuel, l'urbanisme de lotissement qui en a découlé, la généralisation des zones commerciales ou d'activités en entrée de villes, l'agrandissement de la taille des parcelles agricoles et la suppression des obstacles naturels pour faciliter l'usage des tracteurs, sont autant d'organisations du territoire liées aux énergies fossiles à bon marché. Signant l'essor de la modernité par sa rupture avec les savoir-faire et les traditions culturelles locales, l'efficacité et la vitesse ont imposé le faciès uniforme d'espaces fonctionnels en effaçant le style diversifié des paysages venus du passé. La contrainte urgente et vitale d'une décarbonisation de l'économie constitue une opportunité incontestable qui va permettre de renouveler de façon radicale les méthodes par lesquelles l'homme configure les territoires. Convaincus que le projet de transition énergétique prend une meilleure cohérence et une plus grande visibilité quand il est inscrit dans un projet spatial, Odile Marcel et Régis Ambroise ont choisi de considérer le paysage comme une solution pour faciliter la transition vers un développement durable et harmonieux des territoires. Donner aux élus des collectivités territoriales la responsabilité du développement durable et celle du paysage, favoriser la recherche, intégrer l'agriculture et la forêt dans les projets de développement urbain, donner une éducation paysagère aux enfants, sont autant de propositions allant dans le sens de la reconstruction d'un paysage qui allie beauté et développement durable.

  • Dans une socie´te´ ou` le risque technologique est devenu un sujet de pre´occupation du citoyen, ce livre questionne les liaisons dangereuses qui unissent experts, de´cideurs et industriels dans des politiques d'orientation technologique trop souvent impose´es sans aucune forme de consultation. La ne´cessite´ d'un encadrement plus strict des conflits d'inte´re^ts est ainsi devenue un enjeu majeur pour la de´fense des principes de transparence et d'inde´pendance de la de´cision publique.

    Benjamin Sourice e´tudie en de´tail les me´thodes de lobbying moderne et les me´canismes conduisant a` la capture de la prise de de´cision publique par des inte´re^ts prive´s. Il s'appuie sur l'e´tude de divers scandales - amiante, Mediator, OGM - et illustre son propos d'exemples re´cents pour e´clairer les rouages opaques d'un syste`me e´voluant aux marges du lobbying et de la corruption. Ces manquements graves finissant par jeter indistinctement l'opprobre sur l'action publique et ses repre´sentants, ils nourrissent in fine la de´magogie populiste au de´triment du projet de´mocratique.

    De´veloppant une analyse des alternatives, cet ouvrage est aussi un appel aux citoyens pour e´riger de nouveaux contre-pouvoirs afin de penser la de´mocratie de demain, entre ouverture et participation citoyenne.

    Cet ouvrage est paru en partenariat avec l'association Sciences Citoyennes et le CEO.

    Sur commande
  • Le processus de mondialisation qui est en oeuvre depuis une vingtaine d'années suscite autant l'assentiment que la méfiance.
    Il s'agit aujourd'hui non pas de savoir si la mondialisation est "bonne" ou "mauvaise", mais d'élaborer un modèle dans lequel tous les participants seraient gagnants. se fondant sur le rôle que notre système monétaire joue dans ces dysfonctionnements, bernard lietaer et margrit kennedy démontrent que des organisations ayant une bonne connaissance des attentes au niveau local sont plus à même de remplir des missions sociales comme l'assistance aux enfants ou aux personnes âgées, la lutte contre le chômage.
    Ils militent pour que les initiatives de portée nationale ou européenne soient soutenues par l'introduction de monnaies régionales. ce modèle de développement concret, crédible et cohérent, offre une contre-esquisse à la forme actuelle de la mondialisation, et permet de répondre aux attentes légitimes de ces milliards d'hommes qui, actuellement, n'en subissent que les conséquences négatives.

  • Le caractère limité de l'eau douce disponible est aujourd'hui une réalité incontestable et engage à revoir de toute urgence la manière d'estimer notre consommation d'eau. Apparu dans les dix dernières années, le concept d'empreinte eau s'inspire de la notion d'empreinte écologique et tente d'estimer l'intégralité des quantités d'eau nécessaires à la production de ce que nous consommons. Il ambitionne aussi de contrôler les pollutions induites sur l'eau et les milieux aquatiques. Cette nouvelle perception « intégrée » de l'eau propose de distinguer trois grands types d'eau : l'eau bleue des nappes et des rivières, l'eau verte contenue dans les sols et l'eau grise, l'eau usée qui est retraitée. Pour bien maîtriser notre empreinte eau individuelle, il faut donc tenir compte de notre consommation d'eau bleue ou verte locale (l'eau des réseaux ou de pluie) mais aussi de toute l'eau contenue virtuellement dans les produits que nous achetons et qui a été réellement consommée ailleurs, appelée eau virtuelle. Sous cet angle inédit, plusieurs questions se posent désormais. Combien d'eau consommons-nous exac- tement et quelle eau contribue à notre mode de vie ? Où se situent les gaspillages les plus importants d'eau ? Comment les réduire ? Le commerce de produits alimentaires peut-il être une solution à la crise mondiale de l'eau ? Comment l'eau est elle aujourd'hui ou sera-t-elle demain un ingrédient à la fois des crises de notre monde et de leurs solutions ? Grâce à une présentation des concepts et de leurs implications concrètes, ce livre ouvre des perspectives et propose de nouvelles solutions pour tenter de résoudre la crise de l'eau.

    Sur commande
  • Inspiré de la notion de biodiversité, le terme « bibliodiversité » fait référence à un ensemble de publications variées dans le paysage éditorial, représentatives d'un système culturel équilibré où toutes les voix peuvent s'exprimer. Aujourd'hui, l'uniformisation des médias et la concentration des secteurs de l'édition et de la librairie favorisent le développement d'une culture standardisée et soumise, à grand renfort de campagnes marketing, à des exigences de rentabilité plus que d'originalité et de qualité. En quête d'une autre voix, les petits éditeurs indépendants entendent bien maintenir la diversité culturelle.
    S'inspirant de son propre parcours, l'auteure, militante féministe australienne et éditrice indépendante engagée, fait ici le lien entre l'évolution de la place de la femme dans notre société et la bibliodiversité, entre l'oppression des femmes et celle des créations à la marge, dédaignées par les poids lourds de l'édition. À l'heure du numérique et de l'autopublication, elle rappelle les fonctions indispensables de relecture et de mise en forme assurées par l'éditeur, qui garantissent la qualité d'un ouvrage. Elle s'attache aussi à mettre en avant les talents d'innovation des petites structures indépendantes, développant une nouvelle forme d' « écologie de l'édition » en marge des grosses structures vers une véritable bibliodiversité du XXIe siècle.

    Sur commande
  • Construction de lignes ferroviaires, rénovations urbaines, gestion de certains cours d'eau... de nombreux projets d'aménagement ou de politiques publiques locales sont aujourd'hui soumis à l'obligation de susciter un débat public, et de mettre en oeuvre un processus de concertation. Dans ce domaine, et notamment du fait d'incitations législatives (loi Grenelle II), le recours à des garants tend à se diffuser en France depuis quelques années chez les maîtres d'ouvrage que sont les entreprises publiques et les collectivités territoriales. Dans ces moments de dialogue, le garant est une personne chargée de veiller à la qualité du processus de concertation : transparence, équité, efficacité...
    Les pratiques montrent pourtant une grande diversité dans l'action des garants. Alors que certains se cantonnent à un rôle d'observateurs, la plupart sont des facilitateurs actifs, voire des médiateurs. Ils contribuent à élever le niveau d'exigence méthodologique et de transparence de la concertation.
    Cette « nouvelle figure » de la concertation pose question.
    Comment le garant est-il perçu par les participants aux concertations ? Comment préserve-t-il son indépendance ?
    Quelles doivent être ses compétences ? Et la question du garant renvoie aux imperfections de la concertation : risques de dévoiement, de manipulation, d'inefficacité... Comment y répond-on ? Par la loi ? Par la formation ? Par un tiers extérieur comme le garant ? Il s'agit avant tout de créer une confiance suffisante pour que puissent s'exprimer de façon constructive les désaccords sur le fond des projets et des politiques.

    Sur commande
  • Les décennies de la conquête de l'espace, de l'invention de l'automobile moderne et du développement de l'aviation civile ont construit un imaginaire positif du progrès technologique, qui promettait à chacun une vie meilleure, plus confortable et plus rapide. Elles ont donné l'illusion d'un inépuisable horizon des possibles et ont nourri la culture d'expansion de l'époque moderne, devenue partie intégrante de notre paysage mental.
    Mais nous sommes aujourd'hui au coeur d'une crise économique, environnementale et sociale, et tous les élans semblent s'être éteints. Il nous faut réinventer notre avenir, cet avenir que l'on s'était habitué à imaginer meilleur, plus grand et plus beau. Comment gérer le progrès et la croissance ? Comment retrouver foi en l'avenir ? Les premières étapes sont assez simples : se prendre enfin au sérieux, penser par soi-même et agir.
    Harald Welzer explore dans cet ouvrage les ressorts de la consommation de masse et du théâtre politique de l'illusion.

    Sur commande
  • En 2011, la Commission européenne donne une nouvelle définition de la Responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), comme relevant de la maîtrise par une entreprise de ses impacts. Cela constitue un véritable changement de paradigme vis-à-vis de la conception encore prédominante selon laquelle l'entreprise contribuerait à la société par la maximisation du profit, et par des actions philanthropiques volontaires (la RSE).
    Mais pour que cette nouvelle perspective soit effective, cela suppose - paradoxalement - d'en finir avec la RSE : celle-ci continue, en effet, à être envisagée de façon instrumentale et de manière séparée de la stratégie. Maîtriser ses impacts, sur des territoires et au long de chaînes de valeur aujourd'hui mondiales, suppose de définir et d'évaluer l'entreprise comme un commun : par la démocratisation de sa gouvernance et par sa capacité à préserver les biens communs mondiaux tant immatériels (le lien social, la souveraineté populaire) que matériels (le climat, la biodiversité et la qualité de l'eau et de l'air).

  • L'eau est un bien public qui a subi, dans les années 1990, une grande vague de privatisation, censée entraîner une plus grande efficacité et étendre l'accès à l'eau et à l'assainissement aux populations pauvres jusque-là non desservies.
    Cela a été un échec retentissant. Cet ouvrage démontre la nécessité de revenir à une gestion publique de l'eau, en faisant d'abord un état des lieux des processus de privatisation de par le monde, de leurs conséquences et de leurs échecs, ainsi que des diverses formes de résistance que ces processus ont rencontrées et suscitées. Les auteurs relatent ensuite quelques expériences réussies aussi bien au Sud qu'au Nord, expériences qui reposent souvent sur la mobilisation citoyenne et sur des processus de démocratie participative.
    /> Des leçons tirées de ces expériences, les auteurs tirent quelques grands principes pour renforcer la gestion de l'eau comme bien public.

    Sur commande
  • Qu'est-ce qu'une association citoyenne ? Comment les associations sont-elles structurées ? Quelles sont leurs missions, leur taille, leur mode de gouvernance ? Cet ouvrage s'attache à faire connaître la diversité des actions menées par les associations au sens large. Dans un premier temps, il retrace l'histoire de l'action associative avant de s'intéresser aux nouvelles relations entre les associations et la société d'aujourd'hui. Ces dernières décennies, les associations ont vu leurs fi nancements se réduire avec les plans de rigueur successifs. Pourtant, face à la crise économique, fi nancière, environnementale et démocratique actuelle, les mouvements de citoyens associés se multiplient pour construire des solutions, que ce soit au niveau local ou mondial, et indiquent les contours d'une initiative globale. Le tissu associatif est devenu un pourvoyeur incontournable de lien social, le moteur d'une économie soli- daire et un des acteurs de la transition écologique. Ces initiatives variées suggèrent un vaste mouvement de réformes structurelles pour les années à venir pour plus d'autonomie et une politique ouvrant la voie à un nouvel élan associatif.

    Sur commande
  • Ousmane Sy est un des hommes qui modèlent aujourd'hui la destinée de l'Afrique.
    Un de ceux qui rêvent d'une Afrique réconciliée avec elle-même, capable de penser son avenir de façon autonome dans un monde interdépendant. Il retrace ici son parcours, celui d'un passeur hors normes, passeur entre l'action et la réflexion, entre l'Afrique et le monde, entre le passé et l'avenir. Dans cet ouvrage à la plume vive, sans appel, nourrie d'expériences personnelles, Ousmane Sy construit de véritables alternatives : une décentralisation authentique, une réforme radicale de l'Etat, une intégration régionale construite par les peuples, la refondation de l'aide internationale.
    C'est un véritable projet pour le Mali et pour l'Afrique qu'il nous propose.

    Sur commande
  • Qu'est-ce que le commerce équitable aujourd'hui ? qui en sont les principaux acteurs ? quel est son avenir ? autant de questions auxquelles ce livre se propose de répondre à travers sept expériences sur le terrain dans différentes régions du monde.
    Au gré de ce voyage, le lecteur partira notamment au chiapas au coeur d'une petite organisation de producteurs de café, en bolivie au sein d'une exploitation de quinoa, en inde pour explorer des formes moins traditionnelles de commerce équitable. cet ouvrage invite à découvrir les multiples visages d'un mouvement en pleine expansion qui cherche à retrouver l'humain derrière le consommateur, la communauté derrière le producteur et à redéfinir le lien social et politique entre ceux qu'on a trop longtemps réduits à des agents économiques désincarnés.
    En marge des critiques stériles qui l'assaillent ces dernières années, mais sans pour autant glisser dans un discours idéalisé, les auteurs offrent de réfléchir aux enjeux que le commerce équitable soulève en regard des appels à un commerce international plus juste et des possibilités d'un marché alternatif fondé sur d'autres valeurs.

    Sur commande
  • Chaque année, des milliers de personnes partent en mission pour des organisations non gouvernementales.
    D'où viennent-elles, que vont-elles chercher, que retirent-elles de cette expérience ? Dans cet ouvrage, Amina Yala ne propose pas seulement de reconstituer le " parcours du volontaire ". En s'appuyant sur les témoignages de celles et ceux qui ont un jour franchi le pas, elle nous offre surtout de comprendre ce qu'une telle démarche révèle des attentes et des images que nous projetons sur ces pays que nous prétendons aider.
    Entre quête de l'Autre et quête de soi, le volontariat en ONG exprime ici toutes ses ambiguïtés et ses richesses. " Le volontariat est perçu comme une aventure utile à plusieurs titres : utile pour les autres que l'on se propose d'aider, utile pour soi en tant que citoyen prenant une part active dans la société. Il comble également un vide en donnant un sens à sa vie. Mais en définitive, qu'en est-il de cette rencontre tant recherchée avec l'Autre ? "

    Sur commande
  • Ce livre est une réédition de Parier pour la paix, du même auteur, publié en 2006. Le général Cot en a réactualisé le contenu, incluant l'analyse des conflits récents en Ukraine, en Afghanistan, en Irak ou en Syrie et l'émergence de Daesh.
    Il retrace son parcours de militaire ayant exercé de hautes responsabilités opérationnelles. Ce texte relève autant du témoignage personnel que de la réflexion abstraite. Avec une conviction communicative, l'auteur proclame sa foi en une utopie aussi vieille que la guerre : la paix du monde. La guerre, dit-il, n'est pas une fatalité mais un mode aberrant de résolution des tensions inévitables, voire nécessaires. Elle ne résulte pas de réactions en chaîne incontrôlables mais, le plus souvent, de la volonté délibérée de « fauteurs de guerres » qu'il faut identifier, dénoncer, condamner. À la base, des femmes et des hommes de plus en plus nombreux nourrissent et transmettent une véritable culture de paix. Au sommet, l'Onu reste malgré tout la seule instance légitime pour fédérer les efforts de tous les peuples afin que la loi du plus fort cesse enfin d'être la meilleure.

    Sur commande
  • Notre système alimentaire, aujourd'hui largement mondialisé, est un vaste domaine qui va de l'amont de la production agricole à l'aval de la consommation alimentaire, et qui mobilise 50 % du travail humain dans le monde, 75 % des eaux douces de la planète et émet 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Autant dire que les enjeux sociaux et environnementaux induits sont immenses.
    Henri Rouillé d'Orfeuil tentera dans cet ouvrage de définir ce que la transition agricole et alimentaire recouvre, en quoi il est aujourd'hui indispensable de la mettre en oeuvre et comment le faire. Il reviendra pour cela à la pensée de Fernand Braudel qui a présenté les mécanismes à l'oeuvre dans la mondialisation et a décortiqué les ressorts de la lutte des acteurs économiques et financiers mondialisés contre les pouvoirs territoriaux, l'évolution du système alimentaire étant très liée à l'équilibre entre les deux composantes territorialisées et mondialisées qui le constituent.
    Il présentera le développement historique du modèle agro-industriel dont les performances économiques ne compensent pas les immenses dégradations sociales et environnementales qu'il engendre.
    Le moteur du « progrès » agricole est aussi et, à l'échelle historique, surtout, le moteur de la paupérisation et de l'exclusion de la moitié de l'humanité et de la destruction des ressources naturelles et minières.
    Mais là où les crises agricoles ne se contentent pas d'exclure la grande majorité des paysans et de vider les campagnes, elles asphyxient les économies en les privant de consommateurs et de partenaires.
    Le mouvement de redressement pourrait bien venir d'une sorte de sursaut des « territoires », écrasés par une mondialisation qui les a effacés ou abolis. L'aspiration grandissante à la prise en compte des « performances » sociales, environnementales et culturelles de la production des aliments, qui sont ignorées par les marchés, pourrait bien sonner la revanche des « biens publics » sur la domination écrasante des biens privés et marchands.

    Sur commande
  • Le conflit est un phénomène sociétal normal dans la mesure où il résulte de la rencontre d'opinions et de positions opposées et incompatibles. Il devient problématique quand il génère de la violence mais sans cela, il a tout intérêt à émerger et à s'exprimer pour réclamer d'être traité. Pourtant, dans notre société, il est perçu comme un désordre illégitime et à ce titre, on lui applique un traitement sécuritaire et répressif. Si la priorité, quand le conflit explose, est certes de restaurer la sécurité pour tous, on ne peut se limiter à une telle action.
    Le propos central de cet ouvrage vise à décrire le conflit comme un phénomène social également porteur d'opportunités. Cette approche a été théorisée dans la littérature anglo-saxonne sous le nom de Conflict transformation. Il s'agit d'un long processus qui vise à transformer les relations et les structures à la base du conflit et invite à le percevoir comme une opportunité pour le changement social et à faire le deuil de la disposition sociale antérieure.
    Ainsi, ce livre cherche à construire un esprit critique, à poser les bases d'une disposition d'esprit propre à adopter une attitude constructive face aux conflits, à favoriser une posture d'ouverture et de créativité pour amener les changements sociaux qui permettront de construire un avenir commun apaisé.

    Sur commande
  • Loin d'e^tre une simple fonction support qui ne servirait qu'a` faire connai^tre, la communication des organisations est un maillon essentiel du syste`me e´conomique. Elle influence profonde´ment l'activite´ me^me de ceux qui communiquent mais aussi les attentes de ceux qui sont expose´s aux messages. Entre le greenwashing (litte´ralement «?blanchiment e´cologique d'image?») qui remet en cause la conversion e´cologique de la socie´te´, et une autore´gulation inefficace, la communication est devenue un monstre de´teste´ et autocentre´. Mais est-ce e´tonnant de la part d'un me´tier dont deux des actes fondateurs e´taient une gre`ve a` briser et des cigarettes a` faire brandir par les suffragettes comme des «?flambeaux de la liberte´?»??

    En re´action aux pratiques les plus de´testables de la communication-manipulation, est ainsi lentement en train d'e´merger la communication responsable. Ne se limitant pas a` la bonne utilisation des arguments du de´veloppement durable, elle consiste en une prise de conscience de ses impacts ne´gatifs (environnementaux, socie´taux) et en un effort pour les limiter, dans l'inte´re^t de tous. Pour faire adhe´rer a` un message, la meilleure solution n'est-elle pas de retrouver un imaginaire vrai, de restaurer le dialogue avec toutes les parties prenantes, et de de´velopper la culture de la preuve??

    Sur commande
empty