Christian Bourgois

  • Beloved

    Toni Morrison

    " le 124 était habité de malveillance.
    Imprégné de la malédiction d'un bébé. " a bluestone road, près de cincinnati, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flasques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, sethe l'ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée.
    Jusqu'au jour oú une inconnue, beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli.
    Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix pulitzer, et a figuré pendant des mois en tête des listes de best-sellers en grande-bretagne et aux etats-unis.

  • Depuis sa publication en 1954-1955, Le Seigneur des Anneaux a enchanté des dizaines de millions de lecteurs dans le monde entier, et donné vie à la fantasy moderne, en racontant les aventures de Frodo et de ses compagnons, traversant la Terre du Milieu au péril de leur vie pour détruire l'Anneau forgé par Sauron, le Seigneur des Anneaux. Mais depuis quelques années, de nombreux lecteurs français et francophones souhaitaient qu'une nouvelle traduction, quarante ans après la première (1972), prenne en compte la meilleure version du texte anglais (débarrassé de ses coquilles depuis 2004) ainsi que toutes les découvertes permises par les publications posthumes de J.R.R Tolkien, proposées par son fils Christopher.
    C'est chose faite aujourd'hui, grâce à la nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux, réalisée par Daniel Lauzon, qui a pu suivre, pour la première fois, toutes les indications laissées par l'auteur à l'intention des traducteurs du Seigneur des Anneaux. Dans le droit fil de sa retraduction du Hobbit en 2012, reconnue par les lecteurs de Tolkien comme la nouvelle traduction de référence, Daniel Lauzon a prêté une attention particulière au dynamisme du texte, à son énergie, aux différentes « voix » des personnages (on entend Gollum et Gandalf comme pour la première fois !), et veillé à rendre toute la poésie des chansons que comporte Le Seigneur des Anneaux.

  • Les Deux Tours, deuxième partie du Seigneur des Anneaux, poursuit le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, lancés dans leur périple en Terre du Milieu. Avec Merry et Pippin, le lecteur plonge dans les batailles entre les Orques et les Cavaliers du Rohan, avant de rencontrer l'Ent Fangorn ; avec Aragorn, Gimli et Legolas, il assiste incrédule au retour de Gandalf ; avec Frodo et Sam, il suit Gollum le long des chemins périlleux qui mènent vers le royaume du Mordor, le seul lieu où l'Anneau pourrait être détruit.

    Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par J.R.R. Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien.

    Ce volume contient 16 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi qu'une carte en couleur de la Terre du Milieu.

  • L'histoire se déroule dans l'Amérique des années 1950, encore frappée par la ségrégation. Dans une Amérique où le « White only » ne s'applique pas qu'aux restaurants ou aux toilettes, mais à la musique, au cinéma, à la culture populaire. L'Amérique de Home est au bord de l'implosion et bouillonne, mais c'est ici la violence contre les Noirs américains, contre les femmes qui s'exprime. Les grands changements amorcés par le rejet du Maccarthisme, par la Fureur de vivre ou le déhanché d'Elvis n'ont pas encore commencés. En effet, les Noirs Américains sont brimés et subissent chaque jour le racisme et la violence institutionnalisés par les lois Jim Crow, qui distinguent les citoyens selon leur appartenance « raciale ». Pour eux, le moindre déplacement, même le plus simple, d'un état à l'autre, devient une véritable mission impossible. En réponse à cette oppression, l'entraide et le partage ? facilités par l'utilisation du Negro Motorist Green Book de Victor H. Green qui répertorie les restaurants et hôtels accueillant les noirs dans différents états ? sont au coeur des relations de cette communauté noire dans une Amérique à la veille de la lutte pour les droits civiques.
    La guerre de Corée vient à peine de se terminer, et le jeune soldat Frank Money rentre aux Etats-Unis, traumatisé, en proie à une rage terrible qui s'exprime aussi bien physiquement que par des crises d'angoisse. Il est incapable de maintenir une quelconque relation avec sa fiancée rencontrée à son retour du front et un appel au secours de sa jeune soeur va le lancer sur les routes américaines pour une traversée transatlantique de Seattle à Atlanta, dans sa Géorgie natale. Il doit absolument rejoindre Atlanta et retrouver sa soeur, très gravement malade. Il va tout mettre en oeuvre pour la ramener dans la petite ville de Lotus, où ils ont passé leur enfance. Lieu tout autant fantasmé que détesté, Lotus cristallise les démons de Frank, de sa famille. Un rapport de haine et d'amour, de rancoeur pour cette ville qu'il a toujours voulu quitter et où il doit revenir. Ce voyage à travers les États-Unis pousse Frank Money à se replonger dans les souvenirs de son enfance et dans le traumatisme de la guerre ; plus il se rapproche de son but, plus il (re)découvre qui il est, mieux il apprend à laisser derrière lui les horreurs de la guerre afin de se reconstruire et d'aider sa soeur à faire de même.


    Home est le dixième roman de Toni Morrison. À travers l'histoire dure et torturée de ce jeune soldat, c'est un roman de la rédemption que nous offre ici l'auteur. Ce retour à l'Amérique du XX e siècle, avec une focalisation sur les années 1950, est un développement nouveau dans l'oeuvre de Toni Morrison, mais on retrouve pourtant les thèmes qui caractérisent son oeuvre. Elle laisse le lecteur découvrir ces années 1950 qui ne sont finalement que suggérées qu'à travers de petits indices. Elle laisse le souvenir de cette époque se reconstruire à travers les images distillées dans notre inconscient collectif. C'est encore et toujours dans la suggestion que l'art de Toni Morrison se révèle. Elle réussit à faire d'un roman finalement assez court une véritable oeuvre tout en subtilité, en vérités voilées qui se glissent progressivement jusqu'au lecteur avant d'exploser au grand jour.

  • Depuis sa publication en 1954-1955, Le Seigneur des Anneaux a enchanté des dizaines de millions de lecteurs dans le monde entier. Pourtant, cela fait quelques années que des lecteurs français et francophones réclament une nouvelle traduction, quarante ans après la première (1972), qui prenne en compte la version la plus à jour du texte anglais ainsi que toutes les découvertes permises par les publications posthumes de J. R. R Tolkien, proposées par son fils Christopher Tolkien. C'est chose faite aujourd'hui.
    La deuxième partie a pris fin alors que Frodo, piqué par Araigne, a été capturé et que son compagnon Sam désespère de le sauver pour continuer leur quête. Cette dernière partie raconte les stratégies de Gandalf et de Sauron, le Seigneur des Anneaux, jusqu'à la catastrophe finale et la fin de la grande Guerre de l'Anneau, à laquelle participent Aragorn, le futur Roi du Gondor, et ses compagnons Gimli le Nain, Legolas l'Elfe, Merry et Pippin les Hobbits, tandis que Gollum est appelé à jouer un rôle inattendu.
    Ce troisième volume parvient à un équilibre parfait entre le souffle épique, l'émotion suscitée par les situations extrêmes, et les moments de contemplation de cet univers sorti de l'esprit de J.R.R. Tolkien, père fondateur de la fantasy moderne et inspiration directe pour Harry Potter et Game of Thrones.

  • Dalva

    Jim Harrison

    Dalva est le grand roman américain de jim harrison, son livre le plus abouti et le plus poignant depuis le fabuleux légendes d'automne, harrison nous donne ici un portrait mythique de l'amérique - du génocide de la nation indienne jusqu'aux séquelles de la guerre du viêt-nam et au cynisme des années 80 - en centrant son livre sur la vie tumultueuse et meurtrie d'une femme de quarante-cinq ans, dalva.
    A travers cinq générations de sa famille de pionniers, c'est le mythe du jardin d'eden, de l'innocence perdue que harrison met en scène avec ce sens de l'espace, cet extraordinaire lyrisme, cette violence et cette étrange pudeur qui lui sont propres. " comment, après avoir si bien commencé, avons-nous pu en arriver là ? " a cette question ô combien romanesque et melvillienne, jim harrison apporte avec dalva, son chef-d'oeuvre, une réponse éblouissante.

  • Blond, grand, attirant, Lee Anderson a tout du canon de beauté de l'Américain blanc. Mais il cache en réalité un secret : il a du sang noir. Un sang noir qui a coûté la vie à son frère, victime d'un crime raciste. Aujourd'hui, Lee Anderson est décidé à faire expier ce drame à la société blanche tout entière. En s'installant dans la bourgade de Buckton, il en est persuadé : il se fera justice avec violence.
    Publié en 1946, J'irai cracher sur vos tombes fut aussitôt jugé pornographique, obscène, dérangeant, et son auteur fut voué aux gémonies. Enrichie de photographies inédites du manuscrit de l'adaptation cinématographique du roman, cette nouvelle édition présente, en outre, l'imposant Dossier de l'« Affaire J'irai cracher sur vos tombes » par Noël Arnaud, où le lecteur découvrira le destin passionnant d'un texte aux multiples scandales et à la force toujours intacte.

  • Premier récit publié par J.R.R. Tolkien, en 1937, cette histoire, inventée par l'auteur pour ses propres enfants, rapporte les aventures de Bilbo, un jeune Hobbit, héros malgré lui lancé en quête d'un trésor gardé par un dragon, en compagnie de Nains et du magicien Gandalf. Bien que destiné initialement à la jeunesse, ce texte a également enchanté des générations de lecteurs adultes, par son suspense, ses coups de théâtre, son humour, sa poésie. mais aussi parce qu'il introduit le lecteur dans un monde inventé par Tolkien, la Terre du Milieu, qui sert de décor à la plupart de ses récits (dont Le Seigneur des Anneaux) ; et parce qu'il présente des personnages appelés à connaître une grande postérité, dont les Hobbits, Gandalf et. l'Anneau.

    Cette édition est servie par une nouvelle traduction, assurée par Daniel Lauzon, traducteur reconnu des oeuvres de J.R.R. Tolkien depuis douze ans. Cette traduction inédite respecte les particularités du texte, son jeu avec les registres (du plus léger, au début du récit, vers des moments plus sombres, annonçant Le Seigneur des Anneaux qui prendra sa suite), la musicalité des chansons et des poèmes. Daniel Lauzon a également retraduit les noms anglais en respectant les indications données par Tolkien dans le Guide to the Names.
    Ce livre sera donc une redécouverte pour de nombreux lecteurs de Tolkien, qui ne juraient que par Le Seigneur des Anneaux et Les Enfants de Húrin, (roman qui a connu un grand succès en 2008). 75 ans après sa publication (en 1937 en anglais), on entend enfin la voix du Hobbit !

    1 autre édition :

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur: Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe. C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie: mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit aronter le souvenir de son ls Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions; il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • " le livre des contes perdus fut la première oeuvre majeure d'imagination entreprise par j.r.r.
    Tolkien. il entama ce travail en 1916-1917 à l'âge de 25 ans et l'abandonna de nombreuses années plus tard alors qu'il était encore inachevé. cette oeuvre expose la toute première conception des terres du milieu et de valinor puisque les contes perdus constituent la première forme de ce qui devait plus tard être nommé le silmarillion. implantés dans les légendes anglaises et présentant une très forte association avec l'angleterre, ces contes sont placés dans le cadre narratif d'un vaste voyage vers l'ouest qu'entreprend un marin du nom d'eriol (ou ælfwine) jusqu'à tol eressëa, l'ile solitaire, où demeurent les elfes ; d'eux, il apprend leur véritable histoire, les idées originales des dieux et des elfes, des nains, des balrogs et des orcs ; des simarils et des deux arbres de valinor ; de nargothrond et de gondolin ; de la géographie et de la cosmographie du monde inventé.
    Le livre des contes perdus sera publié en deux parties ; cette première partie renferme les contes de valinor, la deuxième inclura beren et luthien, turin et le dragon, ainsi que les seuls récits complets existants du collier des nains et de la chute de gondolin. chaque conte est suivi d'un bref commentaire sous la forme d'un essai, groupé avec des textes de poèmes associés, et chaque tome contient des informations extensives sur les noms et le vocabulaire des toutes premières moutures des langues elfiques.
    Les deux tomes du livre des contes perdus forment le premier volet de l'histoire des terres du milieu qui étend cette étude aux raffinements et élargissements ultérieurs de l'oeuvre imaginative de j.r.r. tolkien, présentant entre autres les longs lais de beleriand, l'ambarkanta ou forme du monde, le lhammas ou récit des langues ainsi que des annales, des cartes, et de nombreux écrits inédits reliant et éclairant les oeuvres précédemment publiées.

  • « La disparue s'appelait Rebecca, ou Becky, ou Bex. Elle avait treize ans au moment de sa disparition. » S'esquisse alors le tableau d'un village anglais dont les habitants ne s'effraient pas tant du drame que du constat implacable de leur ignorance des faits, dans laquelle ils se savent bientôt voués à demeurer. Nulle énigme policière à résoudre mais un mystère avec lequel il va falloir vivre. Jon McGregor nous décrit, en treize chapitres, soit treize ans divisés chacun en treize mois lunaires, l'évolution d'une communauté face aux vicissitudes de l'existence, dans un paysage qui, bien que métamorphosé par la construction de treize réservoirs, résiste à merveille aux outrages du temps.
    Jones, le concierge de l'école primaire, s'estime à la fois coupable et victime d'une erreur judiciaire ; James, le petit ami de passage, est hanté par l'événement ; Jane Hughes, le prêtre, quitte le village sans se justifier ; Gordon, séducteur impénitent, voit son charme disparaître avec l'âge ; Irène n'ose avouer son soulagement d'avoir perdu son époux ; Susanna s'installe au village pour fuir un époux violent ; Lynsey et James, adolescents, découvrent le plaisir dans une fougue secrète ; Richard Clark retrouve quelque temps un amour de jeunesse ; Bruce présente son nouveau partenaire à ses proches... Jon McGregor réalise une fine analyse psychologique de tous ces personnages.
    Par sa structure rigoureuse agrémentée de fines variations, Réservoir 13 donne à observer, entendre, découvrir ou reconstituer la vie de villageois au gré du temps et de leurs souvenirs, sans jamais laisser leur imagination - ni la nôtre - triompher d'une réalité qui se refusera toujours à entièrement apparaître. Réservoir 13 n'est pas un puzzle auquel manquerait une pièce, mais un kaléidoscope aux subtiles nuances de lumière. Et c'est peut-être alors par la neutralité parfaitement maîtrisée de son style, alliée à un rythme unique, que Jon McGregor fait le mieux valoir son éclatante audace.

  • Délivrances

    Toni Morrison

    Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes.

    Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge - à autrui ou à elle-même - et du fardeau de l'humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l'avenir avec sérénité.



    « Rusé, sauvage, et élégant... Toni Morrison distille des éléments de réalisme et d'hyperréalisme dans un chaos magique, tout en maintenant une atmosphère narrative séductrice et poétique, voire toxique... Une fois encore, Toni Morrison déploie une écriture courageuse et sensuelle qui fait d'elle, sans doute, la plus grande romancière contemporaine. » Lisa Shea, Elle.

    « Toni Morrison ajoute une nouvelle pierre à l'édifice d'une oeuvre [...] au sein de laquelle elle ne cesse d'examiner, d'interroger les conflits et les changements culturels de notre époque. Délivrances est incontestablement un nouveau chef-d'oeuvre. » Jane Ciabattari, BBC.

  • Lorsque Jiselle, hôtesse de l'air, rencontre le beau pilote Mark Dorn, veuf et père de trois enfants, cela ressemble au début d'un conte de fées. Le passé compliqué de Jiselle, ses sentiments confus envers son père et son désir de plaire la poussent dans les bras de Mark. Il l'épouse, lui permettant de démissionner et d'oublier les mille tracasseries quotidiennes de son travail (accrues depuis l'apparition de la grippe de Phoenix qui rendait les passagers plus nerveux et les allers-retours continuels plus complexes). Au bout de quelques semaines, Jiselle se retrouve dans une ville inconnue : elle emménage dans le chalet de Mark et commence une nouvelle vie avec trois beaux-enfants à sa charge. Alors qu'elle s'évertue à gagner leur amour et à trouver sa place en tant que mère au foyer, Jiselle s'interroge sur la sincérité des sentiments de Mark à son égard. Elle s'inquiète des raisons pour lesquelles il l'a épousée et se demande s'il ne la considère pas plus comme une simple nounou que comme sa femme. En quelques mois, sa vie prend un tour dramatique. Jiselle a de plus en plus l'impression que les filles de Mark, avec lesquelles elle se trouve seule la plupart du temps - leur père étant souvent retenu en Allemagne - la détestent. La grippe de Phoenix, d'abord circonscrite à un périmètre maîtrisable, se transforme en épidémie et son quotidien devient une question de survie. Alors que les événements s'accélèrent autour d'elle, la vie que Jiselle pensait avoir choisie se trouve bouleversée. En effet, tandis que la mystérieuse maladie se répand rapidement à travers le pays, elle commence à se rendre compte que son mariage, ses beaux-enfants et leur monde parfait courent un terrible danger... Mais Jiselle s'endurcit et reprend confiance en elle grâce à la tendre relation qu'elle parvient finalement à construire avec les enfants de Mark. Rassurée, elle se découvre une force intérieure qui lui donne la stature d'une véritable héroïne alors même que le monde semble s'écrouler autour d'elle. Laura Kasischke a étudié à l'Université du Michigan, elle a gagné de nombreux prix littéraires pour ses ouvrages de poésie ainsi que le Hopwood Awards; elle a également reçu la Bourse MacDowell. Ses poèmes ont été publiés dans de nombreuses revues. Ses romans La vie devant ses yeux et A suspicious river ont été adaptés au cinéma. Elle vit dans le Michigan, et enseigne l'art du roman au collège de Ann Arbor. " L'oeuvre de [Kasischke]...
    Nous dévoile un monde parallèle et nous permet d'y vivre. " New York Times Book Review " Dans ce septième roman, qui arrive à point nommé, Kasischke décèle la beauté au milieu de l'apocalypse. [...] Son penchant pour les histoires troublantes, mais prenantes, est à l'oeuvre. Tout comme sa facilité à manier la langue. Elle allie des images saisissantes, et parfois violentes, à une narration remarquablement détachée afin de créer un monde fictionnel dans lequel la terreur, la beauté et le chaos se côtoient. " (Publishers Weekly) " Entre un début obsédant et une fin fascinante, voici un conte sur la beauté, la résilience, l'amour, le sacrifice, et même la grâce, qui surgit aux endroits les plus improbables. Dans un monde vraiment `parfait', chaque livre que je lis devrait m'inspirer autant que celui-ci. " Katrina Kittle, auteur de The Kindness of Strangers " En un monde parfait nous offre une plongée étonnante et sensible au coeur de la nature humaine, tout en révélant un monde terrifiant, et pourtant crédible, que je n'avais encore jamais imaginé. Cette histoire à couper le souffle vous emportera rapidement. " Jessica Anya Blau, auteur de The Summer of Naked Swim Parties " [Kasischke] écrit avec une intensité empreinte d'une expérience du monde, avec une beauté fulgurante, mais aussi avec un humour sournois. [...] Nous sommes inexorablement entraînés vers une série de questions brûlantes, au premier rang desquelles : à quand la suite... ou n'est- ce qu'un espoir impossible ? " (Elle) " C'est un livre du Jugement dernier sous la forme d'un drame familial finement observé, montrant comment les relations dysfonctionnelles évoluent et s'adoucissent face à une menace effrayante. Le lecteur parviendra peut-être à se défaire de l'impression qu'un sort a été tout à la fois jeté et brisé. " (Los Angeles Times) PAGE 1

  • Le banquier anarchiste Nouv.

    Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses convictions et ses actions en matière d'anarchisme n'ont rien à envier à celles des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre, cependant, n'est pas là : il s'agit en fait d'un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise, ses hypocrisies et ses mensonges. C'est aussi une dénonciation du pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.
    Le Banquier anarchiste est l'unique oeuvre de fiction publiée du vivant de Pessoa et signée de son vrai nom. Un texte explosif, un véritable brûlot.

  • Tout débute un beau jour quand le narrateur trouve une chose par terre, dans la rue. Une chose ? Quelque chose, de forme ovale, à la fois mou et dur, qu'il ne parvient pas à identifier mais qu'il prend dans le creux de sa main.
    Commence alors pour lui une étonnante divagation où, guidé par sa recherche, il connaîtra mille et une aventures : lors de son voyage, il rencontrera des universitaires spécialistes de littérature israélienne, une troupe de cirque d'un genre un peu particulier, un groupe de Juifs à la poursuite de leur utopie, et non pas une, mais deux femmes prénommées Shloma.
    De rencontres inopinées en hasards improbables, l'équipée de notre héros se relance à chaque fois. Car bien sûr tous ces personnages hauts encouleur ont un point commun : ils ont chacun un avis sur la question.

  • Sélection naturelle Nouv.

    À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui??
    Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.

  • Ils sont trois, une femme et deux hommes. Alors qu'il est toujours plus difficile d'accéder à l'emploi au sortir de ses études, ces trois personnages banals et sans liens apparents se voient proposer un travail à l'Usine.
    L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville et qui s'étend à perte de vue, jusqu'aux montagnes environnantes. C'est là qu'ils vont désormais travailler, à des postes pour le moins curieux : l'un d'entre eux est chargée d'étudier des mousses pour végétaliser les toits, un autre relit des écrits de toutes sortes et les corrige. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse, et passe ses journées à détruire des documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais quand on n'a pas le choix car il faut bien gagner sa vie, on est prêts à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de leur existence ?
    Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine.
    Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.

  • Un don

    Toni Morrison

    « Situé deux cents ans avant Beloved, Un don évoque, dans la même prose lyrique et verdoyante qui caractérisait son précédent roman, le monde beau, sauvage et encore anarchique qu'était l'Amérique du XVIIe siècle. Toni Morrison a redécouvert une voix pressante et poétique qui lui permet d'aller et venir avec autant de rapidité que d'aise entre les mondes de l'histoire et du mythe, entre l'ordinaire de la vie quotidienne et le royaume de la fable... Un don, le récit déchirant de la perte d'une innocence et de rêves brisés, est, dès à présent, à ranger aux côtés de Beloved, parmi les écrits les plus obsédants de Toni Morrison à ce jour. » (Michiko Kakutani, The New York Times) « La force épique avec laquelle Toni Morrison rend compte de l'espace et du temps surpasse encore le talent avec lequel elle décrit ses personnages. Elle excelle à trouver une forme de poésie dans ce monde colonial brutal et décousu, amenant son oeuvre au-delà de la simple dénonciation des infamies de l'esclavage et des difficultés d'être afro-américain. » (John Updike, The New Yorker)

  • Dans les premières années du xixe siècle, loin des guerres de napoléon, au sud-ouest de l'angleterre, une fille de pasteur anglican, qui n'est ni très riche, ni très pauvre, ni savante, ni illettrée, qui n'a aucune aventure exceptionnelle, et qui n'épousera pas un lord, entreprend singulièrement de dire en prose de fiction quelque chose d'irracontable et de jamais encore raconté : comment une jeune fille, entre toutes les contraintes de la famille, du monde et des moeurs, devient une personne entière, autonome et invincible.
    Et ce faisant jane austen crée d'un seul coup une branche nouvelle, unique, étonnante, imprévisible du roman anglais, qui est surtout le roman des anglaises, avec sa prose silencieuse, énigmatique, la prose du non-dit, de la réticence, et de la retenue. ; celle qui, après elle s'avance vers sa floraison, peut-être ultime, en henry james et virginia woolf. orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de jane austen.
    Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage : l'héroïne, la vive et ironique elizabeth bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux darcy ? si oui, en sera-t-elle aimée ? si oui encore, l'épousera-t-elle ? mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe. jacques roubaud.

  • Les saisons

    Maurice Pons

    Un beau jour du seizième mois de l'automne, Siméon arrive dans une vallée perdue où se succèdent inlassablement deux saisons, une de pluie et une de gel bleu, et où seules les lentilles parviennent à germer. En pleine saison pourrie, cet étranger qui se déclare écrivain cherche dès lors à prendre place dans la communauté hors du temps qui y vit, vaille que vaille. étranger au milieu de ces habitants taciturnes, Siméon devra s'affronter à une hostilité grandissante. Il est le paria, l'autre absolu.
    Parviendra-t-il à écrire le livre dont il a le projet ?

    Depuis près de quarante ans, Les Saisons conquit un réseau souterrain de lecteurs enthousiastes, souvent prosélytes, qui n'hésitent pas à faire circuler ce livre. Une confrérie d'initiés qui partage un même univers ; ils se connaissent et se reconnaissent entre eux, un peu comme les lecteurs de Malcolm Lowry ou de Julio Cortázar. Voici pour la première fois ce « livre culte » en poche chez Christian Bourgois. Maurice Pons s'y saisit de toute la crasse humaine pour la transformer en or.

    « Quand un monde est inhabitable, on le change, ou on en change. »

    1 autre édition :

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