Dans Nos Histoires

  • Traduction inédite de « L'étiologie de l'hystérie » (1896). Reconnaîtra-t-on ce Freud-là, qui ne nous parle ni d'Oedipe ni de sexualité infantile mais d'agressions et de traumatismes, qui n'interroge pas des fantasmes mais écoute des souvenirs ? Devant une assemblée médusée, Freud renonce à la sécurité de l'exposé scientifique pour mieux déployer son énergie argumentative : touche par touche, il prépare son auditoire, ménage ses effets, anticipe et désamorce les objections, comme le détective d'un roman policier qui s'apprête à dévoiler l'identité de l'assassin. C'est cette puissance de conviction que s'attache à rendre la présente traduction, en restituant au texte son oralité première, dans une langue dépoussiérée de tout académisme.

  • Alys, une jeune femme amnésique aux tendances punk, se dirige vers un petit village abandonné dans lequel elle est censée avoir vécu, dans l´espoir de se remémorer un passé oublié. Mais les choses ne se passent jamais comme prévues, et Alys va rapidement être confrontée à un véritable cauchemar. Ou bien c´est le cauchemar qui va être confronté à elle, question de point de vue.
    « Tout ça, c´est un rêve. Ça marche à base d´histoires. Tu commences à rajouter les tiennes en loucedé, et c´est toi qui finis par écrire le scénario ».
    Créatures de rêve poursuit la série des « Aventures d´Alys et Lev », inaugurée avec Enfants de Mars et de Vénus (Dans nos histoires, 2017).

  • Afin d'avancer dans son parcours transsexuel, Cassandra décide de se procurer des hormones de manière illégale, sans se douter que l'association lesbienne à laquelle elle s'adresse sert en fait de couverture à un gang de motardes surnaturelles. Le roman "pulp" de Lizzie Crowdagger transpose dans le langage fantastique (vampires, loups-garous, sorcellerie) la transphobie ordinaire et dynamite, au besoin à coups de révolvers, les codes de genre et de sexualité.

    Vous avez toujours trouvé que les biographies trans manquaient de flingues et de moto ? Alors vous aimerez Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) : entre Buffy, True Blood et Sons of anarchy, mais avec plus de gouines.

  • Suivi de 'Les spectatrices émancipées'. Pierre Tévanian propose dans cet essai une lecture de Mulholland drive. Plutôt que d'y voir de l'art pour l'art, une succession de tableaux dépourvus de signification, il montre au contraire que le film de David Lynch, construit comme un rêve, nous raconte une histoire : celle de Diane Selwyn et Camilla Rhodes, de leur amour et du deuil de cet amour par la vengeance. La lecture de Pierre Tévanian, appuyée sur les outils d'analyse de la psychanalyse freudienne, plonge ainsi dans le rêve de Diane Selwyn et fait réémerger la dimension politique du film, critique de l'ordre hétéro-sexiste et de la construction hollywoodienne d'un idéal du moi destructeur. 'Le film commence comme un thriller, mais il est tout sauf un thriller. Il est d'une beauté formelle rare, mais ce film est tout sauf de l'art pour l'art. Enfin, Mulholland drive est bien entendu un rêve, et bien entendu il fonctionne comme un film à clés, mais le rêve n'est pas le véritable sujet du film. Le rêve n'est qu'un moyen - particulièrement bien approprié - de parler d'autre chose. Mulholland drive est en réalité un film sur l'amour et la haine et sur le deuil, mais aussi une élégie, un monument érigé en hommage aux victimes d'Hollywood, une réflexion anthropologique sur la puissance du cinéma et son influence sur la vie, et même, plus que ça, un pamphlet contre l'ordre hétérosexiste, ou plus largement contre 'l'usine à rêves' qu'est Hollywood, et contre les effets destructeurs de ce 'rêve' sur la subjectivité de masse. Tout cela, à travers une histoire : l'histoire de Diane Selwyn et Camilla Rhodes, victimes d'Hollywood'

  • L'evangile de marvin & john - whata s going on - imagine Nouv.

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