Denoel

  • Logique des passions

    Roland Gori

    • Denoel
    • 17 Avril 2002

    Y a-t-il une logique de la passion amoureuse ? Comment rendre intelligibles les états passionnels a priori irrationnels ? Comment expliquer leur genèse alors qu'ils ne témoignent que d'une seule chose : l'aveu d'une souffrance ? Riche de scènes et de cas cliniques, ce livre doit son inspiration à l'observation du quotidien autant qu'à la pratique de la psychanalyse.
    Se plaçant au coeur du phénomène passionnel, Roland Gori nous entraîne dans une réflexion inédite, décrivant la passion comme un état produit par la poétique du langage, par une sorte de maladie de la langue qui s'impose à la faveur d'une implacable séduction entre deux êtres. Qui a vécu l'état passionnel retrouvera ici ses trois figures originaires : l'amour, la haine, l'ignorance. L'étude de l'état passionnel par la psychanalyse permet de saisir l'essence de l'amour fou ou le sens des déchirures que s'infligent les amants, ou encore la détresse de l'homme éconduit.
    Dans le sillage des travaux de Clérambault, elle éclaire aussi le fétichisme particulier lié à la relation passionnelle.

  • Le sujet en état limite

    Jean-Jacques Rassial

    • Denoel
    • 19 Octobre 1999

    Le diagnostic d'état limite a envahi la psychopathologie depuis une vingtaine d'années.
    Paradoxalement, ce terme, né de l'expérience psychanalytique, a servi à une critique profonde de la clinique freudienne des psychoses, des névroses et des perversions. du côté des psychanalystes français, l'exigence d'une rigueur métapsychologique a conduit à des élaborations théoriques nouvelles (j. bergeret, a. green) qui vont bien au-delà de la fine description clinique des auteurs anglo-saxons (dont principalement 0.
    Kemberg), alors qu'à la suite de lacan certains contestent radicalement l'usage psychanalytique de ce diagnostic non structural. ici l'auteur, s'appuyant à la fois sur le cas de l'homme aux loups de freud, sur la théorie du sinthôme de lacan et sur sa propre clinique, des adolescents et des jeunes adultes en particulier, propose de concevoir cet état limite du sujet comme un état de la structure, et non comme une structure clinique spécifique.
    A la rencontre des élaborations freudienne et lacanienne et de la clinique de ces états, il propose une modélisation topologique qui le conduit à concevoir les changements possibles du sinthôme.

  • Inventer le reel - le deni, entre perversion et psychose

    Claude Rabant

    • Denoel
    • 2 Avril 1992

    L'homme nie souvent la réalité. Il peut la nier en construisant un délire ou en fabriquant un fétiche qu'il adore à la place de ce qu'il n'y a pas. Cette attitude, Freud l'a appelée déni ou désaveu, pour la distinguer du refoulement qui caractérise la névrose. Devant l'insupportable, l'homme fabrique un objet, délire ou fétiche, qui l'en protège magiquement. Entre perversion et psychose, le déni dessine donc un carrefour. Or, curieusement, les psychanalystes ont presque totalement négligé ce processus, dont ils n'ont pas poursuivi l'élaboration comme ils l'ont fait du refoulement, à l'exception d'Octave Mannoni dans son article : «Je sais bien mais quand même...» Le propos de ce livre est donc de reprendre ce problème là où il a été abandonné et d'en montrer la fécondité.

  • L'équation des rêves ; et leur déchiffrage psychanalytique

    Gisèle Chaboudez

    • Denoel
    • 21 Janvier 2000

    Cent ans après la publication de l'interprétation des rêves de freud, la psychanalyse avance-t-elle dans la compréhension du rêve ? comment peut-on l'aborder aujourd'hui ? c'est ce que cet ouvrage interroge.
    Témoignage d'une pratique qui a recours à l'ensemble de l'apport lacanien, il en propose des prolongements et montre une logique à l'oeuvre dans le rêve. un matériel, recueilli auprès d'adultes et d'enfants, est confronté à quelques grands rêves de la tradition freudienne, et à un rêve de la littérature médiévale. on y rencontre une unité de structure qui complète ce que freud a décrit au seuil du xxe siècle.
    Ainsi sont esquissées les bases d'une interprétation renouvelée des rêves.

  • Rien au-delà

    Colette Audry

    • Denoel
    • 5 Janvier 1993

    Durant les deux dernières années de sa vie, Colette Audry, femme de lettres, témoin exceptionnel de son temps, échange avec un moine bénédictin une correspondance d'une rare densité littéraire. Elle fait de son correspondant son «unique public» : il devient le support, mais aussi l'adresse d'une question concernant sa propre exigence de vérité et sa soif de perfection éthique.
    Rien au-delà : il n'y a rien au-delà de la douceur que peuvent s'apporter, dans cette vie, deux êtres qui s'écoutent et s'ouvrent mutuellement «une possibilité illimitée de s'exprimer». Mais si cette vie vient à manquer, on se trouve sur un seuil au-delà duquel il n'y a rien. Sauf le noir absolu.
    Avec François, une chance se présente pour Colette, de ne pas mourir sans s'être dite jusqu'au bout.

  • Les rêves offerts par Freud dans L'interprétation des rêves, au-delà de leur dimension auto-analytique, nous confrontent à la face cachée, sombre, de l'opération analytique elle-même. Deux figures privilégiées de l'interprète : le père et le maître. Couple écartelé, interdisant au père la délimitation d'un espace propre : lorsqu'il s'affirme comme détenteur d'un pouvoir absolu, il se confond avec le maître, faisant planer une menace sur l'enfant. Menace que seul l'enfant peut déchiffrer.
    Pour lire ce qui se joue dans la fonction paternelle, il faudra alors laisser la parole à l'enfant, lui restituant sa bouche blessée. Le titre est extrait d'un rêve cité par Freud : l'enfant mort vient réveiller son père endormi en lui murmurant : «Père, ne vois-tu pas que je brûle ?»

  • Selon une légende tenace, la psychanalyse serait née de l'auto-analyse de Freud avec Fliess. Dans une ardente collaboration, les deux amis partagent projets et théories. À la suite de leur rupture, naît chez Fliess la conviction qu'il est la victime d'un double plagiat.
    O. Weininger et H. Swoboda - instruit par Freud dont il fut le patient - lui auraient volé ses idées.
    Erik Porge rassemble pour la première fois les données de la biographie de Fliess, livrant les pièces d'un dossier resté confidentiel dans l'histoire de la psychanalyse et donnant enfin la parole à Fliess.

  • Le nomme et l'innommable - le dernier mot de la vie

    Maud Mannoni

    • Denoel
    • 6 Septembre 1991
  • Comment se decide une psychotherapie d'enfant ?

    Ortigues

    • Denoel
    • 2 Avril 1993
  • Du sida ; l'anticipation imaginaire de la mort et sa mise en discours

    Saint-Jarre C

    • Denoel
    • 13 Janvier 1994

    L'irruption du sida dans nos sociétés nous bouleverse ou nous angoisse.
    C'est qu'elle nécessite de faire face à la plus radicale question qui soit : comment vivre lorsqu'on est confronté à la mort anticipée ? Si on ne veut pas alors entendre ce qui se dit de la douleur, du deuil à effectuer et de la vulnérabilité de nos existences. Au-delà d'une mise à jour de la situation des hémophiles et d'autres personnes ou communautés infectées au VIH, il s'agit ici de donner la parole aux personnes concernées : sujets atteints par la maladie et accompagnants de ceux-ci.
    Leurs témoignages, on le verra, raniment les interrogations psychanalytiques concernant le double ou l'enfant mort. Ils rencontrent ceux d'écrivains comme Primo Levi, Robert Antelme ou Marguerite Duras. Mais aussi ils permettent de clarifier les enjeux de plusieurs débats actuels, en particulier à propos de l'euthanasie et des soins palliatifs. Oui, le sida est un défi. Pour y répondre aujourd'hui, il y a lieu d'en appeler aux ressources du langage et d'expérimenter une éthique de la solidarité.
    C'est ce à quoi cet ouvrage souhaite contribuer.

  • L'hystérie vous salue bien ! sexe et violence dans l'inconscient

    Diane Chauvelot

    • Denoel
    • 24 Janvier 1995

    Bien qu'elle soit nommée, identifiée comme maladie féminine dès l'antiquité, l'hystérie est méconnue par les egyptiens, les grecs et les romains, hippocrate et galien.
    Ils s'accordent sur l'idée qu'elle provient des troubles de l'utérus, organe migrateur selon certains. si le culte d'asclépios anticipe sur la psychothérapie, la médecine élabore des théories fumeuses sur les causes de l'hystérie et cherche à en venir à bout par onguents, fumigations et baumes. jusqu'au jour oú saint augustin, la rejetant du côté du diable, fait taire le discours médical pour plusieurs siècles.
    Elle prend alors le masque du démon et de la sorcellerie, défiant le pouvoir religieux comme l'autorité politique. affection de l'être parlant, protéiforme, imprévisible et contagieuse, elle fait échec au discours médical auquel elle emprunte souvent l'idée de ses troubles énigmatiques. diane chauvelot le montre admirablement, l'hystérie n'est pas seulement, et depuis toujours, objet du refoulement, elle est symptôme social.
    Son histoire n'est qu'une suite de scandales, depuis le tapage des communautés de femmes - sorcières et faiseuses d'anges, possédées de loudun de morzine - jusqu'aux suicides collectifs. le couple ensorcelée-exorciste fait longtemps recette. quelques grandes figures de la médecine frôlent la vérité sans la découvrir : paracelse récusant la docte ignorance ; mesmer, qui semble exploiter la crédulité, mais ne comprend pas ce qu'il manie : le transfert ; charcot refusant d'admettre l'étiologie sexuelle.
    Aujourd'hui, débaptisée et rhabillée, ici en " syndrome de conversion ", là en " trouble de personnalité multiple ", l'hystérie change son répertoire avec les modes, mais elle reste cette altération structurale que, seuls depuis freud, les psychanalystes savent écouter.

  • L'enfer du devoir ; le discours de l'obsessionnel

    Denise Lachaud

    • Denoel
    • 14 Septembre 1995
  • Vers la parole trois enfants autistes en psychanalyse

    Laznik M-C.

    • Denoel
    • 14 Novembre 1995
  • Devenir psychanalyste - les formations de l'inconscient

    Collectif

    • Denoel
    • 5 Mars 1996
  • Lacan avec la psychanalyse americaine

    Collectif

    • Denoel
    • 15 Novembre 1996
  • La Crise d'adolescence

    Collectif

    • Denoel
    • 11 Septembre 1984

    Les thèmes : l'adolescence est-elle " analysable " ? Considérations sur la psychopathologie de l'intelligence ; deux récits de vie d'adolescents autodidactes au XVIIIe et au XIXe siècles ; les rites d'initiation dans certaines sociétés non évolutives.
    Le titre : la crise d'adolescence. La notion d'adolescence est critique en elle-même sur de nombreux plans. Lorsqu'une " cassure " se produit dans l'évolution de l'adolescent, il arrive que ce dernier développe des mécanismes de défense psychotique " normale ". Lorsque ces mécanismes sont décodés dans le seul sens d'une évolution psycho-pathologique vers la psychose par un regard nosographique étroit, le danger serait grand pour l'adolescent que la dialectique des mécanismes de défense ne se bloque et ne se fige en une structure de type borderline.
    Ici se place une polémique : Quelles conditions pour que le blocage soit définitif ? La psychose est-elle due à une crise d'adolescence qui a mal tourné, ou à une crise d'adolescence non effectuée en raison de la fragilité des identifications ?

  • Enfance alienee - l'enfant, la psychose et l'institution

    Collectif

    • Denoel
    • 11 Octobre 1984

    Ce ouvrage rassemble les travaux issus du congrès sur les psychoses (1967) qui s'est tenu à Paris autour de Laing, Cooper, Winnicott, Lacan. Ces textes parus dans Recherches (1967) n'ont été ensuite que partiellement republiés.
    Cette nouvelle édition réintroduit des textes cliniques majeurs. On ne peut que rester frappé par la vitalité que de telles considérations insufflent à la pratique clinique. «On retrouvera, à travers les écrits des antipsychiatres de l'époque, un grand rêve humaniste né du malaise de la psychiatrie, et de ses institutions» (Maud Mannoni). Bien que ces textes soient centrés sur l'enfant psychotique, leur portée s'étend à une réflexion plus vaste sur l'individu. La folie, la psychanalyse, dans les liens dynamiques qui les nouent et les dénouent.

  • Introduction à la lecture de Lacan t.1

    Umberto Eco

    • Denoel
    • 1 Février 1985
  • L'expérience de Bonneuil, avec l'originalité et l'orientation analytique qui lui sont propres, a aussi pris place dans le mouvement des réformes psychiatriques réclamées depuis vingt-cinq ans. Ce livre est écrit par des analystes et des soignants travaillant sur le terrain. Les événements parlent d'eux-mêmes. L'effet en est politique : la réflexion théorique quant à l'oeuvre entreprise, si elle a pour axe l'analyse d'une part et la pédagogie de l'autre (la scolarisation des «non-scolarisables»), fait en effet, malgré elle, partie intégrante d'un contexte social élargi. Aussi le combat de l'équipe des soignants de Bonneuil se situe-t-il dans la perspective non seulement d'une politique de la santé mentale, mais encore de l'éthique qui est à son fondement.

  • L'enfant imaginaire (2e édition)

    Conrad Stein

    • Denoel
    • 10 Septembre 1987

    Le bénéfice du travail d'une psychanalyse réside dans la production d'une oeuvre représentative d'un enfant qui serait à la fois soi et produit par soi et dont l'avènement est supposé devoir se produire du fait de sa reconnaissance par un tiers qui est, en premier lieu, le psychanalyste. Expérience personnelle, pratique du métier de psychanalyste et écriture du texte analytique sont indissociablement unies dans la référence à cet enfant imaginaire.
    Ce livre, paru en 1971, a eu une influence profonde sur la psychanalyse française. D'où l'importance d'une réédition qui a été complétée d'un index, pour en faciliter l'accès.

  • Fiction des origines de la psychanalyse avec les enfants

    Fendrik Silvia Ines

    • Denoel
    • 10 Novembre 1989

    Aux origines de la psychanalyse d'enfants, il y a Freud avec le petit Hans pour qui le père et l'analyste ne font qu'un, et aussi Hermine von Hug Hellmuth dont le destin tragique a longtemps été occulté. Mais deux noms s'imposent surtout, ceux d'Anna Freud et de Melanie Klein. Leurs noms sont décisifs. L'une a porté toute sa vie le nom de son père, lequel a été son analyste et en a fait sa chargée de mission. L'autre a voulu effacer son nom d'origine et est devenue analyste en prenant pour patients d'abord ses propres enfants, ensuite ceux de ses collègues. Sachant cela, il est temps de redécouvrir leurs premiers écrits, d'interroger ce qui y reste non dit, et d'éclaircir ce qui relie paradoxalement les vies et les oeuvres de ces deux femmes. C'est ce qui est entrepris ici, dans le but d'élucider les difficultés rencontrées depuis ses débuts par l'analyste avec les enfants. Quitte à rechercher la vérité jusque dans la fiction...

  • Lettres personnelles - fiction lacanienne d'une analyse

    Octave Mannoni

    • Denoel
    • 13 Mars 1990

    «Ces lettres personnelles sont donc le récit déguisé d'une analyse... Tout en décrivant avec un humour parfois féroce et une précision obsessionnelle (c'est le style exigé par l'Administration) les rouages de la Machine qui fait de nous tous des subordonnés ou des "colonisés" à plus d'un titre, ces lettres parlent surtout indirectement de la relation faite de désarroi, d'amour et de haine, qui lie l'analysé à son analyste, et de la difficulté d'inventer un langage vraiment personnel pour s'adresser à lui en tant qu'Autre.» Ginette Michaud.

  • Daniel Gunn, professeur de littérature comparée, montre comment des écrits psychanalytiques et des oeuvres de fiction peuvent se révéler avoir des préoccupations, des objectifs et des procédés communs. Il examine les oeuvres de différents psychanalystes, de Freud à Lacan, et aussi de cliniciens contemporains comme Serge Leclaire et Maud Mannoni, en les rapprochant de celles d'écrivains comme Proust, Kafka, Beckett et Marguerite Duras. La question des origines, celles de l'ambivalence et de la répétition se révèlent à l'oeuvre dans la psychanalyse comme dans la littérature. Les différences et les similitudes de leurs abords éclairent d'un jour particulier l'un et l'autre de ces champs, comme le démontrent l'étude des relations entre l'auteur et le lecteur, ainsi que celle des liens entre le psychanalyste et l'analysant.

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