Descartes & Cie

  • Pour beaucoup, l'affaire est entendue : d'ici peu, une dizaine d'années tout au plus, le véhicule autonome (VA) aura envahi nos vies, bouleversé nos villes, transformé nos modes de déplacement voire réglé la question du réchauffement climatique. À n'en pas douter, le véhicule autonome sera la première application d'envergure de l'intelligence artificielle.
    Faut-il prendre pour argent comptant ces affirmations souvent approximatives ?
    Pour la première fois, deux des meilleurs spécialistes de la question passent au crible toutes ces certitudes. Ils ont travaillé un an pour cet essai critique, collecté les études disponibles dans le monde entier, débattu de leurs points d'accord et de désaccord. Ils livrent la première analyse d'envergure sur le véhicule autonome.
    La fascination suscitée par l'intelligence artificielle et la compétition entre géants de l'ancien monde (les constructeurs automobiles) et du nouveau (les géants du numérique) ont focalisé l'attention sur les questions technologiques et industrielles. Mais comment un objet aussi disruptif que le VA pourrait-il ne pas bouleverser aussi nos vies, notre expérience de l'espace, de la ville, de la mobilité et ainsi dessiner un nouveau monde, pour le pire ou le meilleur ?* Les auteurs dressent les contours des évolutions sociétales possibles, des plus attendues aux plus surprenantes.
    Quelle pourraient être la place des pouvoirs publics et celle des opérateurs des VA ? Quels seront les garants juridiques des déplacements ? Ira-t-on vers l'apparition de tiers de confiance inédits ? Le VA servira-t-il principalement à des usages individuels ou collectifs, personnels, familiaux ou professionnels ? Le VA peut- il contribuer à une décélération du nombre de déplacements individuels, à un bouleversement de l'économie des transports en commun ? Quelles seront ses conséquences sur la transition énergétique et l'évolution d'un marché mondial des transports hautement concurrentiel ?

  • De toute part le bruit médiatique dominant renvoie de l'automobilisme une image négative suggérant une dépendance aliénante à l'objet roi du siècle passé. A contre-courant, ce livre entend réfléchir aux motifs qui ont conduit à son règne, qui, constatons-le, continue au XXIe siècle à l'échelle planétaire. Dès lors, les motifs de succès auraient-ils vraiment et partout disparu ? L'idée est de mettre en question, sur le fond, la forme de bien-pensante et de schizophrénie qui, depuis quelque temps et tout particulièrement en France, accuse l'automobile et place les automobilistes dans une position de coupables désignés des grands maux sociaux et environnementaux. Chemin faisant, la métaphore psychanalytique sert à étayer une proposition bien connue et adaptée pour l'occasion : haine de l'auto = haine de soi. Au gré de quelques coups de volant - et de guidon ! - inattendus, l'ouvrage cherche à interroger les limites de l'autorefoulement, de la mauvaise conscience et de la mémoire malheureuse qui sont associés de nos jours à l'automobile, objet fétiche d'une liberté de plus en plus incomprise et compliquée à assumer.

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  • La Bataille de la route propose une plongée dans le monde violent de la mobilité, sur tous les territoires, de la ville à la campagne, de la rue à la route.
    Enjeu de la bataille, l'espace public, qui se comprend de la voirie aux esprits, voit se nouer alliances et oppositions entre les modes de transport : l'automobile et l'autobus de l'entre-deux-guerres n'étaient-ils pas alliés lorsqu'il s'est agi d'habituer la société française à l'automobilisme autant que d'équiper la voirie de revêtements qui leur fussent adaptés ? Mais la congestion des Trente Glorieuses provoqua leur divorce, concrètement matérialisé par le couloir d'autobus.
    Pour survivre dans cette jungle, la principale stratégie consiste effectivement à s'assurer un territoire rigide et bien à soi. Donc à abandonner ce qui caractérise les systèmes de mobilité : leur souplesse. Un décalage s'insinue ainsi entre un discours qui fait de la souplesse la principale qualité de la modernité contemporaine et la réalité des pratiques et ambitions des acteurs de cette bataille de la route.

  • Découvrez Mobilité sans racines - Plus loin, plus vite... plus mobiles ?, le livre de Stéphanie Vincent-Geslin. Etre mobile aujourd'hui ne se résume plus au simple fait de se déplacer classiquement entre son domicile et son travail. A l'heure où les mobilités se recomposent du fait de l'évolution des modes de vie et des technologies, de transport comme de communication, la notion même de mouvement doit être interrogée. C'est ce que fait depuis plusieurs années l'Ecole de sociologie suisse. En proposant de centrer le regard sur des enjeux, trop souvent passés sous silence - enjeux sociaux, interactions entre mobilité spatiale et mobilité sociale et professionnelle, etc. - c'est à une nouvelle pensée de la mobilité que ses travaux parviennent. Dirigé par Vincent Kaufmann et Stéphanie Vincent, cet ouvrage offre un regard original sur certaines mobilités contemporaines : les mobilités réversibles. Habiter à Paris et travailler à Londres ou prendre l'avion plusieurs fois par semaine sont autant d'exemples de ces modes de vie pendulaires que seuls le niveau technologique et la configuration professionnelle des sociétés contemporaines permettent. Cette catégorie des mobilités impliquant le franchissement aller-retour de grandes distances par des moyens de transport rapides mérite une analyse approfondie permettant de saisir les implications personnelles de tels modes de vie.

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  • Les réserves de pétrole ne sont pas inépuisables, et d'autres formes d'énergies devront être inventées et utilisées massivement.
    A quoi ressemblerait une société sans pétrole ? Pour répondre à cette question, l'auteur nous propose de découvrir le choc ressenti en France après le blocus de 1940 sur les produits pétroliers, la réaction de Vichy et les solutions plus ou moins originales qui furent alors employées...

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  • Passionnelle, l'automobile le reste plus que jamais et la crise y ajoute encore du pathos.
    Pour l'observateur averti comme pour le simple citoyen, cette industrie, comme d'autres, semble à la veille d'une " révolution ". Pour l'automobile, toutefois, peut-être s'agit-il plutôt d'une contre-révolution initiée de longue date dans laquelle la part de désamour entre pour beaucoup. L'objectif de cette réflexion collective, alimentée par des chercheurs de notoriété internationale, est de remonter aux sources des processus de dénonciation, voire de rejet radical du phénomène automobile et d'évaluer la portée de ce désenchantement.
    La question des futurs de l'automobile est donc au coeur de cet ouvrage. Un nouveau contrat social est-il possible ou s'agit-il au contraire d'une rupture définitive ?

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  • Le titre de cet ouvrage, repris de celui de la journée d'étude organisée en décembre 2009 par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) annonce ouvertement la couleur et relève d'un simple constat : l'automobilisme utilitaire sert la société ! Or, comment se fait-il que le discours dominant ne retienne du rapport à ce type d'automobiles qu'un sentiment globalement négatif, que le terme de " dépendance " résume par-delà l'énumération fréquente des nuisances qui lui sont associées? Précisément, l'objet de ce deuxième " Atelier du CCFA " consiste dans l'inventaire, par des universitaires et des professionnels, des services rendus par les autos utilitaires et également dans une tentative d'estimation de leur poids économique d'une part, et de leur influence sociale et culturelle d'autre part. L'utilitaire est ici entendu au sens très large, puisqu'il comprend aussi bien les poids lourds que les utilitaires légers - extensibles à tous les véhicules de flottes d'entreprises -, tous finalement constitutifs d'une même chaîne. Plongeant ses racines dans le passé, questionnant également le patrimoine, cette réflexion collective se veut également résolument tournée vers les perspectives d'avenir de ce " sous-secteur " de première importance pour l'industrie automobile.

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  • Depuis la fin du XIXe siècle, les villes françaises cultivent une relation passionnelle et ambivalente avec l'automobile. Les grandes transformations urbaines du XXe siècle sont le fruit de ce mariage tumultueux entre d'un côté les territoires urbains, leurs habitants et leurs édiles et, de l'autre, la circulation automobile, les aménageurs et les responsables locaux qui s'y confrontent. Cette relation a la plupart du temps trouvé un certain équilibre, dans les projets, dans les réglementations comme dans les pratiques. Comme un symbole, les grands investissements de transports en commun (métros à Marseille et Lyon et RER parisien) sont élaborés en même temps que les projets automobilistes tes plus démesurés. Mais depuis quelques années, cet équilibre est remis en cause au profit des centres-villes qui font l'objet d'opérations de reconquête des espaces urbains.

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  • Dans cet essai, l'auteur propose une réflexion sur le statut de l'automobile et met en évidence la diabolisation de la motorisation individuelle. Il interroge la question de la convivialité prétendue d'une société qui exclut l'automobile du pacte républicain et dresse un bilan de l'histoire de l'automobile dans la société française des Trente Glorieuses

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  • Les représentations de la route et de la mobilité n'évoluent pas aussi vite que les pratiques des milieux professionnels qui s'efforcent de concilier développement durable, enjeux énergétiques et soutenabilité économique. L'exploitation des mobilités intelligentes est au coeur des réflexions de cet ouvrage, entre recherches fondamentales et actions sur le terrain.
    La route offre des possibilités d'optimisation multiples que le projet contemporain de « R5G », (Route de cinquième génération) illustre parfaitement. Le dynamisme de la conception des automobiles contemporaines, leur gestion en flotte et en réseaux dans les nouveaux « bouquets mobilitaires » sont également spectaculaires.
    L'ambition de ce livre, en donnant la parole à diverses catégories d'acteurs (constructeurs, entrepreneurs et équipementiers), est d'interroger les nouveaux modes de production et d'usage de la mobilité et les transitions en cours dans ce secteur.

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