Arts et spectacles

  • La nature est au centre du travail de Christine Jean. Espace et lumière dominent dans ses toiles et ses lavis d'encre où les repères d'échelle disparaissent. Elle a peint au Moyen-Orient, en Afrique, au Viêt Nam, en Inde, en Picardie... Elle a su intérioriser l'influence orientale privilégiant les forces naturelles et subjectives, en l'alliant aux forces objectives de l'Occident.

  • A partir d'anecdotes et une suite d'oeuvres placées sous le thème des boîtes à secret, le peintre Milshtein revient aux sources de sa création. C. Urjewicz lui donnant la réplique, il retrace son enfance dans l'Union Soviétique en guerre, à une époque où il doit fuir l'avancée des troupes nazies, relate son espérance de revoir son père déporté en Sibérie et de trouver un refuge.

  • Ce numéro 25ème de la revue area s'intéresse au patrimoine et souhaite proposer un bilan de ce qui forge l'art et notre culture.
    Le patrimoine fait appel à l'idée d'un héritage légué par les générations qui nous ont précédées, et que nous devons transmettre intact ou augmenté aux générations futures.
    Ce numéro pose donc la question du passé mais surtout de son interprétation présente, et montre que le patrimoine est aussi affaire d'idéologie; porteur de sens et de discours. La revue area interroge des penseurs, des artistes, des politiques, des historiens mais aussi d'importantes institutions internationales.
    Elle met ainsi au jour les grandes problématiques qui sous tendent cette notion :
    Qu'est ce qui devient patrimoine?
    Quel lien entre cette notion et la propriété?
    Dans quelle mesure le patrimoine définit-il une identité?
    Quelles sont les attitudes neuves par rapport au patrimoine?
    Qu'est-ce que le patrimoine immatériel?
    Quel est le lien entre patrimoine et modernité?

  • Comment se déploie aujourd'hui le féminin dans la création artistique ?
    Il n'y a pas de réponse unique, le féminin est pluriel et sa richesse d'autant plus grande.
    40 ans après les mouvements de libération des femmes Où en sont les combats des femmes et la création féminine ?
    Une nouvelle image des femmes émancipées par l'oeuvre qu'elles proposent à la société se dessine t-elle ?
    La parité est-elle rentrée dans les faits de l'art ?
    Puisqu'il est question de sensibilité, qu'est-ce que le féminin aurait apporté à l'imaginaire de nos sociétés ?
    Essentiellement tournée vers des artistes plasticiennes, la revue interrogera des artistes majeures qui ont contribué à modifier les paysages artistiques dans tous les domaines de la création...
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  • Une rencontre d'artistes pour qui l'art est indissociable du vécu et qui questionnent la figue de la femme comme lien et comme philosophie. Laurence d'IST les a rencontrés dans leurs ateliers pour les réunir lors de la manifestation.

  • C'est une sensation étrange de voir des gens s'intéresser à l'oeuvre qu'on a aimée d'une artiste qu'on croyait disparue...
    Voilà que Vera Pagaya resurgit... Cela commence par la stabilité aérienne de tables servies où ne tarda pas à venir la notion de Sainte-Cène. On comprit alors qu'au-delà des objets, le peintre cherchait une certaine lumière. Dès les années 60, elle se détacha des obligations figuratives auxquelles elle se croyait tenue. Alors ses tableaux dispensèrent un silence habité par l'esprit. Chez elle l'abstraction n'est pas venue comme le style de l'époque, mais comme la seule voie où elle pouvait se dépasser.
    Voilà Pagaya réapparue.

  • Pancho Quilici, crée un univers insolite au gré de matériaux et de techniques complexes.
    Selon l'auteur, Philippe Curval:
    "Par une sorte de mouvement symétrique inversé, Pancho Quilici part à la conquête de ses espaces intérieurs à travers une méthode d'élaboration provenant de concepts issus de domaines les plus variés.
    Pancho Quilici n'est-t-il pas un artiste au regard inquiet qui nous fait découvrir des paysages infinis, nous permettant de devenir "des explorateurs vagabonds de l'Univers",

  • Stephane Erouane Dumas peint les falaises du pays de Caux et la campagne de Normandie. Ce regard fait de lui un artiste éminemment préoccupé par les interrogations de l'art contempora in.
    Plus que ce qu'il voit, sa peinture comme une ascèse, sert à dénouer les mystères du temps. Tel d'immenses palimpsestes, comme Cliffs présenté cet été au domaine de Chaumont-Sur-Loire, ses oeuvres sont comme des univers dans lesquels le spectateur s'immerge. Regarder sa peinture est une expérience étourdissante.
    L'ouvrage est préfacé par le chronobiologiste Albert Goldbeter qui reconnaît dans son travail les rythmes lents de la géologie, le mouvement même du vivant. La nature est un temple est le titre auquel Stéphane Erouane-Dumas est très attaché, et qui lui semble à même de dire que c'est dans le regard porté sur la nature que se comprend l'origine et la destinée de l'homme.

  • Le peintre s'engage dans la voie d'une figuration inquiète, initiée par une émotion première, jouant du temps et de l'espace, de l'efflorescence des paysages et d'irruption de la figure humaine : têtes de Narcisse, présence de vagabonds, corps de gisants et visages de ses contemporains.
    Olivier Bernex avance ses motifs et ses rythmes propres. Le voici tout à la joie d'une maturité assumée. Le nouveau centre d'art contemporain d'Allauch, L'Usine Electrique s'ouvre avec une exposition de ses oeuvres présentées en avant-première par le Sénat à l'Orangerie du jardin du Luxembourg à Paris.

  • "La photographie, c'est notre exorcisme.
    La société primitive avait ses masques, la société bourgeoise ses miroirs, nous avons nos images. " Jean Baudrillard est aussi un photographe. Occupant une place aussi singulière dans ce champ que celle qu'il tient dans le champ philosophique.
    Ce livre - le premier qu'il consacre à sa pratique de la photographie - nous propose une vision à la fois ironique, subtile et radicale qui nous entraîne dans des directions bien différentes de celles tracées par Walter Benjamin, Pierre Bourdieu ou Roland Barthes.
    Critique de l'esthétisation de la photographie - "De nos jours, c'est l'art qui dévore la photo" -, réévaluation de la technique - "qui donne à la photo son caractère original" - et surtout suprématie accordée à "la complicité silencieuse entre l'objet et l'objectif".
    Texte à double écriture : la poésie des mots et cette écriture réflexe, automatique, objective qui déploie - en 100 photos - l'évidence du monde des objets.

  • Elle peint, elle lit, elle dessine d'un même corps, elle se projette auprès de tout ce que la littérature a fait s'aimer, et c'est si naturellement que glisssent de ses doigts les silhouettes des héroïnes de Bataille, de Renée Vivien, de Pierre Louÿs, etc.
    Comme autant de rêves érotiques ressouvenus que de mots libérateurs que ces géants amoureux de la vie ont fait naître...

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  • Découvrez Jean-Pierre Le Bozec - Des Elles et des Iles, le livre de Jacques Fleurent

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  • A travers ces entretiens avec des personnalités liées à la danse (C. Carlson, G. Acogny, P. Cambon, etc.), ce numéro examine l'expression corporelle sous ses multiples aspects, du ballet classique à la danse contemporaine, en passant par les formes rituelles des peuples du monde entier.

  • Elga Heinzen depuis son enfance, dessine, peint tout naturellement comme on respire.
    Le dessin et la peinture font partie intégrante de sa vie quotidienne. Elle maîtrise aujourd'hui une technique parfaite à laquelle s'allient l'originalité et un sens inné de la couleur. Sa création gravite autour de ses fantasmes : réminiscences, dénouements, replis, apparences ne sont que le cheminement d'une même démarche. Les Apparences d'Elga Heinzen sont trompeuses. Ne vous y fiez pas ! En réalité, ce sont des autoportraits.

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  • Jacques Bosser revisite et explore L'histoire de la princesse qui aimait les insectes, conte japonais écrit à la fin du XIIe siècle, en s'inspirant des estampes érotiques japonaises, les « Shunga » de la période Edo. Ces images étaient produites par des artistes tels qu'Utamoro ou Hokusai.

    Dans une mise en scène mêlant kimonos, étoffes et insectes, le nu, le sexe féminin montré, caché, agit comme le glissement des portes coulissantes « Shyoji » de papier de riz.
    Les photos sont composées comme des tableaux ou le rapport aux surfaces colorées, les contrastes entre les étoffes et la peau, le fond et la forme, jouent sur le vide et le plein.

    Textes d'Emilie de Turckheim (écrivaine) et de Michel Field (journaliste, écrivain et animateur radio et de télévision).

  • Pourquoi dire "à votre santé" en levant un verre rempli du plus vieux poison connu autour de la Méditerranée, le plus banal qui soit, l'alcool? Notre vie quotidienne nous met sans cesse un verre dans la main, surtout le soir, en fin de semaine ou d'année, sans que nous y prêtions une grande attention. Entre boire " un " coup et s'enivrer, il y a de la marge. Mais l'alcool, sous toutes ses formes, imprègne le buveur de ses images : fêter un succès, marquer un bon moment, consoler un chagrin, une douleur, calmer une angoisse, augmenter un plaisir, remplir un vide... Si toutes les raisons de boire sont si contrastées, c'est que la fonction de l'alcool dans notre manière de "faire société" est plus profonde et importante qu'il n'y paraît. Ce n'est pas seulement la médecine ou la psychiatrie qui peuvent aider à le comprendre, mais aussi les sciences sociales.

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