Entreprise, économie & droit

  • Comment inverser les spirales d'escalade, ramener la paix dans un conflit collectif et même en guerre civile ; en somme, rapprocher des adversaires de longue date ?
    Comment les aider à se reparler, s'écouter, négocier et s'accorder ? L'intensité des conflits partout dans le monde, au Moyen Orient ou en Afrique, en Amérique ou en Europe, appelle à un changement radical pour moins s'agresser, s'ignorer ou se détruire. La médiation a le pouvoir d'y contribuer.
    C'est dans l'Afrique des Grands Lacs que l'auteur a facilité des rencontres entre représentants de forces ennemies. Il en présente le récit dans ce livre. Comment agit-il, en pleine conscience des contextes sensibles où il intervient ? Comment des parties qui se haïssent arrivent-elles déjà à se réunir dans un même espace, à recréer la confiance, à dialoguer, à s'expliquer et se reconnaître, sans renoncer à leurs convictions ? Comment, par le dialogue, saisissent-elles le pouvoir inouï d'une négociation responsable et en tirent-elles des joies inespérées ?
    En consacrant quelques jours de leur vie à une telle rencontre improbable, des opposants, sensibilisé par un tiers extérieur, ont redécouvert l'humanité de leurs ennemis. Cette expérience nouvelle a mobilisé des expériences de communication et des jeux de rôles. Des échanges approfondis ont favorisé des relations apaisées, mais aussi des solutions mutuellement bénéfiques.
    Ces ateliers de médiation ont transformé la manière dont nombre de participants ont négocié leur sortie du conflit. L'auteur, réaliste, prouve aussi que le succès ne se vérifie qu'une fois que les accords obtenus sont exécutés dans les faits et consacrés dans la durée.
    Et si on s'inspirait de telles expériences quand nos conflits partent en vrille ? Si syndicats et patronat, bandes rivales et policiers, adversaires politiques ou autres, étaient invités à une médiation de prise de conscience de soi et de l'autre, pour négocier tout autrement ?

  • La médiation est une pratique qu'il importe de penser.
    D'abord parce que son développement est récent et que ce n'est pas seulement un métier. Au moment où les diverses formes de ce métier prennent une importance croissante, où des institutions se mettent en place pour organiser une profession, le socle théorique des pratiques mobilisées doit être assuré, précisé, consolidé. Comme ont été consolidés, depuis longtemps, la justice, la figure du juge, le statut du tribunal.
    Penser la médiation c'est aussi la distinguer. De pratiques ou de procédures voisines, se présentant sous le même terme mais qui sont différentes, justement parce qu'elles ne sont pas situées sur le même socle théorique.
    Deux médiateurs de formations différentes, Bertrand Delcourt et Marc Guillaume, ont présenté, à partir de leurs expériences propres, des concepts qui leur semblaient en mesure d'ouvrir des possibles et de donner une place définie à la médiation.
    Dans cette démarche, ils ont rencontré des concepts élaborés par François Jullien. Plus particulièrement ceux qu'il a proposés à la psychanalyse mais aussi d'autres concepts développés dans la brève bibliographie au début de cet ouvrage. C'est donc très naturellement qu'ils ont invité cet auteur à réagir à leurs travaux, d'où il a tiré la postface qui conclut ce livre.

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  • Renaître de la grande crise impose de la comprendre, et la comprendre d'aller à ses racines, qui sont profondes.
    Entre la chute du mur de Berlin et celle de la banque Lehman Brothers, ce n'est pas à la fin de l'histoire que nous avons assisté, mais à sa dramatique accélération. Le modèle occidental de démocratie de marché, au lieu de finalement s'imposer, a perdu son équilibre et ses vertus. En mutant en société de marché financier, il a mis à mal les concepts mêmes sur lesquels les philosophes des Lumières l'avaient bâti et s'est échappé de la loi commune dans laquelle les Nations avaient voulu l'inscrire.
    Alors qu'ici la pensée libérale est dans l'impasse, un nouvel ordre mercantile s'affirme, dont nous ne sommes plus le centre, qui tire la leçon de nos excès et de nos échecs, et se renforce de la perspective d'un monde fini. A nous, vieille Europe, de prendre une place dans ce nouvel ordre avec réalisme et de le modeler avec ambition en construisant un projet commun puissant, démocratique et ouvert aux autres.

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  • Peut-on aujourd'hui, au coeur d'une dépression mondiale sans précédent, commencer à réfléchir à un autre monde économique ? Au-delà de l'urgence, penser l'émergence ? La crise n'est ni simplement financière ni classiquement cyclique.
    Elle traduit un déboitage de l'économie et de la société. Tout bouge en même temps : la valeur des biens et des actifs, les limites des entreprises et des réseaux, les frontières de l'intime et du collectif. Quelle lumière peut surgir d'un tel maelstrom ? C'est à cette interrogation que se sont confrontés, selon de multiples approches, les membres du groupe Économie du Forum d'Action Modernités.

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  • Les pics de pollution à répétition dans les grandes villes ont favorisé une prise de conscience récente de l'ampleur du problème. Dioxyde de soufre ou d'azote, particules fines en suspension, à l'extérieur ou à l'intérieur des bâtiments, la pollution de l'air est présente aussi bien au coin de la rue que dans les grands courants de circulation atmosphérique entre les régions du monde.
    Le problème sanitaire est massif: l'Organisation Mondiale de la Santé estime à 7 millions le nombre de décès prématurés observés en 2012 à cause de la pollution de l'air.
    Le problème économique est énorme: l'OCDE estime que la pollution de l'air pèse sur le bien-être à hauteur de plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année en Europe, aux États-Unis et en Chine, dont la moitié à cause des activités de transport routier.
    Le problème est multiforme: la pollution de l'air modifie aussi les prix immobiliers, influence les flux de touristes, modifie la gestion des ressources humaines des multinationales ...
    Les pouvoirs publics ont déjà commencé à mobiliser, parfois avec une efficacité consolante, des réglementations, des taxes adaptées, des marchés de droits à polluer. Les entreprises prennent conscience de l'intérêt économique d'investir dans la qualité de l'air. Des collectivités locales dans le monde entier ont changé la vie quotidienne par des actions intelligentes en matière de transports locaux et d'urbanisme. Bref, toute une économie de l'air pur, créative et non punitive, commence à se mettre en place en Occident comme dans les pays émergents.
    Ce livre accessible fait le point sur les analyses, les faits, les expériences, les futurs possibles d'une grande bataille écologique et économique de notre nouveau siècle: la Bataille de l'air.

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  • Comme un héros de la tragédie grecque, le capitalisme a vécu son épopée.
    La qualité qui l'a fait triompher est la même que celle qui a amené sa dissolution.
    Le mouvement d'accumulation et de réinvestissement, à la recherche des meilleurs taux de profit, a conduit à un maximum de concentration entre les mains d'une centaine d'hyper-conglomérats multinationaux. ceux-ci, grâce à la robotisation, à l'informatique et aux biotechnologies, sont chaque jour moins dépendants du travail humain, et réalisent progressivement un profit plus important en écrasant la concurrence, en baissant les coûts et en perfectionnant constamment les marchandises.

    Cette logique de concentration a cependant pour effet que le marché de consommation pour acquérir ces produits est chaque fois plus restreint, et qu'un volume toujours moindre de revenus est distribué sous forme de salaire. ceci engendre une multitude d'exclus, dont le potentiel de travail ne s'intéresse déjà plus au capital.
    Le capitalisme est ainsi en train de créer les conditions de son propre dépassement.

  • La question centrale de ce livre est la suivante : le Maroc peut-il être à la fois un pays émergent, moderne, islamiste et démocrate ? Les conditions économiques et géopolitiques de l'émergence sont analysées par huit auteurs, en particulier en termes de compétitivité, de politique commerciale et de bonne gouvernance. Apparaissent ainsi les lignes de force d'un modèle marocain au croisement d'influences diverses et d'une subtile stratégie de préservation et de modernisation.
    L'ouvrage devrait faire l'objet, en même temps, d'une coédition avec un éditeur marocain.

  • Nous sommes, chaque jour davantage, submergés d'informations de toute nature, harcèles par des promotions intrusives, traqués dans tous nos comportements et, demain, dans nos pensées.
    Cet ouvrage propose une prise de conscience et des recommandations indispensables pour résister à la dictature du tout numérique qui envahit insidieusement notre quotidien.
    Le lecteur est ainsi conduit, dans un style agréable, à suivre une démarche en trois temps :
    La première urgence est de mieux comprendre la noria de termes dont médias et gourous nous abreuvent, du "big data" à la "data science". Avec une grande pédagogie, les premiers chapitres démystifient ces notions pour les lecteurs non- initiés.
    Sans nier les applications vertueuses du big data ou de l'intelligence artificielle dans de nombreux domaines tels que la santé ou la maîtrise de l'énergie, l'auteur dresse ensuite un tableau alarmant des dérives du monde numérique.
    La dernière partie de l'ouvrage recense les contrefeux individuels et collectifs qu'il est vital de dresser pour conserver sa liberté de pensée et d'action, face à l'inéluctable mutation en cours.

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  • Que sont les avocats aujourd'hui ? Quel est leur devenir ? Pour répondre à ces questions, la Commission Prospective de l'Ordre des Avocats de Paris a réalisé une étude approfondie de la profession d'avocat et des demandes de droit, anticipant leur évolution probable à un horizon de quinze ans.
    Le présent Livre Blanc, qui puise largement dans le Rapport d'Orientation résultant de cette étude, vise à mieux cerner la mission de l'avocat, maître d'oeuvre de la solution juridique, et les attentes fortes du public à son égard, ainsi que les défis à relever pour conserver un rôle de premier plan, non seulement professionnel, mais également social et politique.
    Ecrit par des avocats et traitant de sujets les concernant essentiellement, ce livre s'adresse aussi à un public bien plus vaste : les clients d'abord, qui sont au centre de leurs préoccupations et de leur action, les décideurs politiques et économiques, compte tenu de la place particulière des avocats dans une société où l'importance du droit doit être constamment réaffirmée.
    Et plus généralement tous ceux, étudiants, chercheurs et observateurs de la Profession qui s'intéressent à son avenir.

  • Préfacé par Jean-Marie Cavada, cet ouvrage est un travail collectif sous la conduite de Blandine Blanc-Durand, journaliste économique et de Guillaume Jobin, président de l'ESJ Paris. À partir de plus de quatre cents interviews menées en 2009 par les étudiants de l'École Supérieure de Journalisme de Paris, Blandine Blanc-Durand et Guillaume Jobin ont réalisé un ouvrage écrit comme un reportage vivant sur l'attitude des Français face à la crise. Un livre qui bouscule les idées reçues et met en avant une image très positive des Français, entre modernisme, inquiétude, réalité et mobilité. Parmi les entretiens réalisés, citons : «Pascal, trader à la Société Générale», «Sabrina, prostituée, Cathy patronne de sex shop», «Martine, poissonnière sur les marchés dans le 94» et «Michel, libraire à Asnières».

  • Nous vivons de plus en plus longtemps et surtout nous arrivons en meilleure santé à 60 ans, âge auquel nous étions naguère considérés comme vieux.
    Autrement dit, un processus de rajeunissement se conjugue au vieillissement, ce qui constitue une opportunité économique et sociale majeure. Confrontée à ces évolutions, la France doit modifier en profondeur ses transferts financiers publics entre les différentes générations pour investir massivement dans sa jeunesse. On trouvera ici dix propositions concrètes afin d'alimenter les débats politiques et de proposer un scénario pour les choix futurs de société.

  • La Bataille de la route propose une plongée dans le monde violent de la mobilité, sur tous les territoires, de la ville à la campagne, de la rue à la route.
    Enjeu de la bataille, l'espace public, qui se comprend de la voirie aux esprits, voit se nouer alliances et oppositions entre les modes de transport : l'automobile et l'autobus de l'entre-deux-guerres n'étaient-ils pas alliés lorsqu'il s'est agi d'habituer la société française à l'automobilisme autant que d'équiper la voirie de revêtements qui leur fussent adaptés ? Mais la congestion des Trente Glorieuses provoqua leur divorce, concrètement matérialisé par le couloir d'autobus.
    Pour survivre dans cette jungle, la principale stratégie consiste effectivement à s'assurer un territoire rigide et bien à soi. Donc à abandonner ce qui caractérise les systèmes de mobilité : leur souplesse. Un décalage s'insinue ainsi entre un discours qui fait de la souplesse la principale qualité de la modernité contemporaine et la réalité des pratiques et ambitions des acteurs de cette bataille de la route.

  • Jamais l'opinion publique n'a été tant sollicitée, aussi présente et tellement méconnue.
    Les méthodes scientifiques, élaborées pour l'approcher, ont été efficaces tant que le monde est resté à peu près compréhensible et circonscrit les sondages repèrent la vitesse du vent au sommet de la tour eiffel, mais il faudrait identifier les fissures naissantes du pilier nord !. c'est sur la blogosphère, cet espace contemporain d'expression, que l'on trouve assez de cohérence et de stabilité pour découvrir les symboles pertinents d'un monde qui aimerait bien se reconnaître

  • La taxe sur les transactions de change, dite " taxe Tobin ", fait beaucoup parler d'elle.
    Objet de controverse chez les économistes depuis les années soixante-dix, elle est revendiquée aujourd'hui par de nombreuses ONG dans le monde. Elles y voient une première mesure contre la spéculation et une source supplémentaire de financement du développement. Sous la pression des opposants à la mondialisation libérale, en particulier d'ATTAC, la taxe Tobin a fait son entrée dans le débat politique.
    De déclarations aimables des chefs de gouvernement en enterrements de première classe par les ministres des finances, cette taxe se heurte à l'opposition résolue de ceux qui profitent de la spéculation : les banques, mais aussi les firmes multinationales, les compagnies d'assurances et autres fonds spéculatifs. La " taxe Tobin " mérite-t-elle tant d'éloges ou de critiques ? Partisan de la taxe, l'auteur n'en garde pas moins son esprit critique.
    Il analyse les problèmes qu'elle pose avec un souci de clarté pédagogique et de rigueur scientifique tout en proposant des modalités d'amélioration et d'application concrète.

  • 2001 : odyssée de l'espace.
    Pas (encore) celui des planètes mais celui des satellites, des réseaux, des marchés financiers et des entreprises géantes. Cette mondialisation fin de siècle, partielle et inégalitaire, a déjà profondément changé notre environnement quotidien aussi bien que les rapports géopolitiques. Nouvelle économie ? A tout le moins, des analyses à renouveler. Pour prendre en compte les enseignements que nous a déjà apportés cette toute première vague d'une révolution annoncée.
    Refonder l'économie, sans la séparer de ses dimensions techniques, sociales et culturelles, telle est l'ambition de ce livre. Chaque membre du Cercle des économistes - auquel s'est joint pour cet exercice Maurice Lévy, Président de Publicis - l'a poursuivie dans son domaine d'intérêt et de compétence.

  • A l'heure où le " Grand Paris " est au centre du débat politique, le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de 1965 mis en oeuvre par Paul Delouvrier est souvent cité comme une référence et une source d'inspiration pour les décideurs d'aujourd'hui. Résistant, grand commis de l'Etat, Paul Delouvrier définira lui-même le projet d'aménagement de la région parisienne qui lui a été confié par De Gaulle comme " l'aventure la plus passionnante de sa vie ", ce qui lui vaudra le surnom de " Haussmann des faubourgs ". Plus de quarante ans après son lancement, le Schéma directeur a abouti à des réalisations (parmi lesquelles le RER, le périphérique, les villes nouvelles) qui ont changé le quotidien des " franciliens ". Ce recueil de témoignages jette un regard nouveau sur le " Grand Paris " d'aujourd'hui.

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