Littérature générale

  • Dans les années 1940-50, Edgar Morin qui avait alors un peu plus de vingt ans écrivait des poèmes sur un cahier d'écolier. Ils sont restés à l'état de manuscrit pendant près de 70 ans, mis à part quelques uns publiés dans le Cahier de L'Herne (2016) sur lesquels leur auteur a conservé tous ses droits. Une grande partie d'entre eux évoquent le Métropolitain de l'époque.
    Par exemple :
    « Entendez vous le bruit de la mer ?
    C'est le métro qui roule sous terre Entendez-vous les vitres vibrer ?
    Le métro souterrain est passé... » L'auteur a bien voulu nous confier ces poèmes pratiquement inédits auxquels il a ajouté des oeuvres plus récentes.
    Par exemple :

    « Ça sonne / Personne / Répondeur / Malheur / Détresse Tristesse / Non laisse / La caresse / D'un sms » Ce livre nous fait découvrir un autre Edgar Morin, un homme qui vient de publier un roman (un inédit de jeunesse également), qui va encore au cinéma deux fois par semaine. Un homme gourmand, chantant, dansant, écrivant chansons et poèmes, loin du sociologue que l'on voit souvent intervenir dans les médias.

  • Les voix

    Claudio Magris

    27 65 04, oui, c'est le bon numéro.
    Le 32 64 29, c'est peut-être encore mieux, comment ça peut-être ? Sûrement oui ! Aucune comparaison possible avec cette intonation ironique et douce, profonde comme la neige, une neige chaude, moelleuse, une couverture douillette qu'on rabat sur sa tête, les chiens de traîneau font comme ça et ils sont très bien là-dessous, dans cette tiédeur... Mais chaque chose en son temps. Avec les voix aussi, il faut savoir respecter le moment et les circonstances.
    Surtout avec les voix, autrement si l'une d'entre elles ouvre la bouche au mauvais moment, fût-elle la plus belle, c'est un désastre, c'est comme accorder un violoncelle au bistrot, pendant qu'à la table voisine, on joue de l'accordéon et on chante des chansons paillardes... Mais voici venir l'heure du 27 65 04. Voilà, les trois sonneries, puis la musique...

  • Poésie, contes, romans, épopées, théâtre : le cheval a envahi le champ immense de la littérature de tous les temps et tous les pays. Personnage principal ou secondaire, vénéré ou redouté, symbolisant parfois la vie, parfois la mort, cet animal à la fois fort et fragile, masculin et féminin, hante notre imaginaire, sans discontinuer, depuis l'Antiquité, jusqu'à nos jours : « de Homère à Homéric », résume Jean-Louis Gouraud qui, depuis un bon demi-siècle, fréquente avec autant d'assiduité les manèges que les bibliothèques.
    En ces lieux cohabitent harmonieusement des personnages aussi différents que Xénophon et Buffon, Montaigne et La Varende, Flaubert et Tolstoï, AbdelKader et Apollinaire, Du Bartas et Bartabas.
    On retrouvera ces compagnons indispensables, et d'autres, dans les pages de ce livre.

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  • L'inscription de la parité dans la Constitution est une grande victoire pour les Françaises, et un fait majeur pour l'évolution de la vie politique en France.
    C'est aussi le point de départ de cet ouvrage, et l'occasion pour l'auteur de replacer le combat des femmes en politique dans une perspective historique et sociale, et de démontrer que la parité est un instrument nécessaire de la démocratie et un droit pour les femmes. Si cet ouvrage dresse un bilan théorique de la parité, c'est aussi un guide pratique à l'usage des femmes qui souhaitent s'engager en politique ou qui ont été élues récemment.
    L'auteur s'appuie sur son expérience d'élue locale et sur son engagement dans les institutions européennes pour étayer ses propos. Elle raconte l'exercice du pouvoir politique, ses heurts et bonheurs, les doutes qui ont pu la saisir parfois et la satisfaction souvent ressentie. En transmettant ainsi son expérience, elle encourage les femmes à s'engager en politique, à entrer dans l'arène.

  • Les vertes années d'une jeune fille rangée, loin de l'existentialisme, du féminisme et du parisianisme au temps de sa gloire.
    Une révélation peut-être. Comme chaque fois que l'on met à mal un cliché.
    Des lecteurs admettront difficilement qu'on puisse leur parler de Simone de Beauvoir autrement que comme l'égérie de la cause des femmes ou la compagne de Jean-Paul Sartre.
    Et bien en limousin c'est possible! La preuve est dans un pré, au bord d'un étang au sommet d'une colline, quelque part entre Corrèze et Haute Vienne, entre le domaine de Meyrignac à St Ybard ( prés d'Uzerche ) et celui de la Grillère en Haute Vienne.
    Le Limousin a inspiré à Simone de Beauvoir des pages de toute beauté; « En limousin, je me perdais dans l'infini tout en restant moi-même.» Ce portrait résume les premières années de Simone de Beauvoir qui à découvert en Limousin « le foisonnement des couleurs et des odeurs » mais surtout ; «la solitude et la liberté qui au cours de l'année ne m'étaient que parcimonieusement dispensées, je m'en soûlais. Toutes mes aspirations se conciliaient: ma fidélité au passé, et ce gout de la nouveauté, mon amour pour mes parents et mes désirs d'indépendance.»

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  • Un docker paresseux au sexe infibulé de coquillages, une initiation à l'étreinte contre le tronc d'un palmier royal, le " mauvais oeil " qui foudroie un enfant qu'on aura trop contemplé, les aventures de Lili à Cuba ressemblent à des fantasmes.
    Au pays de la magie yoruba et du désir non censuré sévit une Betty Boop espiègle, tendrement sensible au machisme blessé et aux difficultés à vivre dans un Cuba castriste. Ces " contes cubains " sont l'aboutissement d'une démarche anthropologique, d'une étude approfondie des rapports entre les sexes, dans une île où la permissivité et l'émancipation précoce de la femme ont créé un univers à la fois rafraîchissant et âpre.

  • L'érotisme ? Il semble devenu omniprésent, autour de nous, dans les films, les livres, la presse, la mode, la publicité, la télé-réalité ; les clubs échangistes connaissent un succès notable, le sexe envahit les nouveaux réseaux de communication.
    Et pourtant, il se pourrait bien que l'essentiel ne soit pas là ; que l'érotisme, en tant qu'expérience intérieure, soit de plus en plus menacé d'être vidé de son sens...

  • " Paris est le paradis d'un personnage fantasque qu'on appelle le flâneur.
    " Avec érudition, l'écrivain polonais Krzysztof Rutkowski devient ce flâneur pour observer la scène littéraire et artistique parisienne, des libertins jusqu'aux postmodernes. A la recherche de ses compatriotes Mickiewicz et Gombrowicz, il entraîne le lecteur dans un parcours ironique à travers passages, labyrinthes et autres réseaux intellectuels qui ont fait - et peut-être font encore - de Paris une construction unique au monde.

    Aux côtés de Walter Benjamin, il décrypte les grandes mythologies de la capitale : l'absinthe, les cafés, les maisons closes, les bains-douches... mais son regard se fait plus critique lorsqu'il aborde l'avenir : " et si par hasard Mlle Utopie frappait à nouveau aux portes de la ville ? Hélas, personne n'a encore attrapé par les cheveux la nouvelle demoiselle Utopie en cette fin de siècle. On ne trouve pas d'idées nouvelles à Paris.
    Il semble que ce ne soit pas mieux au Mexique. En est-il de même à Cracovie ? "

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  • Othello

    Shakespeare W

    Il s'agit d'une nouvelle version pour la scène de Rémi De Vos et Éric Vigner. Plus qu'une traduction, plus qu'une adaptation, c'est une véritable recomposition qui est proposée et sur laquelle le traducteur et le metteur en scène s'expliquent dans deux textes introductifs.
    Cette nouvelle composition sera créée le 6 octobre au Théâtre de Lorient et le 6 novembre à l'Odéon.
    L'ouvrage est complété par un texte brillant de Stéphane Patrice qui analyse l'oeuvre en termes historiques et philosophiques et met en évidence ses résonnances actuelles, en particulier avec le théâtre de Koltès.

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  • On ne sait plus aujourd'hui où donner du respect.
    S'imagine-t-on avoir tant et si bien triomphé du temps qu'il ne s'agisse de rien d'autre, désormais, qu'idolâtrer le statut quo ? Respect des droits de l'homme : qui ne le voudrait ? Respect des animaux : ils souffrent comme nous. Respect des arbres : il faudrait être un chien. Respect de la terre : l'écosystème vit, lui aussi, semblable à n'importe quel organisme. Et des non-fumeurs, des embryons, du passé, des convictions religieuses, des femmes, du code de la route, des posologies...
    Mis sous le signe de l'irrespect, ce livre rassemble des études sur un auteur, Georges BATAILLE, qui se moquait bien d'être en odeur de sainteté mais qui ne fut pourtant pas un provocateur.
    Tout au plus, était-ce un homme " impossible ", avant tout soucieux de penser aux limites et de ne pas s'en laisser conter par les bons sentiments ou l'autorité des maîtres de la tradition.

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  • En somme, ce livre est composé comme un album : comme le Dejarme Solo de Michel Portal, par exemple.
    Les séquences en ont été publiées dans Lignes, la revue de Michel Surya, en formes de chapitres prémédités (de 1994 à 2000). Un travail de studio leur donne le rythme d'ensemble. L'actualité y est active comme une bande-son. Les disparitions (Don Cherry, Gilles Deleuze, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Guy Debord) en scandent le cours. La rumeur de la ville, celle des banlieues favorisées, les crimes et les faits divers, sont les motifs explicites et les grilles d'accord de leur continuité.
    Apparaissent ainsi les protocoles de désocialisation, l'hystérie d'individualisme, l'atomisation des corps, les nouvelles technologies de la mort, ce qu'on appelle ici " la police des caractères ". C'est la suite prévisible de La Perfection du bonheur (Descartes & Cie, 1994) : l'autre façon de traiter le politique.

  • Chaque jour, pendant un an, quels que soient la fatigue, l'espace ou le temps, voir ce non-événement : un accident de lumière qui enchante le quotidien...
    Photographies de Louise Merzeau Précédées d'un entretien avec Jean Baudrillard

  • « Pour résumer, le village est plutôt à droite (ou « apolitique », ce qui revient au même) pour ce qui est des élections municipales et plutôt à gauche le reste du temps.
    Les maires successifs n'ont rien des animaux politiques qui hantent le bestiaire parisien. Ce sont de très braves gens, dont l'immense bonne volonté est connue de tous et qui se font réélire à chaque fois, jusqu'à ce qu'ils aient atteint la limite d'âge (c'est-à-dire à peu près 80 ans.).
    Pendant longtemps (pendant cent ans, disons), Timbries n'a été connu, somme toute, que pour son usine.
    Il s'agissait d'une sucrerie. » Ce livre se présente comme une fiction mais il est la transposition d'une saga industrielle réelle. L'auteur a vécu, de l'intérieur d'une famille qui fait de mauvais choix stratégiques, l'histoire de la désindustrialisation d'une région, les Flandres, et le déclin d'un secteur agro-alimentaire qui était un fleuron de l'économie française au début du 20ème siècle.

  • Dans cet itinéraire très personnel, Bruno Gaccio, qui a dirigé Les Guignols de l'Info pendant seize ans, croise des personnages singuliers qui, s'ils ne sont pas tous dans la situation désespérée du clochard, ont été mis à l'écart plus sournoisement, consentant à leur propre soumission.
    Le problème est bien là : comment s'expliquer la résignation générale et l'acceptation quasi suicidaire d'un système qui laisse les deux tiers de la planète dans la pauvreté ? L'auteur, dans un style vif et qui bouscule les codes, pose un regard critique sur notre société, sans s'épargner, conscient qu'il est lui-même l'un des représentants des "intermittents" de la Révolution. Révolution de privilégiés, révolution quand on y pense...
    Cette dénonciation caustique des formes contemporaines de la " servitude volontaire " est un appel salutaire à une résistance plus généralisée. Ce texte est enrichi des expériences personnelles de l'auteur. Expériences absolument honteuses et dégoûtantes, bien sûr.

  • L'ambition de l'oeil laser est de proposer aux lecteurs un point de vue original sur l'année écoulée sous la forme d'un décryptage synthétique et d'une mise en perspective de " micro-faits " de consommation et de communication repérés dans notre quotidien au cours des douze derniers mois.
    Souvent considérés comme anecdotiques, ces " micro-faits " sont pourtant annonciateurs de changements pour ceux qui savent les voir et les comprendre. regroupés en cinq chapitres thématiques (la ville 2.0. de nouvelles manières d'être ensemble, consommer pour ressentir, le commerce réinventé et la marque engagée), ils dévoilent, chacun à leur manière, de nouvelles façons d'agir, de nouveaux imaginaires ou de nouvelles voies d'expression.

  • Azoi

    Erik Rolle

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