Documentation Francaise

  • Cet ouvrage, fruit d'une réflexion en sciences sociales, prend place dans une série d'études et de recherches conduites depuis 2010 sur les projets artistiques et culturels en milieu carcéral. Avant d'être une exposition, « Le voyage » est un projet collectif de nature muséale en milieu carcéral. Pendant une année, une équipe de neuf personnes détenues ont eu en charge la conception, la mise en oeuvre et la médiation d'une exposition d'oeuvres originales dans le Centre Pénitentiaire Sud Francilien.
    Cette exposition présente une centaine d'oeuvres originales provenant de grands musées français comme le Quai Branly ou encore le musée Guimet. C'est la première fois qu'une telle initiative a lieu en France.

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  • Le présent ouvrage réunit les contributions qui ont alimenté les séances du séminaire intitulé « La médiation des patrimoines pour les familles » organisé en 2012 par le département de la politique des publics de la Direction générale des patrimoines (ministère de la Culture et de la Communication). Il s'agit de nourrir une réflexion croisée afin d'appréhender la visite en famille et ses médiations dans leur richesse et leur complexité.D'une part, les patrimoines sont pris en compte dans leur diversité, à l'aune des différents labels et périmètres du ministère de la culture : les musées nationaux, les musées territoriaux dotés de l'appellation Musée de France, mais aussi les monuments nationaux, les Villes et pays d'art et d'histoire.

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  • La question qui sous-tend le premier chapitre est celle des usages contemporains du concept de catégorie muséale, à travers l'exemple de l'institutionnalisation récente de l'expression « musée de ville » dans la littérature et les milieux muséologiques. Nous proposons ainsi une interprétation des diverses définitions soumises par les locuteurs et scripteurs de cette notion de musée de ville, forgée en 1993 à l'occasion de la fondation à Londres d'un premier réseau d'institutions muséales « dédiées à l'étude des villes ».
    Les trois chapitres suivants composent ensuite un panorama diachronique de 150 années de projets muséaux en relation avec le thème de la ville. Le chapitre deux décrit d'abord les origines de ce type d'institution, à l'intérieur du mouvement général des musées dans l'Europe du XIXe siècle, et l'environnement au sein duquel apparaissent les plus précoces d'entre elles. Le troisième chapitre s'ouvre quant à lui au cours des années 1860, avec la création du musée Carnavalet deParis qui occupe une large place dans nos réflexions. Nous le considérons en effet comme la figure archétypale d'un modèle muséographique, dit « classique », qui prédomine durant près d'un siècle et dont nous examinons la diffusion et les adaptations successives à la fois dans le temps et dans l'espace. Enfin, le dernier chapitre voit l'émergence, à partir de la décennie 1970 et jusqu'à l'heure actuelle, d'autres façons d'exposer la ville, dans le sillage des conceptions de la nouvelle muséologie sur le rôle social de l'institution muséale.

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  • Quels sont les problèmes muséographiques qui se posent lorsqu'on transforme un lieu de culte en musée ? Comment conserver et valoriser le patrimoine des édifices religieux en activité ? Quelle place pour l'art contemporain dans ce type de lieux ? Telles sont quelques-unes des questions qui sont abordées dans cet ouvrage, au travers d'exposés théoriques comme de visites de musées, d'églises, d'une mosquée, d'une synagogue, d'un temple, d'une pagode, riches en oeuvres d'art.

  • Depuis quelques années, les musées multiplient les innovations et s'emparent de nouveaux outils techniques pour attirer de nouveaux publics. Les auteurs de cet ouvrage retracent l'histoire, les méthodes et les réalisations de la participation des publics dans les musées de société. Ils en évaluent la pertinence, en présentent les succès et les échecs dans des contextes marqués par les transformations sociétales, les tensions économiques et les mutations urbaines.

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  • Dans son rapport, Jacques Toubon écrivait : « notre programme est de créer un centre d'histoire et de mémoire vivante, à vocation culturelle, installé dans un lieu central à identité forte, emblématique et chargé d'histoire. Largement ouvert au grand public et aux scolaires, conçus comme un point de repère national, mais également comme un noeud de réseaux et d'acteurs, il devra rassembler autour de lui les initiatives déjà existantes pour les rendre accessibles à l'ensemble de la population française. [.] Enfin, ce centre devra être un lieu vivant, producteur d'événements culturels et artistiques montrant l'enrichissement continu de la culture française par l'apport de l'immigration, afi n de constituer un repère identitaire pour la France du XXIe siècle. » « Dix ans après l'ouverture du musée national de l'Histoire de l'immigration, les questions soulevées par ce projet sont plus que jamais à l'ordre du jour. Grâce à cet ouvrage, qui fait le récit de la genèse du musée, le lecteur intéressé découvrira une dimension sans doute méconnue de l'histoire récente des politiques publiques » (Benjamin Stora).

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  • La notion d'identité visuelle semble désormais s'enraciner dans le monde des musées. Les identités visuelles de musées se situent au confluent du marketing de l'esthétique et du patrimoine. Cet ouvrage se propose d'établir dans quelle mesure les systèmes de signes visuels sont comparables à celui d'une marque; mais aussi de détecter leurs particularités, la dynamique propre qu'elles mettent en place étant donné leur ancrage dans l'univers culturel.

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  • Le renouveau des musées ethnographiques va de pair avec la reconnaissance de la diversité culturelle. Les musées ethnographiques en Europe ont longtemps été perçus comme des institutions coloniales. Aujourd'hui ils se revendiquent davantage comme des ambassadeurs du dialogue interculturel et de la mondialisation. Quant aux musées des « pays neufs », ils entendent incarner une nouvelle identité plurielle. Or les uns et les autres sont également confrontés aux mutations des discours identitaires et des relations géopolitiques questionnant la vision d'une « multiculturalité heureuse ».

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  • Chargés de traduire pour un large public les grandes questions de notre temps, les musées de civilisation(s) ou de société(s) sont plus que jamais sollicités pour apporter à nos contemporains les repères utiles à la compréhension des mutations actuelles et des enjeux de la mondialisation : accélération et amplification des circulations et des échanges ; effets des nouvelles technologies de la communication ; redéfinitions profondes des territoires et des modes de vie. La prise en compte de ces évolutions correspond pour l'institution muséale à un véritable changement de paradigme. À la quête nostalgique des identités perdues doit se substituer celle de la multiplicité des points de vue sur un monde multipolaire aux interconnexions infinies. Les musées de société(s) doivent être à la fois les interprètes, les médiateurs et les acteurs de ces dynamiques nouvelles. Ils garantissent et transmettent un patrimoine, et simultanément se réinventent dans des dispositifs en devenir. Ce sont les métamorphoses les plus récentes de plusieurs des musées de société(s) ou de civilisation(s) en Europe et en Amérique du Nord qui fournissent la matière des analyses proposées dans cet ouvrage.
    Elles éclairent les grands défis auxquels sont confrontées les institutions muséales aujourd'hui : nouveaux objets, nouvelles modalités de transmission, nouveaux publics et in fine nouveaux modes d'insertion dans la cité. Cet ouvrage, issu de rencontres organisée en mars 2011 dans le contexte de la mise en place d'un nouveau musée de société à l'échelle de la Méditerranée, le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (le MuCEM), vise, au-delà des expériences relatées, de leurs réussites et de leurs échecs, à mettre en évidence le rôle essentiel que doivent continuer à jouer les musées de société(s) et de civilisation(s) dans l'édification des citoyens de demain.

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  • Comment le monde des musées va-t-il évoluer dans les prochaines années ? Quelle pourrait être sa place sur Internet ? Existe-t-il des différences marquantes entre les musées européens, américains, asiatiques et africains ? La muséologie, entendue ici comme l'ensemble des théories et réflexions critiques liées au champ muséal, a connu des développements rapides ces dernières années, notamment en regard des évolutions techniques, mais aussi du fait de la crise économique et de la mondialisation. On ne pense pas les musées, leur organisation et leur développement de la même manière aux quatre coins du monde, encore moins sur la toile. Une telle réflexion mérite une approche globale ; cette collection de douze essais, rédigés par des spécialistes français, espagnols, québécois et brésiliens, explore les tendances se dégageant à travers la muséologie et le monde des musées, notamment en Europe mais aussi en Chine, en Afrique ou en Amérique du Sud, ainsi bien sûr que sur Internet.

  • À la notion de collection publique est liée de façon étroite, dans nos musées modernes, celle d'inventaire. Documenter leurs collections, au sens le plus global du terme, pour assurer la diffusion des connaissances la plus large possible, est désormais couramment reconnu comme un objectif majeur des musées. Mais les véritables enjeux ne seraient-ils pas d'ordre qualitatif ? Plus les capacités techniques de diffusion augmentent, plus elles exigent méthode et clarté pédagogiques (pour que la mise à disposition du plus grand nombre ne soit pas un faux semblant), plus elles nécessitent également des cadres déontologiques précis (peut-on et doit-on tout diffuser ? À qui appartiennent les images et leur droit moral ? Comment garantir la pérennité des fichiers numériques et des informations qu'ils contiennent ?), plus elles supposent aussi de compétences variées pour celles ou ceux qui en sont chargés.

  • Depuis une vingtaine d'années, les musées, mémoriaux et expositions se multiplient en France en ayant pour objectif de diffuser les connaissances sur notre passé mais aussi de permettre la transmission de valeurs civiques. Les « jeunes publics » et les scolaires en constituent le public idéal. Mais que se passe-t-il réellement lorsque les élèves sont confrontés à ces dispositifs d'éducation culturelle ?
     A partir d'une enquête menée sur six expositions sur la guerre de 1914-1918, présentées à Paris et en régions, cet ouvrage tente de saisir ce que les élèves voient quand ils regardent l'histoire et ce qu'ils en font. En s'appuyant sur des observations ethnographiques et des entretiens réalisés avec des écoliers, des collégiens et des lycéens, les auteurs interrogent l'amont et l'aval de la sortie scolaire, de la salle de classe jusqu'aux souvenirs de visites. Appréhendée selon plusieurs thématiques - le rapport à la transmission, les techniques du corps, le genre et les émotions - l'expérience de visite apparaît ainsi encadrée non seulement par l'espace muséographique mais aussi, et surtout, par les situations sociales dans lesquelles sont pris les élèves.
    Cet ouvrage est une invitation à revisiter les expositions du centenaire de la Grande Guerre en compagnie des élèves pour donner à voir leurs pratiques ordinaires tout en s'interrogeant sur les logiques de réception de l'histoire dans et hors les murs de l'institution scolaire.

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  • Les expositions sont aujourd'hui l'un des vecteurs de patrimonialisation de l'art contemporain. Les photographies de vues d'expositions en sont à la fois l'instrument et la mémoire. Les journées d'étude dont les travaux sont rapportés dans ce volume avaient pour objet de porter le débat non seulement sur la pratique et la production, mais encore et surtout, sur l'archive, ses usages, la diffusion et la réception de ces photographies documentaires. La patrimonialisation est sujette à des stratégies. Le patrimoine devient un objet d'étude dès lors que l'on s'intéresse au discours de ceux qui le font exister. D'où la pertinence d'une interrogation des acteurs qui prennent indirectement part à cet inventaire :
    Qui va imposer scientifiquement et culturellement sa définition de ce qui est légitime ?

  • Établir la courbe de la fréquentation, connaître et comprendre les visiteurs, satisfaire les usagers : trois approches reflétant des enjeux, des savoirs et des systèmes d'actions différents qui, ensemble, déterminent la politique des publics du musée contemporain. Politique qui n'est plus seulement l'expression d'un projet scientifique et culturel, mais aussi celle d'une logique économique et sociale. Faut-il y voir la cause d'une demande croissante de données de tous ordres sur la visite des expositions et des lieux du patrimoine ? Faisant suite au colloque organisé les 1er et 2 juin 2006 à l'École du Louvre à l'initiative du département des publics de la Direction des Musées de France, ce livre présente une sélection d'études parmi les plus novatrices. Leur point de départ peut être une interrogation sur l'économie de l'offre culturelle d'un territoire, les motifs d'une carrière de visiteur, le rôle des médiations dans l'interprétation des oeuvres, les muséologies participatives et les nouveaux publics, les bonheurs (ou les déconvenues) du musée.

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