Editions Des Regionalismes

  • Leur géographie si particulières. Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
    Henri Queffélec (après Un Recteur de l'île de Sein) s'intéresse à nouveau à l'île de Sein en 1956.
    Passionné par la construction des phares de mer, il entreprend de raconter celle du phare d'Ar-Men, dans la Chaussée de Sein, entre 1867 et 1881. Il témoigne ainsi de son attachement à la petite île, qui lui a inspiré son roman le plus célèbre, et de ses qualités de narrateur, quand il s'agit de rendre par des mots l'héroïsme des hommes. Un siècle plus tard, il reste admiratif devant les ingénieurs et les ouvriers qui ont réussi à élever un phare de 35 m sur un rocher de 100 m².... L'écrivain se fait historien pour rappeler la précarité de l'existence des Iliens.
    Le personnage central de Un feu s'allume sur la mer est le phare d'Ar-Men. Autour de lui s'organisent deux intrigues qui s'entrecroisent : l'une décrit les angoisses des pouvoirs publics quant à l'achèvement du phare, l'autre dépeint la vie quotidienne des Sénans. Entre les deux, le lien est fait par un jeune marin-pêcheur, Alain Le Gonidec, embarqué à bord de la Jeune Adèle commandée par le patron Matthieu Louarn. Quand Alain est sauvé par Pierre Guivarch, un maçon de la pointe du Raz, c'est tout l'antagonisme séculaire entre Sein et le Cap-Sizun qui s'écroule d'un coup.
    Comme pour balayer les objections qui lui avaient été faites à propos des «sauvages» de son premier roman, Queffélec réhabilite complètement les Sénans. Ce ne sont pas des naufrageurs, mais tout le contraire, de courageux sauveteurs. Il rappellera dans Le phare l'acharnement dont ils ont fait preuve pour l'érection de la tour de mer (extrait de l'Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

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  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières.
    Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
    Le phare de la Jument (ar Gazek-Coz en breton), « morceau de sucre piqué droit dans le gosier du Fromveur », est bel et bien le personnage principal du roman. A tout le moins l'épopée de son érection entre 1904 et 1911 : un ancien négociant, Charles-Eugène Potron, lègue 400.000 francs-or à l'Etat pour édifier un nouveau phare dans les parages d'Ouessant, sous condition de le construire sur une durée maximale de sept ans. Nous suivons donc les péripéties - et les hommes - qui jalonnent la jeunesse de la Jument lors de sa difficile mise en oeuvre, de sa construction, de ses oscillations anormalement fortes dans les tempêtes, enfin de la consolidation de ses fondations dans les années 1920-30.
    Dans le même temps, un pêcheur molénais, Alain Creignou, fonde un foyer avec la fille d'un agriculteur ouessantin, Françoise Mescam. Alain Creignou est subjugué par la Jument. A bord du Sant Mikkaël, il initie son fils François, qui rêve de devenir gardien de phare. Il croit à un pouvoir quasi surnaturel de ces tours de mer qui revivent dès que tombe la nuit ou la brume...
    Le phare s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition simple depuis 40 ans. Nul doute que sa lecture vous passionnera. La Lumière enchaînée (parution en 2016) poursuit l'aventure de la Jument. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

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  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières.
    Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres. Il désirait faire revivre un des derniers temps forts de la marine à voile mais ce n'est que tardivement qu'il l'a abordé dans Ils étaient six marins de Groix... et la tempête, édité en 1979. Mais l'hommage rendu aux pêcheurs de thon est vibrant. Les « scènes de la vie groisillonne » décrivent la lutte entre la flotte des dundées et la terrible tempête d'équinoxe des 19 et 20 septembre 1930. A Groix, il y eut 6 navires coulés et 40 morts. Le grand centre d'armement pour la pêche au thon, qui fut doté de la première conserverie de France ne s'en remit jamais et les derniers dundées disparurent à la fin des années 1940...
    Ils étaient six marins de Groix. et la tempête s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition simple depuis sa première publication.
    Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans cette île de Groix, si grande face aux tragédies marines.. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

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  • Mirèio (Mireille), poème « provençal » en douze chants, dédié à Lamartine, est composé en 1859. Mirèio est bien la pièce maîtresse de l'oeuvre littéraire de Frédéric Mistral.
    En vers et en provençal, c'est la Provence que Mistral met en scène pour la première fois, la Provence, son histoire, ses moeurs, ses traditions, ses hommes et ses femmes. Se référant peutêtre à un amour contrarié de jeunesse, il nous conte, avec un talent et dans une langue superbe, les amours de deux jeunes gens - Mirèio et Vincèn - que leurs conditions sociales respectives vont contrarier tragiquement.
    La présente édition reprend les 43 illustrations - ici traitées en noir et blanc - de Jean Droit, parues initialement dans l'édition en français de H. Piazza en 1923. Destiné plus particulièrement à un public francophone, le texte principal est la traduction en français (faite par Mistral lui-même) du texte provençal d'origine.

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  • Qui veut comprendre les îles bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières.
    A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec.
    En 1944, il y a tout juste 70 ans, la publication d'Un recteur de l'île de Sein balisa l'ouverture d'une ère nouvelle dans l'histoire de la littérature française : elle plantait un décor neuf dans le paysage littéraire, en rompant avec le pessimisme des années sombres et en préparant le renouveau de l'après-guerre.
    Un Recteur de l'Île de Sein, est le troisième des quelque neuf romans que le célèbre écrivain Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), consacre aux îles bretonnes.
    Un voyage à l'île de Sein à l'hiver 1937 sera l'occasion de découvrir l'île, ses habitants et, de la bouche du recteur d'alors, l'histoire de François Guilcher, dit Le Su, le sacristain devenu prêtre de l'île au XVIIe siècle, alors que Sein se trouve dépourvue de desservant religieux.
    Dans son roman, Henri Queffélec nous offre un tableau vivant de l'île de Sein sous l'Ancien Régime. La communauté chrétienne sénane, depuis le départ de son recteur et la vacance de la cure, se trouve dans le plus grand désarroi et se sent délaissée par l'Eglise de Quimper, voire par le continent tout entier... Dans ce contexte, le sacristain, homme pieux et respecté, est amené presque malgré lui, sous la pression des îliens, à prendre en main les destinées de la paroisse et finira, après bien des péripéties, par être « validé » par la hiérarchie catholique comme authentique recteur de l'île, désormais titulaire en droit de la paroisse qu'il dirige en fait depuis des décennies.
    L'ouvrage a également fait l'objet d'une libre adaptation cinématographique dans Dieu a besoin des hommes de Jean Delannoy en 1950, Pierre Fresnay prêtant ses traits au pêcheur devenu curé.
    Un Recteur de l'île de Sein s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en UN RECTEUR DE L'ÎLE DE SEIN édition de qualité depuis 30 ans. Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans cette petite île de Sein, si grande dans sa volonté de ne jamais abdiquer, ni en 1613, ni en 1940, ni aujourd'hui. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

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  • S'il fut un spécialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861- 1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois.
    Il publia ce Au pays des brûleurs de loups en 1904, lequel connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.
    Alors laissez vous entraîner dans ces contes et légendes qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans le passé du Dauphiné, proche ou lointain :
    De l'affaire tragi-gastronomique du fameux repas de Saint-Marcellin lors des guerres de Religion à l'évocation légendaire de la première Dauphine, ou de la fameuse graille, cet oiseau maléfique qui fit, même mort, tant d'ombrage à la notoriété de M. de Saint- André, intendant du Dauphiné, aux amours impossibles de Djem, frère du Sultan, et de Philippine de Sassenage : entrez dans la ronde des contes et des légendes !...

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  • Rédigé à Sisteron, en 1868, Jean-des-Figues est certainement le chef-d'oeuvre de jeunesse de Paul Arène, dédié à Alphonse Daudet, et où la vie de l'auteur se confond avec celle du héros.
    Jean-des-Figues, ainsi surnommé parce qu'il se promène sur son âne avec des figues sèches en poche, c'est l'histoire d'un jeune Provençal qui abandonne son pays natal où il s'ennuie pour « monter » à Paris. Il va y essayer, deux ans durant, tous les ingrédients de ce qui caractérise la vie de bohème dans la capitale, en ce milieu de XIXe siècle. Mais, au final, il devra bien s'apercevoir que rien ne vaut la vie tranquille de Sisteron et de sa Provence...

    En 1932 paraît une édition de Jean-des-Figues, illustrée par François de Marliave : c'est celle-ci que nous proposons dans une nouvelle version entièrement recomposée et qui fait pendant à celle de La Chèvre d'or, illustrée par René Bénézech ou de Mireille/Mirèio par Jean Droit.

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  • « Ce n'est pas un goût particulier pour le folklore ni un penchant spécial pour les recherches que cette science comporte qui m'ont ouvert la voie dans laquelle je me suis engagé, mais le milieu dans lequel je suis né, un milieu de gens de la terre. J'ai passé une partie de mon enfance dans le folklore parce que j'avais une grand'mère dont les récits du peuple, avec leur merveilleux particulier, étaient la seule culture. J'ai vécu, grâce à elle, dans la familiarité du bon saint Claude, du grand saint Martin, de saint Georges qui a le tort de faire geler, mais qui est si beau et si brave, du petit berger de Saint-Romain, de Gargantua qui nous a rendu le service de creuser le lit de la Saône et qui a éteint l'incendie de Dijon de façon si ingénieuse que Gulliver l'a imité ; sans oublier les fées (les fayettes), ni les wivres, ces grands serpents ailés, ni le bon chien tué par son maître qui croyait qu'il avait tué son enfant alors qu'il l'avait sauvé, et tant de récits qui furent ma culture, à moi aussi, quand j'étais un petit garçon... L'adolescent a pu en acquérir une autre ; Le travail a pu lui ouvrir les yeux sur des beautés plus vastes ; les diplômes sont venus, et l'homme enseigne aujourd'hui le savoir qu'il a pu acquérir, mais il y a une voix qu'il entendra toujours : celle d'une vieille femme qui répétait les histoires des aïeux de sa famille... (extrait de la préface, éd. originale, 1955).

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  • Du " Joli Château " histoire tragique d'un intendant prêt à tout pour s'emparer du château de son seigneur, en passant par " Anne des Iles ", conte merveilleux de la tradition maritime bretonne et " la Femme Blanche des Marais " véritable roman de cape et d'épée sur fond de guerre de religions, voilà trois contes de Bretagne, superbement mis en texte par un Paul Féval qui sait, mieux que quiconque, amener le suspens dans des récits tour à tour sombres, romantiques, merveilleux et qui baignent dans cette atmosphère si spéciale que la Bretagne sait donner à ses contes et légendes.

  • En 1906, Henri Carnoy lance une collection nommée Contributions au folklore érotique, contes, chansons, usages, etc. recueillis aux sources orales. Une dizaine de titres sont annoncés mais seulement quatre paraîtront finalement entre 1906 et 1909 : Contes licencieux de Constantinople et de l'Asie mineure, Contes licencieux de l'Alsace, Contes licencieux de l'Aquitaine et Contes licencieux de la Picardie.
    Le titre Contes licencieux de la Picardie (dernier paru de la collection, en 1909), est dû au « meunier de Colincamps », pseudonyme derrière lequel se trouve Alcius Ledieu (1850-1912), bibliothécaire à Abbeville, historien et écrivain régionaliste. On lui doit notamment Une gerbe de Contes Picards, La guerre de trente ans en Artois, Histoire de Crécy-en-Ponthieu, un Dictionnaire picard, etc.
    Voici une nouvelle édition entièrement recomposée de ces contes « spéciaux » pour être assez systématiquement absents des recueils traditionnels de contes et légendes, et qui n'avaient jamais été réédité depuis plus d'un siècle...

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  • « ... Or voici, écrits par sa main de fée, les contes, les légendes de ce Limousin qui vit naître nos troubadours les plus célèbres, ceux qui surent élever un monument de gloire à cette langue limousine ou provençale dont le rayonnement sur le monde, au moyen-âge, fut si fécond et que nous voyons renaître aujourd'hui sous les efforts du Félibrige.
    Ces contes, ces légendes ont un sens profond, ils condensent l'esprit naïf et poétique du passé, ils nous disent l'essence éternelle du rêve qui tient l'homme penché sur l'au-delà...
    ...Or, vejeici, escri pèr sa man de fado, li raconte, li legèndo d'aqueste Limousin que veguè naisse nòsti troubadour li pus celèbre, li que sachèron auboura un mounumen de glòri a-n-aquelo lengo limousino o prouvençalo de quto lou dardai sus lou mounde, à l'age-mejan, fuguè tant fegound, e que vesèn renaisse à l'ouro de vuei souto lis esperfors dóu Felibrige.
    Aquéli conte, aquéli legèndo an un sèns prefouns, coundènson l'esperit simple e pouéti dóu passat, nous dison l'essènci eterno dóu raive que tèn l'ome clina sus l'apereilalin... » (Extrait de la Préface de Valère Bernard).

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  • Aquò que hè enguan 90 ans que l'Academia Gascona de Baiona es vaduda. Los condes e las legendas qu'an es.hlorit au cors de las annadas. Que i a avut mantuns personatges... mes la lenga occitana de Gasconha qu'es tostemps estada lo supòrt d'aquestas benalejas ! Dempuish lo latin, a l'origina de la devisa de la vila, « Nunquam polluta », aus condes mei recents, escrivuts o tornats vesitar preu Miquèu Barís, la lenga qu'es tostemps lo vector d'aqueras istòrias. Qu'i trobaratz la de Dauna Misèria, la de la Meninha-Sauba- la-Vila, l'eròia baionesa qui esvitè lo restacament de la vila a l'Espanha, la deu Drac de Lissaga qui's minjava tot çò qui podè desempuish la soa montanha de la Runa, la de las hemnas e deus òmis qui an hèit qu'aqueth país es trilingue desempuish generacions. Qu'i descobriratz tanben que los judius an jogat lo son ròtle dens l'istòria deu parçan.

    Cela fait cette année 90 ans que l'Académie Gasconne de Bayonne est née. Les contes et légendes ont fleuri au cours des années. Les personnages ont été multiples... mais la langue occitane de Gascogne est toujours le support de ces aventures ! Depuis le latin, à l'origine de la devise de la ville, « Nunquam polluta », aux contes plus récents, écrits ou revisités par Miquèu Baris, la langue est toujours le vecteur de ces histoires. Vous y trouverez celle de « Dame Misère », celle de « Menigne-Saoube-le-bile », l'héroïne bayonnaise qui évita le rattachement de la ville à l'Espagne, celle du Dragon de Lissague, qui dévorait tout depuis sa montagne de la Rhune, celle des femmes et des hommes qui ont fait que ce pays est trilingue depuis des générations. Vous y découvrirez que les juifs ont également joué leur rôle dans l'histoire de la région...

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  • Les contes populaires de l'Agenais recueillis par Jean-François Bladé dans le département du Lot-&-Garonne sont un des monuments de la littérature orale de l'Aquitaine.
    Ils furent publiés en français et dans leur version authentique - en occitan de l'Agenais - en 1868.
    Un siècle et demi plus tard, il est grand temps de remettre à disposition du plus grand nombre ces contes typiques du Lot-et-Garonne, qui furent en partie occultés par le travail du même Bladé sur les contes et légendes de Gascogne.

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  • Les contes populaires de la Grande-Lande sont un des joyaux de la littérature orale de la Gascogne. Le présent ouvrage reprend quelque 68 autres contes d'Arnaudin. Ce n'est pas peu dire quelle importance a revêtu le collectage de Félix Arnaudin - le «pèc» de Labouheyre - dans la sauvegarde de la mémoire collective gasconne. Une transcription en français aidera ceux qui n'ont qu'une faible connaissance de la langue gasconne afin qu'ils puissent suivre et apprécier le texte original. Une étude sur la prononciation et l'écriture du gascon de la Grande- Lande complète utilement l'ouvrage.
    Los condes de le Lana-Grand que son ua de les jòias de le literatura orau de le Gasconha. Lo líber aqueste que torna préner uns 68 auts condes d'Arnaudin. Qu'es chic díser l'importéncia qu'avot le culhida d'Arnaudin - lou «pèc» de Lebohèira - entau sauvament de le memòria collectiva gascona.
    Un adobament en francés qu'ajuderà lous qui la coneishença de le lenga gascona e hè hrèita entà poder seguir e presar lo tèxte originau. Un estudiòt suu prononciar deu gascon de le Lana-Grand que complèta de-plan l'obratge.

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  • N'hésitez pas à vous laisser entraîner dans ces légendes et récits historiques qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans une meilleure connaissance du passé du Dauphiné, proche ou lointain.
    Du clin d'oeil à Victor Hugo avec le manuscrit « perdu » du mariage de Mandrin, en passant par la légendes des trois pucelles, la mystérieuse et horrible disparition de Lucie de Précomtal, l'idylle avortée d'un certain sous-lieutenant Bonaparte avec Mlle du Colombier ou encore l'histoire de l'ensevelie de la Tour de Brandes... Une galerie de portraits et d'évènements qui vous laisseront tour à tour songeur, étonné, compatissant, triste ou joyeux !

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  • En 1878 comença son viatge per Cevenas acompanhat de Modestina, una sauma qu'a crompada per far lo carreg. Partís del Monestièr de Gaselha dins Velai e camina cap al sud d'aquí a St-Joan de Gardonenca. Aprèp Velai, travèrsa Gavaudan Naut, puèi davala dins lo país dels Camisards. Tot long de son escorreguda, Stevenson, sens nos amagar çò que lo còrcacha e sos desavènis amb Modestina o amb lo monde encontrats, nos far partejar son apròcha poetica e sensibla de la natura e a l'encòp son camin interior. Nos convida a tastar l'embelinament de la natura salvatja, los plasers de la marcha, las nuèits passadas a la serena e qualques còps la calor de l'espitalitat. Nos fa remembrar que qualques 180 ans abans son viatge, Cevenas foguèt lo teatre d'una guèrra sens pietat ont tot un pòble luchava per poder viure sa fe. Aqueste libre es benlèu l'istòria pus bèla escricha al sègle XIXen sus Velai, Gavaudan e Cevenas. Lo camin seguit per l'autor es integrat al malhum dels GR, lo GR 70, sonat lo Camin de Stevenson.

    En 1878, Stevenson commence son voyage dans les Cévennes accompagné de Modestine, une ânesse achetée pour porter ses bagages. Parti du Monastier sur Gazeille, en Velay, il chemine jusqu'à St-Jean du Gard. Après avoir traversé le Velay et le Gévaudan, il descend dans le pays des Camisards. Ce faisant, il nous rappelle que 180 ans auparavant, les Cévennes furent le théâtre d'une guerre sans pitié où tout un peuple lutta pour vivre sa foi. Au cours de son excursion, sans cacher ses ennuis et déboires avec Modestine ou les gens qu'il croise, il nous fait partager son approche poétique et sensible de la nature, mais aussi son cheminement intérieur. Il nous invite à partager son enchantement pour les paysages traversés, les plaisirs de la marche, ses nuits passées à la belle étoile et quelquefois la chaleur de l'hospitalité reçue. Ce livre est probablement la plus belle histoire écrite au XIXe siècle sur le Velay, le Gévaudan et les Cévennes. L'itinéraire suivi par l'auteur est aujourd'hui intégré au réseau des GR sous le nom de GR 70, ou chemin Stevenson.

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  • C'est à la suite d'un séjour de quatre mois sur l'île d'Ouessant en 1907, - à la pointe de Pern - dans l'ancien bâtiment de la sirène de brume (la « villa des tempêtes », que l'écrivain allemand Bernhard Kellermann (né à Fürth en 1879) publie, en 1910, ce roman :
    Das Meer, traduit après-guerre en français (1924).
    Si Ouessant n'y est jamais explicitement citée, l'atmosphère du livre en est complètement imprégnée ; le roman comme l'île suivent bien la même problématique : ils sont constamment confrontés à la mer, cette mer qui est le véritable héros du roman de Kellermann.
    Un livre qui a impressionné des générations de lecteurs et d'écrivains.
    A (re)découvrir.

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  • Achevé d'écrire en 1952 et publié, pour la première fois en 1953, Un Homme d'Ouessant, est le second des quelque neuf romans que le célèbre écrivain Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), consacre aux îles bretonnes.
    Qui veut comprendre les îles bretonnes aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières.
    A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires sous l'Ancien Régime et la Révolution nous sont offerts par ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » que fut Henri Queffélec.
    Le personnage central du roman est un homme, Laurent Brenterch, connu sous le surnom de « Miserere », c'est un « Américain », qualificatif sous lequel on désigne les matelots vétérans de la guerre d'indépendance américaine (nous sommes en 1783). Riche de l'expérience de ses voyages, il va notamment chercher à améliorer les rendements des maigres cultures ouessantines [...] Miserere incarne dans sa personne toute la complexité des relations entre les îles de l'Armor et le continent, puisque les communautés insulaires acceptent les ressources fournies par la grande terre tout en rejetant un quelconque lien de sujétion. [...] Avec la minutie dont il est coutumier, Queffélec dépeint de façon réaliste cette société ouessantine des dernières années de l'Ancienne Monarchie - (extrait de l'avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec).
    Un homme d'Ouessant s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition de qualité depuis de nombreuses décennies, le voici à nouveau disponible, soixante ans tout juste après sa parution.

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  • Paru en 1906, Memòris e racòntes retrace la vie de l'enfant de Maillane - et prix Nobel de littérature - qui était alors âgé de soixante-quinze ans.
    Au terme de sa vie, Frédéric Mistral, pour remémorer et illustrer la Provence de sa jeunesse, et léguer au monde à venir son image immortelle, raconte ses souvenirs les plus chers et les plus intimes.
    La figure lumineuse de sa mère, les traits austères de son père - le maître du «Mas du Juge» -, tous ceux qui ont entouré son enfance, les récits des épisodes de la vie familiale, l'évocation des antiques maisons aux décors immuables, ressuscitent, pour le bonheur du lecteur, les douces heures enfuies de la Provence éternelle.
    C'est aussi pour le lecteur occitanophone l'intérêt de lire Mistral dans sa langue provençale de tous les jours. Une opportunité que l'on ne trouve que dans ce texte et dans les Còntes provençaus.
    Une mise stricte en graphie occitane permet également à tous les lecteurs de langue d'oc - des Alpes aux Pyrénées, comme la définissait Frédéric Mistral lui-même - de pouvoir enfin apprécier au mieux la prose du maître de Maillane.

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  • Publié dès 1945, aux éditions de la Couronne d'Or (éditeur spécialisé dans les contes régionaux), ce recueil de contes et légendes traditionnels des Vosges n'avait jamais fait l'objet d'une nouvelle publication.
    Sous la plume de Michèle Massane (à qui l'on doit également un roman Au vent de fortune) et avec des illustrations de René Marcou, voici donc : Les Trois Libellules de « l'Étang des Fées » ; Le Chariot de la Forêt ; Marie-Thérèse de Lambié-Khiée ;
    L'Oiseau Enchanté ; L'Aventure du Père Mathieu ; Le Saint et les Brigands ; Les Fées aux Fleurs ; La Fée Polybotte et le Beau Chevalier ; Ode, la Petite Servante ; Le Don des Larmes.
    Un ensemble de contes enchanteurs et du terroir à redécouvrir.

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  • D'un fait divers particulièrement horrible qui l'a marqué dans sa jeunesse Le crucifié d'Hengoat , Charles Le Goffic tire un roman régionaliste âpre, dur et réaliste (1891) qui marque la nouvelle modernité des écrivains bretons de la toute fin du XIXe siècle. Cette affaire du crucifié d'Hengoat bouleversera et passionnera toute la Bretagne (avant d'être détrônée, bien plus tard, par l'affaire Seznec) car il y a là tous les ingrédients susceptibles de déclencher la curiosité, la stupéfaction, l'horreur et le frisson du public. Un jeune paysan est retrouvé « crucifié » aux brancards d'une charrette après avoir été étranglé dans son sommeil. La soeur et le beau-frère sont rapidement accusés, mais sans preuves matérielles, ce qui motivera leur acquittement lors du procès, en 1883. Mais, au cours du procès, l'on découvre aussi les singuliers agissements des protagonistes autour de la sulfureuse statue de saint Yves-de-Vérité ! Le saint a été de tout temps révéré pour sa clairvoyance dans les litiges les plus embrouillés et pour rendre des arrêts de justice divine... Et dans ce pays du Trégor, l'on continue, en cette fin de XIXe siècle, à « vouer » à saint Yves ses ennemis intimes. Et si le saint en reconnaît le bon droit, les personnes « vouées » mourront dans un strict délai de neuf mois ! Le décor est planté : il reste à rentrer dans l'histoire du Crucifié de Keraliès, passionnant témoignage de la haine et du mysticisme religieux venant du fond des âges. Le post-scriptum donne les clés du roman et permet de comprendre les tenants et aboutissants de la véritable affaire criminelle. Passionnant de bout en bout !

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  • Mirèio (Mireille), poème « provençal » en douze chants, dédié à Lamartine, est composé en 1859. Mirèio est bien la pièce maîtresse de l'oeuvre littéraire de Frédéric Mistral.
    En vers et en provençal, c'est la Provence que Mistral met en scène pour la première fois, la Provence, son histoire, ses moeurs, ses traditions, ses hommes et ses femmes. Se référant peut-être à un amour contrarié de jeunesse, il nous conte, avec un talent et dans une langue superbe, les amours de deux jeunes gens - Mirèio et Vincèn - que leurs conditions sociales respectives vont contrarier tragiquement.
    La présente édition reprend les 43 illustrations - si proches de la Provence mythifiée par Mistral - de Jean Droit, parues initialement dans l'édition en français de H. Piazza en 1923.
    Destiné plus particulièrement à un public francophone, le texte principal est la traduction en français faite par Mistral lui-même, le texte provençal d'origine.
    Frédéric Mistral (1830-1914), né et mort à Maillane (Bouchesdu- Rhône), est l'infatigable artisan de la renaissance de la langue d'oc - à partir du milieu du XIXe siècle, en co-fondant le Félibrige en 1854 et en publiant un monumental dictionnaire des parlers d'oc, Lou Tresor dóu Felibrige. Mais c'est son oeuvre littéraire (couronnée par un Prix Nobel, en 1904) qui donnera - huit siècles après les premiers Troubadours d'oc - ses véritables lettres de noblesse à l'occitan, dans sa variante provençale.
    Cent ans après la mort du poète de Maillane, son chef-d'oeuvre est proposé dans une version bilingue, français-provençal, qui permettra, à tous ceux qui ne maîtrisent pas - ou trop peu - l'occitan, de découvrir et d'apprécier toute la beauté tragique de l'histoire de Mireille/Mirèio et de Vincent/Vincèn...

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  • Frédéric Mistral, principal artisan de la renaissance de la langue d'oc - du milieu du XIXe siècle jusqu'à la première guerre mondiale -, obtint, en 1904, le Prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son oeuvre en langue provençale. Calendau, que Mistral mit sept années à écrire, parut pour la première fois en 1867 et valut au poète de Maillane d'être taxé de «séparatisme». En effet, Frédéric Mistral - avec le talent multiforme qu'on lui connaît mais qui surprend toujours quand on lit ou relit ses oeuvres - met en scène, au long des XII chants, la Provence elle-même et son histoire et sa civilisation spécifiques au travers des aventures du marin de Cassis - Calendal, amoureux de la princesse des Baux - l'Esterello - et de son irréductible ennemi, le comte Sévéran... L'oeuvre est présentée en version bilingue provençal-français, dans sa graphie "mistralienne" d'origine, avec les précieuses notes de l'auteur (ainsi que la traduction en français, également due à F. Mistral).

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