Erick Bonnier

  • Le Prophète contient tous les éléments nécessaires pour fonder un code de valeurs laïques dans lequel tous les humains peuvent se retrouver.

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  • Cinquante-sept ans après l'Indépendance, le peuple algérien manifeste dans les villes pour exiger la fin du « système » et le départ de tous les dirigeants qui ont ruiné le pays et désespéré ses enfants.
    Gloire à ces « Manifestants du Vendredi » et à leur Hirak, cette révolution inédite par son civisme, son pacifisme et sa détermination, fait l'admiration du monde entier, et surtout celle de la diaspora algérienne qui rêve d'un retour au pays. Or, le pouvoir algérien, désormais déshonoré, a introduit en 2016 deux articles dans la Constitution afin de restreindre les droits des binationaux à intégrer la Haute Fonction publique. Discrimination insupportable, injuste et déraisonnable, dont cet essai se fait l'écho.
    Car enfin, bien informés, attachés à leurs origines, les binationaux aspirent à contribuer avec leurs frères à la renaissance de l'Algérie. Sur le cri de triomphe : « one, two, three, viva l'Algérie ! », poussé quand l'équipe des Fennecs remporte la Coupe d'Afrique des Nations, résonne le slogan de la liberté « ONE, TWO, FREE, VIVA L'ALGÉRIE !

  • "Vous êtes votre propre précurseur, et les tours que vous avez érigées ne sont que les fondations de votre moi géant. Et ce moi sera à son tour une pierre angulaire. " Dans Le Précurseur, dernier livre en anglais qu'il fait paraître avant Le Prophète, Khalil Gibran explique et développe sa théorie de la réincarnation et de l'évolution du moi individuel. La vie de l'homme est immortelle. La succession des cycles de la mort et de la renaissance est sans fin. L'homme ne cesse de revenir à lui-même, de se retrouver et de s'atteindre...

  • L'auteur du Prophète, oeuvre traduite dans le monde entier, n'est pas l'homme d'un seul livre. Le Fou, écrit en anglais et publié en 1918, est une excellente introduction à la pensée de l'un des plus dignes représentants de la littérature proche-orientale. Figure récurrente de la littérature arabe, le Fou permet à Gibran de porter un regard pur et détaché sur les vicissitudes du monde. C'est à travers les oeuvres de William Blake, de Rodin, de Nietzsche, que s'est forgée la pensée de cet auteur universel.

    Dernier livre paru du vivant de Khalil Gibran (1883-1931), moins d'un mois avant sa mort, et à ce jour inédit en français, Les Dieux de la Terre est un dialogue entre trois dieux qui incarnent trois tendances magnifiées du coeur humain, mais aussi la projection du "moi" gibranien en trois étapes de son évolution. Le premier dieu, las et dégoûté du cycle récurrent de la vie qui ne lui apporte plus rien, n'aspire qu'à son propre anéantissement. Le second est animé par une volonté de puissance et jouit de pouvoir jouer avec la destinée de l'homme. Tandis que le troisième qui est aussi le plus jeune, est intimement convaincu que l'amour est, l'unique sens fondamental de la vie. En conduisant les deux premiers dieux sur le chemin de la beauté, le troisième dieu triomphe, car il a su leur rendre l'amour accessible. Mais à la différence des autres livres de Gibran, dans lesquels il exalte un amour universel et panthéiste, Les Dieux de la Terre est le chant mélancolique de l'amour d'un homme pour une femme.

  • En 1945, les hommes de ma génération ont été projetés, au sortir de leur enfance, dans le tragique absolu de l'Histoire : ouverture des camps de concentration, déportations massives de populations, dénonciation du Goulag, bombardements atomiques, avec cent millions de morts en prime. Dieu était-il mort, comme l'avait proclamé Nietzsche ?

    Devant ce chaos spirituel, la voix de Camus fut l'une des premières à s'élever. Dénonçant le suicide et prônant la révolte, il ouvrit des chemins de renaissance. Suivit, ample et déterminée, la voix d'André Chouraqui.

    Celui-ci fut-il bouleversé, comme beaucoup d'entre nous, par la découverte en plein désert, en 1945 justement, des apocryphes chrétiens ? Y vit-il un appel impérieux ou un rappel désespéré ? Toujours est-il que, après avoir passé le temps de l'Occupation à sauver des enfants juifs, il est allé, la guerre terminée, à ce qu'il lui parut être l'essentiel : offrir aux oublieux et aux incertains une lecture renouvelée du corpus monothéiste en traduisant la Thora, les Évangiles et le Coran d'un même élan, d'un même souffle, d'un même coeur.

    J'eus le bonheur d'être son ami, avant d'avoir l'honneur d'être son éditeur. Voilà pourquoi le présent essai, nourri de rencontres, de conversations, de lectures, est tout, sauf académique.

    Puissé-je avoir réussi à rendre, si peu que ce fût, le feu qui brûlait en lui et qui, dans un brasillement de lumière, l'élevait parfois à hauteur de prophétie !

  • Opération Timber Sycamore. Ce nom de code ne vous dit probablement rien. Il désigne pourtant une gigantesque guerre de l'ombre, dont le principal objectif était de renverser Bachar el-Assad. Menée par la CIA et ses alliés dès l'automne 2011, puis stoppée à partir de l'été 2017, cette campagne secrète attira peu l'attention des médias occidentaux. Or, elle mobilisa des milliards de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes et de munitions, aidant ainsi une rébellion dont les forces les plus efficaces étaient liées ou affiliées à al-Qaïda. Fruit de cinq années de recherches, cet ouvrage explique comment Washington, Londres, Paris et leurs alliés du Moyen-Orient ont soutenu la nébuleuse djihadiste anti-Assad, y compris l'« État Islamique ». Interrogeant certains des plus grands experts de la Syrie et du monde arabe, l'auteur nous décrit comment - sous couvert d'appuyer des « rebelles modérés » -, les puissances occidentales et leurs partenaires ont renforcé la même mouvance islamiste accusée des attentats du 11-Septembre et du Bataclan. Une enquête percutante et dérangeante, qui remet en cause bon nombre d'idées reçues sur le conflit syrien.

  • Cette étude examine la vie d'un penseur musulman majeur ; il s'agit de Malek Bennabi qui a marqué le XXe siècle par la vivacité de sa pensée. Des millions de musulmans, de tous bords, le considèrent comme un modèle intellectuel parfait. On lui attribue l'invention du concept de « colonisabilité », signifiant que les colonisés, particulièrement les musulmans, sont responsables de leur propre déchéance, car ils ont développé une attitude et un style de vie favorables à l'invasion étrangère - la « colonisabilité ». Toutefois, Bennabi invite les colonisés à se défaire de la paralysie morale et de la décadence spirituelle qui les rend colonisables.

    Bennabi a aussi suscité d'âpres controverses : les cercles laïcs l'accusent d'être le « père » du courant islamiste néoconservateur mondial, y compris du FIS (Algérie), du PJD (Maroc) et de la Nahda (Tunisie). D'autres milieux, proches des nationalistes arabes, l'ont dénigré et traité de collaborateur nazi, mais sans toutefois apporter de preuves de sa collaboration avec les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. Sa femme, Paulette Bennabi, a également été accusée par la DST d'agir pour le compte de la Gestapo de Dreux (France), sous le nom d'emprunt de « Mme Mille ». Le couple Bennabi a fait l'objet de plusieurs enquêtes des services secrets français (DST) et a été incarcéré au camp de Pithiviers pendant 18 mois, entre 1944 et 1946.

    Zidane Meriboute a mené sa propre enquête, en se basant essentiellement sur les archives de la DST et de la Cour de justice française, jusqu'ici tenues dans le secret absolu. Son but est de tenter de rétablir la vérité, et de déterminer objectivement si les époux Bennabi ont été vraiment des collaborateurs de la Gestapo.

  • Voici un grand inédit d'André Chouraqui.
    Il s'agit de sa thèse de doctorat en droit. Plus qu'une thèse en vérité, ce travail prend parfois des allures de roman policier.
    De la Déclaration Balfour, acceptant le principe d'un foyer national juif en Palestine, à la création de l'Etat d'Israël, André Chouraqui raconte avec précision et malice les méandres d'une politique anglaise supposée favorable au sionisme et souvent perfide. Le suspense guette le lecteur à chaque page.
    Ce grand document est le premier à traiter de l'Etat d'Israël, quatre mois seulement après sa proclamation par Ben Gourion. C'est dire qu'il garde entre ses pages la chaleur et les passions de l'Histoire.
    Préfacé par Yehouda Lancry, qui fut ambassadeur d'Israël à l'ONU durant les années cruciales 1947-1948, ce livre paraît à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

  • Pourquoi un tel chaos en Libye ?

    Depuis la mort de Kadhafi en octobre 2011, la Libye est en proie à tous les tourments. Des milices ont pris pied dans différentes villes menaçant la population et le pouvoir politique. De son côté, l'armée a été disloquée. L'État s'est, par ailleurs, effondré et est scindé par des rivalités Est-Ouest.

    Hélène Bravin et Kamel Almarache dénouent, à travers cet ouvrage, l'écheveau de cette apocalypse apparu dans la Libye post-jamahiryienne, en donnant des clefs de compréhension sur le rôle des milices et sur la déliquescence du pouvoir politique ainsi que sur l'apparition du Maréchal Khalifa Haftar, qui cristallise toutes les rancoeurs d'une armée détricotée et en mal de reconnaissance. À l'aube d'élections nationales présidentielles et législatives voulues par la communauté internationale, le pari de la reconstruction de la Libye reste difficile.

  • À l'étranger, l'audience du cinéma saoudien se limite principalement à deux films : Wadjda de Haïfa Al-Mansour en 2012 et Barka rencontre Barka de Mahmoud Al-Sabbagh en 2016. D'aucuns croient même que ce cinéma n'a jamais existé. À la lumière des derniers développements intervenus en Arabie saoudite en faveur du cinéma et des secteurs de l'audiovisuel et des loisirs, d'une manière générale, ce livre retrace l'historique du cinéma saoudien, jette la lumière sur ses pionniers ainsi que sur les principaux films, tous genres confondus, qui ont jalonné son parcours, de 1977 à 2017.

  • Le 3 janvier 2016, l'Arabie Saoudite a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Iran suite à l'incendie de son ambassade à Téhéran. C'est une décision aux conséquences majeures dans les relations diplomatiques entre États. Cet épisode est la conséquence d'un long contentieux marqué par une dégradation continue des relations irano-saoudiennes qui dure depuis plus de 35 ans.

    Au delà des enjeux géopolitiques qui dominent le Moyen-Orient, cette guerre larvée, bien que très ancienne de par ses origines confessionnelles, semble être beaucoup plus intense et met en péril plus la stabilité et le développement de la région. En effet, dans cet espace de conflictualité, la relation entre l'Iran et l'Arabie Saoudite s'est toujours déclinée en termes de rivalité directe ou indirecte, empruntant la forme relationnelle d'affaiblissement et de renforcement de soi. De là se pose la question sur l'avenir de cette rivalité menaçante : est-elle éphémère ou permanente ? La guerre d'influence menée par les deux acteurs en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen témoigne de la férocité d'un choc inédit et sans issue.

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  • Parmi les musulmans, d'aucuns imaginent que, puisque tout est donné et posé d'une manière scripturaire (depuis un millénaire et demi), il leur suffirait de réciter le Livre et d'accomplir certains rites pour que Dieu soit satisfait d'eux et qu'ils soient satisfaits de Lui, selon la formule coranique.
    Or, le Coran lui-même, lecture du sens de l'existence, d'après son étymologie et sa syntaxe, se présente comme un appel permanent à penser, à raisonner, à méditer, à lire et à interpréter le livre de la Création afin d'en approcher l'Auteur.
    C'est comme si l'Inspirateur de cette révélation poussait ceux, qui prennent le Coran pour un simple texte, à s'affranchir des limites des mots fixés par l'Écriture pour entendre, en eux-mêmes, les résonances illimitées du Verbe que l'océan, transformé en encre, ne suffirait pas à les transcrire même si [Dieu] apportait un autre océan d'égale immensité.

  • Ces Lettres ne sont pas un appel à la révolte. Elles sont encore moins une tentative de polariser une société qui se fracture chaque jour davantage. C'est un appel aux jeunesses du nord et du sud de la Méditerranée et à leurs dirigeants, car l'heure est grave. Elle confronte une Europe vieillissante et des sociétés sud-méditerranéennes dont la vigueur des jeunes est débordante à tous les points de vue.

    C'est une chance d'assurer une transition générationnelle historique et harmonieuse. Pourtant, les dirigeants des pays des deux rives de la mare nostrum ne semblent pas alarmés par l'ampleur des enjeux et des réalités de cette situation. Vivier d'idées, ressource démographique vitale pour l'Europe, ces jeunesses, diverses, aux origines et aux aspirations différentes, ne parviennent pas à s'épanouir et à incarner un espoir pour nos sociétés. Aujourd'hui, les jeunesses inquiètent. On leur prête à tort la volonté de provoquer un changement brutal, parfois radical.

    Les peurs se sont installées depuis quelques années des deux côtés de la Méditerranée. Elles ne cessent de s'amplifier. Pourtant, elle est depuis 2000 ans un espace de circulation, d'échanges, de vie et de mort. Elle est l'exemple et le modèle de ce que l'eau, la source de vie qu'elle représente, a produit de plus majestueux et fondateur de la civilisation universelle. Depuis qu'elle a été politisée depuis une vingtaine d'années, la Méditerranée s'est peu à peu refermée, aux dépens des jeunes. Elle représente désormais une frontière infranchissable. Elle n'est plus la matrice naturelle des rêves des jeunes.

    Erasmus est la grande réussite des relations euro-méditerranéennes pour l'Europe, ses États-membres et son voisinage. Mais au-delà des opportunités qu'elles offrent le temps du cursus, les études ne garantissent plus toujours aujourd'hui aux jeunes de trouver un emploi, un logement, et de construire une vie décente. L'absence de débouchés professionnels brise les espoirs de toute une population de jeunes autour de la Méditerranée. Leur taux de chômage en Europe ne cesse de grimper. L'âge d'entrée dans la vie active est repoussé. Les dépendances vis-à-vis de la famille, de la société, interdisent désormais de « rêver trop grand et trop loin ».

    Au sud, malgré les diplômes, les perspectives d'une situation professionnelle stable et valorisante s'éloignent pour beaucoup. L'émigration est la seule solution. Mais si elle est une issue individuelle, elle représente aussi une fuite des cerveaux préjudiciable aux pays d'origine.

    Les vieilles générations, issues du baby-boom en Europe ou des indépendances au sud, ont cadenassé les systèmes et l'égalité des chances. Tout est bloqué, paralysé par les conservatismes, les privilèges des classes politiques dirigeantes. Des jeunes désespèrent de ne pouvoir prendre en main leur destin. Dans beaucoup de pays, le racisme progresse. L'Europe a peur pour elle. Elle craint les immigrations, elle s'arc-boute sur son « identité » passée. La Méditerranée a perdu son statut de mer des circulations, alors qu'au sud, les moins de 25 ans représentent 60 % de la population !

    La situation des « banlieues » au nord de la Méditerranée est telle qu'elles font de plus en plus penser aux ghettos urbains des USA. L'immobilité, l'ennui, la déshérence gagne un nombre croissant de jeunes. Certains en France, en Belgique, en Allemagne, se radicalisent et veulent mourir au nom des idéaux auxquels ils veulent encore s'accrocher : liberté, dignité, égalité, justice.

    Des générations ont grandi au rythme des crises économiques successives, du chômage endémique, du sida, de la sinistrose, de la suspicion... souvent, les enfants et petits-enfants d'immigrés maghrébins, musulmans, sont considérés comme les boucs émissaires des maux de l'Europe, responsables de la crise des valeurs, du chômage, du terrorisme islamiste... alors qu'ils ne sont que le symptôme de sociétés en peine et en panne, qui ne parviennent plus à créer du rêve, sociétés de consommations outrancières, dans lesquelles le citoyen a perdu le sens de la mesure, et où il n'accorde plus aucune confiance en l'homme politique, soupçonné de corruption généralisée... Il n'y a rien de pire pour une société de créer des enfants qui n'ont plus rien à perdre.

    Tous les ingrédients sont là pour nourrir un pessimisme morbide. Mais à quoi bon s'y conformer ? Ce texte est donc un manifeste pour les jeunes et les plus âgés qui détiennent le pouvoir politique : il est urgent de passer le relais, d'insuffler de l'espoir, miser sur la fraîcheur de la jeunesse pour construire l'avenir. Il faut relancer la machine à y croire auprès des jeunes, sans quoi le cycle autodestructeur se poursuivra. Plus de jeunes se désinvestiront de démocratie, la citoyenneté, la participation politique, l'adhésion aux valeurs républicaines, etc. Que deviendront nos sociétés humanistes, si vivre ensemble n'a plus aucun sens ?

  • Un halo de mystères recouvre la Kabbale. L'imaginaire populaire la relie à l'occultisme, l'alchimie, voire la sorcellerie, le tout plongeant ses racines dans un passé moyenâgeux préscientifique. Ce lexique va tenter de faire le point sur ce domaine, au final, peu connu du grand public. Tout d'abord que signifie le terme ? Quelle est l'origine de cette tradition et quel but poursuit-elle ? Quels sont les maîtres qui l'ont pensée et véhiculée. Sait-on par exemple qu'il existe une Kabbale juive et une Kabbale chrétienne ? S'agit-il d'une tradition originale ou bien puise-t-elle dans des sources plus anciennes : la Gnose, la Platonisme, le Pythagorisme, selon les thèses de certains chercheurs actuels ? Et puis la Kabbale présente-t-elle encore quelque pertinence pour le moderne du XXIe siècle ?
    Si la question de son originalité pose débat, il reste indéniable qu'une fois engendrée et suffisamment mature, la Kabbale juive a pris son envol et sa propre cohérence au sein de la religion d'Israël. De ce fait elle s'inscrit au coeur d'une spiritualité, avec sa propre conception de la transcendance. L'athée, l'agnostique, le non-israélite, l'homme moderne qui ne connaît que l'immanence du réel et sa technologie n'y trouveraient donc nulle utilité ; sauf à être mû par une curiosité intellectuelle sur les faits de culture. Ce qui en soi justifierait l'écriture d'un tel livre. S'il reste indéniable que la Kabbale présente des aspects naïfs, légendaires, superstitieux et même magiques, sa forme la plus aboutie, au coeur de ses affirmations, demeure, pour nous, une science : une science de l'être au monde, une perception d'un principe unitaire qui engloberait l'infiniment grand et l'infiniment petit, le Soi intérieur et le Soi relationnel, et qui envisagerait en particulier l'ensemble du vivant et du mouvant dans une harmonie parfaite.
    À l'heure de l'inter-connectivité, à l'heure où nous percevons les liens étroits et vitaux qui nous ajustent à la nature, à l'heure où l'on découvre les formes de communications entre les végétaux eux-mêmes, à l'heure où se vérifie le rapport étroit entre l'espace et le temps, peut-être tendrons-nous l'oreille vers le langage kabbaliste qui pose que « tout est en tout », que la pensée, la parole et l'action ont plus d'implications que ce que l'on croit sur notre environnement immédiat ou lointain, à l'instar de l'effet papillon.
    Beaucoup d'enseignements de la Kabbale laisseront indifférent notre contemporain, mais qui sait ? Une idée, un concept, une sagesse pourrait surgir de ce lexique, ni exhaustif ni universitaire, une réponse pour le chercheur de sens. C'est au carrefour de la question existentielle et de la quête du sens de l'être-là que pourrait se situer la Kabbale, un phare au milieu d'une tempête.

  • Sait-on assez que les Hittites d'Anatolie apportent à Gaza la technologie du fer qui permettra aux Philistins de tailler des croupières au peuple hébreu ?

  • Le patrimoine culturel a toujours été défiguré par les guerres successives et est devenu depuis quelques années la cible privilégiée des groupes terroristes. Marquer au fer rouge l'invasion d'une terre plusieurs fois millénaire par la destruction et l'effacement de sa mémoire.
    Outre les sites dévastés par les actions militaires, extrémistes ou terroristes, il s'agit aussi de lutter contre le trafic de pièces antiques qui sévit dans ces pays où souffle un vent de violence inouïe. Comment contrecarrer, comment éviter ses exactions ? Avec qui et quels moyens ?
    Ce livre rend compte du travail acharné que l'auteur, archéologue de formation, mi diplomate et mi « pompier », a exercé avec foi et passion durant plus de quarante années au service de différentes grandes institutions internationales et onusiennes. Le fameux site d'Angkor, le pont de Mostar, le musée de Bagdad, les bouddhas de Bamyan, les mausolées de tombouctou, tout y passe et... ce n'est pas fini.
    Une vie dédiée au patrimoine mondial de l'Humanité, une vie passée souvent entre deux avions pour tenter de sauver le logiciel de notre héritage collectif.

  • Un million et demi de chrétiens vivent en Irak. En leur laissant le choix entre la conversion, l'exil ou la mort, l'Etat islamique les a obligés é fuir pour sauver leur vie.

  • On les appelle les Janjaweed. Ce sont les cavaliers de la mort. Par le fer et par le feu, ils font régner la terreur au Darfour, ne laissant que cendres, deuils et désolation.

  • La Méditerranée a toujours fasciné Jean Genet (1910-1986), l'un des plus grands écrivains du XXème siècle. Enfant abandonné, placé dans une famille du Morvan, il s'évade dans la littérature. Adolescent, enfermé dans la colonie pénitentiaire de Mettray, il s'enflamme en découvrant Villon, Verlaine, Proust... Il rêve de voyages.

  • Le poète, mariant le temporel et le spirituel, recherche la réalisation de son être profond au milieu de ses contradictions.

  • Djihad, fatwa, talibans . ou encore, tout récemment, Daech. Les médias d'aujourd'hui utilisent ces mots à foison sans en donner le vrai sens. Savez-vous quelle est la différence entre sunnisme et chiisme ? D'où viennent les vocables Boko Haram, Shebab ou AQMI? 

    1 autre édition :

  • « J'appartiens à la génération des « baby-boomers... », ces Français nés au lendemain de la Seconde Guerre mon- diale.
    A ma naissance, le monde était séparé en deux blocs : le monde communiste sous la domination de l'Union soviétique et le monde occidental sous l'influence du capitalisme.
    On parlait du « Rideau de fer » qui courait au coeur d'une Allemagne divisée, aux frontières de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie et de l'Autriche. des centaines de kilomètres de barbelés nous empêchaient de rencontrer nos frères d'Europe.
    Puis les peuples ont eu raison des obstacles mais d'autres conflits sont nés, d'autres révolutions ont vu le jour et la Guerre froide s'est transformée.
    La photographie est ce qui nous reste quand le petit écran s'est éteint. Face à l'image vidéo elle a valeur d'éternité.
    L'image fixe est ma passion première. durant quarante années de reportage télévisé, je me suis rarement séparé de l'appareil photo qui m'a permis d'éterniser les événements et les situations vécues, afin de les conserver comme témoignages personnels et comme des pages d'histoire.
    Je suis né deux ans après la fin de la deuxième guerre mondiale et j'étais donc encore trop jeune pour être mobilisé dans les guerres coloniales qui ont suivi, Indochine et Algérie.
    Mais en tant que reporter à la radio et à la télévision, j'ai vu et vécu les conflits qui ont marqué les trente décennies du siècle passé et le début de ce XXIème siècle.
    J'en ai aussi payé le prix pour avoir été otage durant de longs mois pendant la guerre du Liban avec mon équipe de reportage. Mais ma passion pour le métier de journaliste ne s'est jamais éteinte.
    Elle est restée intacte. A l'heure où les métiers de journaliste et de reporters sont de plus en plus décriés, j'ai la faiblesse de continuer d'y croire ».
    De l'Arabie du roi Fayçal aux révoltes arabes en passant par la révolution iranienne, le génocide au Rwanda, la famine en Somalie, le conflit d'Afghanistan, la montée en puissance de la Chine, j'ai voulu présenter mon regard sur le monde et livrer ce témoignage sur mon itinéraire.

  • Dans un monde où l'information circule très vite et où les mots perdent souvent leur sens originel, consulter un ouvrage facile d'accès qui donnerait des définitions simples et pédagogiques peut s'avérer utile.

    Dans ce lexique seront présentés différents aspects du judaïsme : la Bible et ses personnages ; les rites et les objets de culte ; les idées religieuses et les grands penseurs. À cette approche religieuse traditionnelle, ont été ajoutés des aspects plus contemporains à travers quelques entrées concernant le sionisme. Aujourd'hui ce terme véhicule une vision passionnelle et idéologique centrée autour du conflit israélo-palestinien. Sans nier cette approche géopolitique, ce lexique voudrait éclairer le lecteur de divers points ou moments clefs de l'histoire du peuple d'Israël, dans la cohérence de sa propre histoire et de sa propre foi.

    Nous espérons que ce lexique fournira des repères essentiels pour qui veut comprendre les religions, dans une humanité qui n'en a pas fini avec ce rapport à la Transcendance.

  • En août 2015 sont inaugurés les nouveaux travaux du canal de Suez. Des trompettes d'Aïda au yacht de l'impératrice Eugénie utilisé pour l'inauguration de 1869, c'est toute l'Égypte d'hier qui est alors mise en scène, celle qui a tant fait rêver l'Europe ; car pour l'Égypte, il s'agit bien avec son canal de Suez de faire à nouveau rêver le monde.

    Ce rêve est déjà poursuivi depuis l'Antiquité ; en 1869, le canal est enfin ouvert à la navigation. En reliant la mer Méditerrané à la mer Rouge, il bouleverse les routes maritimes et accélère les échanges entre l'Europe et l'Asie. Son histoire est celle des transformations du commerce mondial et de l'évolution des transports maritimes depuis l'invention du bateau à vapeur jusqu'aux énormes pétroliers et porte-conteneurs contemporains.
    Le canal de Suez offre aussi une lecture captivante de l'histoire de l'Égypte depuis deux siècles. Route des empires, il attise la rivalité franco-britannique au XIXe siècle, devient un un élément essentiel de la maîtrise de la Méditerranée lors des deux guerres mondiales, nourrit la lutte nationale et se transforme en frontière militaire avec les guerres israléo-arabes. Peu d'autres routes au monde ont soulevé autant de passion, de conflits géopolitiques et d'enjeux économiques.

    Caroline Piquet est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-Sorbonne.

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