Fidelite

  • Il faut reconnaître que, pour beaucoup, la notion de dogme fait difficulté... Il est d'ailleurs révélateur que l'adjectif « dogmatique » ait parfois une connotation péjorative. Quoi qu'il en soit du mot lui-même, les dogmes chrétiens suscitent parfois incompréhension ou même hostilité. Tantôt ils paraissent difficiles à comprendre, sinon obscurs. Tantôt aussi ils sont perçus comme exerçant une contrainte indue : l'Église, pense-t-on, imposerait des « vérités à croire » au lieu de respecter la liberté... D'aucuns risquent de trouver là prétexte à quitter cette Église, ou, tout au moins, de s'affranchir des dogmes pour s'en tenir à l'Évangile.
    Le présent livre voudrait montrer que ces difficultés reposent sur des malentendus et que, bien compris, les dogmes sont au contraire essentiels à la vie de l'Église.
    Pour ce faire, un premier chapitre retracera la genèse et l'histoire de la notion de dogme, depuis le Nouveau Testament jusqu'au concile Vatican II. Les chapitres 2 et 3 présenteront les principaux dogmes. Le chapitre 4 recueillera les apports de théologiens qui, au 20e siècle, ont réfléchi sur les dogmes et sur la façon de les interpréter. Le chapitre 5 montrera ensuite comment la question des dogmes bénéficie désormais de travaux menés dans des contextes spécifiques : ceux des théologies de la libération, du dialogue oecuménique et des recherches sur l'inculturation. Enfin, la conclusion s'efforcera de ressaisir l'ensemble du parcours en précisant la signification des dogmes, la manière de se rapporter à eux, et les conditions ou exigences de leur crédibilité dans le monde actuel.

  • Cette troisième édition entièrement revue et mise à jour fait le point le plus objectivement possible sur toutes les recherches actuelles.
    Le Linceul de Turin intéresse de nombreux chercheurs, dans le monde entier, dans tous les domaines de la science et de l'histoire. En effet, malgré de nombreuses tentatives, personne n'a jamais pu reproduire, avec toutes ses caractéristiques, l'étonnante image qui y est imprégnée : celle d'un crucifié ayant subi tous les supplices décrits dans les quatre évangiles pour la Passion du Christ.

    L'histoire ancienne de ce tissu mystérieux se précise peu à peu, jusqu'au premier siècle de notre ère. La non-pertinence du test au carbone 14 de 1988, qui l'avait daté du Moyen Âge, est confirmée désormais (2019). Une nouvelle datation (2013), par d'autres méthodes, conclut également, comme toutes les autres études, à une origine très antérieure de ce tissu, qui reste une « provocation à l'intelligence » (saint Jean-Paul II).

    Un ouvrage indispensable qui fait le point le plus objectivement possible sur toutes les recherches actuelles.

    Troisième édition entièrement revue et mise à jour.

  • Derrière l'évidence d'un nom, Marie-Madeleine, et d'une histoire que nous croyons connaître se cache une multitude de figures. Elles se sont agrégées au fil des siècles, dessinant une sainte aux facettes si nombreuses, contrastées parfois contradictoires, qu'elles justifient la question « Que penser de Marie-Madeleine ? ». Celle que nous appelons Marie-Madeleine est née de la fusion entre plusieurs figures évangéliques, s'est enrichie de traits légendaires, a nourri de nombreuses controverses et alimenté de nombreux fantasmes. C'est à cette histoire que nous allons nous intéresser, à la lente élaboration d'une figure unique, à partir de matériaux composites. En effet, la sainte s'est construite sur la triple existence de la pécheresse repentante et pardonnée par le Christ, de la fervente amie de Jésus attachée à son bien-aimé, dans la Passion comme dans l'apostolat, de la soeur, enfin, de Marthe et de Lazare, vouée à une vie de contemplation.
    Pour comprendre comment cette fusion s'est faite et quels développements théologiques, spirituels ou artistiques elle permit, nous parcourrons les Évangiles, lirons les textes apocryphes et hagiographiques ainsi que leur exégèse, suivrons le développement de son culte, observerons sa présence dans la peinture et la littérature, pour enfin constater sa résurgence contemporaine.

  • Dans ce petit livre très clair, l'auteur fait percevoir l'originalité et l'intérêt de cet enseignement par une approche historique tout d'abord, situant chaque document majeur dans son époque, et synthétique ensuite, dégageant les principes majeurs, selon quatre grands domaines : la personne humaine, les biens (l'ordre économique et social), la cité (la société civile et politique), le monde.

  • S'appuyant sur son expérience d'exorciste, l'auteur aborde, dans ce bref ouvrage, la problématique de l'existence de Satan.
    Partant des textes de l'Ancien et du Nouveau testament ainsi que des écrits de l'Église, l'auteur s'attache à préciser le concept de « démon » : est-il une personne ? Comment est-il nommé ? Peut-on dire qu'il est plus présent qu'avant ? Comment définir sa puissance ? Qui est « menacé» ? Comment caractériser ses actions ? Faut-il en avoir peur ? Qu'est-ce qu'un exorcisme ? Pourquoi est-ce un des sujets régulièrement traité au cinéma et dans la littérature ?
    Dans un langage clair et accessible, l'auteur précise ces différentes notions et introduit le lecteur dans « l'envers du décor ».

  • L'ouvrage n'est ni un exposé technique, ni une introduction, ni même un panorama historique de la robotique et de l'intelligence artificielle. Le livre entend seulement montrer, à partir d'exemples, comment et pourquoi ces disciplines suscitent de nombreuses questions épistémologiques, juridiques, éthiques et anthropologiques, auxquelles il convient de répondre en évitant à la fois une technophobie dangereuse et une technolâtrie incohérente.
    Le livre propose quelques pistes pour comprendre la raison de l'invasion des robots et de l'intelligence artificielle dans notre quotidien et, en dépassant les paradoxes qu'ils font naître, pour gérer leur usage, dans une perspective qui respecte pleinement les exigences de notre humanité.

  • Par « L'au-delà», l'Église entend tout ce que la foi dit à propos de l'ultime, de ce qui vient en dernier, à la fin, que ce soit celle de chaque homme ou de l'histoire. C'est la réflexion chrétienne sur ce qui se passe à la mort et après elle. Le sujet est plus connu sous les vocables de fins dernières, résurrection des morts, retour du Christ, jugement dernier, ciel, purgatoire, enfer... Autant de mots devenus délicats, incompris, dénigrés. Aussi la première partie de ce livre reconnaît-elle les difficultés liées à un tel discours et explique comment l'histoire sainte le fonde et l'articule. La deuxième partie se met à l'écoute de l'Écriture Sainte, Ancien et Nouveau Testament. Elle souligne quelques-unes de ses dynamiques essentielles. La troisième déploie l'intelligence de cette Parole divine en se mettant à l'école des pères de l'Église, des théologiens, des mystiques, du Magistère et de la liturgie. La dernière reprend de manière synthétique et thématique l'essentiel de la foi catholique en la matière.

  • Le radicalisme musulman, appellé « islamisme », est à mettre en lien avec la pluralité de groupes et de mouvements qui se rattachent à l'islam. S'il est multiforme, il a des bases idéologiques assez claires. Il a pris naissance non seulement en Arabie et en Égypte, mais aussi dans le sous-continent indien. Il s'agit de revitaliser la communauté musulmane, trop longtemps obsédée par la modernité à l'occidentale. Pour atteindre ce but, les islamistes propagent une identité simple, avec une pratique bien définie, qui rendrait la communauté musulmane homogène, en éliminant toute pluralité - or, l'islam est amplement pluriel - et en usant parfois d'une violence extrême. Les mouvements qui adhèrent à ce courant de pensée et d'action se caractérisent par un exclusivisme excessif, qui n'est pas uniquement anti-occidental.
    Le critère adopté pour mieux cerner ce radicalisme est l'adhésion à ce type d'idéologie identitaire, mais aussi cet exclusivisme, qui rejette dans la mécréance non seulement les non-musulmans, mais en premier lieu tout musulman qui n'adopte pas le mode de vie de ces mouvements et leur manière de concevoir l'islam.

  • Magie, kabbale, Rose-Croix, théosophie, occultisme, Nouvel Âge... Ces mots évoquent des réalités sulfureuses, empreintes de mystère et d´interdits.
    Après avoir tenté de définir l´ésotérisme, le père Jérôme Rousse-Lacordaire détaille chacune de ces pensées dites « ésotériques » et les replace dans leur contexte culturel et historique afin de permettre au lecteur de bien percevoir les enjeux en présence. Il s´attache également, pour chacun de ces courants, à faire le lien avec le catholicisme, distinguant opportunément les éléments compatibles avec la foi chrétienne de ceux qui ne le sont pas.
    Il conclut en évoquant le « rapatriement » possible de courants ésotériques au sein du catholicisme, ce qui pourrait déboucher sur un ésotérisme chrétien.

  • Concile a-t-il été reçu ? Où en sommes-nous aujourd'hui ? Vatican II n'est-il pas dépassé ? En sept questions, qui constituent autant de chapitres, l'auteur réussit le tour de force de donner un panorama extrêmement clair - et forcément synthétique - de ce que fut "l'événement Vatican II", avec ses antécédents, ses conflits internes, son aboutissement, sa réception et son actualité, cinquante ans après sa clôture.

  • Les religions sont-elles facteurs de violence ? ou peuvent-elles contribuer, et comment, à la paix dans le monde ? On parle beaucoup aujourd'hui de « dialogue interreligieux ». Comment des croyants de différentes religions peuvent-ils se rencontrer ? Qu'attend-on de telles rencontres, et quels en sont les objectifs ? Pour des chrétiens, que devient alors la foi au Christ et la mission d'annoncer la Bonne Nouvelle ? C'est à ces questions, et à bien d'autres, que Geneviève Comeau, théologienne engagée dans le dialogue interreligieux, s'emploie à répondre.

  • Que penser des apparitions mariales ? Comment distinguer les affabulations des apparitions authentiques ? Quelles sont les apparitions reconnues par l'Eglise ? Pourquoi la Vierge Marie apparaît-elle ? En cette année du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes, Marie Gabrielle Lemaire reprend ces questions à leur source. Elle dresse un vaste panorama illustré des apparitions mariales, sans omettre les cas délicats comme celui de Medjugorje. Attaché à une démarche scientifique qui n'exclut pas le surnaturel, elle nous fait découvrir le véritable message des apparitions.

  • On le lit presque chaque dimanche à la messe, mais on ne le comprend guère... C'est peut-être pourquoi Benoît XVI a annoncé une « année jubilaire saint Paul » en 2008-2009. Elle marque le bimillénaire de la naissance de l'apôtre, que l'on situe généralement entre 7 et 10 ap. J.-C.

    Qui est l'apôtre des nations aux nombreux voyages apostoliques ? Pourquoi a-t-il écrit tant de lettres aux noms étranges ? Comment lire ces lettres ? À partir des données récentes de la recherche, Philippe Wargnies, jésuite, et Mgr Pierre Warin, évêque auxiliaire de Namur, retracent la vie de Paul et sa double conversion. Avec pédagogie, ils livrent un portrait spirituel de Paul tout en finesse : héraut, apôtre et docteur, prophète et martyr, sage... Autant de clés pour mesurer le rôle incontournable de Paul de Tarse dans l'histoire du christianisme et mieux écouter son message.

  • On réduit souvent la musique sacrée à l'accompagnement des offices liturgiques, alors qu'elle déborde largement le contexte de l'église.
    Dominique Lawalrée, professeur de musique et compositeur, et Dominique Collin, philosophe et théologien, osent dire que toute musique est, ou peut être, sacrée. Ils déchiffrent ici les grandes oeuvres classiques, spécialement les requiem, écrits par de "sacrés" musiciens qui ont signalé ou prophétisé le rapport de l'homme à Dieu, à la mort, à la violence, à travers leurs époques. Les auteurs dévoilent le portrait de compositeurs comme Bach, Beethoven, Bruckner, Mahler, Messiaen, Part.
    Toute musique sacrée peut conduire celui qui l'écoute à se retrouver lui-même dans l'accueil d'une voix qui le transcende. Cet ouvrage constitue aussi un guide pratique d'introduction à l'écoute des grands compositeurs.

  • Pour les chrétiens, le judaïsme est à la fois une réalité familière et mal connue.
    Le monde juif est en effet le lieu de naissance et le berceau de l'Eglise, mais entre Juifs et chrétiens, un fossé fait de préjugés et de mythes s'est creusé depuis longtemps. Les juifs sont cependant, par nature et pour toujours, selon une formule de Jean-Paul II, " nos frères aînés ".

  • Le christianisme est de moins en moins un héritage familial.
    L'époque de la chrétienté où, chez nous, la société était massivement catholique romaine est révolue. Petit à petit se profile une "Église du baptême des adultes " (Jean Delumeau), comme au temps des origines. Une interpellation pour les communautés chrétiennes. Le chemin vers le baptême des adultes s'appelle catéchuménat. Cette brochure en dessine le parcours concret.

  • Ces dernières années, les medias nous ont rapporté, images à l'appui, les tragiques péripéties de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qui fuient l'Afghanistan, le Congo, la Guinée, l'Irak, le Kosovo, la Lybie, le Mali, la Somalie, la Syrie et tant d'autres pays en proie à la violence. Radio et télévision parlent fréquemment de Calais, de Ceuta et Melilla, de Lampedusa, des réseaux de passeurs, et des murs dressés aux frontières... On nous cite conscien­cieusement le nombre de morts, retrouvés dans des camions hermétiques ou engloutis dans la Méditerranée...

    Pour assurer un accueil décent aux personnes qui fuient le danger, les partisans du Refugees welcome invoquent les droits de l'homme dont ces réfugiés sont titulaires, puisque les « droits humains » sont valables toujours et partout ; de l'autre côté, les pays occidentaux revendiquent leur souveraineté en affirmant qu'ils ne peuvent pas accueillir toute la misère du monde... Deux logiques qui s'affrontent.

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  • Le mot gender a pris un sens nouveau depuis la fin des années 1960. Dans le cadre de la militance féministe, il sert à mettre en lumière les discriminations dont les femmes sont victimes dans la société, en particulier en raison des rôles sociaux imposés.

    Il y a eu ensuite un élargissement de cette utilisation du terme, à partir de la militance LGBT, pour dénoncer les discriminations dont sont victimes ces per sonnes, mais aussi, dans certaines études de genre, pour mettre en cause radicalement la signification de la distinction entre homme et femme et ce qui est dénoncé comme hétérosexualité obligatoire. Les débats autour du mariage pour tous et du cours des sciences de la vie à l'école se sont largement focalisés autour de ce qui est dénoncé comme théorie du genre. Dans l'ensemble, l'Église catholique se montre très critique vis-à-vis de tout usage de ce terme. Qu'en penser? Comment discerner entre approche critique pertinente à partir de cette perspective et dérives?

  • La miséricorde est l'essence même d'un Dieu qui y invite tous les humains. Grâce à elle, il nous est permis d'espérer que tout homme soit sauvé. Philippe Cochinaux, à la lumière de ces réflexions, aborde ensuite les questions éthiques de l'échec et de la transgression, et la manière pastorale de les accompagner. Le pardon est une démarche éminemment personnelle, la réconciliation - acte d'amour qui restaure une relation blessée - est son apogée.

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