Littérature générale

  • Un matin, Greg tombe sur un reportage vieux de dix ans sur le combat, en 2019, de "la jeune femme aux nattes". Lui se sent pris en étau entre Anton, son beau-frère, pour qui il vient de falsifier les résultats d'une étude sur un pesticide, et Lucie, sa nièce, engagée dans une lutte écologique. Quand elle lui présente Véra, sa vision du monde s'en trouve ébranlée. Six personnages se croisent dans ce roman de légère anticipation.
    Que s'est-il passé pour qu'en dix ans le monde poursuive son travail de dégradation ? Est-ce par paresse, impuissance ou égoïsme que les membres de cette famille ont laissé s'abîmer leurs vies et le monde qu'ils habitent ?

  • Stevie : «Je jette un coup d'oeil vers Hafiz. Il se marre sans bruit. Des fossettes apparaissent de chaque côté de sa bouche et ses yeux turquoise brillent. Il me donne envie de rire, moi aussi.» Hafiz : «Je l'ai remarquée à la seconde où je l'ai vue assise toute seule, les sourcils froncés. S'il y avait eu une bulle de bande dessinée au-dessus de sa tête, on aurait pu lire : Je voudrais être ailleurs.» Stevie doit faire face à la dépression de sa mère.
    Hafiz a fui son pays déchiré par la guerre.

  • Maggie vit avec ses deux frères, dans une communauté coupée du monde. Elle, c'est celle du milieu, celle que personne n'écoute. Un jour Maggie rencontre Una, une fille de l'extérieur qui lui demande de l'aide. Maggie y voit la chance d'être enfin remarquée. Mais la loi est claire : il est interdit de s'aventurer au-delà des frontières...

  • "Je n'ai pas de secrets, les clefs sont sur les armoires, on peut publier toutes mes lettres un jour : elles ne démentiront ni une de mes amitiés, ni une de mes idées", affirmait Zola.
    Cette anthologie inédite, qui rassemble une centaine de lettres, témoigne du parcours, des luttes, des rêves et des doutes d'un écrivain illustre. On y découvre un jeune provençal, arrivé à Paris en 1858, aspirant à se faire un nom, mais désespérant d'y parvenir ("Je n'ai pas achevé mes études, je ne sais même pas parler en bon français, j'ignore tout", écrit-il à son ami d'enfance Cézanne). On y suit, pas à pas, ses débuts dans le monde - l'auteur des Rougon-Macquart fut d'abord employé chez Hachette et journaliste -, ses premiers succès, ses combats littéraires, et, plus tard, son engagement dans l'affaire Dreyfus.
    Tour à tour poignantes, drôles et virulentes, ces missives s'adressent à sa famille et à ses confrères (Haubert, Edmond de Goncourt, Huysmans...), aux critiques qui l'accablent comme aux personnalités qu'il admire. Elles jettent un éclairage unique sur l'existence d'un homme qui fut un polygraphe acharné et un polémiste de talent, mais aussi un ami d'une fidélité sans faille. Et elles nous montrent que ce grand romancier aux convictions inébranlables ne cessa jamais d'être à la recherche de lui-même.

  • « Je l'appelle Apothéose parce qu'il n'y a aucun prénom logique à lui mettre sur le visage. Je la klaxonnerai avec ma tête jusqu'à ce qu'elle se retourne. Un jour elle me dira son vrai prénom, à l'oreille, elle le prononcera avec le souffle. Son souffle réveillerait un mort.
    En attendant, de là où je me trouve, je kiffe à fond dès que je pense à elle. » Tous les matins, Wilkco regarde Apothéose passer sous sa fenêtre. Jusqu'à ce qu'un jour, il se penche tellement qu'il tombe.

  • « La haine est sainte. Elle est l´indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise » : c´est par ces mots que Zola, encore inconnu du grand public, se lance dans la critique littéraire et artistique. Mes Haines (1866) rassemble les chroniques de la première campagne de l´auteur en faveur de la modernité esthétique. On y découvre un jeune prodige qui n´a « souci que de vie, de lutte, de fièvre », prompt à s´enflammer lorsqu´il évoque Michelet, Balzac, les Goncourt ou Courbet, mais véhément et irrévérencieux face à Hugo, Barbey d´Aurevilly ou Napoléon III... Dans ces quinze « causeries » rédigées avec une partialité pleinement revendiquée se dessinent les contours des grandes convictions zoliennes, que l´avenir ne démentira pas : sa foi dans l´art du roman, son goût pour les « libres manifestations du génie », son sens du progrès, ses affi nités avec les sciences humaines, son amour de la vérité et de la justice. Mes Haines, dix ans avant le scandale de L´Assommoir, éclaire superbement les fondements et les principes du naturalisme.

  • Ava Helmer à Jenny Chère Meilleure Amie, C'est le coeur lourd que je t'écris le premier de ce qui sera, j'imagine, une longue série d'e-mails détaillant chaque seconde de nos vies d'étudiantes. Grandis ! Épanouis-toi ! Expérimente des choses pour que je n'aie pas à le faire.
    Tu vas me manquer chaque seconde de chaque jour. Je sais déjà que je vais détester tout le monde sauf toi.

    Ava Helmer (cette petite brune qui ne te lâche jamais) Jenny Goldman à Ava On est encore dans la même pièce, espèce de cinglée. Arrête de pleurer.

    J. (la blonde hyper embarrassée par les grandes scènes d'émotion)

  • On ne peut pas écrire un livre en un jour !
    Je me suis assise à dix heures du matin avec une tasse de chocolat et un sandwich à la confiture, pour commencer à écrire la première page. Quand j'ai relevé la tête, il était 11h04.
    Je n'avais rempli que deux pages.
    Imaginant que pour produire des mots, il fallait me fournir en énergie, je me suis fait trois autres sandwichs.
    Quand j'ai relevé la tête, éblouie comme une chouette, épuisée par l'effort, les doigts collants de confiture, il était 11h47.
    J'avais écrit 101 mots.
    J'ai commencé à comprendre que mon plan, qui était d'écrire entre quinze et trente livres par an, avait besoin de quelques ajustements.
    J'ai fini d'écrire mon livre deux ans plus tard.

    Sur commande
empty