Gallimard

  • Né à Rouen en 1821, Gustave Flaubert puise son inspiration dans sa ville natale, de même que dans la Normandie tout entière qu'il parcourt depuis son enfance : Trouville, Pont-l'Évêque, Honfleur...autant de lieux et de souvenirs qui nourrissent son oeuvre.
    Pendant plus de trente ans, Flaubert rédige l'essentiel de ses romans dans sa demeure de Croisset, loin du monde, tel un reclus sacrifiant sa vie aux exigences de son art. Ses voyages à Paris lui offrent cependant divertissements mondains et plaisirs littéraires où il côtoie Zola, Maupassant, les Goncourt ou George Sand. C'est aussi à Paris qu'il fait la connaissance de Maxime Du Camp. Il l'accompagnera dans son voyage en Orient, en Grèce et en Italie.
    Mêlant documents d'archives et photographies contemporaines, cet ouvrage nous conduit sur les pas de Flaubert, révélant les liens entre les lieux et l'oeuvre, d'hier à aujourd'hui. Une façon de rendre hommage, deux cents ans après sa naissance, à « l'enfant terrible de Rouen » et à l'un des plus grands écrivains du XIXe siècle.

  • On oublie souvent que Renoir, né en 1841 et devenu l'une des grandes figures de l'impressionnisme des années 1870, continua d'être un peintre actif et admiré au début du XXe siècle : cinq ans avant sa mort en 1919, alors qu'il est riche et célèbre, il déclarait « commencer à savoir peindre ». Les dernières années de Renoir se caractérisent en effet par un profond renouvellement de sa peinture et un goût constant de l'expérimentation, qui le conduit vers de nouvelles techniques comme la sculpture. Renoir invente une peinture conciliant la référence à la tradition, de l'Antiquité au XVIIIe siècle en passant par Titien ou Rubens. Peintre de figures, comme il aime à le proclamer, il explore un nombre limité de thèmes et place le nu féminin à la source de toutes les audaces : libération de la couleur, affranchissement des règles de l'anatomie et de la perspective, au profit d'une nouvelle Arcadie inspirée du Sud de la France. Cette nouvelle manière lui vaut l'admiration de nouvelles générations d'artistes, tels Matisse, Picasso, Maillol ou Bonnard qui, pour certains, font le pèlerinage à Cagnes-sur-Mer, près de Nice, où Renoir est installé une partie de l'année. Ils y saluent un homme courageux et un peintre libre, moderne et classique tout à la fois.

  • Septembre 1940, Montignac, en Dordogne. Quatre jeunes garçons repèrent l'entrée d'une cavité inconnue et l'explorent, éblouis. La grotte ornée de Lascaux est ainsi révélée au monde. Une profusion de fresques monumentales aux couleurs somptueuses et à la puissance visuelle inégalée fait revivre un bestiaire où dominent chevaux, aurochs, cerfs et bisons. Au Paléolithique supérieur, il y a dix-huit mille ans, de grands artistes ont magistralement mis en scène près d'un millier de figures animales, créant le plus beau sanctuaire d'art pariétal du monde, désormais patrimoine de l'humanité.

  • Par son art du dessin et sa science de la narration, Georges Remi (1907-1983) alias Hergé, a donné à la bande dessinée européenne ses lettres de noblesse et un personnage devenu mythique : Tintin, héros des 24 albums qui enchantent un public mondial depuis quatre générations.
    Ce Hors-série (augmenté de deux cahiers de huit pages) brosse une galerie des person¬nages principaux qui gravitent autour du jeune reporter : Milou, ange gardien parfois démon, le capitaine Haddock aux colères légendaires ; les Dupondt, experts en gaffes et malentendus ; Bianca Castafiore, le «rossignol milanais» ; le professeur Tournesol, hilarant savant fou, sourd comme un pot. Et puis les seconds rôles : Rastapopoulos, le méchant, indestructible ennemi de Tintin ; Abdallah, gosse insupportable qui multiplie les farces et attrapes dans le calme château de Moulinsart et Tchang, le premier véritable ami de Tintin... Sans oublier le docteur Müller, Séraphin Lampion, Allan Thompson, le général Alcazar ou encore le professeur Bergamotte et bien d'autres qui font ici l'objet d'un petit dictionnaire.

  • Auguste Rodin (1840-1917) est considéré comme l'un des pères de la sculpture moderne. À chaque génération, le public et les artistes se sont positionnés par rapport à lui, , souvent pour s'en inspirer - telles les relectures du Penseur - ou renchérir sur une invention, un aspect, une forme.
    Car Rodin a revisité toutes les facettes de l'art de la sculpture, et bien au-delà : ainsi l'invention de l'assemblage, de la figure partielle ou du collage précède la pratique de Matisse et Picasso, son usage du dessin devance les grands expressionnistes germaniques, son rapport à la photographie annonce celles de Brancusi ou de Man Ray. À chaque phase déterminante de sa carrière, puis, à chaque géné-ration après sa mort, un Rodin différent est mis en exergue, découvert, mis en lumière. Ces mutations du regard contemporain, loin d'épuiser l'oeuvre de l'artiste, ont permis à chaque époque un enrichissement de sa compréhension.

  • Henri Fantin-Latour (1836-1904), artiste surtout connu pour ses natures mortes et ses portraits de groupe, a créé également de nombreuses peintures dites d'« imagination ».Très attaché dès sa jeunesse à la restitution fidèle de la réalité, Fantin-Latour explora également, avec délectation, une veine plus poétique qui le rapproche des symbolistes.
    Adoptant un parcours chronologique, le Hors série s'ouvre sur les oeuvres de jeunesse, dont les autoportraits qu'il réalise dans les années 1850-1860.
    Confiné dans l'atelier, Fantin-Latour trouve alors ses sources d'inspiration au coeur de sa sphère privée. Modèles captives, ses deux soeurs sont mises en scène en liseuses ou en brodeuses, tandis que les natures mortes du peintre savamment composées des années 1860 révèlent, déjà, ses exceptionnelles qualités d'observation.
    La décennie 1864-1874 est une période charnière dans le travail de Fantin- Latour. Le jeune artiste travaille alors intensément, innovant avec ostentation dans le portrait et la nature morte, qui sont ses deux domaines de prédilection.
    Avec l'Hommage à Delacroix, premier de ses grands portraits de groupe, il s'inscrit dans une certaine modernité, aux côtés de Delacroix ou de Manet.
    Depuis Le Toast (1864-1865) jusqu'au Coin de table (1872), il multiplie des oeuvres ayant valeur de manifestes.
    La troisième partie de l'oeuvre offre les séries de natures mortes et de portraits que l'artiste réalise entre 1873 et 1890. À l'exception des portraits de commande, qui progressivement vont se raréfier, il qualifie alors ces toiles d'« études d'après nature ». Les somptueuses peintures de fleurs qu'il brosse alors par dizaines témoignent d'un talent rare dans la composition des bouquets autant que d'une exceptionnelle virtuosité dans le rendu des matières.
    Ses portraits, posés ou plus naturels, plus intimistes, illustrent son sens aigu de l'observation.
    L'artiste va pourtant finir par se lasser des portraits et des natures mortes.
    Les oeuvres dites d'« imagination » prennent au fil des années une part croissante de son temps. Inspirées de sujets mythologiques ou odes à la beauté du corps féminin, elles surprennent chez cet artiste.

  • Le fleuve Sepik coule sur plus de mille kilomètres dans une large vallée marécageuse du nord de la Nouvelle-Guinée. Depuis plusieurs millénaires, sur ses berges ou à proximité, vivent des populations appartenant à divers groupes linguistiques papous. Dans ces sociétés où le monde des hommes est nettement séparé de celui des femmes, l'art est omniprésent. Il traduit un imaginaire qui s'enracine dans le monde des ancêtres et des héros mythiques dont il célèbre et prolonge les hauts faits. Sculptures, crochets, colliers en coquillage, tambours à fente, bilum, boucliers, masques ou crânes surmodelés témoignent d'un univers déroutant dont l'invention formelle et la force artistique étonnent et séduisent.

  • À 50 kilomètres au nord de l'actuelle Mexico, sur les hauts plateaux à 2 300 mètres d'altitude, une cité gigantesque de près de 150 000 habitants fut construite à l'aube de notre ère, berceau d'une civilisation qui a influencé l'ensemble du Mexique précolombien. Les colossales pyramides de la Lune et du Soleil, la « Citadelle » et le temple de Quetzalcoatl témoignent du prestige de la première « métropole », au sens moderne du terme, de l'Amérique, entre le 1er et VIIIe siècle. Son urbanisation en ramifications destinées à être prolongées sans fin, ses pyramides, aux dimensions comparables à celles de Gizeh en Égypte et construites à sueur d'homme, et enfin ses palais, d'une architecture grandiose et sobre, continuent de dévoiler leurs secrets. Les peintures murales, aux couleurs vives, véritables écritures du sacré, les bas-reliefs jaillissant des façades, les statuettes et les masques hiératiques en pierre dure au style épuré révèlent sa splendeur passée ; mais dénuée d'écriture, sa civilisation reste très mystérieuse. Incendiée et pillée vers 750, la ville devint, quelques siècles plus tard, un centre religieux pour les Aztèques. En découvrant ses vestiges monumentaux, ils la nommèrent Teotihuacán, « la cité des dieux ».

  • À Florence, capitale intellectuelle de l'Italie dans les années 1860, un groupe d'artistes baptisés du nom de Macchiaioli - littéralement «les tachistes» - veulent rompre avec le néoclassicisme et le romantisme, en affirmant la nécessité de travailler en plein air. Ils prennent comme sujet le monde paysan, les scènes d'intérieur, mais sont aussi présents au coeur de la lutte pour l'indépendance et pour l'Unité italienne. À travers tous ces thèmes, les Macchiaioli se révèlent comme l'un des mouvements les plus poétiques de cette période, très proche des recherches plastiques des artistes impressionnistes français.

  • Avec les danseuses et les chevaux, les femmes nues à leur toilette constituent l'un des principaux sujets de l'oeuvre d'Edgar Degas (1834-1917), inlassablement repris pendant plusieurs décennies.
    Loin de se répéter, Degas exploite toute la richesse du thème, associée à diverses techniques, peinture, sculpture, dessin et surtout pastel. Il s'émancipe très vite de sa formation traditionnelle fondée sur la pratique du nu pour représenter les femmes nues de son temps dans toute leur vérité, du quotidien souvent trivial jusqu'aux scènes de bordel. À la fin de sa vie, il dépasse cette perception naturaliste du monde pour se concentrer sur des recherches purement plastiques, dans à une liberté formelle radicale, un style dont la modernité inspire les jeunes artistes du début du XXe siècle tel Picasso.

  • Au milieu du XXe siècle, la découverte de la culture et de l'art des Dogon du Mali a profondément bouleversé les connaissances sur l'histoire de l'Afrique. Les mythes originels et la vision du monde des Dogon se sont révélés aussi riches et complexes que les récits antiques européens, et à l'origine de l'art le plus varié et le plus inventif du continent africain. Certaines sculptures comptent parmi les plus anciennes oeuvres connues en Afrique, en relation avec les migrations de l'époque médiévale et les populations en contact dans la région depuis près d'un millénaire. La statuaire dont les caractéristiques stylistiques ont été identifiées, la facture rigoureuse des masques, la fonctionnalité dépouillée de l'architecture mettent en valeur l'omniprésence de la cosmogonie dans la vie quotidienne des Dogon. Les arts, la langue et la société dogon sont encore aujourd'hui sujets de recherches et de débats passionnés qui continuent de conférer à l'histoire de l'Afrique une indéniable profondeur historique et une dimension métaphysique insoupçonnée sinon niée pendant des siècles. Ce hors série s'organise en huit modules, qui appréhendent la statuaire dogon à la fois dans ses dimensions plastiques, historiques, symboliques et fonctionnelles.

  • Lié au destin de l'écologie, le recyclage a été écarté des préoccupations artistiques car sans doute était-il trop littéral. Mais dernièrement, des artistes contemporains, qu'ils soient ouvertement « éco-sensibles » ou simplement attentifs au monde, ont su déceler dans certains matériaux récupérés un potentiel inédit. Entre assemblages et montages, leurs oeuvres révèlent les qualités esthétiques d'objets usuels et domestiques échoués dans le domaine de l'inutile. Sans se confondre avec les ready-made ou une tendance au remake-pastiche, ni même devenir des pasionarias vertes, les oeuvres réunies dans l'exposition « REHAB » proposent de se confronter à des expériences nouvelles à partir de matériaux dont on croyait avoir fait le tour, du meuble en formica au carton d'emballage. Et tous les moyens sont bons, de la sculpture à la vidéo, en passant par la photographie ou l'installation. Ces oeuvres démontrent qu'on peut travailler à partir de déchets sans forcément administrer un cours de bonne conduite verte.
    « REHAB » illustre cette capacité qu'ont les artistes de cultiver la double qualité du déchet : être à la fois un matériau résolument contemporain, aux propriétés physiques ambitieuses, et un sujet parfaitement en phase avec les questions sociétales les plus urgentes.

  • De tout temps et dans toutes les sociétés, on trouve des traces de la pratique du tatouage.
    Cette tradition ancestrale de marquage des corps, permanent ou temporaire, fascine par la variété de ses dimensions technique, esthétique et rituelle.
    Symbole de prestige social et identitaire chez les Maoris et les Celtes, porteur de conceptions tribales ou magiques en Asie du Sud-Est et en Océanie, signe de contestation du « petit peuple » dans le Japon du XVII e siècle, curiosité dans les premiers cirques itinérants., le tatouage a connu des fortunes diverses. Plus tard, sa popularisation en milieu urbain en a aussi fait le porteur de messages intimes ou de convictions personnelles, souvent liés à une vie marginale. En Amérique centrale et en Chine, de nouvelles écoles graphiques issues des gangs l'ont même associé à la criminalité.
    Ce hors série Découvertes revient sur les sources du tatouage à travers le monde, la plasticité de ses significations ainsi que son renouveau dans la pratique moderne.

  • Cette édition éclaire d'un jour nouveau la poésie de Lord Byron (1788-1824), et plus particulièrement son rapport à l'Orient. Elle rassemble quatre oeuvres en vers (trois poèmes narratifs : Le Corsaire, Le Giaour, Mazeppa ; et une ode : Oraison vénitienne).
    L'aspect novateur du projet consiste à proposer une traduction neuve qui ne privilégie pas le respect contraignant de la métrique aux dépens du rythme et du sens. La forme est donc versifiée mais garde une certaine liberté : ces poèmes orientaux sont des récits d'action et de superbes romans d'aventure, et il était essentiel d'en préserver l'élan.
    Par leur influence sur de nombreux artistes (Hugo, Pouchkine, Tchaïkovski, Liszt, Delacroix... ), leur beauté et leur modernité, ces quatre oeuvres orientales constituent une référence incontournable, et il est important de les rendre à nouveau accessibles au public curieux des oeuvres fondatrices de la poésie européenne.

  • Icône de l'Art Nouveau américain, Louis C. Tiffany (1848-1933) reste peu connu en Europe. Il n'a pas été exposé en France depuis... 1900. Fils du célèbre joailler new-yorkais, fondateur de la maison Tiffany & Co, Louis voulait être peintre, mais il est finalement devenu un décorateur d'intérieur recherché tant par la haute société que par les institutions les plus prestigieuses. Fasciné par la couleur, l'orientalisme et le japonisme, les merveilles de la nature, la richesse des matériaux observés lors de ses voyages en Orient, Tiffany va surtout s'engager dans la voie du verre, un matériau qui lui offre des possibilités multiples et qu'il va exploiter pour faire jouer la lumière. Au carrefour de l'art et de l'industrie, objets précieux du quotidien, ses vases, ses lampes, ses mosaïques de verre et ses vitraux sont autant de pièces uniques dans lesquelles la part du hasard et de l'expérimentation est primordiale. Son oeuvre étonne encore aujourd'hui par la variété de ses sources d'inspiration, de l'abstraction au réalisme, et de ses effets. Iridescence, translucidité, opalescence, scintillement... les mots manquent pour décrire le verre magnifié par Tiffany.

  • Lorsque à l'occasion d'un séjour à Amboise François Ier, passionné de chasse, découvre le petit château érigé par les comtes de Blois au coeur d'un vaste territoire giboyeux, il n'a de cesse d'y bâtir un somptueux édifice, symbole de toute sa puissance.
    Ce chantier audacieux initié en 1519 se déroule sur une période de trente ans et est le point de départ d'une aventure qui dure depuis cinq siècles, au coeur d'un splendide domaine de la taille de Paris intramuros.
    Léonard de Vinci a sans doute été associé au projet. L'escalier à double r évolution au centre du château, est un objet de fascination dès le XVIe siècle, il attire aujourd'hui encore les visiteurs du monde entier.
    Au fil du temps, les propriétaires successifs fréquentent le domaine sans s'y établir longuement ; il frise la ruine plusieurs fois voire la destruction, et pourtant chacun écrit une page particulière de Chambord.
    Propriété de l'État depuis 1930, classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1981, le domaine de Chambord, a connu plusieurs périodes de restauration, aussi bien pour le monument, que pour son parc et sa forêt. Aujourd'hui de nombreux événements culturels sont organisés au sein du château et à ses abords, valorisant ainsi ses atouts et permettant à un large public de découvrir l'âme de Chambord dont la beauté et le charme sont - et resteront - l'éternelle expression du génie de la Renaissance.

  • Les plus grands artistes se sont intéressés aux animaux, de Dürer à Jeff Koons, en passant par Rembrandt, Van Gogh ou Giacometti.
    Mais à quels animaux avaient-ils accès ? Comment les ont-ils considérés ? L'attention à l'animal pour lui-même commence à la Renaissance. C'est le moment où émergent les premiers traités de zoologie illustrés, où se créent les ménageries royales, les cabinets de curiosité, où l'art et la science s'interpénètrent. L'Occident redécouvre alors avec un mélange d'émerveillement et d'effarement des animaux que les Romains, forts de leur immense empire, connaissaient et importaient: l'éléphant, le rhinocéros, la girafe...
    À la toute fin du XVIIIe siècle, apparaissent les zoos publics, où des animaux exotiques affluent des colonies récemment conquises, fournissant de nouveaux modèles aux peintres. Fauves, singes, lamas, mais aussi animaux domestiques aux races de plus en plus diversifiées, chiens, chats, chevaux, dindons, vaches et moutons ont droit à leur véritable portrait individualisé par Géricault, Barye, Delacroix, Pompon...
    Un bestiaire qui se divise entre animaux nobles et animaux de mauvaise réputation, ce qui n'a pas empêché Picasso de s'intéresser au crapaud, César à la chauve-souris, Louise Bourgeois à l'araignée. Au-delà des oeuvres, c'est l'admiration de l'homme pour les merveilles de la Nature qui s'exprime, sa soif de connaissance de l'animal et sa fascination pour sa beauté.

  • Installé dans l'édifice somptueusement restauré du château des ducs de Bretagne, construit par François II et sa fille Anne, le musée d'Histoire de Nantes se dévoile au lecteur au fil d'un parcours richement illustré, qui rend sensible la personnalité de cette ville façonnée par le fleuve et l'océan, et éclaire, face et revers, les moments fondateurs de son histoire : de la signature de l'édit de Nantes à la traite négrière, de la Révolution à la Seconde Guerre mondiale, de l'effervescence industrielle aux mutations contemporaines.

  • Depuis 1964, Paris n'est plus l'unique centre de l'art en France ; dans le Midi, soutenus par leur ami André Malraux, Aimé et Marguerite Maeght ont créé et fait vivre un « anti-Louvre au soleil », véritable laboratoire de la création contemporaine. L'aventure commence à Cannes, lorsque Aimé, jeune orphelin, décide de consacrer sa vie à l'art, d'abord comme artisan, puis comme marchand. Dans sa galerie parisienne, il expose et soutient Bonnard, Matisse, Braque, Miró, Calder, Giacometti, et aussi Kelly, Tàpies, Chillida, Rebeyrolle. Le collectionneur prend le pas sur le galeriste, il décide de créer une fondation pour faire partager au public sa passion de l'art vivant. Aimé et Marguerite élisent un lieu, Saint-Paul-de-Vence, choisissent un architecte, le Catalan José Luis Sert, offrent aux artistes la liberté d'investir jardin et bâtiments : Miró invente un Labyrinthe, peuplé de sculptures et de céramiques, Giacometti installe L'Homme qui marche et les Les Femmes de Venise dans la cour d'honneur, Braque dessine des poissons dans les bassins, Chagall des mosaïques sur les murs.
    Yoyo Maeght retrace l'engagement de ces visionnaires que furent Aimé et Marguerite Maeght, et que poursuivent aujourd'hui leur fils Adrien et leurs petits-enfants. Elle nous initie aux chefs-d'oeuvre de cet exceptionnel musée dans la nature, dédié à l'art et à la vie.

    Sur commande
  • Comment Henri Rousseau, petit employé de l'octroi de Paris - d'où son surnom de « Douanier » - devenu peintre autodidacte dans les années 1880, en vint-il, alors qu'il ne quitta jamais la France, à inventer ses grandes « Jungles » qui assurent aujourd'hui sa célébrité ? C'est dans ses promenades au Jardin des plantes et dans les serres du Muséum d'histoire naturelle, dans l'imagerie populaire et les récits de l'époque que ce doux rêveur à l'imagination débordante va puiser l'inspiration de ses luxuriantes forêts tropicales. Tour à tour menaçantes lorsque s'y affrontent des bêtes sauvages, paisibles quand y jouent des singes facétieux, mystérieuses quand on y trouve une charmeuse de serpents, une allégorie de la Guerre ou encore un canapé Louis-Philippe ! Un art bien étrange, longtemps moqué au salon des Indépendants, avant d'être loué par Apollinaire et Picasso comme celui d'un faux naïf, voire d'un vrai moderne.

  • Ouvrage publié à l'occasion des deux expositions consacrées au centenaire de la première traversée de la Manche par Louis Blériot, musée des Arts et Métiers (23 juin-18 octobre 2009) et musée de l'Air et de l'espace au Bourget (1er juillet-31 août 2009).

empty