Gallimard

  • Un homme a écrit un énorme scénario sur la vie de Herman Melville : The Great Melville, dont aucun producteur ne veut. Un jour, on lui procure le numéro de téléphone du grand cinéaste américain Michael Cimino, le réalisateur mythique de Voyage au bout de l'enfer et de La Porte du paradis. Une rencontre a lieu à New York : Cimino lit le manuscrit. S'en suit une série d'aventures rocambolesques entre le musée de la Chasse à Paris, l'île d'Ellis Island au large de New York, et un lac en Italie. On y croise Isabelle Huppert, la déesse Diane, un dalmatien nommé Sabbat, un voisin démoniaque et deux moustachus louches ; il y a aussi une jolie thésarde, une concierge retorse et un très agressif maître d'hôtel sosie d'Emmanuel Macron. Quelle vérité scintille entre cinéma et littérature ? La comédie de notre vie cache une histoire sacrée : ce roman part à sa recherche.

  • Denis, le narrateur, rencontre Cécile G. à Paris dans les années 1960. L'adolescent n'ose rien entreprendre et le regrette. Il devait la retrouver en vacances à Plymouth mais la jeune fille ne vient pas. Depuis, il y pense toujours.
    La vie de Denis se fera avec et sans elle. Il connaît d'autres femmes, se marie, a un enfant, mais il n'oublie jamais Cécile G., il suit de loin ce qu'elle devient et enquête sur sa vie.
    Un jour, dans un parc, il l'aperçoit jouant avec un enfant qui s'appelle Denis, comme lui. L'enquête rebondit, la vie secrète reprend, dans les fantasmes, dans les plis, dans la littérature. Jusqu'au dénouement imprévu.

  • « Son heure semble arrivée. Soudain la mort surgit au loin, elle fond sur lui au galop, elle l'atteindra bientôt. C'est une charge de cavalerie qui remonte toute la rue. Manet a voulu voir les émeutes de trop près. Ne t'approche pas des troubles, lui avait pourtant dit son père, mais il a dix-neuf ans, il est un jeune chien fou, il veut toucher les choses du doigt, sentir la colère populaire contre le coup d'État, les manifestations, les cris, les pillages, les barricades en flammes. » Révélation : Édouard Manet (1832-1883) ne serait pas seulement le peintre inventeur de la modernité, il aurait aussi créé dans ses tableaux des centaines d'hommes et de femmes parfaitement vivants et dépositaires d'un grand secret sur eux-mêmes.

  • Partout sur la terre de Fukushima, à deux pas des habitations, parfois cachés par un simple rideau d'arbres, de grands sacs noirs s'entassent, remplis de déchets radioactifs - branches, herbes, fleurs, poussière... -, montrant au voyageur stupéfait une image tangible de ce qu'on pourrait appeler la poubellification du monde, ou l'avenir programmé de notre planète. Plus loin, des milliers de réservoirs bleus, de réservoirs blancs, de réservoirs gris : aujourd'hui, et pour des dizaines d'années encore, on refroidit en permanence la centrale en l'aspergeant d'eau. Au contact des réacteurs, l'eau utilisée devient immédiatement radioactive : des centaines de cuves stockent plus d'un million de tonnes d'eau contaminée. Chaque année, le paysage s'obstrue davantage et l'espace de stockage arrivera à saturation en 2022.
    Pour résoudre le problème, ou plutôt l'évacuer, des experts commissionnés par le gouvernement recommandent purement et simplement de les vider dans la mer.

    Notre ami l'atome est la transposition de trois films écrits par Michaël Ferrier et réalisés par Kenichi Watanabe : Le Monde après Fukushima, 2013, Terres nucléaires, une histoire du plutonium, 2015, Notre ami l'atome, 2020.

  • Une sorcellerie Nouv.

    Une sorcellerie

    Valentin Retz

    « Témoigner d'une expérience surnaturelle, dans une époque si meurtrie par l'esprit de calcul et d'analyse, comporte forcément un revers d'ombre et de folie. » C'est sur le terrain des grandes prophéties qu'on s'achemine avec ce conte halluciné, où résonnent des échos de Milton et de Dante.
    Nous sommes en 2015, juste avant les attentats du Bataclan et du Stade de France. À l'issue d'un après-midi étrangement lumineux, le narrateur va tout à coup faire l'expérience d'une sortie hors de son corps. Contre toute vraisemblance, le voilà projeté dans la tête d'un scientifique nommé Daxull, magnat des nouvelles technologies et terrible mage noir. Pendant deux jours, comme un présage du pire, il vit au rythme de son hôte, découvrant l'étendue de ses menées obscures.
    Démence ? Cauchemar ? Sorcellerie ? Après avoir réintégré son enveloppe corporelle, le narrateur prend conscience d'être engagé dans une quête spirituelle qui le mènera de Paris à Jérusalem.
    Des récits bibliques aux vertiges de l'histoire en passant par les archétypes de l'imaginaire, Valentin Retz nous invite, comme dirait Cervantès, à vivre en rêvant et rêver en vivant.

  • Jan Karski

    Yannick Haenel

    Jan Karski est ce résistant polonais qui, en 1942, tandis que la Pologne est dévastée à la fois par les nazis et par les soviétiques, a réussi à entrer clandestinement dans le ghetto de Varsovie, afin de témoigner de l'extermination des Juifs d'Europe. Trente-cinq ans plus tard, il relatera sa traversée du ghetto dans Shoah, le grand film de Claude Lanzmann.
    Ce livre raconte comment Jan Karski a risqué sa vie pour porter le message des Juifs du ghetto ; comment il a tenté d'avertir les Alliés ; comment il a rencontré personnellement le président Roosevelt. Et surtout comment il s'est confronté à l'incrédulité, au soupçon, au refus. Pourquoi les Alliés ont-ils laissé faire l'extermination des Juifs d'Europe ? En quoi cette passivité est-elle une complicité ? La figure héroïque de Jan Karski révèle un point de vue nouveau sur cette question.
    Le livre décrit d'abord le témoignage de Jan Karski dans Shoah, puis rend compte de ses " mémoires de guerre " - d'abord prisonnier des camps soviétiques, puis résistant torturé par la Gestapo. Enfin, il s'interroge sur la vie de Karski aux Etats-Unis jusqu'à sa mort en 2000. Vie discrète de professeur d'Université qui se tait pendant trente-cinq ans. Qu'y a t-il dans ce silence ? Comment vit-on quand on sait que le monde occidental s'est bâti sur "l'abandon des Juifs" par les Alliés, comme dit l'historien David S. Wyman ?
    C'est là que l'auteur recourt au roman - ou plutôt à la fiction intuitive.
    Il interroge l'effroyable solitude de Jan Karski, ses nuits blanches, son catholicisme inquiet, sa fondamentale insoumission aux idéologies, les questions qu'il se pose sur la responsabilité, le mal, l'humanité. En se concentrant sur le massacre de Katyn et l'infamie du pacte germano-soviétique, il médite sur le XXe siècle comme histoire de l'infamie. Il montre comment Jan Karski n'a cessé d'être hanté par le message du ghetto de Varsovie ; et comment, même dans son silence, il n'a cessé de le répéter - témoignant ainsi pour un héroïsme de la mémoire.

  • La mort n'a jamais tenu une grande place dans ma vie consciente. Je n'y pense guère et m'en préoccupe encore moins. Mourir au dernier moment, comme disait Céline, avec le courage et la dignité que j'ai vus aux bêtes, avec leur simplicité, voilà ce que je souhaite.
    À l'adolescence, alors que je ne m'en souciais pas davantage, il m'arrivait toutefois de me réveiller en sursaut la nuit avec la pensée qu'il allait falloir mourir un jour. Puis ces réveils disparurent.
    Plus tard, je m'intéressai aux philosophies antiques qui tiennent la mort pour rien, auxquelles faisait écho ce vers de Mallarmé : « Un peu profond ruisseau calomnié la mort. » J'ai récemment failli mourir du coronavirus.
    C. M.

  • Papillon noir est un monologue féminin. Je l'ai écrit à la demande d'un compositeur, Yann Robin, afin qu'il soit joué sur scène. C'est donc le texte d'un petit opéra - un monodrame -, qui a été créé au Théâtre de la Criée, à Marseille ; qui sera joué le 21 mars à la Biennale des musiques exploratoires de Lyon ; puis sera à l'affiche de l'Opéra de Rennes durant la saison 2020-2021 (dans une mise en scène d'Arthur Nauzyciel). Mais c'est aussi un texte qui se lit sans musique, comme un petit roman intérieur. Écrit dans le souffle d'une voix qui peu à peu se fragmente, il tente de rassembler ce qui peut se dire d'une vie. Il y a l'extase qui allume les désirs ; il y a les coups de foudre et les accidents ; toutes les fontaines où l'on s'abreuve : l'amour, la douleur et l'absolu ; il y a un ange qui s'absente sur une fresque italienne ; le désir de vivre plus et la hantise de perdre sa vie. Papillon noir est un objet littéraire sans genre, peut-être du « théâtre » finalement - proche en cela des dernières pièces de Beckett, dont le format épuré m'a influencé. Mais il poursuit une quête que j'ai commencée avec la dernière partie de Jan Karski, qui était déjà un monologue nocturne, torrentiel, illuminé, où tentait de se creuser cette chose impossible à représenter, mais que la littérature cherche pourtant à éclairer : l'instant de la mort. Ici, cet instant se déploie comme un débordement de parole, comme un feu où crépitent les lueurs du secret. Y. H.

  • La vie princière

    Marc Pautrel

    «Puisque le Domaine est une propriété privée et qu'il ne passe ici qu'un ou deux véhicules par jour, nous marchons en plein milieu de la chaussée, la route nous appartient, on dirait qu'elle a été tracée pour nous seuls au milieu des vallons, percée à flanc de coteau puis parfaitement aplanie, égalisée et goudronnée uniquement pour que toi et moi puissions y marcher tous les deux côte à côte le plus confortablement possible, et parler, parler sans cesse, expliquer, imaginer, se souvenir, inventer, interroger, démontrer, raconter, échanger nos idées, nos mots, nos vies.»

  • «Ce livre est le récit d'une expérience. J'ai vécu quatre ans à Florence, entre 2011 et 2014. Découverte éblouie d'une ville d'art, entièrement tournée vers ses fresques, ses sculptures, ses églises. Choc simultané de la crise, qui frappe avec violence les Italiens et dévaste leur culture.
    En me consacrant à l'Annonciation de Fra Angelico ou au Déluge de Paolo Uccello, je redécouvre la passion politique.
    Comment trouver une voie libre, un intervalle dans un monde ruiné?
    Éclairage sur les naufrages de migrants à Lampedusa, hommage à saint François d'Assise, journal de lecture de Georges Bataille, ce livre est un récit initiatique : une aventure en temps de crise.» Yannick Haenel.

  • Un homme choisit de vivre dans sa voiture. À travers d'étranges inscriptions qui apparaissent sur les murs de Paris, il pressent l'annonce d'une révolution.
    Le Renard pâle est le dieu anarchiste des Dogon du Mali ; un groupe de sans-papiers masqués porte son nom et défie la France.
    Qui est ce solitaire en attente d'un bouleversement politique? Qui sont les Renards pâles?
    Leur rencontre est l'objet de ce livre ; elle a lieu aujourd'hui.

  • Cercle

    Yannick Haenel

    Un homme décide, un matin, de ne plus aller à son travail. Il rompt ses attaches et se met à errer librement dans Paris. Il découvre ce qu'il nomme l'«existence absolue». Des phrases ruissellent dans son corps ; des extases surgissent à chaque instant. Il rencontre une danseuse de la troupe de Pina Bausch, qui l'ouvre à la dimension poétique.
    Cette expérience de liberté lui donne accès à un étrange phénomène - l'événement -, dans lequel se concentrent à la fois le secret de la jouissance et la destruction qui régit le monde. Son odyssée le conduit à travers l'Europe de l'Est. Elle passe par Berlin, Varsovie et Prague, et fait l'épreuve de l'invivable contemporain. Elle réveille la mémoire du mal : le «cauchemar de l'Histoire» dont parle Joyce, mais aussi un monde qu'il est possible de réenchanter par l'opération érotique des phrases.

    Yannick Haenel est né en 1967. Depuis 1997, il dirige avec François Meyronnis la revue Ligne de risque. Il est notamment l'auteur de trois romans : Les petits soldats (La Table Ronde, 1996), Introduction à la mort française (L'Infini, 2001) et Évoluer parmi les avalanches (L'Infini, 2003).

  • « Il ne s'agit pas de la Chine dans ce livre. Il s'agit d'un fantasme qui porte le nom de «Chine», et qui change de forme, selon les époques et les individus. La mienne est un Autre très proche, le centre vide au coeur du moi auquel j'aspire à «retourner» comme disent les taoïstes, elle est ce qui fait dire à Franz Kafka : «Je suis chinois et je rentre chez moi.» Elle ne se confond pas avec la Chine géographique, historique, politique, ni même artistique ou littéraire car« il n'est de pays que l'enfance» (Roland Barthes). »

  • «La fenêtre est ouverte et c'est l'instant où la nuit touche le jour sur une tête d'épingle. Soudain, le temps n'a plus d'importance et se dissout dans une belle lumière blanche. C'est l'Éveil, on est arrivé tout au bout du Temps. Le monde s'ouvre dans un poudroiement de détails, vent frais, camélias dans les jardins en contrebas, stylo sur le bureau. Dans le silence de Kichi-jôji, deux cyclistes filent à vive allure dans la petite rue devant chez moi.»

  • Chacune de ces petites histoires entend conduire le lecteur à un moment de perception (ou de sentiment) de l'infini. Pour cette raison, elles sont plutôt courtes, car l'infini doit apparaître par surprise. Peut-être même abruptement. Le lecteur doit y être poussé comme au bord d'un précipice qu'il n'aurait pas vu venir, et qu'il ne découvre qu'en y tombant.
    A. F.

  • 'On peut très bien vivre dans des zones contaminées : c'est ce que nous assurent les partisans du nucléaire. Pas tout à fait comme avant, certes. Mais quand même. La demi-vie. Une certaine fraction des élites dirigeantes - avec la complicité ou l'indifférence des autres - est en train d'imposer, de manière si évidente qu'elle en devient aveuglante, une entreprise de domestication comme on en a rarement vu depuis l'avènement de l'humanité.' Michaël Ferrier.

  • O solitude

    Catherine Millot

    « L'impatience heureuse des commencements. L'horizon est un cercle parfait, la mer est déserte, vide comme la page blanche qui m'attend, comme les jours à venir, avec juste le soleil et la mer, et les îles. Et le soleil se lèvera sur la mer, se couchera sur la mer. Je pourrai sortir le matin sur le pont le regarder se lever jusqu'à ce que l'aube grise devienne la rose aurore, et ensuite me rendormir, tout enclose dans la beauté du jour naissant. Le bonheur se confond avec la mer et le soleil et l'écriture à venir, les longues matinées d'écriture, le temps rendu à sa liberté. »

  • Philippe Sollers, Légende - Entretien avec Luigi Ballerini pour La Repubblica - Réponses à La Règle du jeu sur le complot - Bataille, seul.
    Kenichi Watanabe - Michaël Ferrier, Notre ami l'atome.
    Yannick Haenel, Le Trésorier-payeur.
    Marc Pautrel, Le peuple de Manet.
    Georges Bataille, Trois lettres à Isabelle Waldberg.
    Jean Narboni, La grande illusion de Céline.
    Valentin Retz, Une sorcellerie.
    Marcelin Pleynet, Le Déplacement. Journal des années 1982-1983.

  • Palettes

    Alain Jaubert

    «Écrire, parler sur des tableaux ? Les tableaux ne parleraient donc pas d'eux-mêmes ? Ne serait-ce pas ajouter un bavardage inutile, un obstacle au libre plaisir des images ? Justement, non. Le paradoxe n'est qu'apparent. Autant que de toile, de bois, de pigments, les tableaux sont faits de mots. Pas de voir sans savoir.On ne voit pas avec ses yeux (ou seulement un peu), mais avec sa langue, son oreille, sa mémoire des mots (peut-être aussi bien son odorat). Sans énonciation, pas d'éveil de l'image. Engendrés par des textes, donc, les tableaux engendrent eux-mêmes des textes, à l'infini, comme dans une énumération de générations bibliques. Montrer, décrire, énumérer, narrer, comparer, interpréter, juger. Toute image est déjà discours. Tout montage d'images n'est que montage de textes. L'image d'une image est déjà une façon de lire. Lire l'Histoire, les mythes, les personnages, le paysage, les croyances, les objets, les couleurs pures ou mêlées, les corps nus, l'Enfer, le Paradis. Seule la jouissance des mots transcrit celle des images.»

  • « Il fut un temps où j'avais le sentiment d'avoir saisi l'être de Lacan de l'intérieur. D'avoir comme une aperception de son rapport au monde, un accès mystérieux au lieu intime d'où émanait sa relation aux êtres et aux choses, à lui-même aussi. C'était comme si je m'étais glissée en lui.Ce sentiment de le saisir de l'intérieur allait de pair avec l'impression d'être comprise au sens d'être toute entière incluse dans une sienne compréhension, dont l'étendue me dépassait. Son esprit - sa largeur, sa profondeur -, son univers mental, englobaient le mien comme une sphère en contiendrait une plus petite. J'ai découvert une idée semblable dans la lettre où Madame Teste parle de son mari. Comme elle, je me sentais transparente pour Lacan, convaincue qu'il avait de moi un savoir absolu. N'avoir rien à dissimuler, nul mystère à préserver, me donnait avec lui une totale liberté, mais pas seulement. Une part essentielle de mon être lui était remise, il en avait la garde, j'en étais déchargée. J'ai vécu à ses côtés pendant des années dans cette légèreté. »

  • 'Tandis que lui avait du génie. Faites un effort! Mettez-vous cela dans le crâne! Ou sinon, mieux vaut arrêter notre entretien tout de suite. Je n'ai plus l'âge de répéter quinze fois les mêmes choses. Vous me rebattez les oreilles avec les autres chefs. Depuis une heure, vous me les citez tous comme si je ne les connaissais pas : sachez que je les connais, je les connais cent fois mieux que vous, ils ont dirigé à deux mètres de mon pupitre, je les observais de biais. Je leur devais obéissance. Oui, je veux bien, ils ont un petit talent, ils savent faire. Mais lui seul avait du génie.'

  • «J'avais rencontré la jeune femme par hasard et après quelques verres on s'était retrouvés dans une chambre en forme de cube aux murs faits de miroirs, le plafond aussi : un dé géant en miroirs, et comme j'avais bu j'ai eu l'impression à un moment que le dé commençait à rouler.
    Sa robe tomba tout de suite et elle fut à quatre pattes sur le tapis, en dessous chics. Et elle déclara sur un ton naturel : "Je suis un cheval!" Cette information éveilla mon intérêt (après tout, je suis un grand fan de l'inconsistance humaine), mais me laissa désemparé (devrais-je dire désarçonné?) quant à la marche à suivre... Sur l'instant j'ai pensé : "Me voilà dans un dé avec une centaure." Je suis si romanesque!»

  • « J'avais vu juste, elle n'a personne dans sa vie actuellement. De son côté, elle sait que je suis séparé. Elle a été mariée, a divorcé, n'a pas d'enfant. Elle sort peu, mais elle aime aller au restaurant. Parler sans fin en mangeant est également un de mes grands plaisirs. »

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