Infolio

  • Le premier volume de la série est un recueil de nouvelles. La première fut publiée par Pierre Laffitte dans Je sais Tout en 1905. Le succès fut immédiat. D'autres suivirent donc, qui furent réunies en volume en 1907. Puis viendront les romans.

  • Le deuxième roman de la série. Peut-être le meilleur : le charme Belle-Epoque, Etretat, les manoirs, une énigme historico-géographique, des masques et déguisements délicieusement prévisibles, une fin mythique...

  • Nam, Gaw et Naoh à la recherche du feu salvateur.
    Le prototype du roman préhistorique, mille fois adapté et réédité, continue de faire rêver. Grands espaces, vie sauvage, aventures héroïques, on ne résiste pas au bonheur de vivre quelques heures dans un monde qui est l'antithèse exacte du nôtre.

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  • La littérature française n'est pas faite que de livres trash ou de témoignages coup de poing, non moins que d'autofictions complaisantes. Et Paris n'est pas peuplé que de Parisiens grognons ou de touristes hagards. À l'abri de la plupart des regards, tout un monde enchanté y fourmille, malicieux et sage.
    Au détour d'une rue ou d'un couloir de métro, des Buttes-Chaumont aux Tuileries, de la place des Vosges à l'avenue de Choisy, il arrive qu'on y croise un magicien, un elfe ou une naïade... et que cette créature fantasque fasse faire à votre vie des zigzags imprévus.
    Vingt-six contes, vingt-six rencontres, qui montrent qu'un zeste de magie et une pointe d'humour peuvent adoucir les peines de coeur, alléger le poids des jours, et donner aux mélancoliques le goût du bonheur.

  • Le monde est bouleversé. L'épidémie dégénère en pandémie. Le président du conseil d'administration d'une honorable firme helvétique est assassiné d'étrange manière. Un tranquille père de famille devient tueur professionnel. Des scientifiques cherchent à mettre au point un vaccin dans une concurrence acharnée. Que se passe-t-il?
    Ceux qui mènent l'enquête tentent de se rassurer, se raccrochent à ce qu'ils savent et découvrent ce qui ne devrait pas exister. Un grand projet liant les pharmas, la haute finance, l'OMS, le Haut Commissariat aux Réfugiés, des politiques d'ici et d'ailleurs, un monde prêt à tout pour imposer sa loi.
    Frank, le narrateur, raconte ce qu'il a vu, veut avertir l'humanité du danger qui la menace. Ils le laissent faire, convaincus que, de toute façon, personne n'y croira.

  • Marguerite Burnat-Provins a su chanter l'amour pour son amant avec des accents très sensibles et de manière tout à fait affranchie. Le 24 juin 1906, elle rencontre à Savièse l'ingénieur sédunois Paul de Kalbermatten. Coup de foudre. En 1907, elle publie Le Livre pour toi, cent poèmes d'amour à Paul, retiré de la vente, puis édité à Paris. Qui sera suivi, en 1910, par Cantique d'été. Dans une langue ardente, elle se révèle une amoureuse passionnée. Cette relation avec Paul et les voyages qu'elle entreprend à ses côtés lui permettront un peu de dépasser les aléas de la vie, les problèmes de santé, ainsi que les difficultés à faire reconnaître son travail artistique. Après son divorce avec Adolphe Burnat, elle épousera Paul à Londres en 1910, et le couple passera deux ans en Égypte avant de s'installer à Bayonne à la veille de la Première Guerre mondiale.

  • TM

    Alexandre Friederich

    Un balayeur se raconte. Il vit pauvrement dans un squat genevois, mais son regard s'aiguise à observer ses contemporains. Après des voyages, à Mexico ou en Arles, de retour à Genève et au contact d'une coloc, il va changer. Il se met en mode active, hyperactive. Il change de monde. Mais pour quoi faire? pour devenir qui? Avec Friederich, on enjambe gaiement le récit picaresque, la réflexion philosophique et la considération sociologique. Une manière décalée, et donc féconde, de reposer frontalement les questions de la consommation et de la décroissance.
    Que signifie vivre à la marge dans un pays du trop-plein? Que signifie la pauvreté dans un pays de surabondance? Que signifie la liberté dans un pays de la surréglementation? La littérature peut dire quelque chose du réel. Sans grande théorie et sans jugement de valeur. Juste poser de bonnes questions. À vous de tenter d'y répondre.

  • Le premier roman de Vallotton pourrait être intitulé "Scènes de la vie parisienne". Il y raconte les ambitions et les déceptions de dynasties bourgeoises oscillant entre affaires, administration et bohème, aspirant au succès mais ne cessant de retomber dans la médiocrité. Dans la peinture de ses personnages et de leurs destins croisés, Vallotton réussit le tour de force de marier empathie et distance ironique.

    Félix Vallotton, né à Lausanne le 28 décembre 1865 et mort à Paris le 29 décembre 1925, était peintre et graveur sur bois. Proche des Nabis, il a connu très tôt le succès. Exposé dans le monde entier, il fait partie des classiques du tournant du XXe siècle. Collaborateur de la Revue blanche des frères Natanson, il a écrit deux autres romans, La vie meurtrière (1907) et Corbehaut (1918).

  • De son voyage en Extrême-Orient, Pourtalès ne rapporte par seulement un récit pour Excelsior et Flammarion, mais aussi un journal, resté inédit jusqu'à aujourd'hui. Si les lieux et les événements sont identiques, le ton de ce journal intime diffère considérablement du texte paru, précisément parce qu'il n'était pas destiné à la publication. Le regard est plus direct, et le propos volontiers cru, moins «politiquement correct», dirait-on aujourd'hui. Et puis, on y découvre l'une des motivations premières du voyage: revoir à l'escale de Ceylan une femme dont l'écrivain était épris. Le séjour du couple sur l'île, leur séparation et les suites de celle-ci sont relatés à travers les yeux de l'amour déçu. Dès lors, la suite du périple en Indochine s'apparente plus à une errance qu'à un reportage.

  • Vous êtes un personnage de roman. Vous désirez voyager. Quelle destination choisissez-vous? L'Italie, bien sûr. Depuis bientôt trois siècles, les romanciers en ont rêvé et y ont projeté les héros de leurs récits. On y va chercher l'amour et la beauté; on y trouve la passion et l'art, la désillusion parfois, le bonheur souvent. Ce livre passionnant montre comment l'image de l'Italie s'est constituée et transformée au fil de 250 ans d'histoire du roman. Ainsi sommes-nous transportés de Goethe à Butor, du roman gothique au roman policier, de la quête du paradis au désir d'évasion.
    Avec constance, les romanciers de tous pays ont emmené leurs personnages faire un tour là où, à côté du mille-feuille de l'histoire de l'art occidental, poussent les oliviers et fleurissent les orangers. Ce n'est pas un hasard: l'Italie incarnait à leurs yeux ce qu'il y a de plus beau et de plus aimable en ce monde. Leurs personnages allaient y faire l'apprentissage de l'art et l'expérience de l'amour. Et parfois aussi, du désenchantement: tristesse du retour chez soi, effondrement des idéaux, irruption de l'histoire. Ces métamorphoses dessinent une histoire des sensibilités et des idées.

  • Un mystérieux phénomène altère les lois physiques de notre monde : « la lumière est malade ».
    Cela commence par l'effacement de l'ultraviolet : plus de feu, plus d'électricité, plus de chaleur.
    Une vague de froid déferle sur le monde et décime l'humanité. On continue avec un excès de rayonnement dans le rouge. L'humanité survivante devient enragée : les sociétés se décomposent en clans qui s'entredévorent. Deux formes d'apocalypse, et une contre-utopie avant la lettre, décrivant les effets pervers de l'excès du communautarisme. L'histoire se termine bien, la fille du vieux savant épouse l'assistant de papa.

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  • Durant la Grande Guerre, l'écrivain d'origine neuchâteloise Guy de Pourtalès met sa plume au service de sa patrie élective, la France. En 1916, alors que la bataille de Verdun s'engage, cet aristocrate au carnet d'adresses bien fourni devient un rouage essentiel du dispositif de propagande mis en place par le Quai d'Orsay en Suisse. Il prend en coulisse la direction de la Tribune de Genève, organise des tournées musicales et théâtrales et soigne son réseau d'influence au sein des élites protestantes de Genève, Berne et Zurich. Ce conflit « total » se mène aussi sur le terrain médiatique et artistique de l'opinion. La brochure A mes Amis Suisses, mélange de fiction, de journal et de correspondance, en est une émanation directe, même si de Pourtalès s'en défend: «Ce n'est pas de la propagande. J'ai dit quelques vérités à mes amis suisses, je leur fais des risettes, en somme, je leur tends une main cordiale... et j'en profite pour leur glisser dans le creux de l'oreille quelques conseils d'ami.»

  • «Moi qui ne sais qu'à peine m'intéresser aux choses, qui ai vécu sur les êtres, les sentiments, les rumeurs et les répercussions que propage dans les âmes cette vieille maladie française de l'analyse, la singulière pensée de m'envoyer en Asie! Qui donc a pu vous la suggérer? Il est vrai que vous me donnez carte blanche quant à mon itinéraire, et pourvu que je rapporte un bon document pour le journal et un livre utile pour l'Exposition coloniale, vous vous dites content.» En 1930, Pourtalès s'embarque pour l'Indochine pour l'hebdomadaire Excelsior. Il en rapporte un récit de voyage lucide qui paraît dans le périodique peu après et en volume l'année suivante. Le personnage de Fletcher, rencontré sur le bateau qui conduit le narrateur en Orient, incarne le doute: pourquoi vouloir à tout prix implanter la culture occidentale chez les peuples colonisés?

    Édition de Franck Laurent.

  • Grand prix du roman de l'Académie française en 1937, La Pêche miraculeuse est l'oeuvre d'une vie. À travers l'histoire du musicien Paul de Villars, c'est sa propre existence que Guy de Pourtalès revisite, évoquant son enfance genevoise, ses années de formation à Neuchâtel et en Allemagne, son choix de la France et ses années de guerre. Livre «composite», comme l'écrit Jacques Chenevière, parce que tissant une intrigue sentimentale, une peinture sociale, le tableau d'une époque, des souvenirs personnels, le roman est une véritable «somme». À l'image de son auteur, La Pêche miraculeuse a des identités multiples, nourrie de cosmo- politisme mais fortement enracinée dans la culture romande, tournée vers l'Europe mais profondément attachée à la Genève des origines. Texte véritablement autobiographique, moins par son contenu que par sa visée, il couronne un parcours dont le sens est une longue quête de soi.

  • La lettre de Rousseau à l'archevêque Christophe de Beaumont, archevêque de Paris et grand pourfendeur des jansénistes, est une réponse au " mandement " de ce dernier condamnant l'Emile. La lettre de Rousseau est un plaidoyer en faveur de la liberté religieuse, et à ce titre un moment clé dans l'histoire des Lumières.

  • Othon de Grandson (vers 1340-1397) n'est pas seulement un personnage haut en couleur, mort de manière violente dans l'un des derniers « jugements de Dieu » du Moyen Âge, il est l'un des poètes les plus considérables de la littérature française du XIVe siècle. Figure essentielle du groupe des « chevaliers poètes » de l'automne du Moyen Âge, il perpétue la lyrique courtoise tout en annonçant les mutations d'une poésie où la voix du je lyrique tient une place essentielle. Initiateur des poèmes de la saint Valentin (qu'imitera en Angleterre son ami Geoffroi Chaucer), il est aussi l'auteur d'un vaste recueil, Le Livre Messire Ode, qui, à l'instar du Voir Dit de son maître Machaut, conjoint narration et poèmes insérés.
    /> Plutôt que de proposer une anthologie dispersée de ses poèmes, nous avons réuni ici l'intégralité de Livre Messire Ode et de Poèmes de la Saint Valentin, ce qui constitue la moitié et sans doute le meilleur de son oeuvre.

  • Je pars demain

    Sylvie Zaech

    Un jour de printemps à New York, Côme, un ancien danseur que l'âge tourmente, physiquement et moralement, décide qu'il va se battre. Contre la tristesse qui le cloue sur une chaise roulante, contre les souvenirs qui pèsent trop lourd, contre son corps qui ne répond plus. Riche et solitaire, il pense à sa femme Marylou, à leurs amis Pollock ou Hopper. L'envie de vivre sera-t-elle la plus forte? David, son jeune infirmier, trouvera peut-être les bons gestes pour l'aider. Mais c'est aussi l'enfance de Côme qui lui revient. Son village dans le Vaucluse, Magali, Marc, la nature forte et austère. Ensemble, ces personnages tissent un récit à la fois quotidien et universel, dans de belles et vibrantes pages sur le temps qui passe et sur l'amitié.

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  • Borgia

    Michel Zévaco

    Ils aiment passionnément le crime, il ont le pouvoir, ils incarnent le mal.
    Michel Zévaco n'a pas tenté de réhabiliter les Borgia. Il reprend à son compte la légende sulfureuse et traite ses personnages comme on aime : à la hussarde. Un pur roman d'action, où les bons, les méchants et l'Histoire prennent des coups à chaque page.

  • Wagner, Histoire d'un artiste, est paru chez Gallimard en 1932. Cette biographie documentée et fouillée a longtemps fait référence. De nombreuses publications sont annoncées pour 2013, à l'occasion du bicentenaire de la naissance du musicien. Celle-ci a la double vertu d'être «généraliste» - ni technique ni académique - et d'être écrite par un artiste, c'est-à-dire d'être empathique plutôt qu'explicative.
    Une somme érudite qui se lit comme un roman.

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  • Si la Suisse est connue pour sa neutralité ou son chocolat, il n'en va pas de même de son histoire militaire. Certains se demandent même s'il en existe une dans un si petit État.
    Dix ans après la parution d'une première version dans la collection «illico», ce livre entièrement actualisé répond par l'affirmative à cette question, en offrant une synthèse et de nouveaux éclairages, des origines à nos jours. Au moment où les institutions militaires suisses connaissent de profondes mutations, il est plus que jamais nécessaire de les inscrire dans la durée, en soulignant les continuités et les ruptures qu'elles ont connues et qu'elles sont en train de connaître.

  • Les heures valaisannes, publié en 1931, orné de 5 eaux-fortes de l'auteur, est un récit autobiographique. Le peintre y raconte son arrivée dans ce qui deviendra son pays d'élection, le Val d'Anniviers en Valais. Evocation d'un temps et d'une civilisation oubliés.
    Un document sur la survivance d'une civilisation pastorale d'Ancien Régime, dans une vallée alpine vers 1900.

  • Le narrateur qui vous emmène à travers les dédales de Constance, qui vous fait découvrir aussi bien ses trésors connus que cachés, l'épaisseur de son histoire, est votre guide. C'est normal, direz-vous, pour un auteur de guides. Certes, mais c'est un guide qui emmène des aveugles. Et ce qu'il nous donne à voir n'est pas sans causticité sur le monde actuel. Balzac aurait intitulé une telle fantaisie «conte drolatique». Car enfin, voilà un guide - au sens de l'ouvrage que l'on consulte en marchant - touristique, donc pratique, destiné à un public qui ne pourra pas le lire. Qui ne pourra pas lire sur ce qui est donné à voir. Où l'on rejoint, de fait, le domaine de la fable...
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  • Née à Vauffelin en 1820, Elise Benoit-Huguelet fut la première sage-femme de la Baroche, un petit territoire aux confins sud du Jura bernois. Elle en arpenta durant 63 ans les sentiers les plus éloignés, tant pour assister les femmes en couches que pour soigner les blessures de toutes sortes. En hommage à cette trajectoire exemplaire, Cécile Ohnstein-Jacot, l'épouse du pasteur de Vauffelin, consigna le témoignage de la sage-femme et le publia en 1905, quelques mois avant son décès.
    Ce récit qui s'apparente à des mémoires compose une évocation fragmentaire du passé de l'octogénaire et, par extension, d'une société rurale aux prises à de profondes mutations. Enfance, école, pauvreté, accouchement, croyances: au fil de ses aventures étonnantes narrées avec vivacité et humour, Elise Benoit-Huguelet nous fait cadeau d'un témoignage rare et précieux, tant sur les femmes que sur les campagnes jurassiennes au XIXe siècle.

    La préface d'Anne Beuchat offre une approche éclairante du texte.

  • Trois Françaises émigrées en Allemagne, pendant la Révolution, cherchent à vivre, dans l'épreuve d'une situation qui met en crise les normes sociales et morales acquises en France: tel est le sujet de Trois femmes, paru en 1796. Émilie, une jeune noble, se retrouve orpheline et sans fortune dans le bourg d'Altendorf, accompagnée de Joséphine, sa servante. Constance, une femme d'expérience, veuve et riche, s'installe auprès d'elles et guide secrètement les pas d'Émilie. Les trois femmes mêlent leurs destins, qui s'éclairent l'un l'autre : les règles de conduite qui prévalaient en France pour Émilie se révèlent inadéquates; aussi apprend-elle par sa servante à nuancer ses exigences morales au gré de la nécessité. Constance, grâce à une fortune d'origine douteuse, répand le bien autour d'elle et soutient les projets d'éducation publique du jeune seigneur d'Altendorf. Témoin de l'histoire, le narrateur, l'abbé de la Tour, assume le récit en prêtant sa voix aux divers personnages.

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