Sciences humaines & sociales

  • Malgré les sécheresses, le surpeuplement rural et la paupérisation, la petite région du Wolaita, au sud de l'Éthiopie, avec ses paysages verdoyants, échappe difficilement à son image d'Éden éthiopien véhiculée par les voyageurs du XIXe siècle. Ancien grenier de l'empire éthiopien, montagne paysanne ...

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  • Les « mangeurs de forêts » ont mauvaise réputation. Parce qu´ils défrichent chaque année une parcelle de végétation avant d´y mettre le feu, les agriculteurs montagnards d´Asie du Sud-Est seraient les premiers responsables de la déforestation. Culturellement distincts de leurs voisins des plaines, ils font aussi figure de populations arriérées, incapables d´abandonner des pratiques qui les maintiendraient dans la pauvreté. D´où la nécessité de les déplacer et de les regrouper dans les vallées, pour les « sédentariser » et les « développer ». Tel est en tout cas le discours des Etats, souvent relayé et cautionné par les institutions internationales et les médias. Pourtant, l´agriculture sur brûlis n´est pas toujours et partout une aberration écologique ou économique. Chez les montagnards khmou du Nord-Laos, il s´agit d´un véritable mode de vie et non d´une technique de survie. L´agriculture sur brûlis exprime leur rapport à la nature, inspire leurs catégories mentales et leur système symbolique. Elle participe de la reproduction des liens sociaux dans les maisons et les villages. Elle structure enfin les relations qu´ils entretiennent avec leurs voisins et avec l´État. Ces « chroniques des cendres » restituent leur vision du monde et retracent l´histoire des relations interethniques au Nord-Laos. Elles témoignent aussi des liens complexes tissés par les minorités avec l´État-nation dans ce pays et de l´ampleur des recompositions sociales et territoriales en cours dans le contexte post-communiste contemporain.

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  • Comment vit-on dans la haute montagne ? Dans les Andes du Venezuela, au pied du pic Bolivar, des paysans ont dû coloniser des terres d'altitude réputées stériles.
    Ils ont cherché à y perpétuer un âge d'or du blé, hors des relations de dépendance et d'exploitation qui avaient marqué l'apogée de cette culture dans les haciendas coloniales des vallées plus basses. Pour rendre cette montagne habitable et pour y demeurer, ces paysans ont su ajuster leurs pratiques agricoles à de nouvelles conditions naturelles, mais aussi élargir leurs savoirs sur le milieu et réviser leurs manières d'investir les lieux, de s'alimenter ou de travailler ensemble.
    En même temps, la vie en altitude les a conduits à cultiver une véritable intimité avec le paramo, les hautes terres des Andes du Nord. En analysant les catégories propres à cette société montagnarde selon une perspective qui croise les dimensions de l'espace et du temps, l'auteur nous fait découvrir comment ces " gens de l'amont " investissent culturellement le monde qui les entoure. Dans l'organisation de leur existence, la perception de leur environnement, la composition d'une identité face au passé indien et colonial, ils établissent avec les êtres, les lieux et les choses de la haute montagne des relations originales de respect et d'apprivoisement mutuels.
    Chaque société tisse avec son milieu naturel des rapports complexes qui sont à la fois techniques et symboliques, chacune a donc quelque chose de singulier à nous faire voir et entendre. À leur manière, les paysans andins de cette région peu connue nous invitent à repenser nos relations avec la nature.

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  • Alors que la question foncière est revenue au premier plan des politiques publiques dans de nombreux pays du Sud, les pratiques foncières et les logiques d'acteurs qui les sous-tendent restent largement méconnues.
    Cet ouvrage contribue à combler cette lacune par la description et l'interprétation des pratiques contractuelles agraires dans le monde rural mexicain. La démarche associe les apports théoriques de l'économie des contrats à une approche empirique micro-analytique et compréhensive.
    Du fait de son importance dans les pays du Sud et de son intérêt théorique, une attention particulière est portée à la question du métayage.
    A partir de l'analyse approfondie de situations locales, les recherches présentées ici, menées dans des environnements agro-écologiques et socio-économiques différenciés, témoignent de la diversité des formes et des fonctions des contrats de métayage au Mexique. Dans un contexte de marchés imparfaits, ces contrats permettent un ajustement flexible des facteurs de production.
    En mettant en évidence les logiques d'acteurs dans leurs configurations contractuelles, cet ouvrage réhabilite des pratiques longtemps considérées comme inefficientes ou dépassées.

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  • Chronique d'une plantation, jours ordinaires à la finca restitue sur le vif la marche d'un système agraire mal connu mais répandu en Amérique du Sud.
    Au Guatemala, la culture du café est omniprésente.
    Dans la région de la Costa Cuca, " caféière géante ", elle est pratiquée dans le cadre de grandes plantations, les fincas. De l'une à l'autre, si les techniques de travail se ressemblent, les situations sociales diffèrent.
    A la finca Los Angeles, deux groupes d'ouvriers agricoles, d'origines métisse et indienne, coexistent. Relativement ferme, le système social ne se réduit pourtant pas à l'opposition entre une classe d'ouvriers et le grand planteur.
    Selon les travaux, les ouvriers sont répartis entre des équipes qui reflètent une hiérarchie technique et symbolique. Les femmes, exclues des tâches nobles, développent une vie économique et sociale dans les marges étroites de l'ordre de la plantation.
    Les identités et les situations des acteurs de la plantation sont plus complexes qu'il n'y paraît car ce monde, apparemment clos, est aussi ouvert à la société guatémaltèque, à travers le travail salarié, les religions et les mouvements politiques.

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