J'ai Lu

  • Depuis trente années, ils savaient. Les gouvernants, les industriels, ils savaient. Que leur folle ruée vers l'Argent et la Croissance était meurtrière. Tout est aujourd'hui dévasté : le climat, les sols, les eaux, la faune, les forêts. Nous ont-ils informés ? Bien sûr que non ! Nous filons droit vers un réchauffement de + 3 °C (c'est-à-dire + 7 °C à + 8 °C sur les terres) : le péril mortel qui attend nos enfants est devenu réalité. En ont-ils cure ? Nous, oui. À nous de mettre fin à leur effroyable cynisme. À nous de nous battre, par les actes, par les urnes, à nous de sauver nos enfants.

  • Sagesse

    Michel Onfray

    Savoir vivre au pied d'un volcan. Comment se comporter dans une civilisation qui menace de s'effondrer ? En lisant les Romains, dont la philosophie s'appuie sur des exemples à suivre et non sur des théories fumeuses. Sagesse est un genre de péplum philosophique aux personnages hauts en couleur qui répond à des questions très concrètes : quel usage faire de son temps ? De quelle façon apprivoiser la mort ? Doit-on faire des enfants ? Qu'est-ce que tenir parole ? Qu'est-ce qu'aimer d'amour ou d'amitié ? Faut-il s'occuper de politique ? Que nous apprend la nature ? Dans l'attente de la catastrophe, on peut toujours vivre en Romain : c'est-à-dire droit et debout.

  • « La France est plus que jamais coupée en deux : non pas la droite et la gauche, non pas les libéraux et les anti-libéraux, non pas les progressistes et les souverainistes, mais d'une part ceux sur lesquels s'exerce le pouvoir, que je nomme le peuple, et d'autre part ceux qui exercent le pouvoir, les élites comme il est dit.
    Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres ! Ce mot de La Boétie doit devenir l'impératif catégorique d'une gauche libertaire et populaire, populiste même si l'on veut, car il n'y a que deux côtés de la barricade, et je ne crains pas de dire que j'ai choisi le camp du peuple contre le camp de ceux qui l'étranglent. »

  • Décadence

    Michel Onfray

    Les pyramides égyptiennes, les temples grecs, le forum romain : autant de traces de civilisations mortes prouvant... qu'elles sont mortelles! La nôtre, vieille de deux mille ans, n'échappe pas à cette loi.
    On y trouve : des moines fous du désert, des empereurs chrétiens sanguinaires, des musulmans construisant leur «paradis à l'ombre des épées», de grands inquisiteurs, des procès d'animaux, la résurrection de Lucrèce, une révolution jacobine qui tue deux rois, des dictatures de gauche puis de droite, des camps de la mort bruns et rouges, sans parler de mille autres choses...
    Ce livre n'est ni optimiste ni pessimiste, mais tragique, car il ne s'agit plus de rire ou de pleurer, mais de comprendre.

  • Comment gérer un patron tyrannique ? Peut-on survivre à la honte ? Comment garder son calme face à des enfants surexcités ? Peut-on triompher de sa timidité ? Faut-il ralentir pour vivre à son rythme ?
    Ce livre a pour ambition d'apporter du confort à l'inconfort et de construire une passerelle entre des philosophes renommés et notre intimité.
    Douze situations inspirantes nous plongent au coeur de nos émotions pour nous aider à affronter nos doutes et nos questionnements. Et apprendre à les surmonter.

  • Passer toute sa journée chez Ikea, rencontrer ses beaux-parents, se faire larguer au café, cohabiter avec son ado, faire un peu trop la fête... Autant de situations qui peuvent nous déboussoler. Que faire pour éviter la crise de nerfs ou de larmes ? Et si vous invitiez Platon, Spinoza, Nietzsche et leurs amis pour évoquer ces questions du quotidien ? Qu'est-ce que Kant aurait répondu à un texto de rupture ? Aristote aurait-il repris une vodka ? Les philosophes quittent enfin leur bibliothèque pour devenir nos complices de chaque instant.

    Douze récits, douze concepts, douze philosophies pour nous aider à réagir avec humour à toutes les surprises de la vie.

  • Développer le potentiel d'amour et de compassion que nous possédons tous et parvenir à la connaissance suprême pour dissiper la souffrance du monde : cette aspiration altruiste, qui est la voie du bodhisattva, repose en grande partie sur l'étude et la mise en pratique des écrits fondamentaux du bouddhisme.

    En 1993, Sa Sainteté le Dalaï-Lama a donné en France, dans le Tarn, un enseignement sur l'un des textes fondateurs du bouddhisme tibétain, le chapitre IX de La Marche vers l'éveil (les célèbres « Chemins du Bodhisattva »), de Shantideva.

  • «Une pomme de discorde», «prendre le taureau par les cornes», «toucher le pactole», «tomber de Charybde en Scylla», «suivre un fil d'Ariane»... Chaque jour, nous utilisons des expressions issues de la mythologie grecque, et des personnages célèbres tels qu'Ulysse, Pénélope ou encore oedipe ne quittent ni nos mémoires ni notre langage. Pour autant, connaissons-nous leur véritable histoire?

    Dans cet ouvrage en deux volumes, Luc Ferry nous permet de (re)découvrir les grands mythes grecs qui nous ont toujours fascinés. Une étude passionnante et une véritable introduction à la philosophie.

  • Tocqueville passe pour le penseur de la démocratie et de la liberté dans un monde qui n'aime ni l'une ni l'autre. En fait, à le lire vraiment, on découvre qu'il fut assez peu démocrate et très peu défenseur de la liberté : en effet, ce philosophe justifie le massacre des Indiens d'Amérique, la société d'apartheid, la violence coloniale en Algérie ou encore le coup de feu contre les ouvriers quarante-huitards demandant du travail et du pain. Il ne faut pas s'étonner qu'il ait pu servir à justifier la conversion du socialisme au libéralisme en 1983 et, sous couvert de droit d'ingérence, les guerres néocoloniales initiées dès 1990.
    Si l'on est blanc, catholique, européen, propriétaire, Tocqueville est le penseur ad hoc. Sinon, l'auteur de La démocratie en Amérique ne craint pas de justifier ce que l'on nomme aujourd'hui « ethnocide » ou « crime de guerre».

  • « Quand on croit à la politique, on a la manie du prie-Dieu, de la messe, du sermon, des excommunications, de l'eau bénite, du catéchisme, du bûcher, du bouc émissaire, du bréviaire, des burettes, des oraisons, mais surtout : des génuflexions.
    Quand on n'y croit plus et qu'on est devenu un athée de la politique, on devient libre. Dès lors, on voit comment le cinéma politico-médiatique a pour fonction de nous laisser croire qu'un changement d'homme apportera un changement de politique, alors qu'il n'en est rien. [...] Avoir observé la dernière campagne en voltairien pour la raconter au jour le jour n'en demeure pas moins un geste politique : car déchirer le voile des fictions contribue au démontage de la servitude volontaire. »

  • La « jeune Afrique » - 40 % de sa population a moins de quinze ans ! - émerge de la pauvreté absolue. Elle compte aujourd'hui 1,3 milliard d'habitants et en comptera 2,4 milliards dans trente ans, face à 500 millions d'Européens vieillissants. Elle ne crée pas assez d'emplois pour tous ses jeunes - il en faudrait 1,7 million par mois - mais ceux-ci ont de plus en plus souvent les moyens de partir à la recherche d'une vie meilleure. Leur migration de masse va constituer l'un des plus grands défis du XXIe siècle.

    La pression migratoire polarise le débat : l'État-providence sans frontières est une illusion ruineuse, « l'Europe forteresse », la tombe des valeurs humanistes. Guidé par la rationalité des faits, cet essai de géographie humaine assume la nécessité d' arbitrer entre intérêts et idéaux.

  • «Il existe une dissymétrie fondamentale entre malheur et bonheur. À la différence du premier, hélas aisé à identifier, le second est indéfinissable. Nul ne peut jamais être absolument certain de ce qui va le rendre durablement heureux - argent, amour, réussite sociale, savoirs : tout ce qui nous apporte de la joie peut se renverser en son contraire. À l'encontre de ce que prétendent les marchands de bonheur, être heureux dépend infiniment moins d'un travail sur soi que de l'état du monde et du sort de ceux que nous aimons. [...] Ce que j'ai voulu ici partager, c'est une joyeuse déconstruction des illusions et une analyse de ce qui permet de réels moments d'intensité et de sérénité.»

  • Rouvrir le roman

    Sophie Divry

    «Ce livre a pour but de discuter quelques idées reçues qui pèsent sur la conscience de l'écrivain français qui, il faut l'avouer, a un lourd héritage. Cette réflexion, si elle relève avant tout de la théorie littéraire, n'a au fond d'autre but que de dire que le roman n'est pas mort.» Sophie Divry partage ici ses idées pour une littérature plus exigeante mais surtout plus nécessaire, aux auteurs comme aux lecteurs, et propose des solutions pour refaire du roman un lieu de recherche et d'aventure.

  • L'atmosphère est lourde. Des phrases, des situations qui semblaient autrefois anodines sont devenues des crimes. Nous sommes tous coupables : d'avoir bu un verre, d'avoir blagué sur les femmes, de manger de la viande, etc.
    Derrière cette traque aux dérapages et ces entreprises de rééducation, un mécanisme : la tyrannie de minorités qui instrumentalisent des combats essentiels pour les transformer en croisade contre une supposée majorité, celle des « dominants ». Au nom du Bien, on modifie le vocabulaire, on nie le plaisir, on criminalise le désir, on réécrit l'histoire. Ces nouveaux bigots sont les idiots utiles d'un néolibéralisme qui atomise les sociétés et fragilise les structures traditionnelles pour mieux imposer sa vision manichéenne du monde.

  • Qui est Marthe Bonnard ? Toujours jeune, souvent nue, on la voit sur les toiles des plus beaux musées du monde. Et pourtant, elle reste mystérieuse, dans l'ombre du peintre Pierre Bonnard, dont elle partage la vie de 1893 à 1942. Durant cette période, le couple voyage beaucoup, et noue de nombreuses amitiés dans le monde de l'art - Monet, Vuillard, Signac, Renoir, Matisse... À la mort de Pierre, veuf depuis cinq ans, leur histoire d'amour déclenchera une affaire judiciaire retentissante. Car l'orpheline qui disait être Marthe de Méligny avait en réalité une famille et un autre nom...

  • Le Dalaï-lama échange avec sa biographe sur l'urgence de la protection de l'environnement et la nécessaire prise de conscience de l'interdépendance comme de l'unité du vivant. Il propose un manifeste de la responsabilité universelle ainsi que des méditations

  • Après le best-seller Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz nous rappelle que le seul moyen de mettre un terme à notre souffrance émotionnelle et de recouvrer notre bonheur inné est de cesser de croire aux mensonges - surtout à notre sujet.
    Ce livre, qui se fonde sur l'antique sagesse toltèque, nous montre comment renouer avec notre foi en la vérité et revenir à notre sens commun. Il laisse ainsi entrevoir une réalité - celle que nous percevions quand nous avions un ou deux ans - de vérité, d'amour et de joie.

  • Ego trip

    Luis de Miranda

    L'homme postmoderne se fantasme en artiste-sans-oeuvre. Son imaginaire est standardisé, son bien-être est virtuel, et son moi schizonévrotique. La société ? Fragmentée. Les révolutions ? Mentales. L'intime ? Colonisé. Que nous reste-t-il face au chaos du monde hypercapitaliste, à part le délirant repli sur soi ? Luis de Miranda répond par la révolte de l'esprit critique et de l'ironie. L'utopie nombriliste, le matraquage publicitaire ou l'invasion de la téléréalité, tout est conçu pour détourner nos pulsions créatrices au profit d'une consommation narcissique. Ego trip n'est pas un pamphlet réactionnaire de plus : c'est au contraire une belle envolée lyrique, un chant de la vie contre le vide.

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