Langue française

  • En 2033, un épisode apocalyptique a chassé les humains de la surface, désormais inhabitable.
    À Paris, les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
    Des communautés sont installées le long des lignes de métro et dans les stations accessibles, plus ou moins en contact, souvent en conflit ; la lecture et l'écriture ont quasi disparu ; la surface est crainte parce que irradiée ; Rive Droite est un lieu maudit.

  • Nouvelles de la mère patrie est un recueil de textes écrits à l'origine pour la presse russe, car avant même d'être auteur, Dmitry Glukhovsky est journaliste. Un journaliste sorti de l'école qui forme aujourd'hui, comme elle le faisait hier, les journalistes du Kremlin. Comme tous ceux de sa génération, il est le témoin des chan- gements que traverse la Russie : un pas en avant, deux pas en arrière. Une Russie, où il n'a jamais fait bon d'évoquer et encore moins de coucher par écrit certains sujets sensibles : le pouvoir, ses dérives, ses compro- missions, sa corruption... C'est bien dans la lignée des auteurs de science-fiction soviétiques qu'il inscrit son oeuvre, de manière générale, et les nouvelles qui composent ce recueil, en particulier. On pense aux frères Strougatski, bien sûr, dont les romans pourtant truffés de critiques à l'égard du régime ont toujours échappé à la censure ; à croire que la métaphore se joue de l'esprit retors des bureaucrates censés débusquer la moindre velléité d'insoumission.

    Quand Glukhovsky écrit ces récits, c'est à ses concitoyens qu'il les destine, et peu importe qu'ils soient refusés par des directeurs de rédac- tion (après avoir été dûment rémunérés), il les pu- blie quand même sur ses propres réseaux. Pour un lecteur occidental, la fenêtre qu'il ouvre sur le quotidien des gens du peuple comme sur celui des affidés du pouvoir peut ressembler à un mi- roir déformant tant on a l'impression que l'auteur prend le pas sur le journaliste pour forcer le trait sur la naïveté des uns et les compromissions des autres. Malheureusement, la fiction n'est pas très loin de la réalité.
    Rien ni personne n'échappe à la plume acerbe de l'auteur, à commencer, bien sûr, par le numéro 1 (qui échange parfois sa place avec le numéro 2) - le Leader de la Nation -, suivi de près par les strates corrompues de l'adminis- tration, les mafieux reconvertis en hommes d'af- faires, les nouveaux riches, les gens modestes, les travailleurs immigrés, les flics honnêtes, les journalistes, la télévision, l'alcoolisme omnipré- sent, les extraterrestres, le diable et ses hordes de démons, et les habitants oubliés des steppes sibériennes. Chacun reçoit son dû, qui pour ses vices, qui pour sa complaisance, qui pour sa naïveté et son incapacité à ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure. L'absurde et le fantastique, qui jalonnent le quotidien russe, ne sont jamais loin, et l'on se surprend même parfois à ressentir de la tendresse pour certains protagonistes.

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  • En 2033, un épisode apocalyptique a chassé les humains de la surface de la Terre, désormais inhabitable.
    À Paris, les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
    Des communautés sont installées au niveau de certaines stations, plus ou moins en contact, souvent en conflit, la lecture et l'écriture ont quasi disparu, la surface est crainte parce qu'irradiée, Rive Droite est un lieu maudit.
    De couloirs obscurs en stations délabrées, le lecteur est emporté à la suite de :
    - Madone de Bac qui, pour unifier politiquement Rive Gauche, entreprend un périple pour rallier les potentats locaux à sa vision fédératrice ;
    - Roy, qui vénère les livres et pense que la surface est accessible voire vivable ;
    - Juss, un fouineur qui découvre de nouveaux passages entre les stations, grâce aux capacités nyctalopes de sa protégée, Plaisance. Leur couple atypique dans ce monde brutal est particulièrement attachant.
    Dans les méandres des boyaux de Paris, à défaut de lumière, les émotions sont plus vives, les rancoeurs plus tenaces, les haines plus exacerbées. Une oeuvre, sombre et baroque, en trois volumes : Rive Gauche, Rive Droite, Cité.

  • La mécanique du Talion Nouv.

    Ce roman commence par une scène de torture digne d'un film noir, très noir...
    Laissé pour mort par des tueurs à la recherche d'une femme mystérieuse, Kovall, chef de la police d'une petite planète, se « reconstruit », change d'identité et mène, la rage au ventre, une enquête afin de découvrir pour qui oeuvraient ses bourreaux, dans l'intention ferme de se venger.
    De planète en astéroïde, de vaisseau en arcologie, il découvre peu à peu une conspiration d'envergure cosmique dont l'enjeu est la maîtrise de la Galaxie.
    Laurent Genefort, toujours aussi brillant quand il s'agit de décrire l'espace et ses lois, a repris dans ce roman le canevas narratif du Comte de Monte-Cristo dont on sait la redoutable efficacité.

  • Dune est un roman paru initialement dans la revue Analog, en deux parties (1963 et 1965). Ce qui débute avec un succès d'estime se transforme en phénomène, d'abord littéraire (le livre est lauréat du prix Nebula et du prix Hugo) puis de société :
    C'est à ce jour le roman de science-fiction le plus vendu au monde.
    Dune n'est pas seulement un classique de la sciencefiction.
    Sous ses airs de quête initiatique dans un décor de space opera, cet ouvrage d'avant-garde a conduit bon nombre de lecteurs à s'interroger sur leur place dans le monde.
    Dune a exploré des thèmes allant de la politique à la religion en passant par l'écologie, la guerre ou encore la philosophie.
    Parce que toutes ces questions sont plus que jamais d'actualité, il nous fallait les reposer et, ce faisant, réparer une injustice manifeste en concevant un ouvrage inédit :
    Un essai choral sur Dune.

    Rassemblée par Lloyd Chéry, la grande famille de la SF francophone - des journalistes, des universitaires, des écrivains, des vidéastes, des illustrateurs - propose aux connaisseurs et aux néophytes plus de 80 articles - des plus sérieuses au plus insolites - de critique littéraire, scientifique, géopolitique, sociétale, économique, etc. .
    Une telle richesse d'analyse appelait une approche esthétique à la hauteur de l'imaginaire induit par l'oeuvre de Frank Herbert : 25 illustrations originales ont été commandées pour l'occasion à Aurélien Police et Fred Vignaux, que vient compléter une iconographie préexistante, signée Wojtek Siudmak, Kilian Eng, ainsi que Stan & Vince.

  • Un roman de fantasy d'avant le Déluge, avec des elfes, des lutins, des fées, des bourdons magiques... et des ograins. Ce peuple de métis ogres et nains est prolifique et agressif, en tout cas plus que les autres. De génération en génération, ils en arrivent à coloniser toute la planète, décimant la moitié des peuples natifs et réduisant le reste à la misère.
    L'histoire est vue par les yeux de deux fées, uniques rescapées d'une époque où la magie s'exerçait librement sur la planète. Elles vivent parmi les mortels, dans une grande ville puante nommée Scrougne (parce que Ankh Morpork, c'était pris). Parmi leurs amis, un couple mixte - un sylvain et une ondine de rivière - ont pondu un petit gamin nommé Figuin, qui vit très mal le racisme et la misère auxquels il est confronté.
    C'est alors qu'entre en scène un banquier.... Froid, inusable, immensément riche, il cherche à l'être plus encore. Il décide alors de creuser un fossé au beau milieu de la population scrougnaise, afin de jeter une moitié aux trousses de l'autre qui lui achètera des armes au passage.
    Et pour cela, il lui faut un gamin un peu paumé à endoc- triner - ce sera Figuin - et à envoyer se faire exploser au milieu d'une fête, avec son bourdon en poirier savant.

    Catherine Dufour, avec la verve désopilante qui a fait le succès de Blanche-Neige et les lance-missiles, renoue avec la fantasy, pour mieux dire l'histoire de la violence dans laquellle nous vivons et, en par- ticulier, le terrorisme et les deuils qui s'ensuivent.

  • Jardin d'hiver Nouv.

    Dans le contexte du réchauffement climatique, un conflit est né en Europe entre des ingénieurs réunis sous la bannière du Consortium et des groupes écoterroristes de la Coop. Cette guerre dure depuis près de vingt ans, suite à un incident appelé « le crime du siècle ». Chaque camp a développé ses propres armes : des animaux-robots pour les ingénieurs, des plantes mécanisées pour les écologistes.
    La Tchaïka, que pilote Natalia, abrite une bande de cosaques qui récupèrent des pièces détachées après les combats et dont la philosophie se résume à cette maxime : « Nous sommes des contrebandiers, des gens qui refusent d'appartenir à un camp au nom de notre choix d'emmerder le monde. » Un soir, sur un champ de bataille, ils tombent sur un inconnu amnésique au comportement étrange.
    Cette découverte leur fera traverser l'Europe à la recherche du passé de l'homme qu'ils ont accueilli et des germes du futur.

  • Alors qu'Odalrika revient d'un parcours initiatique qui la laisse sur sa faim, la capitale est en proie à une épidémie qui décime les jeunes, condamnant ainsi les draks à leur tour à l'extinction.
    L'infection ayant été transmise par les scientifiques an-kis, ceux-ci décident d'emmener Odalrika tombée malade et un guerrier drak, Gavryël, pour tenter de les hybrider avec une espèce qui présente des similitudes avec eux : les humains.
    Au terme de six siècles de voyage interstellaire, ils arrivent sur Terre cinq mille ans avant Jésus Christ au Moyen-Orient, où ils vont apporter la connaissance de l'écriture, mais aussi implanter sept embryons hybridés en différents points de la planète, comptant sur le temps et les croisements de sang pour faire renaître les étranges pouvoirs des draks - en particulier la capacité de s'alléger pour parcourir en l'air de longues distances.
    Tous ces enfants ont une peau bleutée due à la couleur de leur sang. Leur très grande longévité, leur force peu commune et leurs origines célestes vont être à l'origine de bien des religions, et du mythe de la noblesse et de la couleur supposée de son sang.
    De millénaire en millénaire, nous suivons les deux draks - Odalrik, dans le rôle du mystique errant, et Gavryël, le plus souvent reclus dans un laboratoire installé sur une base lunaire. Ils infléchissent, en fonction de leur projet initial, les politiques humaines, jusqu'au moment où la maîtrise du nucléaire, le progrès des armements et la conquête spatiale les poussent à se mettre en retrait.
    Auraient-ils renoncé ou échoué ?
    Les siècles suivants voient éclore un monde où, de milices privées en laboratoires secrets, les consortiums façonnent un monde où l'air est devenu irrespirable, et où les habitants, trop nombreux, vivent dans des villes couvertes de verrières.
    Le fil narratif se concentre alors sur une des poches de résistances : une microsociété établie dans un squat, où un informaticien altermondialiste reçoit accidentellement un code incompréhensible.
    Pourchassé par un magnat sans scrupules du nom de Maddox, lequel veut à tous prix récupérer ce programme, il rejoint à contrecoeur un projet de voyage interstellaire qui a pour but la recherche d'une autre planète habitable pour l'humanité. Or ce vaisseau abrite deux passagers clandestins...

  • Clark Nouv.

    Clark

    Anouk Langaney

    « ...et hop ! coincée. Pas mal, non ? Avoue que tu ne t'y attendais pas, à celle-là ! Tu coupes les ponts, tu pars au bout du monde, tu restes dix ans sans donner la moindre nouvelle ; quand je tente de reprendre contact, paf !
    Tu me flanques hors de ta maison et de ta vie, sans l'ombre d'une hésitation... et te voilà malgré tout obligée de me lire. On sous-estime toujours sa vieille mère. ».

    Lire Clark, c'est ouvrir les lettres d'une mère à sa fille. Cette confession épistolaire dessine le portrait d'une femme hors-norme. Elle raconte une jeunesse insouciante, un esprit libre et indépendant, un tempérament pragmatique.
    Elle gère sa carrière et son corps pour faire de l'argent.
    Même son accouchement devra entrer dans la légende !
    La psychologie transparaît à travers les actes. Les choses basculent avec la maternité et l'arrivée d'un fils, après deux filles. Pour Clark, elle a ce projet incroyable : en faire un super-héros qui changera le monde. À moins que ce soit pour se sauver, elle.
    Le prénom de l'enfant est bien sûr une référence à Superman.
    Anouk Langaney fait allusion dans son texte aux personnages des univers DC Comics et Marvel. Mais nous ne sommes pas dans un texte fantastique, la fabrique du super-héros tourne à la fabrique d'un monstre. Reste à savoir qui est le monstre. La quête de justice tend vers l'entreprise criminelle familiale. Les missions conçues par la mère pour empêcher la construction d'un golf, dénoncer des pollueurs, saboter un chalutier à filet mènent au drame.
    Clark est une histoire folle, appuyée par l'écriture d'Anouk Langaney. Si l'histoire qu'elle raconte provoque la stupéfaction, et l'effroi, elle est aussi drôle et grinçante. La force du roman repose sur les multiples réflexions qu'il porte, actuelles et intemporelles, sur la maternité, le rôle de la femme, l'éco-terrorisme et le monde que nous laissons à nos enfants.

  • Ru

    Camille Leboulanger

    Lorsque l'eau salée éclabousse son visage et déstabilise ses compagnons d'infortune sur lesquels il tente de trouver appui, l'embarcation de misère remue dangereusement, au point de bientôt le faire chavirer. L'eau a un effet secondaire plus grave encore que la noyade. Elle efface l'encre sur le papier. Alors, une fois échoué sur la plage, contemplant, accroché à la falaise, le corps colossal de Ru, il n'est plus que Y. Sur son passeport, le reste de son prénom a disparu, y compris de sa mémoire :
    Son « parcours du migrant » commence sous les plus mauvais auspices.
    À l'obtention de son baccalauréat, Agathe quitte Cuisse Milieu Gauche pour Rein Gauche. L'arrivée à l'université va la transformer. Habituée à une vie petite-bourgeoise dans son quartier de CuMiGa, elle regardait auparavant de haut les membres inférieurs et avec fierté le ciel azur, pensé et conçu pour rappeler l'Extérieur et oublier le « rouge Ru » omniprésent partout ailleurs. Sa volonté de devenir chercheuse en rulogie vole en éclats lorsqu'elle participe à un mouvement étudiant réprimé par la violence. Elle s'engage alors dans Regard rouge, une organisation clandestine qui affirme que Ru va se réveiller.
    Pedro, chanteur et star mondiale, et Alvid, réalisateur de documentaires, sont extérieurs à Ru.
    Le premier en est passionné, le second s'en méfie.
    Pedro, qui est venu pour faire une tournée dans Ru, n'a plus donné de nouvelles à son mari. Le documentariste part alors à sa recherche dans les méandres de la bête et de sa société.
    À travers le parcours de ces quatre personnages dans et vis-à-vis de Ru, nous découvrons tous les échelons et toutes les classes, de la préfecture à la Tête jusqu'à la gronde intestine.

  • La nuit disparaît. La Terre s'assèche, les humains s'évitent.
    Un flic, Thomas, et une adolescente, Sophie, se mettent en route vers le sud. Pour aller où ? À quelle fin ? Peu importe, ils sont vivants, ils avancent, dans ce monde désormais vide et aveuglant.
    Peu à peu Thomas laisse derrière lui une tombe sur un rond-point et une maison en cendre, passe la frontière espagnole et espère ne plus croiser personne...
    C'est une « presque fin du monde » où la nuit cesse et où le jour continuel rend fou.
    Dans ce roman envoûtant à mi-chemin entre le road movie de la littérature générale et le post-apocalyptique du roman de SF, la violence le dispute à l'humour noir. Le lecteur, happé par l'écriture et le rythme du récit, vit une empathie sensorielle et émotionnelle avec Thomas. On ressent avec lui le froid, le chaud, les odeurs, l'horreur, alors que seule la vision nous est donnée. Thomas est « nos yeux », nous sommes ses autres sens.

  • L'étau se referme... Dans ce septième et dernier tome du Sang des 7 rois, la menace qui plane au-dessus des sept royaumes se concrétise. Maddox dispose désormais des informations nécessaires à l'envahissement de la planète et des ressources qui lui faisaient défaut. L'avance technologique dont il dispose et la division de ses ennemis posent les bases d'une chasse à l'homme dont Jahrod est le gibier. Mais rien ne presse...
    Méthodiquement, il rabat les rescapés des rafles de Lothar et des luttes intestines, massacrant et poussant la population résiduelle vers la crête qui constituera son ultime refuge, illusoire. MC10, l'ordinateur militaire du vaisseau, a calculé qu'en concentrant les survivants, Jahrod finirait par se révéler au grand jour pour sauver ce qu'il reste d'humains. Mais un obstacle demeure.
    Est-ce l'évolution génétique ? Est-ce du fait de Jahrod et de son code décrypté ? Maddox l'ignore, mais le doute n'est plus permis : les pilotes qui vivent sur cette planète sont surpuissants et Fletcher, celui qui travaille depuis des siècles au service de Maddox, ne fait pas le poids.
    Orville, Rosa, Sylvan, Pétrus et les autres protagonistes poursuivent leurs quêtes personnelles, réalisant peu à peu la nature réelle du danger. À mesure de leur prise de conscience, les diverses factions jadis rivales se concentreront pour tenter de survivre tandis que, sous la puissance de feu de Maddox, le monde s'enfonce inexorablement dans le chaos et la ruine.

  • Prévu en trois tomes, ce roman de fantasy historique raconte les aventures croisées de deux personnages : Émile - ou Milo - paysan du bocage vendéen élevé par un prêtre ouvert aux idées révolutionnaires, et Cornuaud - ou Belzébuth - originaire du pays de Retz dans la périphérie nantaise, contraint de s'embarquer à bord d'un navire négrier. Nous les suivons dans la tourmente révolutionnaire des années 1792 à 1794. 1793 : Le roman commence en janvier 1793, au moment de la mort de Louis XVI. Incapable de supporter la séparation d'avec Perrette, Émile a sauté du cheval Mallet qui l'emmenait vers son destin. Il a perdu le contact avec le monde magique et erre comme âme en peine dans un bocage enfermé dans un long hiver. Il revient chez Norbert, assiste à la mort du vieil homme et de ses deux loups, avant de partir enfin vers Paris pour traquer l'esprit du mal. Pendant ce temps, Cornuaud sort de prison grâce, croit-il, à l'intercession du marquis d'Ambert. En réalité, il est mandaté par des agents de sûreté pour rejoindre une conjuration contre-révolutionnaire et servir d'indicateur aux forces de police. Grâce à lui, le projet pour délivrer le roi sur le trajet de son supplice échouera. À Paris, Émile fera la connaissance d'Armande la comédienne et du policier Schwarz. Ce dernier continue de mener ses enquêtes dans les arcanes de la secte de Mithra, recherches qui le mèneront du côté du comité de sûreté générale, la police politique de la Révolution. Mais les sentiments de la belle comédienne pour Émile compliquent tout : Schwarz, jaloux, deviendra son ennemi mortel. Cornuaud, toujours envoûté par la sorcière vaudoun, continue de commettre des meurtres en série qui le contraignent à s'engager, au début du printemps, dans les armées partant combattre le soulèvement des populations de l'Ouest.
    Du même auteur à l'Atalante : la trilogie des Guerriers du silence, Warg, Abzalon-Orchéron, Rohet, Griots célestes-Qui-vient-du-bruit / Le Dragon aux plumes de sang, l'Enjomineur, 1792.

  • Ce roman de fantasy historique raconte les aventures croisées de deux personnages : Émile - ou Milo - paysan du bocage vendéen élevé par un prêtre ouvert aux idées révolutionnaires, et Cornuaud - ou Belzébuth - originaire du pays de Retz dans la périphérie nantaise, contraint de s'embarquer à bord d'un navire négrier. Nous les suivons dans la tourmente révolutionnaire des années 1792 à 1794. Aux figures historiques tels Robespierre ou Charrette se mêle une foule de personnages secondaires et d'êtres de légende qui nous font vivre la fin d'un monde et de ses archétypes.
    1794 - Le dernier livre débute à la fin de l'année 1793, au moment de la Terreur. Près du Père des Pères, qu'il n'a pas eu le courage de tuer, Émile prend connaissance des secrets de sa naissance et du rôle qui lui est destiné au sein de l'organisation de Mithra, la religion favorite des légionnaires romains évincée au IIIe siècle par le christianisme. Il oublie le monde des créatures de la nuit et seul le souvenir de Perrette continue de le hanter.
    Pendant ce temps, Cornuaud, enrôlé dans l'armée des volontaires de la Nation, se bat contre les insurgés, avant de croiser la route du marquis de Lescure et de Jean Augereau... et de changer de camp. D'ailleurs il ne cessera de passer, au gré des circonstances, de l'armée républicaine aux troupes vendéennes avant de rejoindre Nantes où sévit le sinistre Carrier, puis d'incorporer l'une des terribles colonnes infernales qui le mènera au coeur de la Vendée. Ainsi s'accomplira la vengeance de l'enjomineuse africaine qui le possède et se sert de lui pour moissonner les vies dans le pays de l'homme blanc.

  • Une étrange bulle blanche d'une cinquantaine de mètres de diamètre est découverte un jour dans une bourgade de l'ouest de la France. Elle attire et capture Léo, trois ans, le fils d'Élodie. D'autres bulles apparaissent, grossissent, et l'humanité échoue à les détruire. Leur activité magnétique de plus en plus importante perturbe les réseaux électriques et numériques, entraînant une régression technologique sans précédent. Seule l' « absorption » de jeunes enfants semble ralentir leur expansion... La peur de disparaître poussera-t-elle l'humanité à promulguer la loi d'Isaac ? Mais peut-on élever un enfant en sachant qu'il vous sera arraché à ses trois ans ? Camille, qui a elle-même perdu un fils, et son ami Basile, d'origine malienne - ufologue de son état - vont essayer de percer le mystère des dames blanches afin d'éviter le retour à la barbarie.
    Un livre poignant, dans lequel Pierre Bordage donne toute la mesure de sa passion pour les grands mythes fondateurs de l'humanité et sa haine des fanatismes.

  • " ta qu'as appris à lire, milo, te pourrais trouver bérède meu qu'un failli travail de commis.
    " emile ne l'entend pas ainsi; lui qu'on dit l'enfant d'une fée, élevé par un prêtre ouvert aux idées nouvelles, s'engage comme saisonnier dans une ferme de la plaine de luçon. nous sommes en 1792. dans le bocage vendéen ulcéré par la constitution civile du clergé, agité par une aristocratie crispée sur ses privilèges, la révolte couve. cornuaud, lui, rentre au pays. deux ans qu'il s'est embarqué sur un négrier.
    La guinée, le bénin, puis saint-domingue. retour à " la fosse " auprès d'une pègre nantaise qui s'investit désormais dans le club révolutionnaire saint-vincent. les temps ont changé. lui aussi, d'ailleurs. une sorcière vaudou l'a enjominé pour avoir violé une captive africaine. a paris, la rue est en ébullition. mais derrière les affrontements oeuvre une société secrète, la secte de mithra, dont les maîtres demeurent dans l'ombre.
    La trilogie de l'enjomineur s'inscrit entre paris, nantes et la vendée, de 1792 à 1794. au roman historique se mêle la fantasy, à l'engrenage des événements la quête et le combat contre les forces du mal.

  • La famine est partout et la ruine guette le monde, symbole morbide de la faillite d'un système politique basé sur le très court terme : celui de Lothar.
    Toujours aussi peu conscients des enjeux réels qui menacent leur monde, les personnages phares des tomes précédents poursuivent leur chemin...
    Mais les fantômes de Lulius Never et de Sébélia pèsent comme une ombre sur la vallée hantée.
    Peu à peu, au contact des deux mages disparus, Orville comprend qu'il est l'héritier en ligne directe du roi maudit.
    - Sylvan, au nord, continue de participer à la conquête d'un cinquième royaume affaibli.
    - Aldemond et Aléïde tentent de rejoindre l'archipel du Goulet.
    ... alors que Maddox, un industriel venu d'un autre monde avec mille huit cents ans d'avancées technologiques, se met en orbite autour de la planète et en prépare l'invasion. Ce coûteux et interminable voyage ne sert qu'un but : récupérer le code ouvert de Jahrod pour accéder à l'immortalité et créer une armée de pilotes surpuissants qui lui offriront les clés de l'univers habité.
    Jahrod qui vient juste de se procurer l'énergie nécessaire à la remise en marche d'un antique laboratoire, sera-t-il de taille à vaincre Maddox ?
    Dans cet avant-dernier volume de la série, l'histoire « médiévale » de l'origine du sang bleu croise plus clairement encore les chemins de la science-fiction. L'histoire des mystérieux pilotes, dont l'autorité semblait supplanter celle du dictateur en place, Lothar, a commencé d'émerger de façon plus nette au volume 5 avec le personnage de Jahrod, à l'arsenal technologique étonnant. Et sur fond de combats, présents et à venir, on en apprend un peu plus sur la peuplade qui occupait la planète à ses origines, les draks.

  • Dans les contreforts de l'inaccessible chaîne de montagne des Crêtes, un fait divers bouleverse la vie d'un homme. Deux jeunes adolescents ont été enlevés. Ils ne semblaient pas présenter d'intérêt particulier, mais les moyens pour mettre au point ce rapt sont considérables.
    Un sergent nommé Orville reçoit du vicomte de Hautterre l'ordre de suivre les ravisseurs. Il se voit attribuer un rang des plus élevés dans la hiérarchie du premier royaume, ainsi que les pleins pouvoirs. Sa mission consiste à reporter dans un livre ses constats et ses impressions sur le mode de vie et l'itinéraire des fuyards.
    Il ne doit à aucun prix chercher à les rattraper, ni à récupérer les adolescents.

  • Orville quitte la crête, décidé à enlever Armine de Vallade dont il est amoureux, mais il apprend qu'elle a été emmenée par les Gardiens sur l'île du Goulet. Alors qu'il tente de la sauver et de détruire la substance qui sublime la force des Gardiens, il est happé par le courant, sans espoir de retour. Orville trouve des moyens de survivre en haute mer où il développe enfin la pleine mesure de ses pouvoirs : son bateau ayant coulé, le voyage se termine sur une route de glace qu'il fabrique à mesure de son avance. Quand il rejoint la terre, il fuit à travers la Crête de l'Est, où il rencontre Rosa, dont une partie des compagnons ont entrepris de créer un ordre militaire et de fédérer les réseaux de rebelles. Les hommes, les rebelles et les mages doivent unir leurs forces.
    Le temps de la guerre est venu...

  • Orville a rejoint Léo et Pétrus dont la mission est de libérer l'odieux marquis de Vallade, Rosa est ensablée dans le désert du Jourd, et Rouault fait le plus difficile des choix : intégrer un convoi d'esclaves pour infiltrer la crête et ses secrets. Quant à Aléïde, la femme du marquis de Hautterre, elle avance sur le chemin de la vengeance en devenant Compagne du Verrou.
    Lothar, le général de la Garde, continue, lui, de placer ses gens sur l'échiquier d'une réorganisation politique dont il espère rester le maître. Que restera-t-il bientôt du système féodal vieux de huit siècles ? Quel nouveau modèle social pourra se construire ?
    L'archipel du Goulet sera-t-il le dernier espace où les hommes pourront vivre libres ?

  • Tout au nord, à l'issue de la bataille tant attendue par les rebelles, les sept royaumes retrouvent un nouvel équilibre dans un monde en ruine. Tous ceux qui ont oeuvré pour renverser le pouvoir en place sont à la dérive. Orville dans l'océan extérieur, celui dont on dit, non sans raison, qu'il est sans retour. La compagnie du Verrou ne subsiste plus que dans de maigres poches de résistance et dans l'errance sans but de ses membres. Quant à Rosa, elle s'enfonce toujours plus loin dans le désert à la recherche de Sébélia, la mage mythique.
    Lothar, le général de la Garde, a-t-il réussi ?
    L'intérêt du lecteur est soudain happé par un personnage mystérieux, perçu jusque-là comme l'un des trois « maîtres » de Lothar, agissant en sous-main et obsédés par la recherche de titane. Ledit Jahrod - un pilote ? - parvient à réparer un modeste astronef...
    L'histoire se dédouble alors, promettant une nouvelle tension, et un combat sans merci entre fantasy classique et science-fiction.

  • La chair et la pierre sont de vieilles compagnes. Depuis des millénaires, la chair modèle la pierre, la pierre abrite la chair. Elle prend la forme de ses désirs, protège ses nuits, célèbre ses dieux, accueille ses morts. Toute l'histoire de l'humanité est liée à la pierre.
    Quand on a 25 ans, un master en communication, une mère à charge et un père aux abonnés absents, on ne fait pas la difficile quand un boulot se présente.
    Myriame a été embauchée pour faire de la veille réseaux dans une entreprise du côté de Bercy et elle découvre une organisation hiérarchique qui la fait grincer des dents : locaux délabrés, logiciel de surveillance installé sur les ordinateurs, supérieurs très supérieurs dans le style british vieille école.
    Mais quand un de ces supérieurs s'intéresse à elle via Internet au point de lui obtenir un CDI et lui trouver un logement, elle accepte, semi-révoltée, semi-séduite...
    Mauvaise idée ? Pas pire que le secret qu'elle porte, lié à la prise en charge d'un traitement anti-cancéreux dont sa mère a eu besoin.
    Myriame est abonnée aux jeux dangereux dans tous les cas, et sa relation avec Duncan Algernon Vane- Tempest, comte d'Angus, décédé il y a un siècle et demi, est à sa mesure. Du moins le croit-elle.

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  • Orville reprend la mer pour rejoindre Oldarik, un mage puissant et colérique, sur lequel les rebelles comptent pour le former, tandis que Rosa et les siens, au cours de leur fuite éperdue à travers déserts et montagnes, rencontrent une civilisation cachée. Il s'agit des survivants de la purge pratiquée par les hommes quatre cents ans auparavant dans la Crête.
    Du côté de Hautterre, le vicomte succombe sous les mauvais traitements infligés par le capitaine-ambassadeur-militaire qui les a asservis, mais sa femme Aléïde survit, recueillie par un homme qui vit reclus au plus profond des bois avec son chien Rhombus.
    C'est un Compagnon du Verrou, un guerrier qui possède le savoir des poisons.
    Sur l'île du Goulet, le Gardien Aldemond poursuit le déchiffrage de l'ancienne langue et apprend ce qu'est devenue l'épée du roi Kradath : elle a été fondue et son métal utilisé pour en faire sept poignées d'épée, une pour chaque royaume, gardées dans les niches des chambres royales du fort du Goulet. Orville, dans sa fuite, est parti avec celle qui revenait au premier royaume...

  • Zahid est déboussolé. De retour de Genève, où il est sujet d'expérience pour une scientifique sur les rêves, il déambule gare de Lyon, peu pressé de rejoindre l'appartement qu'il partage avec Victoire, sa soeur. Puis la routine, silencieuse, reprend ses droits.
    Elle, submergée par les gardes à l'hôpital, lui, s'occupant de sa nièce - les conduites à l'école, les goûters, les devoirs... Mais les manifestations étranges qui peuplent son sommeil n'ont de cesse de le tourmenter.
    Alma enchaîne les désastres. Alors qu'elle contemple les ruines de son appartement incendié, elle apprend que le directeur de son laboratoire de recherche a disparu. Elle tente de joindre ses collègues, en vain. Elle part alors pour la campagne genevoise, mais la police veille autour de son lieu de travail, et après avoir découvert l'impossible - le laboratoire a disparu -, elle est interrogée par Philipp Gaertner, l'officier de police suisse en charge de l'affaire, qui prend vite une envergure internationale.
    Après que son patron, pourtant en déplacement à l'autre bout du monde, a déambulé nu dans l'open space de la multinationale qui les emploie, Janis, informaticien de son état, se voit confier la création d'une cellule de recherche sur l'épidémie de rêves.
    Passionné par le sujet, il n'en est pas moins tiraillé : privatiser ces données ou les lâcher sur un « réseau libre » ?
    Elisa Beiram nous entraîne à la recherche de l'origine de cette épidémie, en dix-huit jours, tel un compte à rebours, rendant au lecteur l'impression d'urgence de la vie durant une telle catastrophe.
    Roman à la fois nerveux et onirique, Rêveur zéro est aussi un instantané d'un de nos futurs possibles, avec le dérèglement climatique et les migrations qu'il implique, l'anonymat sur les réseaux et l'identifiant unique, ainsi que les tensions au sein de l'Union Européenne en toile de fond.

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