Littérature traduite

  • Avec son style empreint d'humour et de références pop/philosophiques, et dans la lignée de ces précédents ouvrages - comme «L'art d'être oisif...dans un monde de dingue» ou« L'art d'être libre...dans un monde absurde »- Tom Hodgkinson revient avec un ouvrage rafraichissant et déculpabilisant sur la posture de parents !

  • Considéré comme l'un des penseurs les plus importants de ce début de siècle, David Graeber revient après cinq ans d'enquête pour analyser la notion de Bullshit job ou « Jobs à la con », née sous sa plume et qui a fait le tour du monde. Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, Bullshit Jobs sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • « Nous gérons notre économie comme une personne d'un mètre quatre-vingts qui se déplace courbée en deux en permanence sous un plafond qui est à deux mètres cinquante, parce qu'on l'a convaincue que, si elle tentait de se redresser, elle subirait un terrible traumatisme crânien. » De nombreuses convictions se sont enracinées dans l'imaginaire collectif au sujet de la question du déficit. Stephanie Kelton déconstruit l'idée que les États doivent tenir leurs budgets comme des ménages, que le déficit prouve que l'État dépense trop, que la dette publique est insurmontable, que les déficits de l'État évincent l'investissement économique ou que les programmes de prestation sociale sont financièrement insoutenables... Elle démontre au contraire avec brio que le déficit budgétaire n'appauvrit pas l'État, que la dette n'est pas un fardeau et que le juste niveau de dépense publique s'évalue à partir du taux d'inflation et du niveau réel des ressources.

    Cette exploration modifie profondément notre compréhension de nombreuses questions cruciales : la pauvreté, l'inégalité, la création d'emplois, l'extension des systèmes de santé ou le changement climatique. Car aujourd'hui toute proposition ambitieuse se heurte inévitablement à la forteresse inexpugnable de la question du déficit. Stephanie Kelton propose donc d'imaginer de nouvelles politiques pour passer du récit du manque à celui de la possibilité...

  • Après avoir théorisé la troisième révolution industrielle, Jeremy Rifkin développe son grand projet de New Deal vert mondial. Il s'agit d'un véritable plan de transformation de la société pour faire face au changement climatique en construisant un monde post-énergies fossiles. Le temps nous est compté et le consensus scientifique ne peut plus être remis en question : le dérèglement climatique dû à l'homme et issu de la combustion de matières fossiles va mener l'humanité à la sixième grande extinction de la vie sur Terre.

    Mais partout les solutions existent et sont à notre portée. Aujourd'hui, les intérêts des dirigeants politiques, économiques et financiers convergent avec ceux des citoyens : c'est ce que démontre le célèbre prospectiviste. Voici un ouvrage particulièrement documenté qui redonne de l'espoir et plus que jamais l'envie d'agir pour la planète.

  • Voici un livre capital, best-seller au Etats-Unis et en Grande-Bretagne, en cours de traduction dans plus de dix pays, commis par l'un des intellectuels les plus influents selon le New York Times, initiateur d'Occupy Wall Street à New York. Un livre qui remet en perspective l'histoire de la dette depuis 5 000 ans et développe une approche totalement nouvelle. Il démontre magistralement que le système de crédit précède la naissance de la monnaie et que la dette a donc toujours structuré nos systèmes économiques et nos rapports sociaux.
    Il montre également que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l'Antiquité (des mots comme "culpabilité", "pardon" et "rédemption") est issu en grande partie de ces affrontements antiques sur la dette, et qu'il fonde jusqu'à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal. Sans en avoir conscience nous livrons toujours ces combats. Un essai passionnant et essentiel qui nous permet de mieux comprendre l'histoire de notre passé, celui de la crise des crédits en cous ainsi que l'avenir de notre économie.
    David Graeber enseigne l'économie et l'anthropologie à l'université de Londres. Il sera à Paris en septembre pour défendre son livre devant les médias.

    Sur commande
  • Depuis plusieurs décennies, Joseph E. Stiglitz développe une critique forte du néolibéralisme. Dans ce livre, il analyse en finesse les grands problèmes actuels occidentaux : l'anémie de l'économie, le pouvoir des monopoles, la mondialisation mal gérée, la financiarisation abusive, le changement technologique mal maîtrisé et le rôle de l'État. Stiglitz propose un tournant radical, un programme économique et politique progressiste.

    Pour l'éminent économiste, il faut notamment instaurer une grande politique sociale autour d'une idée forte : « l'option publique ». Car c'est en s'attaquant de front au pouvoir et aux profits des grandes compagnies qui l'exploitent que le peuple pourra obtenir ce qu'il veut : vivre décemment.

  • L'ampleur des bouleversements de l'Anthropocène est telle que les mots pour décrire les émotions n'existent pas toujours. Dans cet ouvrage, l'éminent scientifique Glenn Albrecht propose une vision du monde radicalement nouvelle pour sortir de la crise écologique. En créant le concept de Symbiocène qui se substitue à l'ère Anthropocène il nous faut inventer de nouveaux noms pour qu'advienne un nouveau monde. Un livre événement !

  • L'Art d'être oisif est un véritable manuel pratique de la paresse. Car l'oisiveté, loin d'un vulgaire abandon à ses propres instincts, est une discipline quotidienne. Tom Hodgkinson nous propose un traité du plaisir, en se nourrissant de réflexions à la fois historiques, métaphysiques et littéraires. 24 chapitres, un pour chaque heure de la journée, où s'élabore une véritable contre-hygiène de vie, aux antipodes des habitudes de labeur et de consommation de nos sociétés occidentales. La jouissance ne peut pas se limiter aux jours de fête : elle doit devenir l'alpha et l'oméga de nos existences !

  • «L'art d'être libre», succès de librairie en Angleterre, est un véritable manifeste de résistance au monde contemporain. Profondément joyeux et nourri de réflexions à la fois historiques, philosophiques et littéraires, il dénigre aussi bien les joies factices de la consommation que l'ennui qui s'est abattu sur le monde à la suite de décennies de recherche exclusive du profit. Un livre qui nous appelle à redevenir des esprits autonomes, enfin libres ...  Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, «L'art d'être libre» sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • A la rentrée 2013, les deux auteurs publient un article dans le prestigieux journal du MIT, Daedalus. Devant le retentissement provoqué par la thèse qu'ils défendent et l'angle choisi pour l'exposer, ils étoffent leur texte pour commettre ce qui s'avère être un essai vif et brillant, qui se veut coup de semonce et livre d'alerte sur l'avenir même de notre civilisation.

    Deux des plus grands intellectuels aux U.S.A. se posent dans cet essai de prospective la question suivante : pourquoi restons-nous inactifs, alors que nous disposons d'informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savons quels terribles événements vont suivre ?

    Nous sommes en 2093, avènement de l' « Age de la Pénombre », et les deux historiens futurs se retournent sur leur passé - qui est notre présent et notre avenir (possible). Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988. Mais rapidement le « déni » se répand en faisant valoir l'incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s'intensifient, et en 2023, l'année de l'«été perpétuel », il y a 500 000 morts et 500 milliards de dollars de perte. La frénésie pour les énergies fossiles amène les dirigeants à saisir les notes scientifiques sur la fuite de pétrole Bp en 2011. Puis la loi dite de « négation de la hausse du niveau de la mer » est adoptée par certains états. Mais rien n'y fait. La nature se déchaine sans que les mesures nécessaires ne soient prises. Pendant l'été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes. Panique, émeutes, migration de masse, hausse explosive des populations d'insectes, épidémies. L'ordre social s'effondre dans les années 1950 et les gouvernants, acquis à l'idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d'une intervention massive de l'état...

    En imaginant la situation vers laquelle l'humanité s'oriente si rien n'est fait, les auteurs démontrent magistralement le double piège dans lesquels la civilisation occidentale est en train de tomber. Deux idéologies inhibantes dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché. Quand les effets du Grand Effondrement se sont fait sentir, les démocraties n'ont d'abord pas voulu, puis pas pu faire face à la crise. Se trouvant dénué de l'infrastructure et de la capacité organisationnelle pour lutter.

    Foisonnant d'érudition, fruit d'un travail de prospective scientifique rigoureux, cet essai veut tenter de lutter contre les obscurantismes intéressés afin d'éviter à l'humanité ce que les auteurs nomment « l'Age de la pénombre ».

  • Pourquoi nos sociétés développées engendrent-elles autant de mal-être ? Mal-être personnel, mais aussi collectif. Et si l'augmentation des richesses n'était pas le gage d'une prospérité sociale et individuelle ? Kate Pickett et Richard Wilkinson, spécialistes mondialement reconnus, proposent une thèse révolutionnaire sur les rapports existants entre inégalité et bien-être. Les auteurs présentent en effet des preuves accablantes que les inégalités matérielles ont des effets psychologiques puissants : quand l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît, nous avons bien plus tendance à nous définir et nous évaluer en termes de supériorité et d'infériorité. Et c'est en analysant à la fois l'épidémie d'anxiété actuelle, les comportements de classes, les stéréotypes sociaux, les rapports de domination ou les logiques consuméristes, qu'ils érigent une thèse d'une rare pertinence. Ainsi, ils démontrent qu'un statut social bas entraîne des niveaux plus élevés de stress. Ou bien que les taux d'anxiété et de dépression sont étroitement liés aux inégalités. Ils contestent surtout ardemment la croyance selon laquelle les humains sont naturellement compétitifs et égoïstes tet celle qui voit dans les inégalités le résultat de différences « naturelles » de capacités individuelles. Ils proposent enfin de nombreuses pistes pour construire ensemble les fondations d'un monde plus égalitaire... et donc plus heureux.

  • C'était en janvier 2015 : à peine a-t-il été nommé ministre des Finances de la Grèce que Yanis Varoufakis déclenche une des ba­tailles les plus spectaculaires et les plus controversées de l'histoire récente en cherchant à renégocier les rapports entre son pays et l'Union européenne. En dépit du soutien exceptionnel de la population grecque et de la logique imparable de ses arguments, il s'est heurté à un mur et a provoqué l'ire des élites politiques, financières et médiatiques de l'Europe.

    La vérité de cet affrontement était inconnue jusqu'ici - juste­ment parce que la direction de l'Union européenne se réunit à huis clos. Dans un récit personnel et explosif, Yanis Varoufakis, économiste d'envergure mondiale, explique comment les choses se passent très concrètement dans les couloirs de Bruxelles.

    Il révèle une histoire édifiante où se mêlent hypocrisie, trahi­sons, collusions d'intérêts et acrobaties politiques. Un récit qui ébranlera profondément l'establishment.

    Aujourd'hui - comment en douter ? -, la répression tragique de la rébellion démocratique grecque est à l'image des politiques qui mènent à l'autoritarisme, au populisme et à l'instabilité qui me­nacent le monde occidental.

    Conversations entre adultes est un vibrant appel à renouveler la démocratie européenne avant qu'il ne soit trop tard.

    Yanis Varoufakis a été ministre des Finances du gouvernement Tsipras et a conduit les négociations sur la dette grecque jusqu'à sa démission au lende­main du référendum du 5 juillet 2015.

  • Et s'il était désormais impossible d'empêcher un emballement climatique ?

    C'est la conclusion du professeur Jem Bendell, un universitaire britannique spécialiste du leadership... pour le monde feutré du développement durable.

    En 2018, après une année à compiler de nombreux travaux scientifiques sur le climat, il en vient à cette conviction : un effondrement sociétal est inévitable.

    Pour lui, il est temps d'avoir bien plus d'audace que les stratégies classiques d'atténuation ou d'adaptation au climat. Il faut s'engager dans ce qu'il appelle l'Adaptation radicale, une boussole aux quatre « R » : Résilience, Renoncement, Restauration, Réconciliation.

    Ce livre est un cri du coeur. Il commence avec l'article académique dans lequel Jem Bendell expose ses conclusions et qui sera refusé par une revue scientifique au motif qu'il serait trop pessimiste. Plutôt que de modifier ses conclusions, il publie l'article librement sur internet... au moment où le mouvement Extinction Rebellion se fait entendre dans la rue. C'est l'explosion. L'article est téléchargé des centaines de milliers de fois, et l'Adaptation radicale (Deep Adaptation) devient un mouvement international...

  • Par l'un des penseurs les plus connus aux Etats-Unis, auteur de nombreux best-sellers internationaux dont La Fin du travail ou Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Une analyse lumineuse et providentielle même en ces temps de périls, de l'avenir de nos sociétés. Nous sommes, selon l'auteur, à la fin d'une ère, celle d'une économie fondée sur les énergies fossiles, le travail à temps plein, une organisation pyramidale des entreprises, une gestion exclusivement marchande du monde... Et nous entrons dans ce qu'il appelle la troisième révolution industrielle qui va bouleverser nos manière de vivre, de consommer, de travailler, d'être au monde. Un livre passionnant qui doit interroger nos candidats aux élections présidentielles.

    Sur commande
  • Les mobilisations citoyennes historiques provoquées par un pro­jet de taxe carbone injuste et opaque l'ont bien montré : la question écologique ne peut pas être pensée sans la question sociale.

    L'impératif de justice sociale doit donc devenir la boussole de la transition climatique.

    À ce titre, le projet de dividende carbone élaboré par James Boyce est une stratégie transparente, efficace et crédible pour préserver durablement un environnement sain pour tous, tout en assurant une politique de redistribution juste et équitable. Elle propose de donner un prix au carbone afin de limiter les émissions de CO2 mais surtout d'en répartir les recettes fiscales sous forme de dividendes égaux pour toutes et tous. Concrètement : un bonus-malus reversé directement à chaque citoyenne et citoyen qui contribue­rait à atténuer à la fois la crise climatique et la crise des inégalités !

    Fondée sur le principe que les dons de la nature nous appar­tiennent en commun, et non aux entreprises ou aux gouverne­ments, cette « taxe carbone juste » est portée par l'un des meilleurs spécialistes au monde de l'économie politique de l'environnement. Avec son Petit manuel de justice climatique à l'usage des citoyens, Boyce explique tout simplement comment réussir la transition in­dispensable du xxie siècle.

  • Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, Professeur à Columbia, ex directeur de la Banque mondiale et conseiller de Clinton, est sans conteste l'économiste le plus respecté et le plus lu au monde. L'un des rares à avoir, depuis une dizaine d'années, tiré la sonnette d'alarme sur les dérives de la financiarisation de l'économie et les dangers de ce qu'il a appelé le fondamentalisme du marché. Auteur de best-seller dont le dernier : Le Triomphe de la cupidité s'est vendu à 50 000 ex en grand format.


    Son livre à paraître est consacré à l'un des grands sujets de l'économie actuelle et curieuse-ment assez peu traité : Les inégalités.
    Dans ce livre majeur Joseph Stiglitz explique comment les inégalités ont ainsi prospéré dans le monde depuis près de 20 ans. Et pourquoi ces tels écarts de richesses entre les plus riches et les plus pauvres sont à la fois inacceptables socialement et extrêmement dangereux éco-nomiquement. En effet Stiglitz démontre magistralement qu'il n'y aurait sans doute jamais eu la crise de 2007 si les classes pauvres et moyennes américaines notamment avaient vu leur pouvoir d'achat augmenté régulièrement (il stagne voire décroît aux Etats Unis depuis 2 décennies). Contrairement à la doxa libérale qui pense que moins l'Etat intervient pour ré-glementer mieux se porte l'économie, l'auteur démontre que c'est précisément cette ab-sence de régulations qui a provoqué la crise. De même contrairement à la doxa libérale qui prétend que l'argent ruisselle spontanément des plus riches vers les plus pauvres, la richesse s'est concentré en un glacis détenu pour l'essentiel par 1% des habitants du globe.

    Un livre qui bien entendu non content de dénoncer et d'expliquer , toujours avec un remar-quable sens pédagogique, propose de solutions et surtout d'autres alternatives à un système économique mondial qui, s'il n'est pas profondément réformé, risque l'effondrement.

    Sur commande
  • En janvier 2017, l'oeuvre de J.M. Keynes entre dans le domaine public. C'est pourquoi nous avons décidé d'éditer ce petit texte devenu avec le temps un texte culte du célèbre économiste. C'est en 1930 que J. M. Keynes publie cet essai dans lequel il propose une réflexion prospective et philosophique sur le devenir du capitalisme. Il y défend vertement l'idée de la fin d'une société gouvernée par l'économie (et de la « science » économique), qui aura alors fini de jouer son rôle, ainsi que l'avènement d'une société de l'abondance. Il exhorte ses descendants à ne pas oublier les priorités humaines essentielles. Et les économistes, tout comme les sociologues ou les philosophes, à toujours s'interroger sur l'avenir des générations futures sans sombrer dans le pessimisme ambiant. Un texte toujours très actuel qui démontre la stupéfiante clairvoyance de Keynes...

    Traduit de l'anglais par Françoise et Paul Chemla.

  • Les règles du grand jeu de l'économie mondiale sont en train de changer. Le capitalisme se meurt et un nouveau paradigme qui va tout bousculer est en train de s'installer : les communaux collaboratifs.

    C'est une nouvelle économie collaborative qui se développe où la valeur d'usage prime sur la propriété - déjà très implantés avec l'auto-partage, le crowfunding, les A.M.A.P., le couchsurfing, les producteurs contributifs, d'énergie verte ou même d'objets avec les imprimantes 3D - offrent un espace où des milliards de personnes s'engagent dans les aspects profondément sociaux de la vie. Un espace fait de millions (au sens littéral du terme) d'organisations autogérées qui créent le capital social de la société. Ce qui les rend plus pertinents aujourd'hui qu'à tout autre époque, c'est que le développement de l'internet des objets optimise comme jamais les valeurs et les principes qui animent cette forme d'autogestion institutionnalisée.
    Sans même que nous en ayons conscience, l'internet des objets et déjà omniprésent dans notre quotidien. Il se matérialise par ces milliards de capteurs disposés sur les ressources naturelles, les chaînes de production, implantés dans les maisons, les bureaux et même les êtres humains, alimentant en Big Data un réseau mondial intégré, sorte de système nerveux planétaire.

    En parallèle, le capitalisme, miné par sa logique interne de productivité extrême, rend le coût marginal - qui est le coût de production d'une unité supplémentaire d'un bien ou d'un service - quasi nul. Si produire chacune de ces unités supplémentaires ne coûte rien, le produit devient donc quasiment gratuit et le profit, la sève qui fait vivre le capitalisme, se tarit. Avec l'émergence d'une vaste classe de " prossomateurs " - consommateurs devenus des producteurs contributifs - c'est pour Jeremy Rifkin, les premiers signes que l'ère capitaliste d'abondance dans laquelle nous vivons arrive à sa fin...

    Certes, rien n'est joué. Le capitalisme tente d'étouffer les communaux en multipliant les nouvelles barrières - en brevetant tout, du vivant à la manipulation des atomes. Le changement climatique menace. Le cyberterrorisme rôde.
    Ce livre est aussi un appel à l'action individuelle et collective.

    Sur commande
  • Si les yeux sont une fenêtre sur l'âme alors le regard que pose Mama - la matriarche de la colonie de chimpanzés du zoo d'Arnhem au crépuscule de sa vie -, sur Jan van Hooff, un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en dit long sur la sensibilité animale. C'est le point de départ du voyage auquel nous convie Frans de Waal. Une véritable plongée au coeur de l'émotion animale, qui nous invite à reconsidérer toutes nos certitudes.

    Les recherches récentes sont en effet sans appel : les mammifères et la plupart des oiseaux ressentent des émotions : joie, peur, colère, désir, tristesse, besoin d'intimité, deuil, soif de pouvoir ou sens de l'équité... Aux accusations d'anthropomorphisme - cette tendance à assimiler l'attitude des animaux à celles des hommes -, Frans de Waal oppose l'«anthropodéni», c'est-à-dire la croyance vaniteuse des hommes en l'incomparabilité de leur espèce.

    Le primatologue américano-néerlandais apporte son expérience aux grands débats éthiques et philosophiques contemporains. Il conteste la séparation entre corps et esprit, entre émotion et raison, ainsi que la rupture humain-animal. Tout au long de cet ouvrage fascinant, il montre combien l'intelligence émotionnelle structure la vie de tous les animaux sociaux.

  • L'ampleur des bouleversements de l'Anthropocène est telle que les mots pour décrire les émotions n'existent pas toujours. Dans cet ouvrage, l'éminent scientifique Glenn Albrecht propose une vision du monde radicalement nouvelle pour sortir de la crise écologique. En créant le concept de Symbiocène qui se substitue à l'ère Anthropocène il nous faut inventer de nouveaux noms pour qu'advienne un nouveau monde. Un livre événement !

  • Un livre très attendu : l'analyse de la crise et de l'avenir de l'économie mondiale par le célèbre prix Nobel qui dénonce depuis plus de 10 ans le fondamentalisme du marché, la libéralisation à outrance des capitaux, les dérégulations, la montée des inégalités. L'un des très rares économistes qui avait prédit les risques de crise. Pour l'auteur, ce qui s'est passé en septembre 2008 est comparable à la chute du mur de Berlin pour le communisme en 1989. Il s'agit donc aujourd'hui de la fin d'un système et de la nécessité vitale de penser autrement le monde. Ce livre sera sans conteste un livre de référence tant la réputation mais également la force d'analyse et de prédictions de l'auteur sont grandes.
    Cette crise, l'auteur l'avait annoncée. Aujourd'hui il démontre qu'elle est au système néolibéral ce que la chute du mur de Berlin, en 1989, fut à l'économie soviétique. Il ne s'agit donc pas d'y répondre dans le cadre exigüe de nos références mais de faire un pas de côté et de la considérer globalement jusqu'à la remise en cause des fondations qui l'ont rendue possible.
    Comment en est on arrivé là ? Quelles sont les véritables causes de cette crise? Comment un système économique a pu ainsi s'imposer au monde ? Comment les élites politiques n'ont pas su entendre les signes avant coureurs (crise asiatique, crise argentine, Enron.) ? Comment le monde de la finance a t il pu prendre le pas sur le monde politique ? Comment un récit économique est il devenue le seul possible sans aucun contre pouvoir ? Comment avons-nous pu accepter une telle montée des inégalités sans prendre conscience des conséquences ? Comment alors même que l'histoire nous susurrait de prendre garde avons-nous dérégulé et libéralisé à outrance les capitaux ? Comment la crise du crédit s'est emballée ? Comment expliquer la faillite des institutions et des Etats ? Comment n'a-t-on pas pu ou voulu contrôler les dérives des produits financiers ?
    C'est donc l'histoire de cette crise que l'auteur analyse toujours avec pédagogie, vie et dans un langage accessible à tous. Mais il ne s'arrête pas là !
    Il ouvre des réflexions passionnantes et si vitales aujourd'hui : Sommes-nous à l'aube de la fin du capitalisme ou de la mort d'un système ? Que doit-on faire pour en sortir ? Sommes nous prêts à une véritable refondation ou comme, il le semble, nous limitons nous à quelques remèdes cosmétiques ? Bref est-il raisonnable d'appliquer à une plaie largement gangrénée un simple mercurochrome ?

  • Pourquoi nos sociétés développées engendrent-elles autant de mal-être ? Mal-être personnel, mais aussi collectif. Et si l'augmentation des richesses n'était pas le gage d'une prospérité sociale et individuelle ? Kate Pickett et Richard Wilkinson, spécialistes mondialement reconnus, proposent une thèse révolutionnaire sur les rapports entre inégalité et bien-être.

    Les auteurs présentent des preuves accablantes indiquant que les inégalités matérielles ont des effets psychologiques puissants : quand l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît, nous avons bien plus tendance à nous définir et à nous évaluer en termes de supériorité et d'infériorité. En analysant à la fois l'épidémie d'anxiété actuelle, les comportements de classe, les stéréotypes sociaux, les rapports de domination ou encore les logiques consuméristes, ils élaborent une thèse d'une rare pertinence.

    Ils démontrent ainsi qu'un faible statut social entraîne des niveaux plus élevés de stress. Ou bien que les taux d'anxiété et de dépression sont étroitement liés aux inégalités. Ils contestent surtout ardemment la croyance selon laquelle les humains sont naturellement compétitifs et égoïstes, de même que celle qui voit dans les inégalités le résultat de différences «naturelles» en termes de capacités individuelles.

    Ils proposent enfin de nombreuses pistes pour construire ensemble les fondations d'un monde plus égalitaire... et donc plus heureux.

  • Construire une économie et une société capables d'apprendre, une « nouvelle société de la connaissance », indispensable à l'élévation de la prospérité de nos pays : tel est le défi relevé par les éminents économistes Joseph E. Stiglitz et Bruce Greenwald.

    Dans cet ouvrage, les auteurs proposent un nouveau modèle, dit de « croissance endogène » : en partant du postulat que l'augmentation des revenus est en grande partie attribuable, non pas à l'accumulation du capital, mais au progrès technologique, c'est-à-dire à la capacité à apprendre à mieux faire. Comment les sociétés doivent apprendre ? Et surtout, comment les sociétés doivent apprendre à apprendre ?

    Apprendre à organiser des collectivités d'individus, apprendre à mieux adapter les personnes aux emplois en analysant les avantages comparatifs, apprendre à se développer en sélectionnant les meilleurs entrepreneurs potentiels. Apprendre de notre pratique d'acquisition des savoirs mais également de celle des autres.

    Autrement dit, comment faire évoluer alors notre système éducatif pour qu'il contribue à l'ouverture du savoir vital au développement des sociétés de demain ?

    Un des points fondamentaux du livre est de démontrer que dans ces nouvelles sociétés du savoir et de la connaissance, les marchés laissés à eux-mêmes ne sont pas efficaces. Pire, ils favorisent une réelle stagnation. Aussi, à la doctrine néolibérale, les auteurs opposent la nécessité salvatrice de l'intervention publique : l'instauration d'un régime de propriété plus souple et de nouvelles politiques - industrielle, commerciale, d'investissement - alternatives.

  • Dans ce livre explosif, Steve Keen - l'un des rares économistes à avoir anticipé la dernière crise financière -, démontre magistralement comment la théorie néo-classique, aujourd'hui dominante dans les milieux économiques, est fondée sur des idées fausses et devient donc incapable de prévenir et d'empêcher les crises.

    Il propose des pistes de recherche pour l'élaboration d'une analyse économique alternative qui permettrait de les anticiper en analysant ce qui a toujours précédé les tempêtes financières : une période de calme caractérisée par une montée de la dette privée - le crédit au secteur privé a en effet un rôle majeur dans les crises. Si le crédit est trop lourd et augmente rapidement par rapport au PIB, alors tout ralentissement du crédit provoque irrémédiablement une récession grave.

    Il nous faut d'urgence réduire le poids de la dette privée. Et à court terme, la dette publique, elle, pourrait bien être un des remèdes à la crise...

    Sur commande
empty