Metailie

  • Gouvernée par la main ferme des bonnes soeurs, l'enfance de Pedrito n'a pas été facile et l'adulte qu'il est devenu n'arrive pas à s'en défaire. Pourtant, c'est à ce moment-là qu'il rencontre ses meilleurs amis, Escurín, avec ses yeux de garçon de café portugais, et Pardeza, démocrate en devenir qui penche autant à gauche qu'à droite, ainsi que Mercedes, l'amour de sa vie, hautaine, légèrement exhibitionniste et à peine au courant de l'existence de Pedrito.
    Tandis que l'Espagne de l'après-Franco découvre une vague érotique, la vie de Pedro est bouleversée lorsque ses grands-parents apparaissent pour lui offrir un « Grand Avenir » au beau milieu de la petite-bourgeoisie madrilène, là où pullulent les « gens charmants ». Loin de ses amis, « les invisibles », mais toujours accompagné de la Vierge Marie - qui lui apparaît régulièrement pour le conseiller, quoique parfois un peu dévêtue et toujours pressée - et d'un nouveau copain, le grand Carlón - un jeune Sherlock Holmes en surpoids -, Pedrito décide de devenir affreusement riche, malgré les risques que cela comporte.

    Avec un humour féroce et un sens de la repartie inégalable, Rafael Reig dresse ici le portrait d'une génération désenchantée qui pense qu'elle en a peut-être fini avec le passé, mais le passé n'en a pas fini avec elle.

  • Chargée d'écrire une préface pour l'extraordinaire journal que Marie Curie a tenu après la mort de Pierre Curie, Rosa Montero s'est vue prise dans un tourbillon de mots. Au fil de son récit du parcours extraordinaire et largement méconnu de cette femme hors normes, elle construit un livre à mi-chemin entre les souvenirs personnels et la mémoire collective, entre l'analyse de notre époque et l'évocation intime. Elle nous parle du dépassement de la douleur, de la perte de l'homme aimé qu'elle vient elle-même de vivre, du deuil, de la reconstruction de soi, des relations entre les hommes et les femmes, de la splendeur du sexe, de la bonne mort et de la belle vie, de la science et de l'ignorance, de la force salvatrice de la littérature et de la sagesse de ceux qui apprennent à jouir de l'existence avec plénitude et légèreté. Vivant, libre, original, ce texte étonnant, plein de souvenirs, d'anecdotes et d'amitiés nous plonge dans le plaisir primaire qu'apporte une bonne histoire. Un récit sincère, émouvant, captivant dès ses premières pages. Le lecteur sent, comme toujours avec la vraie littérature, qu'il a été écrit pour lui.  « Rosa Montero aime le risque (...) et elle risque tout pour que nous nous remettions à croire dans les relations entre le langage et la réalité, dans le pouvoir des mots. » Enrique Vila-Mata

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  • Pas facile d'accepter son âge quand on a soixante ans, qu'on vit seule et que votre amant vous quitte pour faire un enfant avec sa jeune épouse. Soledad engage donc un gigolo de trente ans pour l'accompagner à l'opéra et rendre jaloux le futur père. Mais à la sortie, un événement inattendu et violent bouleverse la situation et marque le début d'une relation trouble, volcanique et peut-être dangereuse.
    Soledad se rebelle contre le destin avec rage et désespoir, avec humour aussi, et le récit de son aventure se mêle aux histoires des écrivains maudits de l'exposition qu'elle prépare pour la Bibliothèque nationale.

    La Chair est un roman audacieux et plein de surprises, l'un des plus subtils et personnels de l'auteur. Son intrigue touchante nous parle du passage du temps, de la peur de la mort, de l'échec et de l'espoir, du besoin d'aimer et de l'heureuse tyrannie du sexe, de la vie comme un épisode fugace au cours duquel il faut dévorer ou être dévoré. Le tout dans un style allègrement lucide, cruel et d'une ironie vivifiante.

    Une grande romancière décortique avec acuité et humour les sentiments d'une séductrice impénitente aux prises avec les ravages du temps.

  • Dans un vieil entrepôt d'un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent avec impatience l'arrivée d'un homme, le Spécialiste. Tous trois anciens militants de gauche, condamnés à l'exil par le coup d'Etat de Pinochet, se retrouvent trente-cinq ans après pour participer à une action révolutionnaire organisée par le Spécialiste. Mais alors que celui-ci se dirige vers ce rendez-vous, il est tué de façon grotesque, frappé par le destin sous la forme d'un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d'une dispute conjugale. Tout le plan tombe à l'eau jusqu'au moment où resurgit dans la mémoire des complices l'expression favorite du Spécialiste : 'On tente le coup -' Ce roman est un exercice de virtuosité littéraire au service d'une histoire émouvante et sombre jouée par des perdants. un roman écrit avec le cuur et l'estomac pour toucher et faire rire et penser.
    Ce roman a reçu en Espagne le Prix Primavera 2009.

  • Madrid 2110. Lorsque le commissaire Lizard disparaît, la réplicante Bruna Husky, détective privée, se lance éperdument à sa recherche. Elle découvre à la télévision qu'il est l'un des treize otages qui seront exécutés, un par un, par des terroristes très jeunes et dont les revendications sont bien accueillies pas ceux qui souffrent dans un monde où l'air et l'eau doivent s'acheter. Bruna, qui compte de façon obsessionnelle le nombre de jours qui la séparent de son obsolescence programmée de réplicante, se met à compter aussi le nombre de jours avant que Lizard soit décapité.

    Dans son enquête elle découvre une colonie qui refuse la technologie ainsi qu'une structure du pouvoir qui remonte au xive siècle et pourrait dominer les technologies dont elle est elle-même issue. Dans ce monde secoué de convulsions multiples, les crispations populistes s'exaspèrent et une guerre civile devient inévitable. Tous se méfient de tous et ne restent que les liens anciens de l'amitié avec Yannis, le vieil archiviste dépressif, la farouche Gaby, les extraterrestres tendres et le boubi Bartolo, vorace et affectueux.

    Dans ce troisième volet des aventures de Bruna Husky, son personnage le plus proche et le plus intime, Rosa Montero construit avec virtuosité un univers bigarré, insolite et familier, elle provoque les émotions du lecteur, le secoue tout en l'amenant à réfléchir sur notre présent comme prémices du monde qu'elle nous décrit.

    Un roman intense à l'action trépidante sur les excès du pouvoir, l'horreur des dogmes, la mélancolie du passage inévitable du temps, la passion amoureuse.

    La lauréate du Grand Prix national des Lettres construit une brillante métaphore des temps que nous vivons.

  • Quatre personnages plongés dans l'apocalypse de la modernité d'une grande cité vont voir leurs destins se croiser.
    Un chauffeur de taxi veuf qui ne peut pas se remettre de la mort de sa femme, un médecin sans illusions perdu dans les espaces virtuels de Second Life, une prostituée africaine accrochée à la vie que protège son totem, un petit lézard, et une vieille scientifique alcoolique et pédagogue sont les héros de ce conte philosophique sur fond d'assassinats en série, de terrorisme et de petits prodiges.
    Rosa Montero écrit une histoire d'espérance, une tragicomédie entre humour et émotion. Un texte captivant qui nous montre que "la vie est belle, folle et douloureuse. Une fable pour adultes pour profiter de la beauté, maîtriser la douleur et rire de cette incroyable folie".

  • États Unis de la Terre, 2109. Les réplicants meurent dans des crises de folie meurtrière tandis qu'une main anonyme corrige les Archives Centrales de la Terre pour réécrire l'histoire de l'humanité et la rendre manipulable.
    Bruna Husky, une réplicante guerrière, seule et inadaptée, décide de comprendre ce qui se passe et mène une enquête à la fois sur les meurtres et sur elle-même. Aux prises avec le compte à rebours de sa mort programmée, elle n'a d'alliés que marginaux ou aliens, dans ce tourbillon répressif de vertige paranoïaque. Rosa Montero choisit un avenir lointain, hérité de Philip K. Dick et de Blade Runner, pour nous parler de ce qui fait notre humanité, , la certitude de notre mort et de celle de ceux que nous aimons. Ses personnages sont des survivants qui s'accrochent à la morale politique, à l'éthique individuelle, à l'amitié et à l'amour.
    Elle construit pour nous un futur cohérent, une intrigue vertigineuse et prenante pour nous parler de notre mort et de l'usage que nous faisons du temps qui nous est imparti. Elle écrit avec passion et humour, les outils essentiels pour comprendre le monde.

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  • Zarza est réveillée un matin par une voix qui lui murmure au téléphone : "Je t'ai retrouvée." Elle prend la fuite, poursuivie par quelqu'un ou quelque chose lié à un passé qu'elle cache et veut oublier.
    Pendant vingt-quatre heures de vertige, la fugitive va parcourir tous les territoires de l'enfer : les bas-fonds de la drogue, royaume nocturne de la Reine, la misère, les relations étranges qu'elle entretient depuis l'enfance avec son père et son frère jumeau... Tout surgit à nouveau avec la force irrésistible des fleuves infernaux, en un parallélisme angoissant avec les sombres légendes médiévales sur lesquelles elle travaille.
    L'intrigue progresse, inquiétante, fantastique, les pièces du puzzle s'emboîtent jusqu'à l'explosion finale qui changera la vie de Zarza pour toujours. Rosa Montero mêle à un récit puissant et haletant des éléments fantastiques qui conduisent l'intrigue en un crescendo à couper le souffle. Parfaite connaisseuse des méandres de l'affectivité, elle construit des personnages inoubliables et troublants.
    Voici le grand roman d'un auteur qui allie écriture, psychologie et intrigue magnifiquement menée.

  • Bruna Husky, la réplicante de combat des Larmes sous la pluie, a du vague à l'âme, la brièveté de sa vie programmée l'angoisse. Sa nouvelle enquête l'embarque dans une sombre affaire de poubelles atomiques aux confins du monde connu, dans une zone où règne une guerre permanente.

    Elle est accompagnée dans son aventure d'un «tripoteur» séduisant autant qu'inquiétant et d'une réplicante née de la même matrice industrielle qu'elle, son portrait craché. Cet alter ego plus jeune l'amène à s'interroger sur son humanité et son destin.

    Ses vieux amis, Yiannis l'archiviste, qui change d'humeur au gré de sa pompe à endorphines, Bartolo le boubi glouton, le taciturne inspecteur Lizard sont toujours là pour lui sauver la mise. Bruna Husky est une survivante qui se débat entre l'indépendance totale et un besoin d'affection désespéré, un animal sauvage prisonnier de sa courte vie.

    Rosa Montero construit des mondes extraordinaires, étranges et cohérents, avec une maestria de conteuse hors pair. Elle écrit tout à la fois un roman d'aventures politique et écologique, un thriller futuriste, une réflexion sur la création littéraire, une métaphore sur le poids de la vie et l'obscurité de la mort. et rappelle l'urgence de vivre et d'aimer quel que soit le monde qui nous est dévolu.

  • Un vieil homme hagard, entouré de sacs remplis de vêtements, est abandonné dans un self-service sur les Champs-Élysées. « Ne les laissez pas me tuer », cest tout ce quil sait dire.
    Pripiat, ville fantôme, à trois kilomètres de la centrale de Tchernobyl : dans les rues désertes, entre la grande roue neuve et les autos tamponneuses abandonnées, pas âme qui vive. Sauf les samosiol, ceux qui sont revenus dans la zone interdite. Laurenti Bakhtiarov chante Demis Roussos devant la salle vide du ciné-théâtre Prometheus, deux Américains givrés testent les effets de la radioactivité sur leur corps Au cur dune apocalypse permanente, Vassia, lhomme à vélo, croit encore à la possibilité dune communauté humaine.
    Ce roman magistral est librement inspiré de la vie de Vassili Nesterenko, physicien spécialiste du nucléaire, devenu lhomme à abattre pour le KGB pour avoir tenté de contrer la désinformation systématique autour de Tchernobyl.
    Des paysages hallucinés aux aberrations du système soviétique, Sebastián signe un texte dune force rare, à la fois glaçant et étrangement beau, hymne à la résistance dans un monde dévasté.

  • Carlos emmène son fils Jorge en montagne pour un week-end entre hommes, c'est sa mère qui l'élève et il le voit très peu. Il le trouve étrange, trop rond, trop bébé pour ses quatorze ans, bref il est déçu par cet ado renfermé et maladroit dont il veut faire un homme, un vrai. Mais dès le début de la balade c'est Carlos qui découvre ses limites physiques et son incapacité à communiquer avec son enfant. Le séjour s'annonce difficile, surtout qu'au chalet les attend la nouvelle petite amie de Carlos, qu'il ne l'a pas dit à son fils et qu'elle n'est pas un modèle de discrétion. Carmen restée en ville tombe sur un manuscrit laissé chez elle par Carlos, un polar scabreux et terriblement efficace ; peu à peu elle y voit de drôles de ressemblances avec la réalité, des prémonitions macabres, des menaces à peine voilées contre elle ou contre son fils. L'angoisse monte, les sous-entendus se multiplient. Elle tente d'appeler Jorge, mais Carlos a confisqué son téléphone. Désespéré et humilié le garçon s'enfuit dans la forêt et disparaît...
    On ne lâche plus ce roman parfaitement noir où tout le monde, lecteur inclus, s'échine à lire entre les lignes « ce qui n'est pas écrit », et s'imagine le pire. Thriller psychologique basé sur les rancoeurs et les frustrations, se déployant dans une nature inquiétante sur une trame de film d'horreur habilement construite, ce texte confirme la virtuosité stylistique et l'inventivité narrative de son auteur.
    Ce roman a reçu le prix Pata Negra, remis par la plus célèbre librairie de polars de Barcelone, Negra y Criminal.

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  • Au cours d'un congrès d'hispanistes à Tel Aviv, Santiago se met à parler une langue disparue et affirme s'appeler Jamaïca, nom mystérieux dont son amie Dane trouvera l'origine dans un texte du xvie siècle. Pourquoi Santiago est-il devenu fou ? Quel rapport entretiennent cette folie et ce document ? De Paris à Grenade et Israël un voyage bouleversant et halluciné au coeur de l'histoire des diasporas juives hispaniques. Des personnages soumis à la violence, à la perte, au deuil, et une plongée passionnante dans un épisode oublié de la conquête de l'Amérique dont le héros incarne l'histoire d'un peuple persécuté, d'une famille marquée par la tragédie et celle d'une folie lucide. L'auteur réalise la prouesse de recréer un passé ignoré tout en écrivant un roman d'aventures très contemporain, de donner la parole à la folie pour analyser les relations familiales et amicales et aller au plus profond de la création littéraire. Ce roman révèle les liens étroits qu'un auteur tisse au fil du temps avec ses personnages à travers une oeuvre.

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  • Il est cuisinier dans un cabaret-restaurant à Paris, elle y est chanteuse et danseuse. Il est espagnol et fils de communiste, elle est roumaine et son père était persécuté par Ceaucescu. Tous ceux qui les entourent et travaillent avec eux viennent d'ailleurs. Tout au long d'une nuit, où se déclenche une guerre, à mesure qu'il prépare les plats d'une clientèle multiculturelle, il nous raconte leur amour et ce qui l'a amené dans cette cuisine où il est heureux.
    A partir des repas qui ont marqué sa vie, il reconstitue son itinéraire de marin devenu cuisinier : le repas d'huîtres à la sortie de prison de son père, le poulet à la bière de la mort de sa mère, la préparation du guacamole sensuel de la séduction à Guadalajara... Depuis l'enfance dans les Asturies à Paris, en passant par le Mexique et la plate-forme pétrolière où il découvre sa vocation de cuisinier, Omar (comme Omar Sharif dans le Docteur Jivago) Mesa évoque les bonheurs sensuels et cet amour de la vie dont la gastronomie n'est que la métaphore.
    En entourant ses protagonistes de personnages forts et attachants, José Manuel Fajardo écrit un roman qui ouvre l'appétit de vivre et se déguste de bout en bout comme un espace pour la passion et le plaisir en face d'un monde hostile.

  • Brusquement tirée de l'orphelinat, une fillette se retrouve dans un quartier populaire agité, au sein d'une famille de saltimbanques, sous la protection de sa grand-mère doña Barbara, une forte femme. Elle va désormais vivre en compagnie d'Amanda, sa tante soumise à un mari égoïste et tyrannique, de Chico, son cousin taciturne et observateur attentif de la vie du quartier, et surtout de la naine Airelai, incarnation de la magie et de l'imagination dans ce contexte difficile et marginal. Tous attendent le retour de Maximo, le père, admiré de tous, symbole de libération.
    L'enfant échappe à la cruauté et à la dureté du réel en posant sur lui un regard neuf nourri de fantaisie et de rêve, et en se construisant un monde imaginaire, où tout prend des couleurs et des dimensions hors du commun.
    Rosa Montero est non seulement une narratrice qui construit des intrigues solides, mais elle sait aussi les situer dans un monde insolite et foisonnant qui lui appartient en propre. Elle nous parle ici de ce que nous avons en nous sans avoir eu à le conquérir : la sagesse de l'enfance, ce temps de solitude qui est le ferment nécessaire de la liberté.

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  • Une crise de couple des plus banales, ils sont mariés depuis longtemps, l'émotion est engourdie, la routine domine, ils ont l'impression de vivre leur dernière chance.
    Teresa est une avocate active, pleine de dynamisme, et elle nous parle en un long monologue intérieur de son agent immobilier de mari : il manque d'énergie, d'idées, se fait prendre en charge et souffre de la culpabilité née d'un accident de chasse datant de dix ans, elle nous confesse l'aventure qu'elle a vécue.
    Andreu prend à son tour la parole, il refuse l'organisation de Teresa, son autorité, il a d'autres aspirations, il voulait une maison à la montagne, il veut parler de sa culpabilité, elle ne sait pas écouter. Et, peu à peu, on découvre qu'il a rencontré une autre femme, qui, elle, veut bien se laisser protéger.
    Le lecteur devient le spectateur privilégié de cette séparation dans laquelle il n'y a ni gentil ni méchant, où les orgueils blessés s'affrontent, les voix puissantes et sincères s'opposent au moment où passe le dernier train de l'amour.
    Dans ce texte simple et touchant, Maria Mercè Roca montre toute son habileté et son talent pour raconter la vie à travers une trame intense et passionnée.

  • " A mon réveil j'étais en enfer.
    Je ne crois pas qu'il existe un seul et même enfer pour tout le monde. Chacun a le sien propre et l'art du bourreau est de deviner quel est le vôtre. " Séquestré par l'ETA, un journaliste survit à la claustrophobie et à la panique en marchant dans sa cellule et en refaisant les trajets et les voyages, à travers le Pays Basque, qui ont marqué sa vie. Hors du temps, il n'a pour toute compagnie que l'homme couvert d'une cagoule qui l'a enlevé, lui porte à manger et est, à tout moment, prêt à l'assassiner.
    Le démon de l'enfer où il a été jeté. La mémoire qui lui permet d'échapper au désespoir, le met en face d'autres démons : les remords et les angoisses qu'il pouvait éluder dans la vie quotidienne ordinaire. Le romancier explore ici avec une rare sincérité les territoires des sentiments et de la sexualité masculine, ainsi que la valeur de l'amitié. JM Fajardo écrit avec une intensité remarquable un roman sur les enfers : l'enfer de l'intolérance et de la négation brutale de la liberté de l'autre mais aussi l'enfer du désir.

  • Trois personnages se croisent, s'aiment, se quittent et se fuient.
    Bon mari et bon père, Jaime mène une vie rangée dont il ne cesse de vouloir s'échapper. Il collectionne en cachette les photos de nus qu'il développe pour ses clients, en particulier celles que lui apporte Alberto.
    Elisa est amoureuse d'Alberto. Tout va bien jusqu'au jour où elle se réveille dans une zone industrielle, à moitié nue. Elle ne se souvient de rien. Chacun cherche sa voie et tous cherchent l'amour dans un chassé-croisé mélancolique. Perdus dans un labyrinthe sans issue qui mélange à loisir les histoires vécues, les vies fantasmées, les mensonges, les trois personnages racontent tour à tour leur existence dans une langue limpide et pleine de vitalité.
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  • Une Anne Frank dans la guerre d'Espagne Encarnació avait douze ans quand la guerre civile a commencé, et, encouragée par son institutrice, elle a décidé de tenir un journal. Elle vivait avec sa famille à Barcelone et elle raconte comment la guerre lui a volé son enfance et son adolescence... La faim, la hausse du prix de la nourriture, les privations, la honte de porter des vêtements déchirés, les moments d'euphorie et de pessimisme au gré des victoires et des défaites de la guerre, la peur, toujours la peur... Et les moments les plus durs, ceux de la perte des êtres qu'on aime...
    Encarnació témoigne dans ses cahiers de ce que ressent une enfant qui vit sous les bombardements, une enfant qui perd l'innocence de son regard car elle essaye de comprendre la cruauté de l'époque qu'elle vit avec une sincérité douloureuse. L'innocence était un luxe qu'on ne pouvait pas se permettre dans une ville assiégée.

    Ce journal bouleversant resta caché durant soixante-dix ans dans un placard d'un appartement du quartier d'Horta, jusqu'à ce que Salvador Domènech, grâce à son travail de chercheur en pédagogie, les sorte enfin au grand jour.


    Encarnació MARTORELL I GIL est née à Barcelone en 1924. L'entrée des troupes fascistes du général Franco dans Barcelone l'empêcha de préparer son baccalauréat et mit fin, malgré ses aptitudes certaines, à ses ambitions scolaires.
    Des études de sténographie et de dactylographie lui permirent d'entrer dans le monde du travail, et elle dut combiner vie professionnelle et vie familiale afin de s'occuper de son fils, atteint d'oligophrénie. Une fois à la retraite, elle put satisfaire sa curiosité en lisant beaucoup de littérature.

  • Sur les hauteurs de Madrid, des «couples d'amis» boivent des cocktails et attendent leur ancien leader, Luis Lamana, alias le Gros, de retour des États-Unis. Ex-militants communistes, reconvertis en bourgeois de la transition espagnole, ils ont fondé des familles et remisé leurs utopies.

    Johnny, rejeton lucide de cette génération, cherche son père et enquête sans trop de conviction sur le meurtre jamais résolu d'un de ses amis d'enfance. Avec une acidité qui n'exclut pas la tendresse, il réécrit le passé et tire à boulets rouges sur cette petite société abonnée aux hypocrisies et aux renoncements.

    Rafael Reig est un narrateur impitoyable, cynique et pince-sans-rire : il convoque ses personnages au tribunal de l'histoire selon une mécanique précise de galerie des glaces - superposition des époques, vertige des destins individuels, puissance de l'ellipse.

    Ce qui pourrait n'être qu'un règlement de comptes générationnel devient alors une histoire universelle : peut-on vraiment demander des comptes à chaque génération ? Qui est coupable, dans l'histoire ?

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  • La bonne chance Nouv.

    «La joie est une habitude.» Qu'est-ce qui pousse un homme à descendre d'un train à l'improviste et à se cacher dans un village perdu ? Il veut recommencer sa vie ou en finir ? Il fuit quelqu'un, ou quelque chose, peut-être lui-même ? Le destin l'a conduit jusqu'à Pozonegro, un ancien centre minier désormais à l'agonie. Devant chez lui passent des trains qui peuvent être son salut ou sa perte, tandis que ceux qui le cherchent sont à l'affût. La chute semble se rapprocher...

    Mais dans ce lieu maudit cet homme fait, aussi, la connaissance de gens comme la lumineuse, généreuse Raluca, un peu cinglée peut-être, qui peint des chevaux et a un secret. Ici, tout le monde a un secret, certains plus obscurs et dangereux que d'autres, quelques-uns ridicules. Parce que la vie est aussi une comédie. Et certains font semblant d'être ce qu'ils ne sont pas, ou cachent leurs véritables intentions. C'est le grand jeu des mensonges.

    Une intrigue ensorcelante, d'une précision d'horloge, dévoile peu à peu le mystère de cet homme et, ce faisant, nous montre une radiographie des désirs humains : la peur et le calme, la culpabilité et la rédemption, la haine et la passion.

    Ce roman parle du Bien et du Mal et de la façon dont, malgré tout, le Bien l'emporte. C'est une histoire d'amour, tendre et fébrile, mais aussi d'amour de la vie. Parce que, après chaque défaite, il peut y avoir toujours un nouveau début, et parce que la chance n'est bonne que si nous le décidons ainsi.

  • Dans un aéroport, un balayeur affable et disert bavarde avec les passagers en attente, devine leur destination, leur donne des conseils, raconte des histoires passionnantes sur ses voisins, flirte avec la vendeuse de journaux. Il propose même à ses interlocuteurs en partance pour Tokyo une théorie originale : " Le Japon n'est qu'une façade. Une opération marketing comme une autre. On l'a inventé pour vendre de la technologie et ça a marché. Made in Japan est aujourd'hui le meilleur label pour vendre une voiture ou un téléviseur. " D'histoire en histoire cet étrange balayeur nous entraîne avec humour et bonheur jusqu'au revirement final imprévu mais logique.
    Le premier roman d'un jeune homme prometteur.

    Ce livre a reçu le Prix Las Dos Orillas qui consiste dans la publication simultanée en Italie, Grèce, Espagne, Portugal et France.

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  • Dans ce recueil de nouvelles, Elsa Osorio rassemble les deux lignes de son
    univers narratif : l'une fantastique et allégorique, et la seconde réaliste,
    ancrée dans l'histoire récente de l'Argentine. Ces nouvelles ont été écrites à
    des époques différentes, certaines pendant la période la plus sombre de la
    dictature militaire, au moment où la censure ne permettait pas d'appeler les
    choses par leur nom. D'autres l'ont été vingt ans après, alors que la réalité
    retrouvait une identité. Toutes ces nouvelles, qu'elles parlent de blessures
    inguérissables, perte d'identité, solitude, trahison, ou racontent des
    histoires sans issue, sont toujours ouvertes à l'espoir. Elles nous parlent
    d'impasses dont on peut sortir. La littérature prend sous la plume d'Elsa
    Osorio son sens le plus noble. C'est elle qui transforme la réalité, dans ses
    aspects les plus inquiétants et les plus sordides, en un message de consolation
    à ceux dont la politique ou l'angoisse ont fait des êtres sans espoir et sans
    voix. Née à Buenos Aires en 1953, Elsa Osorio est écrivain et scénariste. Elle
    a vécu à Paris et à Madrid, et réside actuellement à Buenos Aires. Elle a
    obtenu le Prix du journalisme d'humour, ainsi que le Prix national de
    littérature pour Luz ou le temps sauvage. Ses romans sont traduits en Allemagne
    et en Italie où ils connaissent un très grand succès.

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