Sciences sociales / Société

  • Dans ce livre, Boris Cyrulnik introduit et développe le concept de résilience, cette capacité qu'ont les êtres humains de se remettre des traumatismes psychiques les plus graves - agression, viol, torture, guerre, déportation - ou de se sortir des situations les plus désespérées, comme ces enfants qui hantent l'Amérique latine ou vivent dans des décharges d'ordures en Asie et qui finissent miraculeusement par savoir lire et écrire. Sur la base d'études de cas, Boris Cyrulnik montre comment les enfants, puis les adultes, se construisent dans l'adversité grâce à l'élaboration d'un récit intérieur. Ce livre nous conduit imperceptiblement à voir autrement les autres. Peut-être nous apprendra-t-il à les entendre malgré le vacarme du discours social convenu.

  • Élisabeth Badinter est agrégée de philosophie.
    Identifiés en 1956, les chromosomes sexuels, s'ils définissent le sexe génétique de l'homme, ne suffisent pas à caractériser le masculin.
    De XY au sentiment d'identité masculine qui marque l'aboutissement de l'évolution de l'homme, le chemin est long et semé d'embûches. La masculinité paraît aller de soi : lumineuse, naturelle et contraire à la féminité. Les dernières décennies ont fait voler en éclats ces évidences millénaires. Parce que les femmes ont entrepris de se redéfinir, elles ont contraint les hommes à en faire autant. La remise en question des certitudes les plus intimes est toujours longue et douloureuse, et ce travail de déconstruction n'intervient jamais par hasard. Il prend place lorsque le modèle dominant a montré ses limites. Tel est le cas du modèle masculin traditionnel, aujourd'hui déphasé par rapport à l'évolution des femmes.
    Et si la femme était vraiment l'égale de l'homme ?
    « Féministe de toujours, Élisabeth Badinter consacre cet essai aux hommes. Pas pour les accabler. Plutôt pour tenter de comprendre la crise d'identité qu'ils traversent dans nos temps de postféminisme. » Lire

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  • Ce livre est le troisième volet de l'enquête que mène Boris Cyrulnik sur la résilience, cette aptitude des humains à surmonter, sous certaines conditions, les pires traumatismes. Il en a exposé le principe dans Un merveilleux malheur puis présenté un certain nombre d'études de cas, relevant de la petite enfance, dans Les vilains petits canards.
    Ce nouvel essai, La guerre des fantômes, présente d'autres études, cette fois de pré-adolescents et d'adolescents résilients. Alors que dans les Canards, il articulait son propos autour de la différence pré-verbalité/verbalité, il est question dans les Fantômes de la différence pré-sexualité/sexualité.
    Et alors que c'était la famille qui devait tendre les tuteurs de résilience, ce sont maintenant les institutions sociales comme l'école.
    L'idée centrale de ce nouvel essai, c'est que les résilients sont des survivants, ou des morts-vivants, bref des fantômes qui se heurtent aux fantômes de la société, à l'image, fantasmatique le plus souvent, que les convenances sociales plaquent sur chaque individu, à la normalité illusoire qui leur est sans cesse opposée. Il montre, en particulier, à quelles conditions l'école peut être un formidable facteur de résilience de même que l'éveil à la sexualité, en tant que moment où la personnalité entière se reconstruit. Comme les précédents, ce livre captive par son ton profondément humain et ses notations si justes et si profondes sur nos histoires à tous.

  • Jamais le passé n'a été aussi présent. Dans notre monde prétendument sans mémoire, l'Histoire ne cesse d'être invoquée : la Russie annexe le lieu de son baptême, la Chine justifie ses droits sur son voisinage en se référant à des cartes antiques, la Turquie s'inspire de son passé impérial, la Hongrie octroie des passeports aux anciens sujets de l'Empire et, en Occident, les migrants sont vus comme les nouveaux Barbares.

    Pour Bruno Tertrais, le passé reconstruit, mythifié, se venge des fausses promesses du libéralisme et du socialisme. D'anciennes passions ressurgissent. Les peuples s'élèvent contre la dilution des identités dans le grand bain de la mondialisation. La religion du progrès a vécu, balayée par les nationalismes et le fanatisme. Or, plus le passé est instrumentalisé, plus les risques de conflits augmentent.

    Un livre pour comprendre le monde qui nous attend.

  • Lorsque l'enfant disparaît, ses parents ont d'abord le devoir de réapprendre à vivre. Comment surmonteront-ils cette épreuve intolérable que constitue la perte d'un enfant ? Ginette Raimbault s'est appuyée sur les témoignages spontanés de ceux qui ont eu recours à l'écriture pour "intégrer" leur deuil : ainsi Victor Hugo pleurant Léopoldine, Gustav Mahler fou de douleur à la mort de Putzi; Isadora Duncan ou Geneviève Jungersen perdant l'une et l'autre deux enfants en même temps... Si chaque cas est unique, il illustre aussi tel ou tel aspect d'un bouleversement psychique et affectif inévitable. Car le travail du deuil, s'il n'est jamais organisé ni conscient, obéit cependant au même mouvement : celui d'une compensation, qui peut prendre des formes variées (nouvelle maternité, militantisme, retour à la religion) et d'une symbolisation, en l'occurrence ici grâce à la création artistique. A travers la détresse de ces cas illustres qui ont su trouver les mots pour la dire, ce livre pose de façon incisive et émouvante une question universelle : qu'est-ce qu'un enfant pour son parent ?

  • Le monde semble redevenir une fédération de « cultures », de « civilisations », où chacun est sommé de se ranger. Faut-il s'y résigner ? N'avons-nous d'autre choix que de nous enfermer en des identités closes ? Remettant en cause l'idée de Moyen-Orient et d'Occident monolithiques, rompant avec la logique de l'affrontement entre blocs antagonistes, se revendiquant à la fois de ses racines indiennes et de la culture des pays occidentaux où il travaille, Amartya Sen dénonce les illusions qui entourent de nos jours la notion d'identité. La liberté qu'a chacun de se construire par-delà des identités fermées, grâce à la multiplicité de ses appartenances, est peut-être le seul recours contre la violence. « Critiquant les tendances actuelles au communautarisme, Amartya Sen rappelle à quel point l'identité moderne est complexe et multidimensionnelle. » Francis Fukuyama. « Une rare synthèse d'intelligence et d'implication personnelle. Un livre qui nous sauve des théories militaristes, de la guerre des civilisations . » Nadine Gordimer.

  • Réussir sa vie professionnelle sans renoncer à sa vie personnelle, est-ce vraiment possible pour les femmes ?
    Le monde du travail, créé par les hommes pour les hommes, est régi par des codes dont les femmes ignorent presque tout. La charge de la famille repose essentiellement sur elles, ce qui pénalise leur carrière.
    Pourtant, il y a mille stratégies efficaces et une multitude de bonnes pratiques pour réussir.
    Pour la première fois, ce guide vous en livre les secrets. Fondé sur les recommandations des experts les plus reconnus - psys, coachs, sociologues, DRH... -, il explique quoi dire et quoi faire dans toutes les situations délicates :
    Obtenir augmentation et promotion, gérer les comportements difficiles, devenir chef ou pas, organiser son temps, faire son marketing de soi, créer son réseau, valoriser son image sur Internet...
    Mais aussi : annoncer sa grossesse, s'organiser quand on a des enfants en bas âge, surmonter la culpabilité, refaire sa place après un congé de maternité...

    Ce livre vous aidera à tout mener à bien.

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  • D'où viennent nos passions, mais aussi nos hantises, face à ce que nous mangeons ? D'où viennent nos goûts et nos dégoûts ?
    Claude Fischler suit à la trace les transformations de la diététique et de la cuisine, grande et petite, ainsi que la montée des régimes et de la minceur. Il montre comment la civilisation moderne, l'évolution des modes de vie et l'industrialisation ont transformé notre rapport à l'alimentation et, du même coup, à nous-mêmes.

    Un ouvrage désormais classique.

    Claude Fischler, sociologue, est chercheur au CNRS. C'est également l'auteur de Du Vin.

  • ?De la Cour des Miracles à la French Connection, de Mandrin à la Brise de Mer, de Pierrot le Fou à Mesrine, des Apaches aux gangs actuels, mais aussi de Fouché aux brigades du Tigre, cet ouvrage témoigne des figures criminelles et aussi policières qui ont marqué leur époque. Au-delà de ces personnalités mythiques et des seuls faits divers, il cherche surtout, en les replaçant dans leur contexte économique et social, à cerner les évolutions et les ruptures pour esquisser une véritable histoire sociale de la France. Condensé des imperfections humaines, le criminel, individu parfois incarné par le pouvoir, est en effet un formidable révélateur des forces et des faiblesses d'une société, nous en apprenant énormément sur nous-mêmes, par ses actes comme par la façon dont nous tentons d'y faire face. Le crime est inhérent à toute société humaine. Et, pourtant, l'histoire montre bien la relativité de la criminalité et ses transformations au cours des siècles. À la persistance de certains comportements à travers le temps répond la variété des crimes, en nombre et en qualité, qui illustrent chaque période. L'histoire du crime, c'est aussi l'histoire d'un pays ! Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, à New York et à Pékin. Il a notamment publié une Géographie de la France criminelle. Christophe Soullez est criminologue et chef du département de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Il a notamment publié Violences et insécurité urbaines.

  • - Grands oubliés de la société, les grands-parents reviennent en force. Les structures familiales s'étant fragilisées, ils servent de lien entre les générations.
    - Mais aussi, aujourd'hui, les grands-parents sont jeunes et actifs : la cinquantaine, ils travaillent sans pour autant cesser de naviguer entre leurs enfants, leurs petits-enfants et, souvent, leurs propres parents. Rien ne justifie plus l'image de vieillesse qui leur colle à la peau.
    - Comment nomme-t-on aujourd'hui les grands-parents ? Quel rôle jouent-ils en cas de divorce ? Comment les femmes parviennent-elles à concilier travail professionnel et « grand-maternage » ? Issu d'une enquête - la première du genre -, couvrant six générations, ce livre qui bouscule les idées reçues raconte le cheminement de la grand-parentalité, de la naissance du premier petit enfant à celle du premier arrière petit enfant.

  • Le xxe siècle aura été le siècle de la consommation.
    La croissance, l'emploi, les impôts, mais aussi les moeurs et les comportements dépendent de la consommation. consommer pour produire, plutôt que l'inverse, en fut l'adage. tantôt célébrée dans des rituels de masse, tantôt honnie et vilipendée par les mouvements contestataires, la consommation est devenue l'acte social par excellence. dans ce livre, qui a obtenu le prix de l'académie des sciences commerciales, robert rochefort retrace l'histoire de cette société des consommateurs.
    Il en souligne les tendances les plus profondes : plus encore que les besoins physiologiques ou sociaux, satisfaire le désir de rassurance et l'attrait pour l'immatériel des citoyens consommateurs.

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