Perrin

  • De la guerre

    Collectif

    Du magazine, le Mook hérite de la variété des sujets et de leur traitement. De la guerre propose ainsi de voyager à travers les conflits de l'Antiquité à nos jours, de s'intéresser à la théorie, aux bataille, aux uniformes, aux armes, aux grands chefs, aux combattants, à l'action psychologique. De la guerre fait flèche de tout bois : interviews croisés, interviews posthumes, archives sonores, infographie, cartographie, photographie, illustrations d'époque.
    Du livre, le mook reçoit la clarté de la mise en page, le temps de la lecture longue, la qualité de l'écriture, la profondeur de la réflexion, la fréquentation des meilleurs historiens. De la guerre ne se jette pas après lecture : c'est un vrai livre qui se conserve, auquel s'ajouteront, deux fois par an, d'autres encore, qui feront collection.

    En 168 pages, De la guerre offre une belle palette historique. Hitler a-t-il eu une chance de gagner ? Telle est la question du dossier central autour de laquelle s'empoignent Jean Lopez, Benoist Bihan, Nicolas Aubin et deux grands historiens britanniques, Richard Overy et Andrew Roberts.
    Si ce dossier est copieux (30 pages), il ne relègue pas dans l'ombre les autres articles.
    Une archive sonore du capitaine Paul-Alain léger -un véritable personnage de roman-, donne à comprendre les ressorts profonds de la plus incroyable opération d'intoxication jamais menée : la « bleuite » durant la guerre d'Algérie.
    Le plus talentuteux des infographistes français, Nicolas Guillerat, offre une comparaison graphique inédite entre les trois grandes batailles de la Guerre de Cent ans : Crécy, Poitiers, Azincourt, et tout devient lumineux.
    Chine et Inde s'affrontent dans l'Himalaya en 1962, et un des plus grands photo-reporters de guerre, Larry Burrows, capte les images d'une guerre en atmosphère raréfiée: c'est l'objet d'un magnifique portfolio.
    Le maréchal Grouchy, interviewé par un journaliste du Monde, s'explique en personne sur les raisons de son fiasco à Waterloo : « Soudain, joyeux, il dit : "Grouchy !" - C'était Blücher".
    On attribue l'expression "brouillard de la guerre" à Clausewitz, mais en réalité elle est issue d'une fausse interprétation qui cache une grave méprise dont les États-Unis ont payé le prix, et nous avec : c'est l'objet de cette rubrique "concept" rédigée par Benoist Bihan.
    Comment et pourquoi entre le XVe et le XVIIe siècle, le soldat reçoit un uniforme précis, chargé de symboles et de fonctions particulière: c'est cette révolution de l'apparence que décrypte Dominique Prévot, conservateur au Musée de l'armée.
    « Si Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille, Votre Majesté peut compter que ses ennemis sont détruits ». Ainsi s'exprimait le maréchal de Villars devant le Roi Soleil, au soir de la bataille de Malplaquet. D'une plume alerte, Clément Oury raconte comment une énième défaite concédée devant Marlborough sauve en réalité le royaume.
    Le professeur François Cadiou nous régale des portraits croisés d'Hannibal et de Scipion et, au travers de la vie de ces deux maîtres de guerre, démonte les deux moteurs de la lutte à mort entre Rome et Carthage.
    Dans une uchronie tirée au cordeau, Emmanuel Hecht se demande si le destin de la France n'aurait pas été complètement chamboulé par la victoire de la Fronde.
    Enfin, Thierry Lentz et Jean Lopez s'effordent, dans une interview croisée, de montrer en quoi la campagne de Russie de Napoléon et celle d'Hitler se ressemblent, et en quoi elles différent.
    De la guerre s'achève par une série d'interviews d'auteurs qui présentent leurs travaux à paraître dans le second semestre de 2021 : histoire militaire, roman et polar historique, BD d'Histoire...

  • À la lumière des recherches les plus récentes, cet ensemble sans équivalent tisse une trame envoûtante et constitue à sa façon une autre histoire de France.
    Le 27 septembre 52 avant notre ère, tout est réuni pour que Vercingétorix l'emporte à Alésia sur les légions de César ; or c'est tout l'inverse qui se produit. Comment expliquer ce désastre ? Le 29 mai 1968, le général de Gaulle disparaît; eut-il la tentation de se retirer, et qu'est-il allé dire et faire à Baden Baden ? Le secret de ces heures capitales n'est pas entièrement élucidé. La grande histoire est faite aussi de ces incidents, hasards et affaires qui ont défrayé la chronique et conservé leur part de mystère tout en influant sur les destinées du pays : épopée de Jeanne d'Arc, affaire des Poisons, prétendu Louis XVII, exécution du duc d'Enghien, complot de la Cagoule, bien d'autres circonstances tout aussi romanesques et le plus souvent tragiques ont contribué à façonner la mémoire et la légende nationales. Sur elles, voici ce qu'il est possible de savoir et de comprendre. Une autre manière d'écrire l'histoire de France.

  • Au coeur des royautés

    Jean Des Cars

    • Perrin
    • 10 Juin 2021

    Depuis décembre 2019, dans le podcast « Au coeur de l'histoire » sur Europe 1, Jean des Cars présente une série de récits inédits écrits spécialement pour ce programme.
    Parmi les sujets traités :
    Ramsès II : le pharaon bâtisseur ;
    Cléopâtre, au-delà du mythe ;
    Le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde ;
    Elizabeth II ;
    Elizabeth Ier ou la raison d'État ;
    Théodora, la prostituée devenue impératrice ;
    Wallis Simpson : menace sur la monarchie britannique ;
    Gabrielle d'Estrées, "la presque reine" ;
    Marie de Roumanie, une icône du peuple roumain ;
    Le Tsar Alexandre II et Katia : un amour interdit ;
    Sissi et François-Joseph : l'histoire d'un véritable coup de foudre ;
    /> Marie-Antoinette, une reine de la mode ;
    L'abdication du roi Edouard VIII : l'histoire d'un cauchemar britannique ;

  • L'ovni du « nouveau monde » Macron a-t-il réussi son pari ? Est-il un réformateur authentique ? Un écologiste d'opportunité ? S'est-il mis à dos élus et syndicats ? Les « gilets jaunes » l'ont-ils changé ? Sa politique étrangère est-elle différente ? Est-il responsable de l'ampleur prise par l' « affaire Benalla » ? Brigitte Macron est-elle sa première conseillère ? Son talon d'Achille est-il sa fidélité à ses équipes ? Entretient-il une relation de confiance avec ses premiers ministres ? Méprise-t-il la presse ? Derrière la fonction, qui est l'homme : un caméléon arrogant, un volontariste empressé ? Telles sont les questions auxquelles répond ce Macron.

  • Churchill

    Andrew Roberts

    • Perrin
    • 27 Août 2020

    De Churchill, croit-on, tout a été dit - en premier lieu lui par lui-même. Et pourtant, Andrew Roberts est parvenu à exhumer des articles de presse, des correspondances privées, des journaux intimes - le moindre n'étant pas celui du roi Georges VI, jusque-là sous clé - qui ne figurent dans aucune des mille biographies environ déjà consacrées à ce personnage essentiel de la Grande-Bretagne et du XXe siècle. Tout cela lui permet de proposer un récit extrêmement enlevé, fondé sur une abondance de citations désormais « classiques », mais également souvent peu connues voire inédites qui apportent une éclairage parfois convergent, parfois contrasté sur l'homme Churchill. Démêlant le vrai du faux, tordant le cou aux nombreux mythes voire aux calomnies qui lui collent à la peau, mais relevant les critiques justifiées dont il est loin d'être exempt, Roberts brosse avec maestria le portrait de ce « Vieux Lion » dont toute la vie avant 1940 n'a fait que préparer le grand oeuvre que demeurent ses années de guerre.
    Il livre là ce qui est sans doute la meilleure biographie de ce géant de l'histoire.

  • Entre mars et mai 1871, Paris connut une insurrection révolutionnaire qui devait rapidement aboutir à la mise en place d'un conseil populaire, la Commune. Moins de deux mois plus tard, les insurgés capitulaient devant les troupes régulières et le gouvernement de Thiers, replié à Versailles. La répression fut sanglante. La Commune est un moment singulier dans l'histoire de France et demeure encore aujourd'hui l'enjeu d'une bataille mémorielle.
    Dans ce texte d'une grande clarté, Jean-Pierre Azéma et Michel Winock racontent - en usant largement de témoignages contemporains - ,l'avènement puis la chute de la Commune, mais également ses représentations ultérieures et ses conséquences à long terme. Un grand récit sans parti pris orchestré par deux de nos plus grands historiens.

  • Pour Napoléon

    Thierry Lentz

    • Perrin
    • 11 Mars 2021

    Exaspéré par les polémiques qui surgissent à tout bout de champ sur Napoléon, relatives particulièrement à l'esclavage, au patriarcat, à sa dictature ou aux guerres que l'empereur a menées, Thierry Lentz y répond dans cet essai argumenté, au ton vif et personnel. Vingt chapitres très enlevés pulvérisent les faux procès, fondés pour la plupart sur l'ignorance et l'anachronisme, parfois sur l'aveuglement idéologique et la bien-pensance, voire la haine de la France et de son histoire, devant laquelle les politiques se courbent trop souvent. Surtout, l'historien impeccable, sans défendre systématiquement Napoléon, rappelle le rôle décisif et pérenne tenu par le Consulat et l'Empire dans la construction de la France contemporaine, jusque dans notre présent et notre intimité. Oui, Napoléon vit en nous, et les Français, dans leur ensemble, ne s'y trompent pas, qui reconnaissent en lui un héros national, avant et à côté de Charles de Gaulle.

  • Tout a été dit sur les complices d'Hitler jugés à Nuremberg (Göring...), rattrapés dans leur fuite (Eichmann, Barbie...) ou morts dans la clandestinité (Mengele). Mais on ne s'est guère intéressé à ceux qui, non content d'avoir échappé à la corde, ont entamé, à l'ombre des vainqueurs, une seconde carrière d'envergure.
    La plus spectaculaire est celle de Kurt-Georg Kiesinger, devenu chancelier de la République fédérale d'Allemagne de 1966 à 1969 après avoir été surnommé, entre 1940 et 1945, le « Goebbels de l'étranger ». Et les plus honteuses celles de Reinhard Gehlen, Adolf Heusinger et Ernst Achenbach. Le premier prit la tête, en 1956, des services secrets ouest-allemands et le second, de 1960 à 1964, du comité militaire de l'Otan. Sous les ordres d'Hitler, ils avaient pourtant planifié l'invasion de la Russie et son cortège de massacres. Quant au troisième, il fut le principal collecteur de fonds du NSDAP avant d'organiser le pillage de l'économie française, ce qui ne l'empêcha nullement de devenir président de la Commission des Affaires étrangères du Bundestag... puis candidat de l'Allemagne à la Commission de Bruxelles en 1970 !
    À leurs côtés, voici le SS Walter Schellenberg, principal collaborateur d'Heydrich puis d'Himmler, cité à Nuremberg comme simple ''témoin'', alors qu'il jeta les bases de la Shoah par balles en Union soviétique ; Friedrich Paulus, le vaincu de Stalingrad, devenu un ardent propagandiste soviétique...; Rudolf Diels, le premier chef de la Gestapo (1933-34), qui se transforma en chasseur de communistes pour le compte de l'armée américaine. Voici encore Albert Speer et Wernher von Braun, deux assassins aux mains propres qui ne réussirent respectivement comme ministre de l'armement d'Hitler et concepteur des premiers missiles balistiques de l'histoire, que grâce aux dizaines de milliers d'esclaves sacrifiés dans les usines du Reich ; et aussi « le sorcier » Hjalmar Schacht, qui mobilisa l'industrie et la finance en faveur du IIIe Reich avant de se reconvertir en conférencier international... Sans oublier Otto Skorzeny, le ''James Bond du Führer'', qu'on retrouve dans tous les coups tordus de l'Après-guerre, au service de la CIA comme du Mossad ! Et voici l'exception qui confirme la règle : Hanna Reitsch, héroïne de l'aviation, dont l'erreur fatale fut de croire en Hitler et de mettre son prestige de pilote d'essai au service d'un régime criminel. Continuant, jusqu'en 1977, à battre records sur records, elle osa regarder en face les horreurs qu'elle avait provoquée.
    Une galerie passionnante de portraits portée par un rare sens du récit.

  • L'histoire de la Seconde Guerre mondiale nous semble bien connue ; elle est en réalité encore largement construite sur un certain nombre de mythes qui ont la vie dure auprès du grand public. Pour y remédier, et dans la lancée du premier volume, Olivier Wieviorka et Jean Lopez ont réuni les meilleurs historiens de la période, y compris à l'international (Robert Paxton). Sur chaque sujet, ils cassent les clichés convenus et les images toutes faites, donnant, au final, un ouvrage aussi agréable à lire que novateur.
    En voici le sommaire :
    - 1 000 victoires aériennes et 100 000 tués: les mythes héroïques du printemps 1940 ;
    - Entre 1940 et 1944, Vichy a protégé la France ;
    - Les Allemands ont failli remporter la bataille d'Angleterre ;
    - La marine japonaise était redoutable ;
    - Les Allemands n'ont pas pris Moscou à cause de l'hiver ;
    - Le régime de Vichy a protégé les Juifs français en sacrifiant les Juifs étrangers ;
    - Hitler, chef infaillible ?
    - Les FTP, fer de lance de la résistance armée en milieu urbain ;
    - Stalingrad, le tournant de la Seconde Guerre mondiale ;
    - Les Italiens, de gentils occupants?
    - Les homosexuels d'Europe ont été déportés ;
    - Midway, tournant décisif de la guerre du Pacifique ;
    - La Suisse, un pays neutre ;
    - Patton, le meilleur général américain ;
    - Le coeur de la France libre battait à Londres ;
    - La propagande a joué un rôle décisif pendant la Seconde Guerre mondiale ;
    - Le monde arabe a souhaité la victoire du Reich ;
    - Le PCF n'a pas voulu prendre le pouvoir à la Libération ;
    - Les Soviétiques l'ont emporté grâce au nombre ;
    - Le bombardement d'Hiroshima a été de loin le plus meurtrier que le Japon ait jamais connu ;

  • Pourquoi tant d'écrivains américains, parmi les meilleurs de leur génération, affluèrent-ils à Paris dans l'entre-deux-guerres ? Quelle fut leur vie matérielle, sociale et intellectuelle dans la Ville Lumière ? Que découvrirent-ils ? Telles sont quelques-unes des questions que soulève le présent ouvrage. L'auteur raconte les expériences vécues dans la capitale française par de grands écrivains, dont trois prix Nobel (Ernest Hemingway, Sinclair Lewis et T.S. Eliot) et par des dizaines d'autres auteurs célèbres déjà en leur temps, comme Scott Fitzgerald, Henry Miller, John Dos Passos, Ezra Pound, Anaïs Nin. Ces intellectuels voulaient fuir une Amérique ressentie par eux comme matérialiste, intolérante, conformiste, puritaine, en somme étouffante et fermée aux choses de l'esprit. Une place particulière est accordée aux Noirs, qui cherchaient à s'épanouir loin des terribles contraintes de la ségrégation raciale.
    A Paris, les Américains trouvaient d'abord la liberté, celle des moeurs (alcool, drogue, sexe) et celle de l'esprit. La découverte d'une ville pétrie d'histoire, les promenades dans les beaux quartiers et les arrondissements populaires, la visite des musées, les spectacles, les lectures, les rencontres offraient d'innombrables sources d'inspiration et de réflexion. Tous furent marqués par l'éclosion de nouveaux courants, comme le dadaïsme, le surréalisme ou le cubisme. Henry Miller disait que Paris était « le nombril du monde », Gertrude Stein observait que cette ville constituait « la toile de fond naturelle pour l'art et la littérature du XXe siècle ».

  • Comment comparer la peste de Justinien, qui se répandit comme une traînée de poudre dans tout le bassin méditerranéen dès le VIe siècle, et le sida, ce redoutable fléau que l'on ne découvrit que dans les années 1980 ? Aussi variées que soient leurs manifestations, les pathologies décrites dans cet ouvrage - choléra, syphilis, lèpre, variole... - ont un point commun : toutes sont des pandémies. Transmises par contagion, elles s'étendent en un temps record sur de vastes régions et touchent ainsi une part importante de la population mondiale. Dès lors, comment lutter contre ces ennemis invisibles qui semblent frapper au hasard ? Quelles stratégies adopter pour combattre ces maux, sans laisser la peur et la panique prendre le dessus ? Faut-il s'en remettre aux pouvoirs en place, ou bien chercher des réponses auprès des scientifiques ?
    Dans cette enquête totalement inédite, Patrick Berche et Stanis Perez retracent l'histoire mondiale des grandes maladies en adoptant une démarche à la fois globale et critique. Depuis le Paléolithique, les humains font face à des menaces qui ne cessent de se métamorphoser. Et si la peste a laissé place à la tuberculose pendant l'ère industrielle, tandis que la révolution pastorienne au XIXe siècle a momentanément permis de mieux contenir ces maux, de nouvelles pandémies liées à notre mode de vie ont progressivement fait leur apparition. Ainsi, aujourd'hui, la mondialisation et la société de consommation nous obligent à nous réinventer pour protéger la santé publique, notamment à l'ère de la Covid-19. Cette incontournable synthèse, où se mêlent bonheur d'écriture et rigueur scientifique, nous donne enfin les clés pour comprendre les précédents d'un sujet plus que jamais d'actualité.

  • En à peine quelques semaines, ce courant politique devient le porte-parole de la jeunesse et partant de toute une génération. Sous cette bannière se rassemblent les mouvances anarchiste, maoïste et trotskyste, divisées en de multiples groupes qui émergent à la fin des années 1960 (Gauche prolétarienne, Ligue communiste, ORA, OCI, PCMLF...). Mais derrière ce gauchisme politique se déploie aussi tout un gauchisme culturel, avide de secouer le vieux monde et de changer la vie. Que reste-t-il aujourd'hui dans notre société de cette force politique et de ces aspirations libertaires ?
    Dans cette synthèse historique totalement inédite, Philippe Buton répond à cette question et à bien d'autres avec une grande clarté. Retraçant l'aventure du gauchisme, il montre que ce mouvement a certes été uni, notamment autour d'une croyance en une révolution proche et radicale, mais aussi profondément divisé par une multitude de querelles. Il expose également qu'après le « printemps rouge et noir », ce courant est brusquement devenu une réalité tangible que des acteurs traditionnels - la police, l'armée et la gauche parlementaire particulièrement - ont eu bien du mal à prendre en compte. Enfin, il établit que les gauchistes ont été à la pointe de nombreux combats sociaux qui nous animent encore aujourd'hui, notamment la défense des droits des femmes et l'émergence de la conscience écologique. En revenant sur les évolutions politiques du mouvement gauchiste mais aussi sur ses conséquences culturelles et sociales, Philippe Buton dépeint avec brio la France d'une jeunesse bouillante et militante qui, pendant près de dix ans, a cru en l'avènement d'un monde nouveau.

  • Aujourd'hui tombées dans l'oubli, les vies de Virginia de Castiglione, Sophie Dosne, Marguerite Baldensperger ou encore Thérèse Pereyra sont pourtant indissociables des destins de Napoléon III, Adolphe Thiers, Georges Clemenceau et Léon Blum. Elles ont été les amies, les conseillères, mais surtout les bien-aimées et les amantes de ces grands hommes.
    Dans cet ouvrage original, Robert Schneider retrace d'une plume enlevée le destin de dix femmes de l'ombre qui, à une époque où le deuxième sexe ne jouait aucun rôle dans la vie publique, se sont révélées indispensables. Elles ont été de tous les combats de leur amant : pions sur l'échiquier diplomatique, comme la comtesse Marie Walewska, poussée par le gouvernement polonais dans le lit de Napoléon Ier ; amours interdites, telle Jeanne Bibesco, la prieure du carmel d'Alger, qui fit du vieil et austère anticlérical Émile Combes un amoureux transi ; ou encore appuis politiques, à l'image de Berthe Cerny, la « petite sioux » d'Aristide Briand qui transforma ce dernier de la tête aux pieds et l'aida à devenir président du Conseil.
    De l'épopée napoléonienne à la Seconde Guerre mondiale, Robert Schneider éclaire d'un jour nouveau la vie de dix femmes qui ont été au coeur du pouvoir et ont pris part à l'écriture du roman national.

  • Plus d'un demi-siècle après l'indépendance de l'Algérie, est-il possible de raconter sans manichéisme et sans oeillères la guerre au terme de laquelle un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un Etat souverain ? De la Toussaint sanglante à la fusillade de la rue d'Isly en passant par la manifestation du 17 octobre 1961, Jean Sévillia relit tous les grands épisodes de cette guerre intestine. Il compare les chiffres, démasque la propagande, replace la cruauté du conflit dans celle de l'époque. Car ce livre raconte cette histoire telle qu'elle fut : celle d'une déchirure dramatique où aucun camp n'a eu le monopole de l'innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s'ils l'ignorent ou le nient.

  • Les Français ont-ils fait preuve de lâcheté lors de la campagne de 1940 ? Quelle a été la contribution de la France occupée à l'effort de guerre nazi ? Quels étaient les plans prévus par les Alliées en cas d'échec d'Overlord ? Quel a été le poids du facteur chance dans la victoire américaine à Midway ? Hitler est-il mort en Argentine, en 1962 ? Rommel était-il un nazi bon teint, ou simplement un grand chef militaire ? Quel est l'avion qui a obtenu le plus de victoires ? Quel a été le char le plus puissant produit en série durant la guerre ? Pourquoi l'Allemagne envahit-elle l'URSS au lieu de concentrer ses forces en Afrique, en 1941 ? Durant la guerre, les Allemands ont-ils souffert de la faim ? Qui a dessiné les uniformes de la SS ? Quel a été le poids réel des bombes atomiques sur la décision de la capitulation japonaise ? Que sont devenus après guerre les énormes stocks d'armes accumulés par les belligérants ?
    C'est à toutes ces interrogations, parmi beaucoup d'autres, que répondent les meilleurs spécialistes réunis par Jean Lopez. Réunies en grands thèmes - "La France dans la guerre", "Les opérations", "Les chefs", "Lers armes", "Productions de guerre", "La guerre en Asie-Pacifique", "Vivre en France occupée", "Les crimes" -, voici 200 questions, dont de nombreuses uchroniques ("Et si?..."), et autant de réponses pour tout savoir du plus grand conflit de tous les temps - par l'ampleur des territoires touchés, les pertes humaines et les dévastations.
    Une somme incontournable.

  • Portraits et destins

    Franck Ferrand

    • Perrin
    • 4 Février 2021

    Après le succès de « Franck Ferrand raconte », le prince de l'histoire revient avec vingt histoires écrites pour l'essentiel pour le magazine Historia. Dans la lignée des maîtres du « passé simple » - G. Lenôtre, André Castelot et Alain Decaux- il délivre des récits à la fois enlevés et d'un grand plaisir de lecture.
    Figurent notamment au menu :
    - Alexandre Le Grand, le dieu guerrier ;
    - La bataille de Salamine ;
    - Les bûchers oubliés de François Ier ;
    - La révolte des sabotiers ;
    - Colbert. L'ambitieux sans limites ;
    - La belle Aïssé, égérie de la régence ;
    - Le mystère Stradivarius ;
    - Louis XVI et Marie-Antoinette. Le mariage du Siècle.
    - L'énigme Louis XVII ;
    - 18 brumaire. Bonaparte prend le pouvoir ;
    - 1820. Le duc de Berry se meurt ;
    - Le sac du palais d'Eté ;
    - La IIIe République revoit sa copie ;
    - Versailles, la paix illusoire ;
    - La saga de Petrossian (1920) ;
    - Le burn-out de Paul Deschanel ;
    - Avril 1969. De Gaulle s'en va ;
    - Ils ont marché sur la lune.

  • « Français, c'est moi, Churchill, qui vous parle. » Le lundi 21 octobre 1940, les auditeurs français de la BBC entendent pour la première fois la voix du Premier ministre qui s'adresse directement à eux, et, au surplus, dans leur langue. Car Winston Churchill, qui est assurément le plus francophile de tous les dirigeants étrangers de la Seconde Guerre mondiale, compte dans sa généalogie des ascendants français à la fois du côté de son père et de sa mère - sa grand-mère maternelle, par exemple, a vécu à Paris de 1867 à 1873 -, et a très tôt appris la langue.
    La relation qu'il entretient avec la France ne se résume pas à ses séjours dans les luxueuses villas de la Côte d'Azur ou aux liens établis avec de Gaulle. Très tôt, en effet, Churchill a baigné dans l'histoire de France, une histoire, à ses yeux, qui est pleine de bruits et de fureur : c'est Jeanne d'Arc, Napoléon, c'est la solidité du poilu et la Première Guerre mondiale, c'est Clemenceau et la force de la volonté et du verbe. Parfois admiratif du génie français, parfois exaspéré par les « frogs », il réservera toujours une place particulière à l'hexagone. Et si, déclare-t-il un jour, « le Tout-Puissant dans son infinie sagesse, n'a pas jugé bon de créer les Français à l'image des Anglais », il sait bien que, sans cette France turbulente et imprévisible, il n'aurait sans doute pas connu un tel destin.

  • Hatchepsout, Néfertiti, Néfertari ou encore Cléopâtre : ces noms de reines égyptiennes nous sont familiers. Le cinéma et la littérature se sont emparés du destin de certaines d'entre elles, telles des synonymes de faste, de beauté et de puissance dans notre mémoire collective. Mais au-delà de ces clichés, qui étaient vraiment ces épouses, mères ou filles de pharaon qui ont influencé et marqué de leur sceau l'histoire de l'Egypte ?
    Ecrire une histoire des femmes célèbres de l'Egypte ancienne ne suffit pas : il faut approcher cet univers dans la pluralité de ses niveaux, mythiques, historiques, institutionnels. Cet ouvrage, nouvel opus de l'égyptologue Florence Quentin, s'appuie sur les dernières découvertes concernant ces souveraines pour dresser le portrait des plus prestigieuses d'entre elles, qui vécurent durant le Nouvel Empire, à l'apogée de la civilisation pharaonique (entre 1550 et 1069 avant notre ère).
    A travers le récit de ce que l'on sait de leur vie, se dessine aussi la condition de la femme égyptienne à cette époque. Dans toutes les classes de la société, celle-ci bénéficiait d'un respect assez rare dans le monde antique pour être mentionné.
    L'Egypte ancienne fut tout à fait singulière dans sa façon de lui donner accès à des fonctions et métiers réservés habituellement aux hommes partout ailleurs. Ce statut privilégié se reflète dans la position qu'occupèrent ces puissantes souveraines, qu'elles soient « Grande Epouse Royale », régente, et même Pharaon au pouvoir absolu, comme ce fut le cas à trois reprises au Nouvel Empire (ainsi la grande bâtisseuse Hatchepsout).
    Servi par une narration historique vivante, fondée sur de solides recherches égyptologiques, ce livre convie le lecteur à une immersion auprès de « Celles qui emplissaient le palais d'amour », ces « Dames de Grâce » qualifiées aussi de « Souveraines de toutes les femmes et de tous les pays ».

  • étonnant Moyen Âge

    Jean Verdon

    • Perrin
    • 15 Avril 2021

    Le Moyen Age a longtemps été considéré comme une période sombre, violente, ignare, bien différente de la lumineuse Renaissance. Heureusement, de nombreux spécialistes se sont efforcés de détruite cette image. En s'inspirant de leurs travaux, jean Verdon restitue le vrai visage du Moyen Age, époque étonnante pour nos contemporains, tant par sa spécificité que par sa créativité et, parfois, par sa modernité. Pour ce faire, il présente une cinquantaine de faits, d'événements, de réalités qui ne peuvent que nous surprendre. En voici quelques exemples.
    - La campagne se prolonge dans la ville, au point qu'à Paris un cochon fait tomber le cheval du fils aîné du roi Louis VI qui trouve la mort dans cet accident !
    - Les rapports sexuels entre époux, les seuls que tolèrent les clercs, sont limités à un nombre réduit de jours, et uniquement pour procréer - selon certains ils entraînent pourtant un péché, et la violation de cet interdit aurait d'ailleurs pour conséquence la mise au monde d'enfants infirmes...
    - L'Eglise, de nos jours unique et très hiérarchisée, voit coexister à la fin du XIVe siècle et au début du XVe trois papes, plus exactement deux papes et un antipape, d'où des années d'anarchie et de désordres.
    - Le cimetière médiéval ne ressemble pas au cimetière contemporain. Outre qu'il est réservé aux fidèles chrétiens, il ne sépare pas toujours les vivants et les morts. Aux derniers siècles du Moyen Age, nombreuses sont d'ailleurs les interdictions faites aux habitants d'y résider, faire du commerce, tenir des réunions, danser ou jouer...
    - Alors que la vie est bien plus courte que de nos jours, les voyages peuvent durer des mois, voire des années. Et si le commun des mortels voit toute sa vie bornée à un horizon restreint, les gouvernants passent leur temps à voyager, n'hésitant pas à franchir les continents.
    - Les Anglais appartenant aux classes les plus élevées, dont on dit qu'ils détestaient les Français, parlent pourtant la langue de ces derniers durant plusieurs siècles après la conquête de leur pays, en 1066, par Guillaume, duc de Normandie.
    Autant d'étrangetés, parmi beaucoup d'autres, qui donnent à voir un autre Moyen Age, bien loin des poncifs véhiculés.

  • Le 15 août 1944, la première armée française débarque en Provence. Comptant dans ses rangs quelque 300 000 soldats, elle libère, à l'été, les grandes villes du sud de la France. Elle sera envoyée ensuite en Allemagne, dans les Alpes et dans l'Italie du Nord. Cette première armée française est dirigée par le général de Lattre de Tassigny, l'homme qui représenta la France à la capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie, le 8 mai 1945.

    La première armée française se voit confier un triple rôle : diplomatique, politique et militaire. Instrument de reconquête de la grandeur nationale quatre ans après la défaite, il lui incombe non seulement de faire la preuve, sur le champ de bataille, de la capacité du pays à se libérer lui-même, mais aussi de le hisser au rang des puissances victorieuses. Elle doit aussi, en intégrant des milliers de combattants venus de la résistance intérieure, agir comme le symbole de l'unité retrouvée de la Nation. Enfin, héritière de l'armée de la défaite et de l'armée de Vichy discréditées, elle doit faire face aux aspirations de rénovation que réclame la société française de la Libération.

    Mobilisant un vaste corpus de sources rassemblées en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, pour certaines inédites, Claire Miot interroge ce temps charnière de rétablissement de la légalité républicaine et d'enracinement du pouvoir gaullien, ainsi que ce passage heurté du temps de l'Occupation à celui de la Libération, transition discontinue du temps de la guerre à celui de la paix.

  • Jeune officier de la Luftwaffe, Nicolaus von Below (1907-1983) entre au service d'Hitler en 1937 comme aide de camp. Investi de la confiance du Führer, il en devient un intime et l'accompagne partout, jusque dans son dernier bunker, sous le jardin de la Chancellerie, en 1945. Durant ces longues années passées à son service, ce proche parmi les proches a tout noté des agissements, des rencontres ou encore du comportement d'Hitler. Ses souvenirs constituent une source historique majeure sur l'histoire du IIIe Reich ainsi, et surtout, que sur la personnalité énigmatique de son chef.
    Publié en allemand en 1980, et pour la première fois en français dans la présente édition, ce témoignage exceptionnel est présenté par Jean Lopez dans une substantielle et lumineuse préface.

  • Le siècle des dictateurs

    Olivier Guez

    • Perrin
    • 22 Août 2019

    « Il est remarquable que la dictature soit à présent contagieuse, comme le fut jadis la liberté. » Paul Valéry, Regards sur le monde actuel.

    Si la dictature est aussi ancienne que l'histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale avec l'avènement des totalitarismes soviétique et fasciste, avant que la crise de 1929 ne favorise le triomphe du nazisme.

    Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité.

    Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Leurs profils et leurs caractères sont différents, souvent opposés, mais ils communient dans une même soif de pouvoir fondée sur la banalisation de la terreur, une même défiance envers leurs semblables et le mépris le plus profond de la vie humaine et, plus largement, de toute forme de liberté.

    Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés ; vingt-deux portraits d'envergure où l'exhaustivité de l'enquête se conjugue avec l'art narratif des meilleurs journalistes et historiens actuels réunis à dessein par Olivier Guez qui signe une préface magistrale.

  • Le prince

    Machiavel

    A l'origine de la légende du "machiavélisme", Le Prince est en réalité un manuel destiné à fournir au "Prince" qui viendra gouverner l'Italie les recettes qui lui permettront de sauver le pays. Les guerres d'Italie l'ont en effet ravagé en tous sens, et les principautés italiennes n'ont pu opposer aux armées étrangères (françaises, espagnoles...) que d'inefficaces troupes de mercenaires, les condottieri. Machiavel, qui n'est plus aux affaires depuis le retour des Médicis à Florence, appelle donc à une refondation politique nécessaire, autour d'un Prince nouveau. A ce Prince, il faut fournir des modèles, et des "contre-modèles". Ce souci de l'efficacité vaudra à ce qui est sans doute le premier véritable manuel moderne de sciences politiques la réputation sulfureuse qui l'a poursuivi jusqu'à nos jours.

  • La première expédition organisée par les Chrétiens pour délivrer les lieux saints de l'occupation musulmane est l'un des épisodes les plus connu de l'histoire du XIe siècle. Pourtant, Peter Frankopan nous offre un panorama largement renouvelé des raisons qui y ont mené et du déroulement des opérations. En choisissant simplement de placer son enquête dans la capitale impériale, carrefour de l'Orient et de l'Occident : Constantiople.

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