Littérature générale

  • « On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce.
    C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur.
    Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité ».
    Angelo Rinaldi

  • Un journal intime est une entreprise de lutte contre le désordre. Sans lui, comment contenir les hoquets de l'existence ? Toute vie est une convulsion : une semaine se passe au soleil, une autre dans l'ombre, un mois dans la paix, un autre sur la crête.
    Tout cela ne fait pas un destin, mais un effroyable battement, une trémulation de cauchemar.
    Le journal est la bouée de sauvetage dans l'océan de ces errements.
    Chaque soir, on y revient.
    On lui voue sa fidélité.
    Et grâce à lui une ligne se dessine, la vibration s'apaise en une très légère oscillation.

  • 1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet !
    Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire. Huit mois d'un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d'une vie rude et dangereuse sous l'appparence d'une mendiante tibétaine !
    À une époque où personne ne parle de « raid », c'est une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.

  • Sylvain Tesson est un étrange voyageur qui mêle les enseignements de la forêt au murmure des livres, un géographe du temps et du rêve intérieur. Ses carnets de bord sont les chapitres d'un roman d'aventures dont l'action se déroule dans les maisons de bois de Mandchourie, les ruines d'Haïti, le luxe de Madison Avenue, les pentes afghanes ou celles des Cévennes. Leur titre serait « Choses vues ». Une histoire de l'instant vécu. Marcheur invisible, vagabond des frontières, il a compris que le seul espace où l'on peut se connaître vraiment se situe dans les lisières, les entre-deux, les chien et loup, les solitudes.
    Cet ouvrage est aussi une leçon de sagesse et d'humour. Il nous invite à partir, à parcourir les lieux magiques de l'enfance et de l'esprit, à la poursuite de la beauté et du plaisir.

  • « On ne grimpe qu'une fois la montagne de la vie. Il faut savoir vivre ses rêves ».
    Mike Horn est un aventurier de l'extrême connu dans le monde entier pour repousser les limites du possible. Il a descendu l'Amazone, suivi la ligne de l'équateur, traversé la longue nuit polaire. Il a marché sur la glace, parcouru le désert, descendu des rapides, frayé son chemin dans la jungle.
    Jusqu'à ce pari fou : gravir, avec trois amis, quatre 8 000 mètres à la suite dans l'Himalaya. Sans oxygène, sans cordes, en « style alpin » le plus pur, à la seule force de la volonté...
    Pour la première fois, ce conquérant de l'impossible se dévoile. Il nous parle de ses motivations profondes, de ses inspirations et de Cathy, sa femme, sa croix du Sud, récemment emportée par la maladie et dont l'esprit accompagne chacun de ses pas.

  • Quand Ryszard Kapuscinski arrive comme journaliste à Accra, la capitale du Ghana, il ne peut soupçonner que ce voyage sera le début d'une passion qui ne le quittera plus. Pendant des années, ce grand reporter, observateur exceptionnel, sillonne le continent noir, habite les quartiers des Africains, s'expose à des conditions de vie qu'aucun correspondant occidental n'aurait acceptées.
    Car Kapuscinski s'intéresse surtout aux gens. Le tumulte de la vie quotidienne le passionne.

  • « Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. » À l'automne 1776, Rousseau, alors au crépuscule de sa vie, trouve refuge loin du « torrent du monde », dans une bienheureuse solitude magnifiée par la beauté de la nature. Au gré de ses promenades, le philosophe marche à la rencontre de lui-même, dans une introspection lyrique, admirablement sensible : entre souvenirs et méditations, il y embrasse le plaisir de la mémoire et de l'écriture, dans la pure conscience d'exister.

  • Jusqu'à l'été de ses dix-huit ans, tout le séparait de son père, un séducteur impénitent, sûr de lui, et qui s'était surtout illustré par son absence. Alors quand père et fils se trouvent enfin réunis dans la maison familiale, face à l'océan, l'occasion semble propice à la réconciliation. Mais en huis clos, les rancoeurs enfouies peuvent resurgir, le souvenir d'une disparue remonter à la surface. Et certaines retrouvailles, prendre des allures de vengeance en marche...

  • « J'ai attendu de nous savoir solides pour reprendre la plume. J'ai alors tenté de consigner les mues, cette écume du changement, depuis la perte de tous les repères jusqu'à cet instant où le ciel se dégage, presque d'un coup. C'est là que vient la vie, après. » Antoine Leiris a perdu sa femme le 13 novembre 2015 au Bataclan. Vous n'aurez pas ma haine, son précédent livre, racontait les jours d'après, pour lui et son fils Melvil. Quatre ans plus tard, tous deux ont changé et grandi. Antoine Leiris n'est plus le même homme, ni le même père ; Melvil est devenu un petit garçon. C'est ce voyage que raconte La Vie, après. Celui d'un homme et de son fils qui ont poursuivi, malgré tout, leur chemin vers la vie. Un récit affectif et lumineux, qui dit combien l'écriture est source et témoin du vivant.

  • C'est l'histoire d'une fée des champs doublée d'une sorcière des temps modernes.
    À dix-huit ans, Anaïs voit naître son rêve : « cultiver son jardin ». Elle se met alors en quête d'un lopin de terre et apprend la culture des simples aux noms enchanteurs : l'aubépine, la guimauve, la marjolaine, la sauge... La jeune fille de la ville est prête à tout endurer : vivre dans une caravane, travailler sans compter ses heures, batailler avec l'administration, les intempéries et les agriculteurs du coin. Petit à petit, elle modifie son rapport avec le temps, la nature, la solitude, l'argent et le travail, aspirant à une « sobriété heureuse ».
    Ce livre est une réflexion sur la liberté, un petit guide de survie alternatif et stimulant dans un monde qui va trop vite, une invitation à aller jusqu'au bout de ses rêves.

  • Pourquoi « féminisme » est-il encore considéré comme un gros mot ? Comment s'y retrouver dans la jungle des courants féministes ? Les Spice Girls ont-elles piétiné l'héritage militant du girl power ? Comment s'expliquent les inégalités salariales entre les hommes et les femmes ? Qu'est-ce que le mansplaining, le slut shaming, l'empowerment ? Toutes ces questions trouvent des réponses claires et décomplexées dans cet abécédaire.

  • L'air du temps façon François Morel, c'est une centaine de chroniques mordantes, salutaires, souvent assassines, toujours réjouissantes.
    Un ministère du Rire en France ?
    Des conseils pour lutter contre la gueule de bois ?
    Et pourquoi pas un hymne au camembert ?
    Chaque vendredi matin sur France Inter, François Morel récidive. Quelques minutes pour croquer l'époque dans ce qu'elle a de pire, et parfois de meilleur. Quelques minutes pour rire de tout, sans limites, et se consoler de la bêtise.

    Chroniques inédites de François Morel ;
    Illustrations de François Boucq ;

  • " J'ai failli mourir dans l'eau glacée, j'ai senti les crocs des ours polaires contre mon visage, j'ai survécu à des températures de -60 °c ; (...) j'ai eu les doigts, la figure et même les poumons gelés [...], l'arctique est sans pitié.
    Tout ce que j'ai affronté était nouveau pour moi. Je n'ai trouvé le courage de surmonter certaines épreuves que parce que j'ignorais les souffrances qu'elles représenteraient ".
    Mike horn est un aventurier de l'extrême. Il ne vit que pour relever de nouveaux défis, et repousser encore plus loin les limites de sa résistance. pour obliger son corps à donner le meilleur de lui-même. pour le contraindre à obéir à son esprit.
    Son exploit - réaliser le tour du cercle polaire arctique -, il l'a vécu comme un véritable voyage vers l'humain. Parce que sur ces terres où la vie ne tient qu'à un fil, où la moindre erreur peut être fatale, la solidarité est exemplaire.

  • Variations autour de l'aphorisme. Des thèmes évoquant la ville, la campagne, le monde végétal ou animal.

  • « Partir, c'est risquer de revenir de tout».
    « Bambou : bouquet de pinceaux chinois ».
    « Embarcadère : la promesse de l'eau ».

    L'aphorisme, comme le voyage, est une ascèse. On se débarrasse du superflu, on se rapproche du coeur de la nature et de la vérité. Il faut alors se laisser envahir par la beauté, le silence et aussi la désillusion. Écrire, c'est nommer les ombres des flammes qui accompagnent le vagabond. Voici l'évangile du voyageur : « Aime le lointain comme toi-même. » Édition revue et enrichie par l'auteur, près de 100 aphorismes inédits

  • Dix-neuf femmes, dix-neuf vies - et une seule cause : la liberté. À chacune de raconter « sa » révolution et « sa » guerre. D'école en hôpital, de manifestation en reportage, c'est le moment pour ces femmes de prendre la parole. Mais qui pour les entendre ? Elles sont prises dans un étau qui, de massacres en tortures, se referme sur elles. La révolte elle-même se dérobe sous leurs pieds. Bientôt, l'horreur... Bientôt, l'exil... Dix-neuf voix pour raconter leurs histoires, leur Histoire. Dix-neuf voix pour mémoire.

  • Ce sont des « anonymes » soudain devenus célèbres. Des gens ordinaires que l'actualité a propulsés, parfois malgré eux, sur le devant de la scène. Des héros et héroïnes des temps modernes, des phénomènes, des victimes, des rebelles, des audacieux, des courageux et des courageuses.
    Une miraculée de l'Himalaya, un chômeur sommé de « traverser la rue », une étudiante qui a tenu tête à son harceleur, un tranquille retraité pris pour un assassin, un sans-papier qui s'est mué en Spiderman, une Bretonne jaune de colère, un écolo qui se perche dans les arbres pour leur sauver la vie...
    Avec humour et son sens tout particulier de l'humain, Frédéric Pommier raconte leurs histoires. Il raconte aussi notre époque.

    /> Également chez Pocket : Suzanne.

  • Quand Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson emmènent leur ami sujet au vertige à 4 800 mètres d'altitude...

    Éditeur parisien, Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu'aux bivouacs en haute montagne. Un soir, il confie à son ami Sylvain Tesson qu'il traverse une période difficile. L'écrivain lui lance : « Mon cher Ludovic, on va t'emmener au sommet du mont Blanc ! » Il n'a jamais pratiqué l'alpinisme et souffre du vertige. Pourtant il accepte, sans réfléchir. S'il veut atteindre le toit de l'Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d'oxygène. La voie que lui font emprunter Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson est périlleuse pour un débutant. Mais c'est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.
    Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.

  • Josef Schovanec n'est pas fou. Ni luxembourgeois, tchèque ou plutonien. Il n'est pas non plus un génie. Il est autiste.
    Diplômé de Sciences Po, docteur en philosophie, Josef maîtrise une dizaine de langues, mais n'a pas parlé pendant plusieurs années. À huit ans, il était capable de présenter un exposé d'astronomie mais restait presque inapte au discours social.
    Est-ce son intelligence, la vivacité de son esprit, son sens de l'humour ? Josef est spécial... comme tout un chacun.
    Un témoignage salutaire qui contribue à changer notre regard sur l'autisme.

  • « Le point commun qui rassemble sous la même bannière (et la même couverture) des voyageurs aussi différents qu'un jeune forçat de la rame, une amazone du désert, un handicapé volontariste et une acrobate du vide est le désir inextinguible d'intensifier sa vie, de l'engager sur des chemins périlleux pour en mieux saisir la valeur, de sauter par-dessus les parapets de l'habitude pour rejoindre le royaume de l'imprévisible.
    L'autre point de convergence, c'est l'amour du monde extérieur. Les textes qu'on s'apprête à lire célèbrent tous le réel. Chacun des auteurs du présent ouvrage pourrait faire sien ce mot du Hamlet de Shakespeare : "Il est plus de merveilles en ce monde que n'en peuvent contenir tous nos rêves." » Sylvain Tesson

  • « Tout le monde pourrait bien nous regarder, mon frère, du haut de ton fauteuil on leur apprendrait l'amour, celui qui pique les yeux ». Comment accepter l'inacceptable ? Comment chérir un être dont l'existence est un supplice de chaque instant ? Aux côtés de son grand frère emmuré dans son handicap mental et physique extrême, Julie apprend à saisir le bonheur comme il vient et découvre que la vie, même quand elle s'est affreusement trompée, peut être lumineuse.
    D'une simplicité et d'une justesse bouleversantes, L'amour qui pique les yeux est le récit gracieux d'une histoire d'amour extraordinaire entre deux héros de la vie ordinaire.

  • Élevé général des armées vénitiennes, Othello a épousé Desdémone : beauté noble, blanche, et dévouée. Un triomphe pour ce Maure affranchi, au beau verbe, admirable, mais loin d'être admiré de tous... Lago, officier perfide, le hait. Distillant le mensonge à la façon d'un venin, celui-ci tissera un stratagème machiavélique pour faire chuter son maître. Le destin sera vicié, les coeurs purs périront. Quant à Othello, manipulé, aveuglé par la jalousie - ce « monstre aux yeux verts » -, il commettra l'irréparable.
    Histoire de peau, conte violent de l'amour trahi et tragédie du soupçon : immense classique, ce drame aussi noir que poignant exalte tout le génie de Shakespeare, dont le théâtre scrute avec une fascinante acuité le vertige des passions.

  • Ça a commencé, un jour de juillet, par des picotements au bout des doigts, un violent mal de tête, la perte de réflexes... Rapidement, l'état d'Angèle s'aggrave et les médecins décident de la plonger dans un coma artificiel. Le temps passe et Angèle reste dans le noir. Un noir profond où, consciente, elle crie sa douleur et sa peur, mais où personne ne peut l'entendre. Alors elle pleure à l'intérieur. Et soudain, une larme coule le long de sa joue. Une larme qui la ramène vers le monde des vivants...

  • « Dehors, il fait 5 °C, le temps est gris et venteux. Dans un instant, le prêtre va célébrer la messe d'enterrement de maman. Une coccinelle se pose sur ma main. D'où vient-elle, en ce mois de janvier ?
    Quelques semaines plus tard, une deuxième coccinelle surgira, et d'autres encore... J'aimerais imaginer que c'est maman qui se manifeste, et, pourtant, le doute m'assaille. La prudence voudrait que je n'y croie pas, mais, au fil du temps, de nouveaux signes - un papillon, une biche, une bague... - m'entraînent dans un monde parallèle. Comme si les êtres disparus n'abandonnaient pas leurs proches et continuaient à les aider.
    Saint Augustin et Victor Hugo auraient-ils raison : les morts seraient-ils "des invisibles, mais pas des absents" ? »

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