Sciences & Techniques

  • À quoi sert la prostate ? Pourquoi les femmes ont-elles si souvent des cystites ? Comment lutter contre l'éjaculation précoce ? Faut-il vraiment utiliser une bouillotte en cas de douleurs rénales ?
    Qu'est-ce que l'injaculation ? Pourquoi l'urine est-elle jaune ?
    Ces questions, Volker Wittkamp y répond tous les jours, au service d'urologie où il exerce comme interne. Depuis cinq ans, cet amateur de musique urbaine reçoit adolescents timides, femmes au bord de la crise de nerfs, coureurs de jupons ou époux très rangés pour les aider à comprendre les mille et un trésors que recèle leur entrejambe. De cette expérience, le jeune médecin au verbe haut tire un livre amusant et passionnant, enrichi d'anecdotes stupéfiantes, de tests personnels, de quiz et d'illustrations, qui révèle tous les secrets du pénis, des testicules, du sperme, ou encore de la vessie et des reins. L'occasion, chemin faisant, de rappeler l'importance de la consultation urologique et de distiller quelques précieux conseils pour soigner et préserver nos bijoux de famille.

    Sur commande

  • Dormez tranquilles, braves gens, nous veillons sur votre sécurité. Telle est, en substance, l'antienne que les autorités nucléaires françaises répètent depuis maintenant près de cinquante ans. Le parc nucléaire français est certes l'un des plus importants au monde, mais c'est aussi le plus sûr, nous dit-on. Et pour cause : depuis toujours la sécurité serait au centre des préoccupations de l'industrie nucléaire.
    Pour preuve, il n'y a pas eu, il n'y aura pas, il ne peut pas y avoir, de Tchernobyl ou de Fukushima. Pourtant, selon les auteurs, fins connaisseurs d'une industrie historiquement habituée à prendre ses aises avec la transparence, les choses sont loin d'être aussi claires. Car si la France a connu des incidents graves, dont certains auraient pu avoir des conséquences catastrophiques, elle a surtout eu beaucoup de chance.
    Ancrant leurs analyses dans une vision historique du développement du nucléaire français, armés d'une documentation imposante, fruit d'années d'études sur le sujet et d'une réelle compétence technique, les auteurs montrent à quel point la sécurité de nos cinquante-huit centrales en service tient parfois à un fil...

    Sur commande

  • Imaginez-vous penché au-dessus d'un crâne. Imaginez ce crâne ouvert en deux. Imaginez avoir entre vos mains le siège de la pensée, de la raison, des émotions, des souvenirs de quelqu'un.
    Imaginez-vous oeuvrer à des miracles. Sachez maintenant que le moindre mouvement trop brusque du bras peut tuer ou handicaper à vie la personne allongée là. Pensez annoncer un diagnostic fatal. Vous aurez alors une idée - mais seulement une idée - de ce qui peut constituer le quotidien d'un neurochirurgien.
    Dans un recueil d'histoires inspirées de sa longue carrière - un bébé de trois mois opéré d'une tumeur au cerveau, une femme enceinte perdant la vue, un patient entré au bloc pour une simple hernie discale et qui en ressort avec une cheville paralysée -, le célèbre neurochirurgien Henry Marsh met à mal le cliché selon lequel, pour être un grand neurochirurgien, il faudrait des nerfs d'acier, un coeur de lion et des doigts de femme... Et il nous convie à une extraordinaire épopée au coeur du cerveau, notre organe le plus labyrinthique, le plus sensible et résolument le plus intelligent.

    Sur commande

  • Grenelle I et II, ce devait être le rendez-vous des consciences pour sauver la planète... C'est surtout devenu un super Monopoly pour une dizaine d'acteurs du CAC 40. D'EDF à Areva, en passant par GDF-Suez, Total, Veolia, Alstom, Schneider Electric, Bouygues, Lafarge et Saint-Gobain, les grands groupes de l'électronucléaire et des services se sont tous reconvertis en acteurs vertueux de l'écologie pour gagner davantage d'argent en essorant toujours plus l'unique payeur : l'abonné, quand ce n'est pas le contribuable, ce qui revient au même. Curieusement, jamais, ni l'Etat, ni ces puissantes multinationales n'ont entrepris d'aider financièrement les PME vertes françaises. Ainsi, le lobby nucléaire a laissé mourir les deux leaders mondiaux français dans le solaire et l'éolien. Résultat : l'industrie du renouvelable n'emploie aujourd'hui guère plus de 26.000 salariés dans l'hexagone, soit dix fois moins qu'en Allemagne ! Nos éoliennes sont danoises ou allemandes, nos centrales et toitures solaires chinoises. Et le nucléaire français (87% de notre électricité) règne toujours sans partage... A l'heure de Fukushima, Yvan Stefanovitch nous révèle les abus, travers et fraudes de ces profiteurs du développement durable qui en sont aussi les discrets adversaires.

  • "Depuis la crise de la vache folle, notre pays se targue d'avoir une des meilleures viandes au monde et d'être à la pointe de la sécurité alimentaire.
    Le message des industriels de la viande se veut clair et rassurant : « La viande est tracée et contrôlée de la fourche à la fourchette. » Les Français peuvent savourer en paix... Et cela tombe bien, chacun d'entre eux consomme en moyenne 92 kg de viande par an.
    L'envers du décor est beaucoup moins idyllique. Depuis quelques années, plusieurs rapports des inspecteurs vétérinaires européens, de la Direction générale de l'Alimentation (DGAL) ou encore de la Cour des comptes tirent la sonnette d'alarme.
    Abattoirs non conformes, matières fécales visibles sur les carcasses, manque de prélèvements, détournement de la loi au profit de l'abattage halal et casher plus économique, remballe, baisse du nombre de vétérinaires d'Etat, absence de sanctions. Pendant un an, Anne de Loisy a interviewé les acteurs-clés de la filière. Son enquête met au jour les conséquences de ce manque d'hygiène et de contrôles : des intoxications alimentaires qui touchent plus particulièrement les jeunes enfants et les personnes âgées."

  • "J'ai fait le chirurgien sur plus de soixante missions, simplement parce que sous ma fenêtre ou au bout du monde, précisément, la souffrance m'insupporte : je n'aurais pas pu ne pas faire ce métier. On dit que j'ai risqué ma vie, qu'aller en Syrie comme dans les dizaines de pays auparavant, c'est "suicidaire", que je suis fou, ou inconscient, c'est selon, mais en vérité, les gens s'exagèrent de beaucoup ce qu'est le danger comme le courage.
    Bien sûr, il y a des moments sous les bombes où le désir s'émousse, où l'on repense avec un peu de recul à la question lancée dans un dîner à Paris : "Pourquoi tu t'emmerdes à aller là-bas ?". Avec dix heures d'opération pratiquées dans des conditions précaires dans le dos, on médite, pas plus de trois minutes vu qu'on n'a pas que ça à faire, mais on se souvient néanmoins qu'avant d'arriver sur place, surtout si on s'est rendu un peu loin, on a pris trois avions, avec trois escales, genre Beyrouth par Francfort et Stockholm, on a passé des heures crevé dans des aéroports, puis en transit dans des jeeps pourries dont il faut changer de nuit pour ne pas se faire repérer, conduit par des passeurs qui peuvent se révéler des pourris, on n'a rien bouffé, on a négocié à des check-points avec des milices corrompues ou des abrutis armés croisés sur le chemin, on a débarqué son matériel sommaire, découvert que sur place, il allait falloir opérer sans lumière, à la lampe frontale, on s'est tapé dix heures de boucherie, on sait qu'on ne va pas pouvoir se laver vraiment, à peine pouvoir avaler un bol de féculent à la viande bouillie (dans le meilleur des cas), qu'on ne va pas pouvoir dormir plus de cinq heures à cause du danger, des cris, des bombardements, ça dépend.
    On est effleuré : "C'est pas mon pays, pas mon combat, on n'a pas violé ma femme, pas tué mes gosses, ils vont remettre ça dans six mois ou six ans, c'est leur merde, j'y peux rien". Ce sont les trois minutes de découragement liées en général à l'épuisement. Là-dessus, on dort un bon coup, trois heures, et on se réveille un peu regonflé. Et puis au réveil, on réattaque, et là une famille partiellement décimée arrive en larmes avec un gosse dans les bras, les tripes à part dans un torchon, et il s'agit de tout remettre à l'intérieur.
    Alors on ne pense plus, on fait".

  • Quand ses cheveux commencent à tomber sous l'effet de la chimiothérapie, Sophie a l'impression de perdre sa féminité. Elle se lance alors dans une frénésie d'achat de perruques. Et imagine un jeu qui, petit à petit, va lui donner une force insoupçonnée.
    Il y aura neuf perruques pour neuf facettes de sa personnalité. Sophie sera tour à tour Stella, Daisy, Sue, Blondie, Platine, Emma, Pam, Lydia et Bébé. Neuf identités qui vont l'aider à s'affirmer, à devenir elle-même, et à survivre. Neuf vies en une alors que le temps lui est compté.
    Journal intime drôle et émouvant, La Fille aux neuf perruques raconte le combat contre la maladie d'une jeune femme au féroce appétit de vivre, qui veut coûte que coûte continuer à s'amuser, voyager et surtout aimer intensément.

    Sur commande

  • 1967. A Marbourg, en Allemagne, un virus inconnu tue plusieurs personnes. Les victimes travaillaient dans une usine qui importait des singes d'Afrique et fabriquait des vaccins.
    1976. Une province du Zaïre et des villages entiers du Sud-Soudan sont décimés par cette même maladie.
    1989-1990. Reston, une banlieue de la région de Washington est à son tour menacée.
    2014. Après plusieurs pics ces dernières décennies en Afrique de l'Ouest, l'épidémie est de retour. Plus virulente que jamais. En sept mois, près de 10 000 personnes ont été contaminées ; 5 000 ont trouvé la mort.
    Echappé des profondeurs de la forêt équatoriale, ce mal imprévisible, effrayant et hors de contrôle, a un nom : EBOLA.

empty