Puf

  • Le nom propre, question linguistique majeure, a acquis le statut de problème philosophique depuis Bertrand Russell. Rien de plus vivant que le nom propre, en dépit de ses allures d'" indicateur rigide " (Kripke). Ce dont atteste son historique selon ses trois sous-ensembles du surnom, du prénom et du nom de famille, qu'il soit patrilinéaire ou matrilinéaire. Le nom propre en tire sa fonction symbolique et le présent ouvrage apporte une contribution à la " logique des noms propres " avec les ressources de la psychanalyse.
    La " vie inconsciente " du nom propre apparaît dans ses différentes fonctions, qu'elles soient identificatoires, érotiques ou s'imposent comme une condition de la conscience, à titre d'embrayeur de la parole. Son rôle concerne enfin la psychopathologie, qu'il s'agisse de l'amnésie ordinaire du nom ou de sa forclusion dans les psychoses. On voit ainsi s'en dessiner l'enjeu linguistique majeur pour la " philosophie analytique " contemporaine et, au-delà, il intéresse aussi la problématique de l'écriture, dont le présent ouvrage prolonge l'investigation.

  • Ce livre met l'accent sur la cohérence originale d'une pensée attentive à une inspiration d'expérience habituellement tenue pour étrangère au logos conscient de soi. Il retrace le cheminement d'une pensée qui s'élève de l'aventure anthropologique de la temporalité à l'intrigue de responsabilité éthique qui s'y dessine, avant de se risquer à évoquer la signifiance théologique du témoignage prophétique inscrit dans les Écritures bibliques. Il montre que le sens éthique de la responsabilité, au coeur de l'oeuvre, est inséparable de son enracinement anthropologique et de ses prolongements métaphysico-religieux.
    Francis GUIBAL est professeur émérite de philosophie à l'Université Marc Bloch de Strasbourg. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Emmanuel Levinas ou les intrigues du sens (PUF, 2005).

  • La collection est dirigée par Paul-Laurent Assoun, professeur à l'Université de Paris VII. Ces ouvrages de références rendent compte des divers courants de la recherche et de l'érudition en philosophie, ils transmettent les éléments d'une réflexion moderne sur les enjeux du discours philosophique.

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  • Au centre de ce livre : la différence sexuelle dans les écrits d'Emmanuel Levinas. Différence qui hante la philosophie depuis ses débuts mais dérange les systèmes de pensée. Le féminin serait alors un nom pour ce reste qui échappe aux systèmes de pensée. L'enjeu de Levinas consistant à penser l'Autre comme irréductible au Même, il rompt avec l'apparente neutralité du sujet philosophique. Il établit corrélativement un rapport entre la femme, le féminin et l'hospitalité.
    A travers l'irruption du féminin, de la voix féminine dans le champ philosophique, le présent ouvrage propose une nouvelle image de la pensée. A partir de l'examen de la " différence des sexes " comme " douce défaillance ", se trouve dégagée la " subjectivité au féminin " qui ramène à l'immémorial.
    De cet examen à la fois précis et vivant de ses occurrences dans le texte de Levinas, émerge la trace du féminin dans l'un des textes majeurs de la philosophie contemporaine de l'altérité.

  • Ce qui réunit ces trois penseurs, au delà d'importantes différences, est une
    attitude anti-mystique : le contact avec l'Absolu ne passe pas par les voies de
    l'affectivité mais par celles de l'abstraction, de l'intellect, de l'effort sur
    soi-même. Les demandes de salut intellectuel qu'ils tendent à satisfaire sont
    celles des groupes les moins attirés par les pratiques magiques, émotionnelles
    et « populaires » : l'Absolu ne se donne pas comme une chose à prendre mais
    dans la distance, le retrait, l'annonce, la promesse. Louis Pinto, directeur de
    recherche au CNRS (sociologie), est membre du Centre de sociologie européenne
    et enseigne à l'EHESS. Plusieurs de ses travaux ont porté sur des philosophes
    (Les Neveux de Zarathoustra. La réception de Nietzsche en France, Seuil, 1995 ;
    La Vocation et le métier de philosophe. Pour une sociologie de la philosophie
    dans la France contemporaine, Seuil, 2007 ; La Théorie souveraine. Les
    philosophes français et la sociologie au XXe siècle, Le Cerf, 2009). Il a
    également abordé d'autres domaines comme la culture, les intellectuels,
    l'histoire des sciences sociales, l'enseignement, la presse, la consommation.

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  • Si le rejet haineux de la mère est la condition d'entrée des filles dans le registre oedipien, comment cette même fille pourrait-elle donc sortir de l'oedipe par la voie de l'idéalisation de la mère ? Ici réside l'aporie rendant fort difficile de faire de la mère l'avenir idéal de la femme comme le voulait Freud exprimant enfin sa perplexité par cette question, qui depuis hante le monde psychanalytique : Que veut la femme ? Cette question a d'importantes incidences sociales, puisque tous s'aperçoivent aujourd'hui de la place du désir des femmes dans les réorganisations de la modernité.
    Il était donc urgent de reprendre ce dossier pour sortir de l'impasse freudienne et avec les autres sciences sociales désenclaver sur ce point la psychanalyse. Après avoir examiné de manière critique les textes de l'anthropologie freudienne, et après avoir situé ce qui dans la réponse de Freud au Que veut la femme ? apparaît comme peu convaincant (y compris pour Freud lui-même), M Zafiropoulos montre tout l'intérêt qu'il y a à emprunter la solution de Lacan disjoignant radicalement le désir de la femme des satisfactions maternelles.

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  • Montaigne est-il seulement un philosophe sceptique, comme on le pense généralement ? Il critique certes la raison, sa présomption, son impuissance. C'est le fameux " Que sais-je ? ". Mais la raison n'est pas la seule faculté intellectuelle, ni même la plus importante. Les Essais sont d'abord une extraordinaire enquête sur la puissance de l'esprit, que Montaigne distingue soigneusement de la raison. Livré à lui-même, l'esprit invente, croit, divague... En somme, il imagine, pour le meilleur (l'invention poétique) et pour le pire (le fanatisme religieux). Comment régler cette puissance fantasque ? Les coutumes, la sagesse du corps, l' " art de conférer " offrent des réponses. Mais il apparaît que le fond de l'esprit est " générosité ", notion dont Montaigne mesure la féconde ambiguïté. L'éthique de la générosité limite le scepticisme. Elle permet l'action. Jusqu'à l'intransigeance, s'il le faut.

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  • Notre fréquentation du monde se meut aisément entre deux pôles de la mondanité : d'un côté le monde objectivé, le monde " en soi ", un monde " sans nous " ou du moins un monde qui est le même pour tous ; de l'autre le monde qui se manifeste à nous, un monde qui se touche, se saisit, se prête à l'action et à la passion, bref un monde familier et " fait pour nous ".
    Leibniz hérite pleinement de l'exigence philosophique d'objectivation, présente de longue date, et se définit par conséquent comme théoricien de la substance, la catégorie basique du monde objectivé depuis la philosophie grecque. D'un autre côté, il façonne à nouveaux frais l'approche du monde manifeste. En effet, par sa reconfiguration du thème des apparences ou des phénomènes, il confère à ceux-ci une consistance et une assise complètement originales, dont ils restaient dépourvus dans le scepticisme qui avait jusque-là déterminé l'approche du monde manifeste.
    Se targuant toujours en matière philosophique " d'aller plus loin qu'on n'est allé encore ", Leibniz resitue le monde objectivé et l'écarte rigoureusement du monde manifeste ; il s'efforce dans le même temps de rattacher ce dernier à ses fondements objectifs, et donc de penser la relation complexe qui les unit. Poursuivant les directions de travail ainsi esquissées, la présente enquête éclaire trois types de raisonnements : ceux qui circonscrivent l'étoffe même du monde manifeste, ceux qui mènent du monde manifeste au monde objectivé des substances, et ceux qui retracent en sens inverse la production du monde manifeste à partir de ses fondements dans le monde objectivé.
    Cette enquête ouvre toute grande la porte de l'extraordinaire laboratoire d'idées de la philosophie du XVIIe siècle, et montre les effets, jusqu'à aujourd'hui, de la révolution intellectuelle que celle-ci a préparée.

  • Auguste Comte est-il positiviste ? Du moins son nom est-il attaché à la philosophie de la science référée au "positivisme ".
    Mais le "comtisme " reste à redécouvrir et le présent ouvrage s'emploie à en restituer l'unité et l'actualité : il apparaît alors que la pensée de Comte s'efforce de réaliser l'ambition philosophique de réunir les savoirs et de fonder conjointement une éthique, une politique et une religion.
    Cela suppose d'en explorer la thématique en trois temps qui en déploient la dynamique : épistémologie, histoire et philosophie des sciences, puis sociologie, enfin Philosophie proprement dite.
    Ce qui prend ainsi forme, c'est la portée du comtisme comme épistémologie des sciences humaines, qui débouche sur une philosophie politique originale.
    Cette réintroduction à la philosophie de Comte - nouveau Discours de la Méthode - en révèle la résonance pour la problématique de la philosophie contemporaine. Au-delà de l'image d'un scientisme périmé, le comtisme permet de penser une politique comme dissolution des formes classiques du politique, un rapport original entre vérité philosophique et sciences, une pensée séculière du religieux, bref une philosophie de la "fin de la philosophie ".

  • La collection est dirigée par Paul-Laurent Assoun, professeur à l'Université de Paris VII. Ces ouvrages de références rendent compte des divers courants de la recherche et de l'érudition en philosophie, ils transmettent les éléments d'une réflexion moderne sur les enjeux du discours philosophique.

  • La collection est dirigée par Paul-Laurent Assoun, professeur à l'Université de Paris VII. Ces ouvrages de références rendent compte des divers courants de la recherche et de l'érudition en philosophie, ils transmettent les éléments d'une réflexion moderne sur les enjeux du discours philosophique.

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  • Cet ouvrage propose une lecture nouvelle de la doctrine de la religion chez Bergson, en analysant la méthodologie originale empruntée par le philosophe, notamment dans Les Deux Sources de la Morale et de la Religion. Celle-ci met en jeu sa métaphysique spiritualiste et les acquis de la sociologie de son temps, en l'occurence celle de l'École française fondée par Émile Durkheim.
    L'originalité et la modernité de la démarche bergsonienne résident dans l'intégration différentielle de ces deux points de vue, où chacun d'entre eux se trouvent en retour redéfinis dans une perspective nouvelle. En adoptant ce « mixte » méthodologique, Bergson reconnaît ainsi la nécessité de traiter le fait religieux dans sa polymorphie, à la fois comme fait spirituel et social. Dans cette optique, le fait mystique, saisi indépendamment du dogme et de la foi, occupe une place centrale dans la mesure où, d'une part, il s'impose de manière inédite dans la doctrine bergsonienne comme l'« auxiliaire puissant de la recherche philosophique », et où, d'autre part, en s'incarnant dans des « individualités », il met à jour une dialectique subtile qui se joue entre le social et le spirituel, envisagés de manière divergente par la métaphysique bergsonienne et la sociologie durkheimienne.
    Brigitte Sitbon-Peillon tente ainsi de comprendre le rapport complexe qui se joue entre les différents niveaux de ce savoir, où la religion devient le medium suscitant leur articulation. On y voit comment Bergson, dans son dernier ouvrage, tout en déployant les conditions d'une épistémologie originale à une époque décisive pour l'histoire des sciences, s'éloigne des métaphysiques classiques, mais ne court pas le « risque » d'une abolition de son exigence spéculative : celle de faire de la philosophie une expérience intégrale.

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  • Pourquoi parler aujourd'hui de ce philosophe ? Parce qu'il nous offre une pensée résonante de sens et riche d'enseignements et d'ouvertures. Pourtant il ne dispense aucun savoir, sson objet étant un je-ne-sais-quoi, un presque-rien.

    Le pages de ce travail sont nées de cette aporie : à savoir de l'écart existant entre ce que l'on sait superficiellement de ce philosophe et la profonde originalité de son message.

    Jankélévitch nous parle d'un "lieu" qui n'est déjà plus tout à fait le nôtre, apparu dans le sillage de la moderne séparation du "sujet" et de "l'objet". En réalité au-delà du cartésianisme, du kantisme, du nihilisme et même du postmodernisme, il annonce une nouvelle ère celle du "lien" retrouvé et d'une joie possible.

    Notre propos n'est donc pas en premier lieu critique. Avant de critiquer, il faut comprendre. Il n'est pas non plus historique. Notre désir est de parler de la philosophie de Jankélévitch dans une perspective existentielle et spirituelle, en mettant à jour les chemins par lesquels elle peut se faire vivante et enrichissante, mais aussi d'en parler selon ce mouvement des profondeurs qui prend aujourd'hui de l'essor parce qu'il répond à une exigence secrète de notre époque : c'est qu'il en va de la possibilité même d'exister, de se réaliser, de partager, donc du sens. " Extrait de l'introduction Aborder la philosophie de Jankélévitch d'une manière globale selon ses sources, son sens et ses enjeux, tel est le propos de cet ouvrage, le premier de ce type. L'auteur l'a conçu dans la conscience d'un décalage à combler entre ce que l'on sait de cette philosophie et la nouveauté, l'audace, l'ouverture de ce qu'elle donne à entrevoir pour peu que l'on prenne la peine de "l'écouter". Cette parole est faite pour s'adresser à notre perplexité désanchantée en ouvrant au lecteur dess perspectives neuves parfois oubliées.

    Souvent rapidement classé dans le domaine marginal de l'ineffable, en tant que chantre du "je-ne-sais-quoi" et du "presque-rien", Jankélévitch a charmé, intrigué, fasciné, mais a-t-on saisi la portée socratique d'un message invitant chacun à accoucher de la vérité ? L'auteur de ce livre qui désirait mettre à jour la fécondité existentielle et pirituelle de cette philosophie, a privilégié une méthode heuristique et non pas historique ou critique au sens courant de ces termes. Il s'est agi de redessiner les chemins par lesquels Jankélévitch nous invite à conquérir nos vrais domaines et avec eux notre joie.

    L'enjeu est de reconcilier la philosophie devenue abstraite avec la plénitude du réel. Voilà qui concerne à la fois l'avenir de la philosophie et celui de noss existences, celles-ci n'accédant à leurs plus hautes possibilités que dans la perspective du sens." Texte de couverture

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  • CHAPITRE II - LE JEU A / Le souci 1. L'être 2. La question 3. La pensée A¢ / Réalité du souci 4. La finitude 5. La peur 6. L'angoisse B / L'oubli 7. La loi 8. La norme 9. La règle B¢ / Réalité de l'oubli 10. La conscience 11. Le problème 12. Le symptôme C / L'abandon 13. La parole 14. La chose 15. L'individu C¢ / Réalité de l'abandon 16. Le sacré 17. La poésie 18. La philosophie

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  • La dominance de la vision semble si massive lorsqu'on en a l'usage que l'apport du toucher à la cognition est parfois considéré comme mineur.
    Or, le toucher est un outil perceptif puissant et efficace, un partenaire essentiel de la vision pour l'accès à la connaissance de l'espace et des propriétés des objets. On sait qu'il permet aux aveugles d'atteindre une certaine autonomie dans leur vie quotidienne. Ce livre réunit les contributions des meilleurs spécialistes internationaux actuels de psychologie cognitive de la perception tactile manuelle, en croisant les apports de la neuropsychologie, de l'imagerie cérébrale fonctionnelle, de la psychologie expérimentale du bébé, de l'enfant et de l'adulte, et de la primatologie.
    Il consacre aussi une place importante aux applications pratiques destinées aux déficients visuels : le braille, l'accès aux oeuvres d'art, la substitution sensorielle et l'apport des nouvelles technologies de l'information.

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  • La collection est dirigée par Paul-Laurent Assoun, professeur à l'Université de Paris VII. Ces ouvrages de références rendent compte des divers courants de la recherche et de l'érudition en philosophie, ils transmettent les éléments d'une réflexion moderne sur les enjeux du discours philosophique.

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  • Ce livre aborde une question qu'on ne trouve pas telle quelle, explicitement thématisée, chez Merleau-Ponty lui-même, mais qui travaille en profondeur toute sa pensée, à savoir l'expérience de la création. Il s'efforce de respecter la manière dont elle se profile dans les textes du philosophe, le style indirect selon lequel elle émerge chez lui. L'exploration s'en déploie entre quatre grandes régions : " nature ", " histoire ", " langage ", " art ". Chacun de ces domaines, qui interfère sans cesse dans la pensée merleau-pontienne avec les autres, permet de faire ressortir les opérateurs de création qui s'entre-éclairent souvent et demeurent néanmoins irréductibles les uns aux autres. Qu'il s'agisse de spontanéité aveugle ou de " reprise " d'une situation contingente, de différentiel langagier ou de geste pictural relançant l'autophanie du visible même, chaque fois c'est à un autre schème singulier que l'on a affaire. Le phénoménologue vise toujours à élucider la même expérience, c'est-à-dire la manière dont se formule l'ouverture d'un monde. Il essaie de comprendre ce qui se passe entre ou avant les formes - l'effraction de l'événement, l'improbable nuance, le fugitif de l'idée, l'essence qui se met à rayonner. Ainsi apparaît la contribution de la " philosophie d'aujourd'hui " à des enjeux majeurs de l'esthétique.

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