Puf

  • Gilles deleuze et félix guattari ont connu une célébrité éclatante après la publication de leur ouvrage, l'anti-å'dipe.
    Capitalisme et schizophrénie i (1972). ce livre marqua pourtant le début d'un long malentendu : les philosophes deleuziens considérèrent cette polémique avec la psychanalyse comme la fin de la relation des deux auteurs avec la pratique freudienne, dans l'abord de la folie comme dans la politique. en france, notamment, choqués par l'attaque virulente de la psychanalyse qui dénonçait sa collusion avec des forces réactionnaires, les psychanalystes cessèrent de lire deleuze.
    En fait, deleuze travaillait avec et contre freud depuis longtemps. en 1967, déjà, sa présentation de sacher masoch interrogeait avec génie la théorie et la pratique de la psychanalyse : le masochiste sait que l'important, dans le désir, ce n'est pas l'objet qui satisferait les pulsions mais le dispositif que le désir invente, et c'est par là que les agencements de concepts peuvent se former à la manière des agencements de désirs.
    La philosophie de l'immanence vaut donc aussi bien pour les machines que construisent nos existences que pour les problèmes que dessinent nos pensées. ce qui suppose une continuité entre la psychanalyse et la philosophie. il est temps que les psychanalystes lisent ou relisent deleuze et que les philosophes se détournent moins de l'une des sources de son oeuvre. ce livre les y invite.

  • L'auteur, principalement à partir de sa propre expérience, analyse le parcours à la fois difficile et enrichissant d'une relation complexe à la norme de santé, habituellement étiquetée comme maladie chronique.
    Il y découvre, au sein des forces contradictoires en oeuvre, des potentialités équilibrantes ou « auto-normatives » qui offrent au malade la possibilité d'une restructuration individuelle positive avec la maladie. Il y voit une opportunité pour une évolution prometteuse vers une dimension intelligemment « autonomisante », et peut-être moins arrogante, de la relation médicale de soin.

  • Jusque dans les sciences humaines, doit aujourd'hui céder la place. La succession est difficile, mais c'est dans ce renouveau nécessaire de la pensée mathématique que se joue sa légitimité intellectuelle et sociale. Pour comprendre le cheminement de la mathématique contemporaine, son affranchissement progressif des mots d'ordre des " maths modernes ", et les voies qui lui sont aujourd'hui ouvertes, il faut d'abord déconstruire une histoire officielle par trop réductrice. Au XIXème siècle, et jusqu'au milieu du XXème, dans les travaux de mathématiciens comme Galois, Hilbert ou Weyl, s'est jouée et affirmée une autre conception de la pensée mathématique. C'est cette tradition de pensée et son exigence philosophique, tradition de savants, non de scientifiques, que la modernité nous apprend à faire revivre au travers d'?uvres comme celle d'Alexandre Grothendieck ou dans l'aristotélisme d'un René Thom.

  • C'est dans les années 1680-1720 que furent avancées, sur des bases encore fragiles, les premières notions de ce qui deviendra plus tard les sciences de Vie et de la Terre. Le Telliamed de Benoit de Maillet, ouvrage clandestin d'un naturaliste amateur qui fut un dignitaire du régime de Louis XIV puis de Louis XV, occupe une place cruciale dans cette conjoncture : il propose une explication mécaniste de la formation de la Terre, fondé sur ses observations de la " diminution de la mer " et des vestiges fossiles d'animaux marins trouvés à l'intérieur des terres, affirmant pour la première fois la très longue durée de cette histoire.
    En étudiant l'oeuvre déroutante et complexe du Consul Maillet et l'histoire mouvementée de sa rédaction, de sa circulation et de sa réception dans son contexte sociologique, institutionnel, scientifique et intellectuel, ce livre explore une période essentielle de l'histoire des sciences de la nature. Il vise ainsi à resituer cette oeuvre, trop souvent donnée pour celle d'un " précurseur ", dans son véritable contexte, et dans le champ plus large de l'histoire des sciences de la Vie et de la Terre, de leur origine à nos jours.
    L'auteur, philosophe et historienne des sciences à l'EHESS (Paris), a approfondi la connaissance de cette période, notamment par l'étude d'une oeuvre proche, la Protogée du grand Leibniz (texte en latin qu'elle a récemment publiée dans une traduction en langue anglaise). Ses travaux portent aussi, plus largement, sur l'histoire de la pensée évolutionniste, de la paléontologie et de la préhistoire : elle a notamment publié Le Destin du Mammouth (Points/Seuil), L'Homme des origines (Seuil), La Femme des origines (Belin-Herscher), La Méthode de Zadig (Seuil). Ses livres ont été traduits en plusieurs langues et couronnés de nombreux prix.

  • La fin du Moyen Age marque le moment historique où la civilisation européenne et la culture occidentale se détachent nettement de toutes les autres.
    C'est grâce au développement des « arts mineurs », aux découvertes géographiques, à l'expansion d'un commerce désormais international, mais surtout à la diffusion de la « machine », que naît la civilisation occidentale. La technique, la machine et l'organisation du travail sont, entre autres, les éléments fondamentaux qui ont contribué à l'élaboration de la nouvelle identité européenne. L'avènement soudain du « machinisme » a déterminé, aux XIVe et XVe siècles, une profonde mutation de la culture européenne et créé les conditions du surgissement de la société occidentale telle que nous la connaissons aujourd'hui.
    Le présent livre offre une vision nouvelle du rôle de la machine dans cette fin du Moyen Age avec la naissance du capitalisme et de la bourgeoisie. Il y apparaît que plus que le marché comme échange (Braudel), l'éthique vécue (Weber) ou la seule structure économique (Marx-Engels), c'est surtout la technique, entendue comme système de machines et de temps précis de production, qui est le facteur crucial de la Renaissance européenne.

  • La guerre culinaire : cet ouvrage présente une vision nouvelle de la planète culinaire, en propose une interprétation historique en relation avec les grands mouvements d'expansion des peuples : colonisation espagnole de l'Amérique, islamisation de la cuisine orientale, influence de la cuisine décorative de l'Ancien Régime...
    La situation culinaire actuelle révèle la scène internationale du goût pour ce qu'elle est réellement : un espace de forces où les puissances poussent leurs productions, leurs techniques, leurs conceptions et leurs idées sur la diététique. Ce livre met en lumière la dimension géopolitique de l'alimentation.

  • Le projet de cet ouvrage est de réfléchir sur les différences éthiques entre une lecture déterministe de la nature et une lecture finaliste du monde créé. Quatre traits fondamentaux sont retenus dans ce livre : 1) Origines animales et devenir humain. La fascination exercée par les découvertes scientifiques tend encore à reléguer toute finalité au musée de l'histoire. 2) La fabrique biotechnologique du devenir humain. L'essor des biotechnologies permet aujourd'hui non seulement de mieux soigner les humains mais aussi de les améliorer. 3) La vulnérabilité du devenir humain. La vulnérabilité de l'homme est au coeur du devenir de son identité. 4) L'Église catholique et le devenir humain. Aucune religion ne dépend plus que le catholicisme, avec la doctrine de l'Incarnation, de la notion d'une position absolument centrale et singulière de l'homme dans le cosmos.

  • Des années 1860 aux années 1920, une culture raciale, présentant une vision hiérarchisée et inégalitaire du genre humain, a été largement présente au sein de la communauté savante et politique, du monde colonial et des sciences humaines et sociales en général. Cette recherche inédite et originale montre les liens entre pensée raciale et idéologie républicaine : un sujet encore peu connu. L'idéologie républicaine n'a pas échappé à une représentation inégalitaire de la différence.


    Table des matières

    Introduction

    Première partie : La construction scientifique du paradigme racial républicain au sein de la Société d'anthropologie de Paris, 1860-1900

    I -- L'anthropologie, la Science de l'homme : De la "race" au paradigme racial -- Philosophes et naturalistes, les antécédents de la pensée hiérarchique et inégalitaire -- L'anthropologie, une science autonome promise au plus bel avenir

    II -- Les fondements de l'inégalité face aux enjeux scientifiques et idéologiques : Polygénisme et origine simienne de l'homme -- L'opposition monogéniste -- La grande question de la perfectibilité -- Paradigme racial et colonisation -- Évolution du paradigme, déclin de l'enthropométrie et essor d'une anthropologie culturelle

    III -- Paradigme racial et République : Spécificités de la pensée raciale républicaine -- Des radiologues militants de la République laïque -- Rayonnement et vulgarisation -- Premières remises en cause

    Deuxième partie : Les usages coloniaux et scientifiques du paradigme racial

    I -- La réception des problématiques raciologiques au sein du monde colonial : Théories raciales aux colonies -- Races et politiques coloniales

    II -- Les sciences humaines et sociales face au paradigme racial : La psychologie des peuples de Taine à Boutmy -- Historiens et géographes face aux problématiques raciologiques -- L'école durkheimienne, ruptures et permanences -- Affirmation d'une ethnologie culturelle -- Race et "psychologie scientifique"

    Épilogue : Retour à l'anthropologie du début du XXe siècle -- Conclusion -- Bibliographie

  • Voici un homme à deux têtes, un homme qui porte, sortant du thorax l'énorme appendice d'un frère régressé aux membres atrophiés, un enfant cyclope sans nez et privé de cerveau... L'énumération pourrait continuer ainsi longtemps si l'on n'éprouvait très vite une sorte de dégoût. Mais pourquoi un tel trouble ? Comment peut-on appeler monstre un être qui naît du ventre d'une femme ? En nous confrontant aux limites de notre tolérance, la grande difformité physique nous révèle nos craintes liées au corps mutilé, dégradé, régressé, non viable. Elle suscite des peurs irrationnelles de contamination et des fantasmes de métamorphose, mais aussi des angoisses rationnelles en touchant à la fragilité de l'organisme et au vécu intérieur du corps. A partir d'une analyse de la perception courante du corps gravement handicapé, de l'étude des exhibitions des monstres au XIXe siècle et de l'histoire de la tératologie scientifique marquée en France par Etienne et Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, Camille Dareste et Etienne Wolff, Pierre Ancet s'efforce de comprendre ce qui se produit en nous face au corps difforme d'un individu, et nous pousse à penser de lui " c'est un monstre ".

  • « Cet ouvrage est issu d'une journée d'études organisée le 29 mai 2008 à l'Université Paris 7 - Denis Diderot, dans le cadre des activités du Centre Georges Canguilhem, au cours de laquelle une première version des articles fut exposée.
    [...] Il y a cent ans paraissaient simultanément L'Evolution créatrice de Bergson et Le Pragmatisme de James. Pour James, L'Evolution créatrice était « un véritable miracle dans l'histoire de la philosophie » ; pour Bergson, Le Pragmatisme était « le programme, admirablement tracé, de la philosophie de l'avenir ». Les deux auteurs ont partagé une même gloire, puis un commun oubli. Aujourd'hui que leurs oeuvres font de nouveau l'objet de l'attention philosophique, une nouvelle comparaison s'impose, instruite cette fois des contresens du passé.
    Jusqu'où la psychologie de James et celle de Bergson concordent-elles ? Qu'y a-t-il de commun entre leurs philosophies de la connaissance ? Faut-il voir dans l'empirisme pluraliste de James une tentative similaire à la métaphysique de la durée que propose Bergson ? En quel sens soutiennent-ils l'un et l'autre une morale du héros et une religion du mystique ? D'où vient leur goût partagé pour les « recherches psychiques », ancêtre de la parapsychologie ? Au-delà de ces questions particulières, cette journée d'études se voudrait une contribution à la compréhension des nombreux échanges entre pragmatisme et bergsonisme, instrumentalisme et conventionnalisme, anti-intellectualisme et modernisme, qui ont ouvert la philosophie du XXe siècle ? »

  • La collection "Science, histoire et société", dirigée par Dominique Lecourt, professeur à l'Université de Paris VII, a pour objectif de rassembler des travaux originaux portant sur le destin social de la pensée scientifique : provenance sociale des problèmes et des concepts scientifiques, incidences économiques, politiques, religieuses, éthiques, voire esthétiques des progrès de la science, sans exclure les questions posées par l'organisation sociale de la recherche et les applications technologiques des résultats obtenus

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  • Le regain progressif d'intérêt dont a bénéficié depuis 1990 la pensée de gilbert simondon (1924-1989) s'est encore renforcé, depuis 2006, par la publication de textes inédits du philosophe français, ainsi que par celle, enfin unifiée, du grand oeuvre de simondon, jusque-là publié en deux parties : sa thèse principale pour le doctorat d'état, intitulée l'individuation à la lumière des notions de forme et d'information.
    La présente étude se propose de revenir sur ce texte fondateur, origine de l'individu et sa genèse physico-biologique comme ensuite de l'individuation psychique et collective, pour en dégager à la fois l'originalité et l'actualité, mais aussi pour mieux comprendre finalement le classique de l'auteur, sa thèse complémentaire : du mode d'existence des objets techniques. on découvrira la portée du " nouvel encyclopédisme " dont simondon se voulait l'initiateur.
    Il apparaîtra alors que dans le sillage de son directeur de thèse, georges canguilhem, avec d'autres modalités et insistances que lui, simondon ne rejette le " facile humanisme " que par exigence d'un humanisme difficile qui sache d'une part faire dériver l'homme du vivant, d'autre part intégrer la technique à la culture.

  • La " maladie de la vache folle ", la grippe aviaire, tout comme la crise récente liée à la grippe porcine et le débat autour des antennes- relais de téléphonie mobile, tous ces problèmes de santé publique ont contribué à mettre en relief la place désormais centrale accordée au principe de précaution dans le domaine de la santé.
    Dans une journée d'études réunissant des spécialistes issus du droit, de la médecine, de la santé publique et de la philosophie, le Centre Canguilhem (Université Paris VII) s'était efforcé, en 2008, de faire le point sur la manière dont ce principe a été intégré tant au niveau de la santé publique que dans la pratique clinique ou la recherche médicale. Ce sont ces réflexions qui sont ici publiées. On y voit comment le principe de précaution a transformé les politiques de gestion et de prévention des risques, mettant l'accent sur l'anticipation des risques potentiels et modifiant les procédures d'évaluation et de décision en santé publique.
    Le principe de précaution impose des obligations nouvelles mais pose aussi des problèmes nouveaux, tant juridiques qu'éthiques. Les débats, parfois tranchés, qui sont ici retranscrits, montrent les difficultés auxquelles se trouvent confrontés les divers praticiens. Plus généralement, ce volume permet de dresser un panorama du dispositif de précaution qui s'est mis en place au niveau international et national pour la gestion des crises et la détection des menaces sanitaires, dans un monde présenté comme " incertain ", soumis aux aléas des innovations technologiques et à la mondialisation.

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  • La collection "Science, histoire et société", dirigée par Dominique Lecourt, professeur à l'Université de Paris VII, a pour objectif de rassembler des travaux originaux portant sur le destin social de la pensée scientifique : provenance sociale des problèmes et des concepts scientifiques, incidences économiques, politiques, religieuses, éthiques, voire esthétiques des progrès de la science, sans exclure les questions posées par l'organisation sociale de la recherche et les applications technologiques des résultats obtenus

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  • Créée en 1935, la psychochirurgie permit à son inventeur de recevoir le Prix Nobel en 1949. Dans cette tentative de transformation de l'esprit malade par l'action chirurgicale sur la chair du cerveau, la frontière entre corps et esprit est quasi abolie et la métaphore quasi absente. Quels furent alors les motivations des psychochirugiens ? Quel cheminement a mené la lobotomie de la gloire à la condamnation générale ? Une décennie plus tard, les propriétés de multiples substances supposées agir sur l'esprit furent explorées, analysées et instrumentalisées.
    Barbituriques, amphétamines, mescaline, LSD et neuroleptiques forgèrent de nouvelles pratiques et de nouveaux discours sur le pouvoir des drogues, la maladie mentale et le sujet, qui perdurent sous deux formes : l'une disciplinaire, la psychopharmacologie et l'autre transgressive, la toxicomanie moderne. Devant l'essoufflement des promesses de la psychopharmacologie et le développement de nouvelles techniques cérébrales, cet ouvrage est un apport précieux à l'analyse et à la critique de ce que l'avenir nous prépare.

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  • Ce livre propose une réflexion collective sur le triage en médecine, du XIXe au XXIe siècle. Il se place au plus près de ses pratiques, dans les salles d´attente des généralistes, au sein des bureaucraties sanitaires, sur les théâtres des catastrophes humanitaires. Le triage y constitue à la fois une promesse et une épreuve, un fondement de l´identité de la profession médicale moderne et une intrusion menaçante de contraintes économiques et politiques dans la décision médicale, une pratique volontiers mise en scène et dont l´expérience reste cependant indicible, une routine des services d´urgence ou d´une médecine de ville pourtant marquée du sceau de l´exception. Enquêter sur le triage mène au coeur même de la médecine et des politiques de santé contemporaines, en mettant à jour les opérations de classement, de sélection, de priorisation et de négligence, qui, en traçant la ligne de partage entre ceux qu´il faut soigner d´abord et ceux qui peuvent attendre, constituent à la fois une condition nécessaire et un envers des relations de soin.

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  • Dans un siècle marqué par deux guerres mondiales qui ont laissé la France exsangue et par des découvertes décisives en recherche biologique, le monde médical, confortablement installé dans ses croyances et pratiques ancestrales, a connu une véritable révolution, à partir des années 1950, entamée notamment par quelques grands cliniciens  « éclairés ». C'est à cette aventure que nous convient les auteurs de cet ouvrage, résultat d'un travail exhaustif d'analyse d'archives, éclairé par les témoignages de grandes personnalités, médecins praticiens et chercheurs. L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a été au coeur des grands événements qui ont marqué cette métamorphose.

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  • "Cet ouvrage est le premier essai sur l'oeuvre de l'un des plus grands
    philosophes et historiens des sciences français du XXe siècle, Jacques Merleau-
    Ponty. Il présente de manière claire et détaillée son analyse philosophique de
    la cosmologie contemporaine, ou « théorie du big bang ». Pour Merleau-Ponty,
    depuis Einstein, l'univers est devenu en même temps un objet de science et de
    philosophie en imposant deux idées, à la fois scientifiques et métaphysiques,
    le « tout » et « l'origine ». La première partie de l'ouvrage expose comment le
    cosmos des Anciens est devenu l'univers à travers la paradoxale « science du
    tout ». La seconde partie révèle comment les découvertes astronomiques ont
    imposé l'idée « d'origine » de l'univers. Pour comprendre véritablement cette
    révolution, Merleau-Ponty a posé de nouveau la question du « sens de l'univers
    » et de la place de l'homme dans cet ensemble." Jean-François Robredo est
    docteur en philosophie et histoire des sciences. Ancien journaliste spécialisé
    en astronomie pour les plus grandes revues de vulgarisation (Ciel & Espace,
    Science & Vie, Sciences et Avenir...), il est actuellement professeur de
    philosophie et chargé de cours à l'Université Paris IV-Sorbonne. Il est
    l'auteur d'un précédent ouvrage aux PUF : Du cosmos au big bang. La révolution
    philosophique.

  • Quels sont les enjeux éthiques entre les sciences du vivant, l'impact éthique de la recherche sur embryons, et les représentations sociales construites à partir de conflits de convictions ou de représentations narratives sur l'origine de la vie ?
    Quelle place ont prise les femmes dans ce débat ? comment la délocalisation de l'embryon, de l'utérus à la cité, met-elle en jeu la hiérarchie des sexes dans la fabrication d'enfants, et quel sera, dès lors, l'avenir de la naissance ?
    Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répondent les deux auteurs.

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  • Omniprésente dans l'ensemble des sciences de la vie, la catégorie de fonction a les allures d'un scandale épistémologique : attribuer une fonction à une structure ou à un processus biologique, c'est en effet suggérer qu'on l'explique par ses effets.
    Cet ouvrage, sans précédent en langue française examine les débats philosophiques contemporains sur les fonctions depuis une trentaine d'années, et propose de nouvelles voies d'analyse. Il confronte ces débats à l'usage de la notion de fonction dans un large spectre de disciplines biologiques, psychologiques et médicales. Il soulève aussi la question de savoir si cette notion, aussi ancienne dans l'histoire des techniques que dans celle des sciences de la vie, y a le même sens.

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  • La collection "Science, histoire et société", dirigée par Dominique Lecourt, professeur à l'Université de Paris VII, a pour objectif de rassembler des travaux originaux portant sur le destin social de la pensée scientifique : provenance sociale des problèmes et des concepts scientifiques, incidences économiques, politiques, religieuses, éthiques, voire esthétiques des progrès de la science, sans exclure les questions posées par l'organisation sociale de la recherche et les applications technologiques des résultats obtenus

  • Il est ici question du tout premier savoir de l'expression. Grâce à l'électrisation localisée, vivisection sans mutilation, l'exploration de l'anatomie des muscles du visage est devenue possible. Cette anatomie vivante se double d'une physiologie permettant d'élucider les significations de la physionomie en mouvement. Cette histoire de l'expression offre ainsi un nouvel éclairage sur l'histoire des rapports entre la connaissance et l'art.

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