Salvator

  • Vincent Morch appartient à cette nouvelle génération d'auteurs qui ne craignent pas d'affirmer leur foi, vécue comme source de liberté. Il tire cette conviction de l'exemple de nombreux chrétiens qui, depuis deux mille ans, sous toutes les latitudes, dans toutes les cultures, ont su puiser dans la foi la force spirituelle de résister à la violence et aux injustices de leur temps. Or, aujourd'hui encore, il demeure nécessaire de garder en son coeur les promesses de Dieu pour témoigner, avec humilité mais détermination, de la vocation authentique de l'humanité.
    Alors que nous vivons sans doute une forme d'Apocalypse qui révèle bien des logiques sous-jacentes de notre époque, et alors qu'une forme de bien-pensance contemporaine étouffe la vie de l'esprit, nous sommes sans doute même, plus que jamais, invités à faire preuve de ce courage immense. Partant du constat de la désincarnation contemporaine de l'humanité, l'auteur montre que celle-ci se nourrit d'un fantasme de toute-puissance qui est aux antipodes de la véritable énergie intérieure car cette dernière, paradoxalement, se nourrit du refus opiniâtre d'idolâtrer la force, destructrice des plus vulnérables. Elle se nourrit également d'une vigilance constante sur la juste séparation des pouvoirs temporel et spirituel - quitte, à l'instar de Franz Jägerstätter, le résistant autrichien au nazisme, à savoir s'opposer pacifiquement mais fermement à César lorsqu'il se mêle du religieux.
    Cette force paradoxale se nourrit de surcroît d'une disposition au détachement qui s'oppose à la conception des hommes comme des consommateurs-producteurs, simples rouages d'une machine économique de plus en plus matérialiste, ainsi qu'à l'ouverture au pardon qui rouvre un avenir de concorde là où ne devrait plus exister que la haine. Pour Vincent Morch, loin d'être une « opinion » parmi d'autres, la foi chrétienne est donc une invitation à aller jusqu'au bout d'un amour de l'humanité telle qu'elle est, et à participer à la construction d'une paix authentique pour chacun.

  • Les bons chrétiens Nouv.

    Alors que moins de 2% des français vont à la messe le dimanche, « cathos de droite » et « chrétiens de gauche » continuent régulièrement de croiser le fer, se disputant en quelque sorte l'appellation contrôlée de "bons chrétiens", Jean de Saint-Cheron interroge cette expression devenue aujourd'hui presque ridicule. En plongeant dans l'Évangile, mais aussi dans l'histoire de l'Église et du monde moderne, il s'efforce de montrer que le christianisme est le plus pur des réalismes, seul capable de proposer à l'homme un horizon crédible de vérité et de bonheur : la sainteté. Celle-ci est pourtant le grand "obstacle" infranchissable, tant pour ceux qui se disent chrétiens que pour le monde sans Dieu. Avec un humour pamphlétaire, l'auteur met aussi en garde contre le confort de l'identitarisme chrétien ; car ce monde est le lieu de notre salut, et l'on ne saurait le rejeter d'un revers de main. Une traversée de la matière et de l'esprit, tenant l'une sans jamais lâcher l'autre, où des géants tels que Pascal, Houellebecq, Nietzsche ou Bernanos nous aident à voir clair sans jamais désespérer.

  • Au fil des siècles, les Psaumes n'ont cessé de nourrir la prière d'Israël et celle de l'Église.
    Michel Hubaut se propose de les situer dans le contexte historique des liturgies célébrées dans le Temple de Jérusalem. Il analyse brièvement la structure des différents genres littéraires : psaumes du rituel de l'Alliance, psaumes du règne de Dieu, psaumes royaux, psaumes de l'hôte de Dieu, psaumes d'action de grâce, cantiques de Sion, psaumes des montées et de pèlerinage, psaumes de supplications, hymnes, psaumes prophétiques, oracles et bénédictions. Il détaille en ce sens de nombreux exemples qu'il fait suivre d'une brève lecture chrétienne.
    Ainsi, avec en arrière-plan le rôle initial des Psaumes dans la liturgie en Israël, ceux qui les prient y goûteront davantage leur densité historique, prophétique et leur extraordinaire accomplissement dans la lumière de l'événement Jésus-Christ, le Messie tant espéré, l'Alliance faite chair.

  • Pour une foi chrétienne non puissante: fort dans la faiblesse Approche théologique renouvelée de la guerre et de la violence.

  • La sécularisation de nos sociétés et la fin de la religion seraient-elles un effet inéluctable de la modernité ?
    Hans Joas, proche de la pensée de Paul Ricoeur, expose ici une conception alternative à cette théorie si souvent mise en avant. Pour lui, le phénomène religieux n'a pas disparu du paysage - surtout en dehors de l'Europe.
    Il faut aussi savoir reconnaître le rôle joué par le catholicisme dans la modernisation, dont le protestantisme n'a pas le monopole. Revenant en particulier sur le pluralisme religieux, la sécularisation, la violence religieuse, la place du sacré ou le rôle des intellectuels, Hans Joas indique notamment quatre défis majeurs pour l'avenir du christianisme :
    L'éthos de l'amour, la question de la personne, le statut de la spiritualité et l'affirmation forte de la transcendance issue du prophétisme de l'Ancien Israël et du premier judaïsme.
    La foi chrétienne n'a pas dit son dernier mot et demeure une option toujours crédible.

  • Le titre provocateur de ce livre fait écho à une citation du philosophe Søren Kierkegaard (1813-1855). L'auteur la reprend à son compte pour expliquer que le christianisme historique et culturel est une sorte d'illusion qui permet aux chrétiens d'éviter de se demander s'ils sont encore fidèles à l'Évangile.
    Quand donc le christianisme existera-t-il ? Quand il cessera de s'interroger sur son futur et se souciera davantage de ce qui manquerait d'essentiel à l'homme si l'Évangile n'était pas proclamé comme Évangile.
    Pour sortir de la panne de transmission de la parole chrétienne dans le monde actuel, Dominique Collin plaide avec brio pour un christianisme sachant parler évangéliquement, à tout homme, croyant ou non, pour l'inviter à exister enfin.

  • "Dieu peut-il être un sujet de conversation ? Peut-on le placer entre les derniers résultats de Coupe d'Europe et le prochain bulletin météorologique ? Serait-il toutefois beaucoup mieux de disserter savamment dessus, d'en faire un beau concept théologique, de le resituer entre les antinomies de Kant et les généalogies de Nietzsche? La bouche qui vient de dire : « Passe-moi le sel ! » ou « La France forte, c'est maintenant » ou « Vous êtes belle, Monica, puis-je monter prendre un verre chez vous ? », est-elle habilitée à dire quelque chose du divin ? Du reste, le mot « Dieu » peut-il être un mot parmi d'autres dans une phrase, un gros mot, un mot avec une grande majuscule ?
    L'Infini tient-il en quatre lettres communes (comme le fini en cinq lettres) ? N'est-ce pas le diminuer au moment même où l'on prétend l'exalter ? Ou l'honorer alors qu'on voudrait s'en débarrasser pour toujours ?
    Au moins deux espèces de personnes ne s'embarrassent pas de ces difficultés : le fondamentaliste et l'athée. Tous deux parlent de Dieu à tort et à travers. Si bien que deux autres types vont s'insurger contre une telle arrogance : l'agnostique et le chrétien enfoui. Tous deux prennent le parti de ne plus en parler du tout.
    Et puis il y a ceux qui ne se retrouvent pas dans le quadrige de ces factions. Ceux pour qui l'on ne peut parler de Dieu, mais pour qui l'on peut encore moins se taire. Et les voici qui bégayent, bafouillent, balbutient, clowns qui doivent témoigner de ce qui les surpasse... Ils sont envoyés comme hérauts du « Royaume », alors qu'ils font leurs courses chez Leclerc. Ils sont désignés comme « lumière du monde » alors qu'ils cherchent l'interrupteur de leur chambre. Enfin, ils se savent fils du Dieu infini et néanmoins fils de Lucette et Ferdinand, finis, extrêmement finis..."

  • L'homme n'est pas fait pour aimer. Il est fait pour mourir d'amour. Cette vocation est si forte qu'elle contient en elle tous les égarements. C'est ainsi que la pornographie caricature l'amour, en mimant le désir humain de se donner sans réserve. Car l'amour vrai, c'est l'amour au sens fort. L'amour absolument donné et absolument reçu. L'amour comme un don de soi sans retour. L'amour comme accroissement des dimensions du coeur. L'amour comme blessure qu'il faut veiller à ne jamais refermer, dont il faudrait ne jamais guérir. Cet amour qu'on appelait autrefois « charité » et qui nous fait patienter, telle une prière, au seuil de l'autre.

  • Comment se situer dans le monde actuel est devenu une question brûlante pour le chrétien : doit-il le fuir, ou s'y engager et prendre position ? Evoquant le massacre des chrétiens d'Orient par Daech et « l'humanisme sans aile », sans transcendance, qui domine en Occident, l'auteur invite les chrétiens à ne pas fuir leur vocation. Mais à l'assumer dans toute sa radicalité. A savoir, se préparer au martyre, sans l'attendre, ni le rechercher. Simplement en se laissant posséder par l'Amour qui pardonne et désarme, même ses pires ennemis. Un manifeste brûlant de l'Amour qui s'est livré sur la Croix pour que l'homme vive.

  • Retour sur la vision que l'on peut avoir de l'homme et de l'éducation.

  • Un dieu humain

    Robert Cheaib

    Humain, trop humain, écrit Nietzsche. Cette formule pourrait être appliquée à ce qu'est devenu Jésus-Christ aujourd'hui : autant que sa divinité, son humanité dérange. Pour certains, elle est un scandale.
    Dans une langue éminemment proche et accessible, Robert Cheaib se fait le passeur des grands auteurs qui nous introduisent à la profondeur et à la beauté de la foi en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Il montre ainsi comment la nouvelle radicale de l'Incarnation se réfléchit dans la vie de l'Église, épouse incarnée de Dieu.
    À partir de la soif d'absolu qui habite le coeur de l'homme, cet ouvrage remonte à la source : le désir de Dieu de rencontrer et de sauver chaque personne. Il est une invitation à contempler avec des yeux simples le mystère de l'humanité de Dieu et à se laisser constamment surprendre par elle : c'est en entrant dans la ressemblance du Christ que nous sommes divinisés.

  • Des sujets de débats sensibles dont Inquisition, esclavage, etc.

    Alors qu'elle se réclame d'un Dieu d'amour et de justice, l'Église a-t-elle vraiment servi la liberté de l'homme au cours de l'histoire ? Le sujet a fait couler beaucoup d'encre et suscité bien des débats et polémiques, en particulier à l'époque des Lumières. Avec courage, le théologien Bernard Sesboüé ne craint pas de l'affronter ici en faisant résonner théologie et perspective historique.
    La liberté est une révélation majeure de l'Évangile.
    Elle appartient à la vocation des hommes du fait de la Création qu'ils ont reçue des mains de Dieu. Il est donc parfaitement légitime d'interroger la responsabilité de l'Église en ce domaine. Comment expliquer ces zones d'ombre tragiques que furent en particulier l'esclavage, la justification de la traite négrière et l'Inquisition, aux procédures souvent cruelles et peu respectueuses des personnes ? Pourquoi un tel écart avec l'idéal évangélique ?
    Cette relecture d'un passé contrasté nous questionne jusqu'à aujourd'hui. « Tant que notre temps continue, écrit Bernard Sesboüé, nous aurons toujours à nous convertir à l'Évangile, et la présence de l'Esprit dans l'Église est là pour nous donner les moyens de le faire. »

  • Comment parler de Dieu quand les hommes se prennent pour Dieu

  • Dans le foisonnement des disciplines revêtues de la dimension « théologique », comment se repérer ? Qu'entend-on exactement par le mot « théologie » ? Ces pages entendent donner un ensemble d'informations valables sur un vaste domaine, en prenant pour centre de gravité la théologie dogmatique, qui demeure la grande cheville ouvrière de la discipline. Mais définir la tâche propre de celle-ci demande de la situer dans tout un ensemble qu'elle a largement contribué à développer et dont elle reste manifestement solidaire. Du point de vue chrétien, elle a pour objet central l'événement historique relaté dans la Bible et qui a son sommet dans la venue, la vie, la mort et la résurrection de Jésus de Nazareth, proclamé par les chrétiens Christ et Seigneur, et adoré comme Dieu. Cet événement se continue dans une autre histoire, celle de l'Église, dont Jésus de Nazareth est à la fois le fondateur et le fondement. À ce double titre, la théologie chrétienne est largement une histoire, science de l'homme par excellence.

  • Dès les premiers temps de l'Église, les Pères du désert avaient mis en garde leurs contemporains contre la tentation de l'acédie, cette tristesse négative qui conduit le chercheur de Dieu à se décourager. Aujourd'hui, cette tentation prend des formes nouvelles et nombreux sont les chrétiens qui connaissent des moments de découragement. Qu'ils soient prêtres ou consacrés, mais aussi laïcs, ils ne voient plus très bien le sens à donner à leur pratique religieuse et à leur activité chrétienne. Ils sont déçus par la difficulté de l'institution à se réformer. Ils éprouvent un vide spirituel et pour cette raison, relâchent leurs liens avec l'Église pour finalement prendre la décision de la quitter.
    Comment ne pas céder à cette tentation déprimante se demande le cardinal Walter Kasper ? En retournant tout simplement à l'Évangile. Car celui-ci est porteur d'un vrai message de joie, joie qui n'est pas seulement céleste. Apparentée à l'espérance, la joie est l'expression de la liberté chrétienne. Elle est pour le chrétien la manière de vaincre le monde, mais également une façon d'aborder les problèmes de l'Église avec justesse. Elle est le critère qui permet de vérifier si notre discours théologique sur Dieu et sur l'homme est adéquat.
    Ainsi, ce livre ne traite pas tant de la joie d'être chrétien ou d'appartenir à l'Église, mais plutôt de la joie de croire en l'Évangile. C'est celle-ci qui doit être offerte et largement partagée.

  • Comme le fou du Gai Savoir de Nietzsche, Robert Cheaib soulève la question de Dieu avec « la force du peut-être ». Cette question peut se poser chez ceux qui croient ne pas croire, comme chez ceux qui croient croire.
    Moïse est le guide de ce voyage initiatique dans le double mystère de Dieu et de l'humanité. Il symbolise l'homme qui débat, doute, conteste, puis se demande si son bonheur n'est pas d'être avec Dieu.
    Comme Moïse, chacun est appelé à trouver Dieu en vivant des expériences fondamentales : le désir, la pensée et surtout l'amour. Or, il n'y a pas de plus grand commandement que celui d'aimer Dieu de tout son coeur (désir), de tout son esprit (pensée) et de toutes ses forces (amour concret). Seule cette voie peut nous conduire « au-delà de la mort de Dieu » ... et de l'homme.

  • Comment penser le salut en Jésus-Christ aujourd'hui, dans une modernité qui semble si souvent déconstruire la foi et lui être hostile ? Peut-on imaginer à frais nouveaux la condition de l'Église et des chrétiens dans un contexte de sécularisation qui se mondialise? Les formes d'expression de la foi ne sont-elles pas à reconsidérer dans ce cadre, selon l'esprit même de la tradition? Ce sont ces questions fondamentales, mais aussi bien d'autres, comme la place des femmes et l'avenir des ministères, la prise en compte des mentalités contemporaines ou le rôle des laïcs qui sont débattues sans complexe dans cet ouvrage. En effet, pour mieux témoigner de l'Évangile, l'Église ne doit-elle pas être conduite à faire des choix nouveaux, afin de favoriser une « dispersion évangélique dans le monde » ? Avec d'autres, le père Joseph Moingt, interrogé par de nombreux chrétiens et en dialogue avec eux, en est convaincu : c'est bien l'Évangile qui sauvera l'Église, puisqu'elle en est la servante.

  • Notre propre vie ne nous est pas propre : elle s'est d'abord faite en nous.
    Sans nous. Puis nient le jour avant appris à se posséder mieux. revient à chacun le pouvoir de refuser cette vie reçue passivement. N'est-ce pas là la liberté par excellence : dire non à ce qui s'impose sans se proposer ? Mais il est une autre liberté, plus généreuse. plus large et plus pleine de risques. dont ce Petit traité de la joie se fait l'éloge : consentir à la vie. ouvrir les bras à ce qui fut d'abord étranger.
    Non pas d'un oui du bout des lèvres : la question du consentement à l'existence est. selon le mot de Nietzsche, la question primordiale ". D'une telle question dépend notre façon d'accueillir le passé comme d'engager l'avenir. Elle exige donc. en guise de réponse. que nous offrions à l'existence un oui à la mesure de nos vies : ample comme le sont nos peines. surabondant à la mesure de nos joies. Alors, cherchant moins à conquérir qu'à recevoir ce qu'on a, la vie apparaîtra comme ce qu'elle est : un présent auquel on peut apprendre à être davantage présent.

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  • Dans cet essai anticonformiste, l'auteur exhorte la hiérarchie ecclésiastique à préparer l'avenir avec et pas sans les femmes.

    Une première ! Lors du dernier synode romain sur la famille, des femmes ont pris la parole et leurs points de vue ont été repris dans le document final. L'une d'elles, Lucetta Scaraffia, était « assise au dernier rang de la grande Salle du synode ». Elle n'en fut pas moins attentive aux thèmes et aux enjeux du débat. Ce livre développe les points forts de son intervention devant les évêques : l'Église doit se souvenir que c'est le christianisme qui, le premier, a fondé l'égalité spirituelle entre les hommes et les femmes, et que c'est la tradition chrétienne qui a fait germer l'émancipation féminine en Occident. De ces pages il ressort que, « sans les femmes, l'Église ne peut pas penser l'avenir car elles n'acceptent plus de la soutenir, de la servir sans être écoutées ».

  • À l'heure où l'Europe doute d'elle-même, il est plus que jamais urgent que celle-ci approfondisse son identité et son histoire. Or il n'existe pas à ce jour de livre ou de manuel qui évoque sous forme de récit l'émergence de la conscience européenne, l'expérience plurielle qu'elle incarne. Le temps est donc venu de proposer cette démarche au lecteur et de croiser les regards des historiens de notre temps appartenant à différentes écoles historiographiques, traditions religieuses et nationalités, et de les confronter avec les grands récits des maîtres du passé, comme ceux de Jacques Le Goff ou de Denis de Rougemont. Il s'agit en particulier de faire comprendre que nous ne donnons pas le même sens par exemple à la révolution de 1948 ou 1968 selon que l'on soit tchèque ou français. Il s'agit donc ici de proposer un « nouveau récit en vérité de la conscience européenne » et de l'apparition des valeurs qui la portent, à dimension universelle. Un projet intellectuel ambitieux et original, qui entend valoriser un récit accessible, participatif, inachevé et ouvert. Il rassemble nombre de prestigieuses signatures.

  • Fragile asile

    Véronique Dufief

    Frêle « maison de feuilles », ce livre a été écrit pour offrir l'hospitalité à tous ceux que touche, de près ou de loin, la fragilité psychique : patients, familles, amis, médecins, soignants, esprits attentifs à leurs propres obscurités. Nous sommes tous habités par la même aspiration : que puisse avoir lieu une rencontre fondatrice, qui donne à chacun son vrai visage, même si nous ne sommes à l'abri que d'un « fragile asile ».

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  • Mourir par amour

    Philippe Henne

    Trois semaines ou trois mois, c'est tout ce qu'il vous reste à vivre » : voilà ce que des patients incurables s'entendent dire par leur médecin. C'est le choc. C'est le même choc qu'Ignace a dû éprouver en entendant sa condamnation à être livré aux lions dans un cirque à Rome. Et pourtant, le long de sa route depuis Antioche jusqu'à son lieu de supplice, il réconforte les chrétiens en désarroi qui viennent le consulter. Lui, le condamné, il les encourage. Il leur envoie des lettres brûlantes de charité. Car Ignace est un pasteur qui, dans sa vie personnelle de foi, a trouvé le modèle de sa vie : le Christ vraiment mort et vraiment ressuscité. Il l'aime tellement, son Sauveur, qu'il veut vivre et surtout mourir comme lui. Pour devenir, comme lui, enfant de Dieu. Cette belle histoire vraie nourit le coeur et transforme l'âme.

  • Aujourd'hui où il existe de multiples visions de l'homme, des « anthropologies diverses », quelle est le sens d'une « anthropologie » qui s'appuie sur la foi chrétienne ? En quoi l'homme est-il merveille de Dieu, alors que son identité est menacée ? Ces pages vont donc traiter du rapport de l'homme à Dieu, du rapport fondé dans l'acte de création, mais aussi dans le don de la grâce. Ce traité sera donc aussi un traité de la mission du Saint-Esprit dans l'homme et dans le monde : mission intérieure et invisible qui s'articule avec la mission visible et extérieure accomplie dans l'histoire par le Fils, Verbe incarné. Ces deux missions ne sont pas séparables : le Christ agit en nous par son Esprit ; l'Esprit nous ouvre de l'intérieur à l'accueil du message du Christ. Il fait de nous des fils dans le Fils pour nous conduire au Père. Ce traité aborde également la théologie de l'expérience spirituelle.

  • Le statut de l'embryon fait l'objet d'un débat houleux à l'Assemblée, avec des objectifs qui dépassent souvent ceux que certains groupes d'influence veulent bien avouer. Michel Aupetit médecin et prêtre nous montre clairement que la conception chrétienne de l'homme à l'image de Dieu est complètement compatible avec les connaissances en embryologie. Il nous donne l'ensemble des enjeux juridiques éthiques et scientifiques de ce débat. Il se fait la voix de la défense de l'humanité de l'embryon.

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