Seguier

  • A l'horizon de la grande plaine texane, un nuage de poussière se forme. Bientôt, c'est une bande d'Apaches qui surgit et kidnappe Herman Lehmann, dix ans, fils de pionniers allemands arrivés en Amérique au milieu du XIXe siècle. Commence alors pour lui une nouvelle existence, celle d'un Peau-Rouge des étendues de l'Ouest. Il découvre peu à peu la culture et les traditions des Indiens, se joint à leurs razzias et combat à leurs côtés contre l'homme blanc et les tribus adverses.
    Après neuf années, Herman est ramené à sa famille contre son gré. Ce retour forcé parmi ceux qu'il appelle les visages pâles ne se fera pas sans difficulté. Publié aux Etats-Unis en 1927, Neuf ans parmi les Indiens est un classique de la littérature western et des études ethnologiques sur la culture amérindienne, une histoire vraie à la Little Big Man, aujourd'hui traduite en français pour la première fois.
    Lehmann y évoque dans une langue crue, frontale et dénuée de tout romantisme l'existence âpre et violente des tribus amérindiennes au crépuscule de leur règne sur le continent américain. Toute sa vie, il restera fidèle aux traditions de son peuple d'adoption, et c'est finalement cet écartèlement entre les deux cultures qui fait toute la force et la valeur de son témoignage : jusqu'au bout, il sera incapable de choisir un camp, ce qui lui permet, sûrement, d'approcher la vérité.

  • « Écrit le jour où l'on a brûlé mes livres en Allemagne. » Ainsi commence Le Livre de l'hirondelle d'Ernst Toller. Pour tenter de comprendre comment un tel événement a pu se produire, il entreprend alors de raconter, telles qu'il les a vécues, les années qui menèrent jusqu'à ce tragique autodafé de 1933 : son enfance dans une famille juive de Prusse orientale, puis la Grande Guerre, l'échec fracassant du spartakisme ainsi que la fin d'une révolution qu'il voulait pacifiste.
    Ensuite vinrent les années de prison où, telles ces hirondelles qui s'obstinaient à lui rendre visite dans sa cellule, Toller continua de rêver à une Europe réconciliée en écrivant des poèmes imprégnés d'espoir. Mais à quelques kilomètres de là, dans une autre prison, Adolf Hitler dictait un autre genre de livre.

  • Vagabondages

    Lajos Kassak

    Qui n'a jamais rêvé de tout plaquer pour prendre la route ? Nous sommes en 1909, Lajos Kassák a 22 ans et plus d'une raison d'y songer. Partout en Europe, une effervescence artistique et révolutionnaire fait trembler l'ancien monde sur ses bases... et le jeune Hongrois a bien l'intention de prendre part à la mêlée. Sur un coup de tête, il décide de quitter Budapest pour rallier à pied l'épicentre de l'agitation : Paris. C'est le point de départ d'une odyssée picaresque et libertaire qui le mènera d'un bout à l'autre du continent. En chemin, il croisera la route de l'écrivain anarchiste Emil Szittya, avec qui il s'initiera raffinements et aux combines de la vie de bohème. Les tribulations des deux amis sont une cascade de situations burlesques et de dialogues truculents dont l'humour n'a rien perdu de son mordant. Ode iconoclaste à l'oisiveté, Vagabondages est un anti-roman d'apprentissage où l'on s'instruit, littéralement, dans l'art de ne rien faire. Une pépite oubliée de la littérature hobo, à ranger d'urgence entre Kerouac et le Jack London des Vagabonds du rail.

  • La nuit du revolver

    David Carr

    David Carr, journaliste au New York Times, cocaïnomane pendant plus de vingt ans, prend conscience que ses souvenirs de cette période ont été altérés par la drogue : certains sont flous - d'autres erronés. Pour se réapproprier ce passé qui lui échappe, il décide de faire de sa propre vie son prochain sujet d'investigation. Commence alors une enquête de trois ans au service de laquelle il met toute son expertise de grand reporter, accumulant plus de 60 témoignages de proches, policiers, médecins et avocats, réalisant des heures d'entretiens filmés. Son livre est le récit de cette histoire vraie : à la fois un témoignage captivant sur les paradis artificiels, une enquête de fond sur le trafic de stupéfiants, et une recherche du temps perdu, aux confins de la mémoire et de la folie.

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  • « Aujourd'hui je pense différemment certains événements de ma vie [...]. J'avais sans doute besoin à ce moment-là de cette longue exploration, de cette longue réflexion. Et puis, j'ai découvert que mes souvenirs ne se résumaient pas à un sentiment de mélancolie devant les choses qui, comme le temps, se sont enfuies. Ils me font aussi regarder devant moi, comprendre que je suis toujours là, encore surpris de ce qu'il peut m'arriver. » Ce livre est le résultat d'années de rencontres entre Ennio Morricone et le jeune compositeur Alessandro De Rosa. Il s'agit d'un dialogue dense et profond, qui parle de la vie, de la musique et des façons merveilleuses et imprévisibles dont ces deux arts entrent en contact et s'influencent l'un l'autre. Morricone raconte en détail son parcours : ses années d'études au conservatoire, ses débuts professionnels à la Radio Corporation of America (RCA) où il écrit et arrange de nombreuses chansons à succès, les collaborations avec des réalisateurs italiens et étrangers de premier plan : Leone, Pasolini, Bertolucci, Tornatore, de Palma, Almodóvar, jusqu'à Tarantino et son sacre aux Oscars en 2016, à l'âge de 87 ans.

    Dans cet ouvrage, le maestro ouvre pour la première fois les portes de son atelier de création, en présentant au lecteur les idées qui sont au coeur de sa pensée musicale et qui font de lui l'un des plus brillants compositeurs de notre temps. Il révèle ce que composer signifie pour lui, quelle relation mystérieuse et ambivalente entretiennent la musique et les images des films, mais aussi l'urgence créatrice qui sous-tend ses expériences musicales pures, au-delà de son travail pour le cinéma.

  • « Notre triomphe, ce sera l'oubli de nos efforts et de nos combats. » La nuit du 5-7 Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1970, en Isère, 146 jeunes gens meurent brûlés vifs dans l'incendie du 5-7, un dancing où ils assistaient à un concert de rock. Tous, ou presque, avaient moins de vingt-cinq ans. Le groupe, sur scène, aura joué jusqu'au dernier instant - on découvrira les corps des musiciens au petit matin dans les décombres, figés sur leurs instruments. Ce drame connaît un retentissement mondial jusqu'à ce que la mort du général de Gaulle, huit jours plus tard, éteigne définitivement les cendres de l'incendie. Michel Mancielli, un jeune musicien qui devait se trouver au 5-7 ce soir-là, a réchappé de justesse à la catastrophe. Mais comment continuer à vivre avec la culpabilité lancinante du rescapé et les ombres des disparus ? Et puis il y a ce désir de justice, ou de vengeance, qui le prend aux tripes. D'autant qu'un peu partout dans le pays court cette rumeur selon laquelle le SAC, bras armé du gaullisme, serait impliqué dans l'incendie de discothèques ; la jeunesse et le rock se trouveraient dans le viseur du pouvoir. À partir d'un fait divers parmi les plus dramatiques de l'histoire récente, Jean-Pierre Montai imagine un roman tour à tour nerveux et mélancolique pour raconter cette France de l'après-1968 qui a vu se consumer, dans un même brasier, sa jeunesse et ses rêves de révolution.

  • Bandits à Marseille Journaliste au Provençal dans les années 1960, le jeune Eugène Saccomano est le premier à se lancer dans l'écriture d'un livre sur la pègre marseillaise. Cependant, il ne s'agit pas pour lui d'habiller les voyous d'une couche de légende supplémentaire : la puissance et la lumière aveuglante du décor provençal et le goût pour les mythologies ont déjà trop servi le Milieu. Il cherche au contraire à raconter comment les gangsters règlent leurs comptes, leurs façons tranchantes, très éloignées d'un hypothétique code de l'honneur. « Le sang coule sous le soleil, mais il coule. » Saccomano enquête sur le proxénétisme « convivial » des bars à hôtesses comme sur les réseaux plus souterrains du trafic de stupéfiants, décrit les soubresauts de la vie politique locale qui, entre guerres municipales et combats syndicaux, ont tant profité aux Carbone, Spirito et Guérini. Et l'on constate avec lui combien l'histoire marseillaise s'entête à mêler le drôle au sordide, le fait divers au roman. Bandits à Marseille fut publié en 1968 chez Julliard et n'avait jamais été réédité depuis. Il rencontra pourtant un véritable succès dans les prisons françaises (« Le livre préféré des taulards », affirmait alors son éditeur), mais aussi en librairie et au cinéma - le film Borsalino, avec Delon et Belmondo, en est partiellement adapté. Ce récit d'un genre précurseur ne fut pas sans danger pour son auteur : à sa parution, Saccomano reçut des menaces jugées assez sérieuses pour lui faire envisager un déménagement...

  • 13 juillet 1963, Aix-en-Provence. Charles Trenet déjeune, comme à son habitude, en compagnie de beaux garçons dans la vingtaine. Vers midi, le silence et la gloire se déchirent. Trenet est inculpé pour « attentats aux moeurs sur mineurs du même sexe » : on l'accuse d'avoir employé un rabatteur dans le but d'organiser des « ballets bleus », soit des parties fines avec des hommes trop jeunes.
    Pourquoi cette arrestation ? À l'époque, le statut des homosexuels échappe au droit commun et leur majorité sexuelle est fixée à 21 ans (contre 15 pour les hétérosexuels).
    Dans ce roman écrit à la première personne du singulier, résultat d'une longue enquête, Olivier Charneux utilise le séjour en prison de l'artiste comme le lieu et le moment d'une incontournable introspection.

  • « Si quelqu'un peut expliquer comment c'est arrivé, c'est toi, parce que tu connais bien la prison », dit un jour Charles Manson à Nuel Emmons, qui fut un temps son compagnon de cellule. Ainsi naquit l'idée d'une autobiographie où Manson se raconterait sans détour. Le résultat, écrit à la première personne, est la seule version jamais livrée par le criminel de sa furieuse existence : brute de décoffrage, dénuée de tout romantisme et presque entièrement crédible. « Je t'ai confié des trucs dont je n'avais jamais parlé à personne », réalisa plus tard Manson. « Mais fallait pas tout écrire ! J'avais une carapace, un truc qui m'immortalisait... Ce bouquin me met à poil. » Emmons avait donc vu juste en avançant dans son introduction que « le mythe de Charles Manson ne survivra pas à ses propos ».

  • « La vie dépasse toujours l'écriture, ai-je pensé, même si l'écriture la transcende et c'est alors que j'ai vraiment décidé de ne jamais écrire qu'au contact immédiat de la mort. ».

    Un tueur fou suit le fil de ses angoisses métaphysiques en semant des cadavres sur son passage. Quatre policiers, deux magistrats, un avocat : tous assassinés de sang froid en l'espace d'une semaine. La terreur s'empare de la France. On suspecte un « gauchiste » s'attaquant aux signes du pouvoir. Le gouvernement convoque des réunions de crise, la police passe le pays au crible, mais l'enquête patine.
    Pourtant, le meurtrier se rend de lui-même à un commissariat. Archibald Rapoport est un révolutionnaire, un gangster, un Juif hanté par la Shoah, un (dés)agrégé de philosophie, un érotomane, un excentrique... Mais au fond, pourquoi est-il devenu un assassin ? Peut-être, tout simplement, par désir d'écrire... Écrire pour laisser une trace indélébile de son existence, écrire puis périr, afin « que le récit de sa vie pût être publié ».
    Un texte iconoclaste, d'une absolue liberté, un chef-d'oeuvre d'humour noir, dans lequel Pierre Goldman se jette au feu. Paru deux années avant la mort de son auteur, ce roman sulfureux était devenu introuvable. Quarante ans plus tard, il est temps de le relire pour ce qu'il est avant tout : un grand texte littéraire.

  • Iñaki Uriarte, critique littéraire à la plume acérée, perfectionniste sans qualités, Basque cosmopolite, oisif acharné, a tenu entre 1999 et 2010 un journal iconoclaste, à l'image de ses paradoxes et de son ironie décapante. S'y trouvent consignés pêle-mêle plongées introspectives, satires de la vie culturelle et de ses vanités, dialogues avec les oeuvres de ses écrivains favoris (Montaigne, Proust, Cioran...), anecdotes croquées sur le vif... La sismographie d'une âme inquiète, aussi sensible aux secousses de l'air du temps qu'aux variations de son climat intérieur, saisie par une écriture immédiate, concise, légère, empreinte d'un humour redoutable. Compilé en un volume de morceaux choisis, cet ovni littéraire, phénomène surprise en Espagne, est enfin traduit en français.

  • « Si vous devez vous mettre dans le pétrin, arrangez-vous pour que ce soit au Château Marmont. » La formule, lancée en 1939 par le patron de la Columbia à deux de ses jeunes recrues, est devenue la devise du mythique hôtel d'Hollywood. Inauguré en 1931, l'établissement a été - et reste - l'adresse préférée de nombreuses stars qui s'y savent protégées. Mais tel un décor de cinéma passé à la réalité, il fut aussi le théâtre d'événements tragiques (John Belushi, Jim Morrison, Helmut Newton...), d'amours clandestines aux répercussions fracassantes, ainsi qu'un lieu de retraite et de création pour de grands artistes (de Billy Wilder à Bret Easton Ellis). Olivier Minne a imaginé un récit de fiction qui fait revivre les différents épisodes de l'histoire fascinante du Château.

  • L'épopée tragique et visionnaire de l'anti-Schwarzenegger... et du rêve américain.

    « Il se demandait à quoi devait ressembler un roman du bodybuilding ? À quoi ressemblerait une prose sous stéroïdes ? Gonflée, boursouflée, hypertrophiée ? À la fois ronde et tendue, symétrique et structurée ? Ou bien répétitive, crescendo ? Toute en puissance lourde ou à l'inverse, en mouvements rapides et légers, contrôlés ? Nue ? Après avoir fait un texte de son corps, écrit avec ses muscles et sa chair un poème de la force virile, il lui fallait trouver le langage qui écrirait le roman du corps. » Entre 1975 et 1985, dans le monde entier, Mike Mentzer incarna l'homme idéal - un corps spectaculaire, en ce qu'il joignait la perfection des formes classiques et la promesse d'une surhumanité nouvelle. Il fut l'un des monstres sacrés d'une jeune discipline, le bodybuilding. Avec cette faculté inédite d'être aussi écrivain, théoricien et philosophe. Aujourd'hui encore, ils sont des milliers à tenter de percer son énigme, à vouloir comprendre pourquoi Arnold Schwarzenegger jura sa perte - et même, s'il en fut la cause. Monsieur Amérique nous fait entrer dans la peau de ce personnage hors du commun pour conter son épopée et celle d'un pays en crise. C'est un roman du masculin, construit et déconstruit, de la chair et de la fonte, un roman du rêve américain et du crépuscule qu'il portait, peut-être, déjà, en germe.

  • Je suis l'autre

    Berta Vias Mahou

    "Je suis L'Autre" raconte une histoire vraie et pourtant in-croyable: celle de José Sáez « El Otro », un matador au physique si similaire à celui du plus célèbre torero du XXe siècle, Manuel Benítez « El Cordobés », qu'il se fit passer pour lui pendant de nombreuses années. Et s'il est plutôt aisé de doubler un acteur ou de jouer le sosie d'un chanteur, il est un peu plus risqué de descendre dans l'arène dans la peau d'un faussaire. Mais en Doppelgänger scrupuleux, José mit tout en oeuvre pour devenir L'Autre, au prix de sa propre identité et de sa propre existence. Entre gloire et misère, ambition et désillusion, le récit de cette imposture longtemps restée secrète nous livre une réflexion sur l'identité mais aussi sur le succès, sa construction médiatique et son impact sur l'existence.

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  • Je suis de Malo-les-Bains, près de Dunkerque. Fils d'ouvrier tranquille, je décrochai un BP de coiffure, gagnais ma vie, j'étais aimé de mes parents et bien sûr, quelque chose n'allait pas. C'est au Stardust, la boîte mythique de La Panne, assis dans la cabine du DJ, que... Que quelque chose changea. J'avançai mon chemin, et trente ans plus tard des célébrités m'embrassaient, je me retrouvais en haut des classements mondiaux des ventes de disques, et je voyais la planète entière danser sur ma musique ! Cette musique ? Je fais de l'Electro pop music. La plus controversée - et méprisée - de la musique actuelle. Mais la plus populaire, aussi. J'ai subi neuf cancers, je suis le plus célèbre des inconnus et je n'ai pas quitté le Nord comme jamais je ne renierai ma musique.

  • «Il y a les femmes qui espèrent sur les bancs, et les éphèbes dont le mégot s'allume au bec comme un ardent appel.» P'tit Pierre fuit Saint-Germain-en-Laye et son enfance pour se jeter dans la grande fête du Paname des Années folles. Avec sa gueule d'ange, il n'a aucun mal à se faire adopter par la faune de Pigalle, qui s'empresse de le rebaptiser Chouchou. Sous les néons des boulevards, aux côtés de ces jeunes voyous, gouapes, poisses et autres gavroches, il découvre son corps et sa sexualité. Mais la première ivresse passée, il se heurte à une réalité bien plus âpre : installé dans l'une des chambres du Poiss' d'or ? un petit hôtel meublé au pied de Montmartre ? Chouchou est emporté dans un tourbillon de passes et d'amours clandestines. Avec en embuscade, les ombres de la police, de la misère et de la mort... Les promesses d'hédonisme de la capitale ne seraient-elles en fin de compte que les mirages de l'enfer ?

    Paru en 1929, Au Poiss' d'or capture toute la gouaille, la truculence ? et la violence ? d'un Paris bohème aujourd'hui disparu. Alec Scouffi explore les marges, raconte les bas-fonds et dresse la chronique d'une époque où l'homosexualité se vivait sous la menace permanente de la répression. Il fut d'ailleurs lui-même une personnalité de ce monde souterrain, au point que plusieurs romans de Patrick Modiano se font l'écho de l'aura mystérieuse entourant son existence sulfureuse (Livret de famille, 1977 ; Rue des boutiques obscures, 1978 ; Paris Tendresse, 1990).

  • Cocaïne

    Pitigrilli

    Le monde est absurde et laid, et Tito Arnaudi n'est pas un de ces jeunes ambitieux assez niais pour vouloir le conquérir. Nous sommes en 1920, Paris est le lieu de perdition de la bohème cosmopolite, et Tito arrive tout juste d'Italie. Alors quoi faire de mieux, quand on a du temps à perdre et du talent à revendre, que d'inventer des faits divers sordides pour les monnayer auprès de la presse à scandale ? Dans cette Babel moderne, le jeune dandy ne va cependant pas tarder à s'initier à deux poisons également redoutables : l'amour et la cocaïne. L'extase est une révélation : elle fait entrevoir une échappatoire au vide de l'existence. Commence alors une odyssée décadente à sa poursuite, avec pour seules issues le salut - ou la mort.

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  • Jamais peut-être livre n'a dépeint avec autant de férocité, de verve - et de mauvaise foi - le microcosme des Lettres françaises. Un écrivain bâillonné est un brûlot hargneux, un pamphlet obscène, un délire paranoïaque, une volée de gifles qui dézingue tous azimuts : grandes maisons d'édition accusées d'entre-soi, prix littéraires de trucage, journalistes de complaisance courtisane - rien n'échappe à la vindicte de son auteur, Jack Thieuloy. Il faut dire que ce dernier, mis au ban de la République des lettres pour l'avoir secouée, dans les années 70, d'une série d'attentats, avait son lot de comptes à régler. Mais au-delà de ses outrances, Un écrivain bâillonné, rédigé en 1976 et resté inédit jusqu'à ce jour, n'en reste pas moins un témoignage fascinant sur la vie culturelle de l'après-68.

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  • Londres, 1940. Charles Wertenbaker dirige le département de politique étrangère de Time Magazine ; Lael Tucker est une des correspondantes internationales du journal. Brillants, bons vivants, ils tombent amoureux et s'installent en France aprèsguerre.
    Mais tout bascule lorsqu'en 1954, Charles se découvre atteint d'un cancer. Se sachant condamné, il demande à son épouse de l'aider à mourir. La Mort d'un homme est le récit de ses derniers mois, pendant lesquels Lael consigne le moindre détail, avec pudeur, élégance et la précision de son regard de journaliste. Mais à mesure que l'issue terrible approche, l'émotion envahit leur ciel, la vie, son livre. Cette histoire vraie, sans concession, conserve intact son pouvoir d'émotion et de questionnement des tabous qui entourent la fin de vie.

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  • « Pour évoquer mon ennui, le mieux est de rendre compte de mes journées vouées à regarder passer le temps. L'homme affairé tient un agenda, l'homme sans horaire son journal intime. Le premier note ses rendezvous avec les autres, le second consigne ses réunions avec lui-même. Mon livre est fait des carnets écrits du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016. Deux ans vécus à Biarritz, ville de tous mes excès casaniers. Des jours qui se sont succédés entre flâneries, lectures, griffonnages et siestes. Des nuits à faire les cent pas dans mon crâne en attente de l'aurore. Des heures qui ont tourné sans déformer la mollesse de leur cadran.

    À paraître
  • C'est l'histoire du procès du siècle comme seul Dominick Dunne pouvait l'écrire. Exposé du point de vue de l'un des personnages de fiction les plus connus de Dunne - Gus Bailey - Une autre ville que la mienne accomplit ce qu'aucun autre ouvrage sur cette affaire sensationnelle n'a su accomplir, et ce grâce à la capacité unique de son auteur à sonder la sensibilité des acteurs et des observateurs. Avec ce roman, Dominick Dunne réalise son plus grand exploit.

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  • Paris, dans les années d'après-guerre. Nous faisons la connaissance d'une famille bourgeoise sous la tutelle d'un patriarche austère. Pourtant, la fille, Mathilde, est différente, passionnée. L'ennui lui pèse, attise la fièvre de ses premiers émois. Heureusement, à l'horizon de sa désolante adolescence se profile l'événement qui devrait tout changer : le bal de ses 18 ans. Mais au lendemain de la fête, la désillusion est amère. La jeune fille sombre dans l'anorexie, voudrait disparaître. C'est sans compter que dans un « certain milieu », on ne met pas fin à ses jours : on se soigne en clinique, puis on se marie. Commence alors un parcours initiatique qui croise la route de deux hommes, russes, juifs et musiciens. À leur côté, au son des violons, la vie pourra-t-elle recommencer ?

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