Snoeck Gent

  • Notre imaginaire les a longtemps désignés comme « les Indiens d'Amérique ». Récits de voyages, cinéma et bande dessinée, spectacles de folklores et même romans y ont largement contribué. Conçue et réalisée par le musée des Confluences, l'exposition présentera notamment la collection de François Chladiuk. Bruxellois passionné du Far West, il possède un ensemble unique de costumes lakotas du village d'Indiens installé à Bruxelles en 1935 en marge de l'Exposition universelle, héritage des Wild West Shows, dont le célèbre Buffalo Bill's Wild West, spectacle diffusé en Amérique puis en Europe entre 1882 et 1912. Explicitant la construction de l'image caricaturale des nations indiennes, l'exposition veille à redonner la parole à ces communautés encore marginalisées aujourd'hui.

  • L'histoire du costume et de sa représentation au siècle des Lumières est autant l'illustration réelle d'une culture matérielle qu'une création de l'imaginaire. Au 18e siècle, la naissance de la mode est d'abord celle de nouveaux métiers et d'une presse spécialisée, et constitue le signe d'une transformation accélérée de la société. Le style français, porté à la fois par l'aristocratie et la haute bourgeoisie urbaine, s'impose dans toutes les cours et les villes d'Europe. Pour la première fois, la confrontation d'oeuvres picturales avec des costumes du 18e siècle permettra d'explorer une nouvelle mise en scène du corps, entre l'exigence sociale et les caprices du goût. L'exposition réunit près de 200 objets du 18e siècle, issus des grands musées textiles (Musée de la Mode de la Ville de Paris, Musée des tissus de Lyon, Musée de la toile de Jouy, Musée de la Chemiserie et de l'Élégance Masculine) et de beaux-arts (Nationalmuseum de Stockholm, Rijksmuseum d'Amsterdam, Victoria and Albert Museum de Londres, Versailles, Louvre, Ecouen, Nantes, Dijon, Tours, Orléans..). Des tableaux emblématiques (La Duchesse de Polignac d'Élisabeth Louise Vigée Le Brun et La Marchande de modes de François Boucher, Nationalmuseum de Stockholm) côtoieront textiles précieux dessins inédits, vêtements et accessoires, dont certains spécialement restaurés pour l'exposition. Le parcours de l'exposition se déploie en quatre univers distincts, comme autant de facettes qui explorent le lien entre les peintres et la fabrique de la mode. Le premier chapitre de l'exposition s'attache à démontrer l'accélération des phénomènes de mode, autant en peinture que dans le vêtement, dans un jeu de compétition entre les élites dirigeantes et les classes montantes. Le deuxième chapitre met en scène les peintres comme acteurs de la « fabrique de la mode », ils se révèlent les vrais ancêtres des couturiers et créateurs de mode : de fait, ils inventent silhouettes, motifs textiles, décors d'accessoires, d'objets de poche et de toilette, tout en réalisant les dessins pour la presse spécialisée. Le troisième chapitre, « Fantaisies d'artistes », explore les liens entre des mondes picturaux imaginaires - fêtes galantes de Watteau et Lancret, pastorales enchantées de François Boucher - et des vêtements devenus iconiques grâce à eux. Enfin la dernière partie, « Pour une histoire du négligé-déshabillé », porte un regard inédit sur la vogue grandissante du négligé dans le vestiaire masculin et féminin, de la robe de chambre à la robe empire, des voiles des vestales au déshabillé antique. Elle met en lumière l'évolution d'une nouvelle silhouette féminine, qui s'allonge et se simplifie jusqu'au monochrome blanc. Avec À la mode, le Musée d'arts de Nantes et le Musée des beaux-arts de Dijon, en partenariat avec le Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, confirment leur volonté d'associer une véritable exigence scientifique sur un sujet peu exploré dans les expositions sur le 18e siècle, à une ouverture sur un large public.

  • Accompagnant la première exposition belge de Fernando Botero, ce catalogue invite à parcourir l'ensemble de la carrière de l'artiste colombien et à explorer les sources de son style original, voué à exalter, dans tous les sujets, les qualités formelles des volumes. Cinq essais inédits de spécialistes internationaux, abordant l'oeuvre de Botero d'autant de points de vue différents, éclairent d'une lumière nouvelle un répertoire foisonnant d'images qui fait déjà partie de notre imaginaire collectif, mais qui, à première vue, semble échapper aux codes conventionnels de la peinture moderne. « Au-delà des formes », et loin de toute idée reçue, on découvre une oeuvre où la grande liberté formelle ne déroge jamais à la maîtrise rigoureuse des techniques traditionnelles; où la simplicité apparente est le résultat d'une étude approfondie de l'histoire de l'art et des cultures populaires ; où le parti pris de la figuration et la volonté de créer une oeuvre accessible à tout un chacun naissent d'une réflexion constante sur les acquis de l'art de son époque et sur son rôle dans la société. Autant de clés de lecture pour mieux apprécier, à travers ce livre, cette caresse de couleurs et de formes unique dans son genre, qu'on ne se lasse jamais d'admirer.

  • Avant la fin du XVIIIe siècle, le terme « Népal » ne désignait que la vallée de Katmandou, étape située sur les voies caravanières reliant la plaine indo-gangétique au Tibet. Ses habitants, les Newars, développèrent une civilisation brillante et originale qui conserva, en outre, les traditions de l'Inde antérieures aux invasions musulmanes. Les arts du bouddhisme et de l'hindouisme s'épanouirent parallèlement dans la vallée, y compris sous leur forme tantrique, à caractère ésotérique. Ils sont évoqués au musée Guimet, à travers des oeuvres s'échelonnant du XIe au XIXe siècle. Aux achats, aux dons, notamment ceux de Lionel Fournier (1989), legs et dation qui ont peu à peu enrichi l'ensemble conservé, s'ajoute en 1955 le dépôt par l'Institut de France de plusieurs peintures de grande taille ayant appartenu à B. H. Hodgson, résident britannique à Katmandou entre 1824 et 1843. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de présentation exhaustive de ce fonds népalais. Le catalogue que le MNAAG souhaite éditer s'attachera à combler ce manque en détaillant les quelque 130 oeuvres qui constituent cet ensemble. Les pièces bénéficieront quasiment toutes d'une notice descriptive, et seront associées à plusieurs essais de remise en contexte. Cet ouvrage sans équivalent se veut tout à la fois une référence scientifique sur ces collections, mais aussi un support de diffusion à destination du public non spécialiste. La parution de cette publication sera concomitante d'une petite exposition qui présentera une sélection représentative d'oeuvres du fonds népalais du MNAAG, accompagnées de quelques prêts d'institutions publiques. Cette exposition se tiendra du 13 octobre 2021 au 10 janvier 2022. Ouvrage réalisé sous la direction de Nathalie Bazin, conservatrice en chef, en charge des collections Népal-Tibet au MNAAG.

  • Par sa situation stratégique sur les voies de passage et de conquête entre Moyen-Orient, ancien monde des steppes, sous-continent indien et oasis de l'Asie centrale chinoise, le Tadjikistan est au coeur des réseaux d'échanges depuis la plus haute antiquité. La richesse de ses ressources naturelles, notamment minérales (au nombre desquelles le rubis et le lapis-lazuli) expliquent sans doute l'importance des foyers culturels qui s'y sont développés.

    Organisée en grandes périodes chronologiques, de la préhistoire à l'arrivée de l'islam, l'exposition s'attache à montrer cette richesse culturelle en prenant appui sur les vestiges de différents sites archéologiques du pays.

    Elle bénéficie pour cela d'importants prêts des musées du Tadjikistan (musée d'archéologie, musée national, musées de sites), du British Museum et de la Bibliothèque nationale de France, que viendront accompagner des pièces issues des collections du musée national des arts asiatiques - Guimet.

    Les vestiges préhistoriques, notamment ceux du site de Sarazm, nous rappellent que le Tadjikistan fut un pôle d'échanges dès la préhistoire, ainsi qu'un important centre de métallurgie dès la fin du IVe millénaire av. J.-C.
    Les apports des peuples des steppes puis des Achéménides seront suivis, dans les premiers siècles qui précèdent l'ère chrétienne, par la présence de populations hellénisées, ainsi que l'illustrent plusieurs ensembles de monnaies d'or, d'argent et de bronze, tout comme un grand nombre de vestiges du temple de l'Oxus à Takht-i Sangin.
    Les vestiges monumentaux de Pendjikent, Kukh-i Surkh ou Bundjika témoignent pour leur part de la prospérité de la région de la Sogdiane aux VIe-VIIIe siècles, à l'époque où les Sogdiens, commerçants de l'Asie établis jusqu'en Chine et en Asie du Sud-Est, adeptes du mazdéisme, du zoroastrisme, et du manichéisme, sont aussi ouverts aux influences extérieures.
    Dans un même temps, les sites d'Adjina tepa et de Hisht tepa nous montrent l'implantation du bouddhisme dans l'est du pays, par les moines cheminant le long des routes commerciales.
    L'exposition se termine avec l'établissement de la dynastie des Samanides et l'introduction de l'islam dans la région, ainsi que l'illustrent les vestiges des sites d'Hulbuk ou de Sayod, ainsi que d'importants trésors monétaires.

  • Le dragon et le phénix : des siècles d'échanges entre la Chine et le monde islamique Nouv.

    Du 6 octobre au 12 février 2022, le Louvre Abu Dhabi va proposer sa seconde exposition de l'année, Le dragon et le phénix, des siècles d'échanges entre la Chine et le monde islamique. Plus de 200 oeuvres d'art ont ainsi été sélectionnées pour faire partie de cet événement mettant en scène les relations artistiques et culturelles entre deux grandes civilisations, entre les 8e et 18e siècles. Une exposition organisée en partenariat avec le Musée national des arts asiatiques-Guimet. « Elle confirme le rôle joué par le Louvre Abu Dhabi dans la mise en valeur des relations interculturelles, ainsi que le besoin d'adopter de nouvelles approches dans le champ de la recherche historique. Pendant près d'un millénaire, ces deux cultures étaient liées par le commerce, la curiosité scientifique et la production artistique. Elles s'observaient et s'inspiraient mutuellement. Notre histoire d'influences et d'inspirations communes cessa délibérément au début du 18e siècle, lorsque d'autres modèles proposant une esthétique radicalement nouvelle émergèrent » explique le Dr Souraya Noujaim, la directrice scientifique en charge de la conservation et des collections du Louvre Abu Dhabi.

  • Le Cerfav (centre européen de recherches et de formation aux arts verriers) est une structure polymorphe qui adopte une posture transversale autour des métiers du verre. Il s'investit dans la création artistique contemporaine, la préservation des savoir-faire et la mise en place de recherches, d'innovations et d'expertises technologiques. Le centre, implanté à Vannes-le-Châtel en Lorraine et à Pantin en région Île-de-France, est un lieu où se croisent artistes, designers, artisans verriers, apprentis, stagiaires, étudiants et chercheurs.

  • Fils aîné d'une famille de quatre enfants, son père, Alexandre Émile Auburtin (1838-1899), architecte de la ville de Paris, est originaire de la Lorraine. Formé dans sa jeunesse par le peintre Louis-Théodore Devilly, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris, qu'il quitte sans se présenter au concours du prix de Rome. En 1897, Auburtin étudie la faune et la flore sous-marine aux aquariums de Roscoff et de Banyuls d'où il rapporte de nombreux croquis qui lui permettront de réaliser en 1898 Le Fond de la mer, grand décor destiné à l'amphithéâtre de zoologie de la SorbonneNotes 1. Il séjourne dans les îles d'Or et longtemps à Porquerolles, puis en Bretagne où il réalise des oeuvres conservées au musée de Pont-Aven. Puis il découvre la Corse, les sommets des Pyrénées, les nombreux lacs des Landes et Talloires sur les bords du lac d'Annecy chez ses amis, le peintre Albert Besnard (1849-1934), et sa femme la sculptrice Charlotte Besnard (1854-1931)celle réalisée pour Dans son atelier du quai Carnot à Saint-Cloud, il reçoit son ami Auguste Rodin avec lequel il partageait quelques modèles. Il réalise également de 1909 à 1920 des gouaches avec l'école de danse d'Isadora Duncan. Jean Francis Auburtin est promu officier de la Légion d'honneur

  • Visa pour l'image est un festival international de photojournalisme créé en 1989, par Roger Thérond, le directeur de la rédaction de Paris-Match. Il en avait confié l'organisation à Michel Decron, directeur du journal Photo du groupe Filipacchi. Dirigé par Jean-François Leroy, Visa pour l'image se déroule chaque année dans toute la ville de Perpignan, de fin août à mi-septembre pour une durée de quinze jours, plus une 3e semaine réservée aux scolaires. Il s'agit du plus important festival de photojournalisme public et gratuit au monde, quant à la fréquentation.

  • Pour la première fois, le musée des Beaux-Arts de Lyon consacre une exposition-dossier à la céramique contemporaine. Des oeuvres sculpturales des ateliers de La Borne des années 60 aux pièces organiques plus récentes, l'exposition proposera un panorama évocateur de la création dans ce domaine, de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours. Des oeuvres aux proportions généreuses de Jean et Jacqueline Lerat côtoieront des céramiques de Joulia, Pontoreau, Virot, Dejonghe ou Champy. Autant d'artistes pionniers qui ont su maîtriser les contraintes liées au feu pour inventer des formes et des effets de surface inattendus et inscrire ainsi dans l'espace des volumes inédits. La surprise naîtra de la confrontation avec les créations récentes, débordantes de créativité et de couleurs. Le musée révèlera à cette occasion des céramiques récemment entrées dans les collections, suite à plusieurs donations

  • Peintre, décorateur et illustrateur prolifique, coloriste de talent, Jean Bouchaud est profondément marqué par ses séjours outre-mer. La carrière de l'artiste prend une orientation décisive lorsque, concurrent malheureux au prix de Rome, il découvre l'Afrique du Nord. Lauréat du prix Abd-el-Tif en 1921, il réside deux ans dans la « villa Médicis d'Alger ». S'ensuivent deux voyages, en Indochine en 1924, puis en Afrique-Occidentale française en 1932. Sa participation constante aux salons, les travaux d'ampleur réalisés pour les expositions, coloniale de Paris en 1931 notamment, pour le paquebot Normandie et les Messageries maritimes, assoient la reconnaissance officielle de l'artiste. Membre de l'Académie des beaux-arts, Jean Bouchaud honore jusque dans les années 1960 des commandes marquées par ses découvertes extra-européennes de l'entre-deux-guerres.

  • Une exposition exceptionnelle consacrée aux dessins du château de Versailles mettra en valeur les acquisitions réalisées depuis 2000.
    Une centaine d'oeuvres seront présentées à cette occasion, illustrant toutes les techniques : pastel, crayon, sanguine, trois crayons, plume, aquarelle, gouache..., datant du XVIIe au XXe siècle.
    Riche de plus de trente mille pièces, la collection du Cabinet des arts graphiques du château de Versailles est cependant méconnue.
    Débutée au XIXe siècle, conçue comme un support à une meilleure connaissance du palais et des collections, elle s'articule autour de trois axes majeurs : les représentations du château ; les dessins préparatoires aux décors, architecturaux ou peints ; le portrait et l'allégorie.
    Les connaisseurs et amoureux de Versailles la connaissent ; les amateurs et collectionneurs, un peu moins ; le grand public, presque pas, puisque les dessins, en raison de leur fragilité, ne sont pas exposés de manière permanente, mais uniquement à l'occasion d'expositions temporaires.

  • L'exposition " United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964 " est organisée par le Musée d'arts de Nantes, où elle sera présentée au public du 11 février au 23 mai 2021, et le Musée Fabre de Montpellier, où elle sera présentée du 3 juillet au 17 octobre. Le rôle de Paris comme capitale mondiale de l'art occidental depuis le 19e siècle est bien connu, et il est également considéré comme un fait établi que la Ville lumière perd cette prééminence après la Seconde Guerre mondiale au profit de New York.
    Pourtant, l'on sait également que de très nombreux artistes, peintres, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont continué à venir étudier et créer en France. Plusieurs centaines de jeunes artistes, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont séjourné à Paris après la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1960. Certains comme Joan Mitchell en 1955 se sont installés en France définitivement.
    Plus de 400 artistes ont en particulier utilisé la bourse du GI Bill, qui permettait à tout ancien combattant de financer ses études, en venant s'inscrire aux écoles d'arts et académies parisiennes entre 1946 et 1953. Certains artistes comme Ellsworth Kelly, arrivé en France en 1948, étudièrent à l'Ecole de Beaux-arts, tandis que d'autres fréquentèrent avec plus ou moins d'assiduité les ateliers de la Grande Chaumière auprès de Fernand Léger ou d'Ossip Zadkine.
    Ils venaient pour des raisons diverses : l'attrait culturel de Paris, ses musées et ses maîtres, l'attrait de l'Europe, l'aventure de vivre correctement et sans réelle contrainte grâce à la bourse, la recherche d'une plus grande liberté, l'envie d'être ailleurs, d'être à Paris comme sur une île. L'exposition explore cette intense présence et la manière dont elle a contribué à la redéfinition de l'art abstrait en France à un moment où la géographie mondiale de l'art était bouleversée.
    Elle est organisée en trois chapitres, qui se retrouveront également dans le catalogue. La première section, " Les autres de l'Art autre : les Américains autour de Michel Tapié ", examinera les oeuvres réunies par le critique Michel Tapié, que ce soit dans des expositions de groupe (comme Véhémences confrontées à la galerie Nina Dausset en 1951, Les Signifiants de l'informel en 1952 ou Un art autre au Studio Facchetti la même année) ou dans des publications de la première moitié des années 1950.
    Ces événements constituent une passionnante tentative de rapprocher une série d'oeuvres abstraites en dehors de considérations nationales, mais autour des idées d'expressivité, de peinture gestuelle ou automatique abstraite. Plusieurs peintres américains, Jackson Pollock, Willem De Kooning, Mark Tobey, Claire Falkenstein, Alfonso Ossorio y sont associés et mis en rapport avec Wols, Jean Dubuffet, Georges Mathieu, Jean-Paul Riopelle.
    Le second chapitre, " Paris , une île pour les artistes américains ? ", regroupera plusieurs coloristes abstraits, comme Sam Francis, Joan Mitchell, Shirley Jaffe, mais aussi Kimber Smith, Norman Bluhm ou Beauford Delaney, qui trouvèrent en France un lieu de liberté et de créativité, sans pour autant établir de liens forts avec les artistes français du groupe de l'abstraction lyrique, à l'exception du peintre canadien Jean-Paul Riopelle.
    Ils revendiquent une forme de solitude, et utilisent la capitale française comme un lieu stimulant pour la création mais néanmoins étrangement apatride. Leurs oeuvres ont en commun des formes flottantes, de grande échelle, aux coloris intenses. Le dernier chapitre, " Nouvelles voies de l'abstraction géométrique : ombre, hasard, mouvement ", étudiera comment les artistes Ellsworth Kelly, John Youngerman, Robert Breer et Ralph Coburn, en relation avec certains de leurs aînés comme Jean Arp ou Alexander Calder et avec certains de leurs contemporains (François Morellet), ont profondément renouvelé l'abstraction géométrique dans le Paris de l'après-guerre.

  • Amour, guerre et beauté : des ducs de Bourgogne aux Habsbourgs Nouv.

    Le propos de cette exposition est d'explorer, pour la première fois, la manière dont ont été représentés les souverains des anciens Pays-Bas bourguignons dans l'art du XIXe siècle. La constitution transnationale des États bourguignons aux XIVe et XVe siècles puis leur intégration à l'héritage des Habsbourg y semblent mises en scène comme un obstacle au « roman national » de la genèse de l'État moderne en France, comme matrice de l'identité flamande dans la jeune nation belge, ou encore comme creuset d'une identité politique européenne peut-être nostalgique du projet impérial dont l'Union européenne serait la lointaine héritière.
    Lorsque Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, épouse la fille du comte de Flandre, il devient avec ses fils et petits-fils Jean Sans Peur et Philippe le Bon, le souverain d'immenses et prospères territoires situés au Nord-Est du royaume de France : Bourgogne, Franche-Comté, Flandre, Artois, Brabant, Limbourg, Hainaut, Namurois, Luxembourg, Hollande et Zélande. La rivalité du duc de Bourgogne et du roi de France atteint son apogée avec Charles le Téméraire, finalement défait par Louis XI.
    Le mariage de sa fille Marie de Bourgogne avec Maximilien de Habsbourg, bientôt élu empereur, allait réunir ses territoires à l'Empire. La double alliance conclue entre leurs enfants et ceux de la Couronne d'Espagne ferait de Charles Quint un empereur régnant sur un territoire immense, formé d'une bonne partie de l'Europe et même du monde avec la conquête des Amériques. À la tête de royaumes et de provinces hétérogènes culturellement et dispersés géographiquement, il tient le royaume de France en tenaille au grand dam de son adversaire François 1er. Ces luttes de pouvoir et d'influence entraînent des guerres incessantes auxquelles succèdent en temps de paix une émulation artistique entre les souverains, laissant à la postérité de magnifiques oeuvres d'art.
    Cet âge d'or et de sang a particulièrement inspiré les artistes du XIXe siècle, qui puisent dans l'histoire mais aussi le théâtre ou les romans les récits de la naissance et de la rivalité des nations européennes, et esquissent ainsi la figure d'une Europe réunie par des jeux politiques et d'alliances matrimoniales qui succèdent à l'unité de la Chrétienté médiévale brisée par la Réforme.
    Coproducteurs de cette exposition itinérante, le monastère royal de Brou à de Bourg-en-Bresse et le musée Hof van Busleyden de Malines sont reliés par la figure de Marguerite d'Autriche, fille de Maximilien et Marie de Bourgogne, tante de Charles Quint qu'elle éleva. Régente des Pays-Bas depuis sa cour de Malines de 1506 à 1530, elle fit construire un somptueux mausolée, le monastère royal de Brou, en terre savoyarde mais non loin des Bourgogne ducale et comtale.
    L'exposition réunira une cinquantaine d'oeuvres (peintures et sculptures principalement), provenant de collections publiques et privées européennes. Afin de faciliter la compréhension du grand public, peu familier de l'histoire complexe des anciens Pays-Bas bourguignons, celle-ci suivra un fil conducteur chronologique, tout en ménageant des îlots thématiques, sur les enjeux de pouvoir ou la place des femmes par exemple.

  • Paris impasse

    Karin Borghouts

    Paris compte presque 600 impasses, cités, villa's, squares : rues sans issue. Culs-de-sac, tel est le terme plus anciens toujours en vogue dans la bouche des Anglais. La capitale française, circonscrite par le péréphérique, reste la ville la plus densément peuplée d'Europe occidentale : plus de 20 000 habitants au km2. Ce livre offre à voir environ 200 de ces lieux, en passant du premier au vingtième arrondissement. Autant de photographies qui dévoilent des coins de Paris qui passent normalement inaperçus. Karin Borghouts est une artiste et photographe belge spécialiste des lieux environnements et architecturaux.

  • Cette exposition thématique d'envergure intitulée L'Énigme autodidacte revient sur la position de l'autodidacte dans l'histoire de l'art contemporain. Elle rassemble plus d'une centaine d'oeuvres, issues de collections privées et publiques majeures, sur environ 1 000 m² et s'étend des années 1950 et 1960 - importante période d'émergence des autodidactes - jusqu'à aujourd'hui, avec l'intérêt de la nouvelle génération pour les algorithmes autoapprenants... Des grands noms de l'art contemporain, à ceux de l'art brut/outsider, en passant par des démarches moins connues, cette exposition s'intéresse aux oeuvres de créateurs aux parcours très divers. Ce que ce projet cherche à situer, ce sont les intentions, processus et gestes autodidactes qui portent - consciemment, intuitivement, ou inconsciemment - à innover sur le plan esthétique et à obtenir, parfois rétrospectivement, une place de choix dans l'histoire de l'art. Alors qu'aujourd'hui, les débats sur la place des amateurs dans la construction des savoirs ou sur le rôle des connaissances « informelles » dans un parcours professionnel, éclairent d'un jour nouveau le rôle de l'autodidaxie dans notre société, cette exposition entend clarifier, par une approche rétrospective, sa place dans les pratiques artistiques. Commissariat : Charlotte Laubard, historienne de l'art et responsable du département d'Arts visuels de la HEAD - Genève (Haute École d'Art et Design)

  • La Fondation de l'Hermitage consacre une importante rétrospective au peintre lucernois Hans Emmenegger (1866-1940) - une première en Suisse romande. Avec une centaine de tableaux, l'exposition dévoile l'oeuvre de cet artiste resté méconnu du grand public, malgré un fort engagement au sein de la communauté culturelle suisse alémanique. Fin observateur et amoureux de la nature, Emmenegger est un peintre d'une originalité frappante, dans le traitement insolite de ses paysages et natures mortes, comme dans l'audace de ses compositions. Il compte parmi les artistes suisses les plus importants de sa génération.
    Formation artistique : Emmenegger commence sa formation à l'école des arts appliqués de Lucerne (1883-1884). Il la poursuit à Paris, à l'Académie Julian, puis dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme. Dans cette effervescence artistique, il se lie d'amitié avec Cuno Amiet et Giovanni Giacometti. En hiver 1885-1886, il séjourne à Munich, où il rencontre Max Buri, avec qui il voyagera en Afrique du Nord en 1891. En 1893, Emmenegger hérite du domaine de son père à Emmen, près de Lucerne, où il vivra et travaillera jusqu'à sa mort. En 1895-1896, il passe un second hiver à Munich. Il y pratique la gravure avec Albert Welti et s'initie à la peinture de plein air avec Bernhard Buttersack. Fasciné par le travail d'Arnold Böcklin, il séjourne à plusieurs reprises au Tessin et en Italie entre 1897 et 1903.
    Un artiste singulier : Au début du 20e siècle, Emmenegger s'affranchit de l'influence de Böcklin et développe son propre langage artistique, se consacrant à des thèmes récurrents - intérieurs obscurs de forêt, fonte des neiges, ombres portées ou reflets à la surface de l'eau. Son style figuratif plonge le spectateur dans des décors au cadrage serré, parfois sans horizon, et génère une atmosphère aussi étrange que mélancolique. Grâce à de subtils agencements d'aplats de couleur et à de puissants contrastes d'ombre et de lumière, une grande tension se dégage de ses compositions. Dès les années 1910, Emmenegger se passionne pour la question de la représentation du mouvement et livre des toiles inspirées de la chronophotographie, qui rappellent les expérimentations des artistes futuristes.
    Engagement dans le milieu artistique : Emmenegger était notamment président de la section lucernoise de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses et membre du comité de la Société des beaux-arts de Lucerne. Philatéliste et collectionneur averti, il possédait, entre autres, des oeuvres de Ferdinand Hodler, Cuno Amiet, Max Buri, Giovanni Giacometti et Albert Trachsel, ainsi qu'un ensemble de photographies, de minéraux et de fossiles.
    Dialogue avec d'autres artistes / carte blanche à l'ECAL : L'époustouflante modernité de l'oeuvre d'Emmenegger est mise en évidence par le biais d'une centaine de tableaux, qui dialoguent avec des peintures de ses mentors, amis et contemporains Cuno Amiet, Arnold Böcklin, Giovanni Giacometti, Ferdinand Hodler, Félix Vallotton et Robert Zünd. Le parcours est également ponctué d'oeuvres d'artistes contemporain·e·s inspiré·e·s par son travail : Caroline Bachmann, Stefan Banz, Michel Grillet, Alois Lichtsteiner, Nicolas Party et Albrecht Schnider.
    À découvrir dans les salles et dans le parc de l'Hermitage, la carte blanche confiée à l'ECAL/Ecole cantonale d'art de Lausanne, mettant en résonance l'oeuvre d'Emmenegger avec les travaux de photographes de la nouvelle génération.

  • L'exposition intitulée " A la pointe de l'art " sera la troisième exposition temporaire du musée depuis sa réouverture. Au coeur de cette exposition se trouve le timbre-poste ; en effet, les collections philatéliques constituent le fonds le plus important du musée. Cependant, le sujet de l'exposition portera moins sur les aspects techniques du timbre que sur la création de l'oeuvre à proprement parler.
    En effet, en plus d'être une estampe, le timbre reste l'une des plus petites surfaces de création qui existent au monde mais aussi l'une des plus diffusées. Aussi, les dessins originaux et les poinçons gravés d'artistes seront au coeur du propos. En plus des timbres eux-mêmes, le musée conserve dans le cadre du dépôt obligatoire des archives du timbre-poste français des milliers de pièces témoignant du processus créatif conduisant à l'émission d'un timbre : les esquisses et dessins préparatoires, les épreuves d'impression, essais de couleurs ou poinçons gravés.
    L'idée première est de démontrer que, bien que le timbre soit une oeuvre de commande régie par un cahier des charges strict, la place accordée au geste de l'artiste reste très présente. Le parcours de l'exposition sera ainsi ponctué de neuf portraits de dessinateurs, graveurs, peintres, illustrateurs, tous créateurs de timbres et ayant des carrières artistiques et parcours très différents. C'est une manière pour le Musée de La Poste de valoriser la création philatélique et de l'ancrer dans le vaste domaine de l'histoire de l'art.
    A côté des peintures d'Henry Cheffer ou estampes de Pierre Albuisson, le visiteur découvrira les gravures héraldiques de Sarah Bougault, les sculptures de Jacques Jubert, les peintures sur ivoire de Pierrette Lambert, les bandes dessinées de Pierre Forget, l'univers fantastique de Thierry Mordant et Ciou, ainsi que le monde foisonnant de détails et d'histoires de Jean Delpech. Le timbre-poste est une surface de création à la fois unique et pour autant connue de tous.
    Ce support artistique voyage et nous fait voyager. Depuis les années 1960, la série artistique, imaginée par André Malraux pour mettre l'art à portée de tous les Français, a su s'imposer et c'est donc tout naturellement que certains des plus grands artistes se sont approprié le timbre-poste pour nous proposer de merveilleuses créations. Tomi Ungerer, Victor Vasarely, Raoul Ubac, Jean-Michel Folon, Salvador Dali, Roger Bezombes et bien d'autres se sont prêtés à l'exercice et le résultat est toujours impressionnant.
    Le Musée de La Poste est le musée d'entreprise du Groupe La Poste consacré à l'histoire postale et à la philatélie française. Ouvert en 1946, il a connu deux sites dans Paris. Le musée actuel est situé au 34 boulevard de Vaugirard (Paris 15e) depuis 1973. Reconnu Musée de France, le musée a été fermé pendant plusieurs années pour rénovation complète de ses espaces avec notamment pour objectif une accessibilité totale aux personnes en situation de handicap.
    Il a rouvert ses portes au public en novembre 2019. Le Musée de La Poste est un lieu de présentation, de conservation et de diffusion du patrimoine postal. Il est centré sur l'Ecrit, l'Histoire et la Culture. Des bottes de sept lieues aux héros de l'Aéropostale, en passant par le panorama des 150 ans du timbre-poste en France, ses collections racontent une histoire, non seulement celle d'une entreprise mais aussi celle de la France au quotidien.
    Le musée conserve et expose sur plus de 1000 m, le patrimoine historique, artistique, philatélique et scientifique constitué par des pièces aussi diverses que les premières cartes des routes de poste, des uniformes de facteurs, des maquettes d'artistes, des timbres-poste, des objets populaires et enfin une collection de mail art et d'art postal.

  • Les grands compositeurs ont atteint avec leurs oeuvres une sorte d'immortalité. Leurs sonates, concertos, symphonies et opéras constituent pour nos oreilles un véritable cadeau du ciel. Mais ces oeuvres célestes ont été composées par des hommes de chair et de sang, des hommes sujets comme nous tous aux maladies et autres vicissitudes de la vie. Cet ouvrage met l'accent sur l'histoire médicale de quelques grands noms du monde musical, en insistant particulièrement sur leurs derniers instants. Lully / Händel / Haydn / Mozart / Bethoven / Paganini / Schubert / Mendelssohn / Bartholdy / Chopin / Schumann / Liszt Smetana / Bizet / Moussorgski / Tsjaikovski / Grieg / Puccini / Mahler / Debussy / Rachmaninov/Ravel / Bartók Gershwin

  • Quel plaisir de retrouver toutes ces images familières présentées à l'espace culturel Lympia dans l'exposition « La Côte d'Azur s'affiche » ! Les services culturels du dépar- tement des Alpes-Maritimes se sont mobili- sés autour de l'organisation de cet événe- ment qui propose une sélection d'affiches conservées aux archives départementales. L'affiche est un objet rassurant de notre vie quotidienne. Regarder une affiche, c'est lire un événement à venir dans un monde qui s'active. Faire une affiche, c'est composer un message que l'on souhaite partager avec les autres. Les affiches décorent nosintérieurs, ornent l'espace public. L'Espace culturel départemental Lympia est composé de deux bâtiments historiques classés : l'ancien bagne, complété de son toit-terrasse de 280 m2, construit en 1750, ainsi que la tour de l'Horloge, réalisée en 1826, qui dominent le port. Cet ensemble architectural remarquable constitue un précieux témoin de l'histoire de Nice et de son comté.

  • Prolongeant les thèmes de l'exposition « EnQuête de pouvoir. De Rome à Lugdunum », ce catalogue montre comment, à la fin du Ier siècle av. J.-C., Auguste a fondé un régime politique original : le Principat. Unique en son genre, celui-ci combine la restauration des institutions traditionnelles de la res publica avec l'affirmation d'un pouvoir d'essence monarchique détenu par un prince, le premier des citoyens, celui que nous appelons empereur. Le Principat ne prévoit toutefois dans le droit aucun schéma fixe de succession héréditaire, ce qui fait naître le danger d'une guerre civile. L'exemple des affrontements de 193- 197, qui suivirent la mort de Commode et s'achevèrent par la bataille de Lyon le 19 février 197, illustre la nécessité pour l'empereur d'établir un consensus entre les principales couches sociales : armée, Sénat, peuple romain, élites provinciales et chevaliers. Les textes de cet ouvrage, issus de contributions d'historiens et d'archéologues, et nourris des avancées scientifiques les plus récentes, invitent à découvrir les rouages du pouvoir dans l'Empire romain à travers l'analyse des mécanismes de la succession dynastique et de l'usurpation.

    Sur commande

  • Tapas & pintxos de Bretagne Nouv.

    En 2005, Anouck & Joris Delanghe ont quitté la région anversoise pour ouvrir une maison d'hôtes culinaire en Bretagne. Véritable coeur battant de « La Maison Blanche aux Volets Bleus », leur cuisine y bouillonne sans cesse de nouvelles idées gastronomiques. Pour faire le plein d'inspiration, le couple entreprend régulièrement des voyages d'exploration culinaire, notamment à Saint-Sébastien (leur destination gastronomique favorite), ville basque qui regorge de bars à Tapas & Pintxos. Partout où ils se rendent, ils mangent sur les marchés, dans de petites échoppes, dans des restaurants étoilés, des auberges, des bistros, chez des amis, dans des ateliers culinaires, dans des bars à pintxos... Les pintxos sont proposés à la pièce. Chaque bar y a sa propre spécialité. Un plateau de pintxos rassemblant plusieurs de ces bouchées est une manière idéale de recevoir ses invités : vous pouvez les préparer à l'avance et les servir sous forme d'apéro dînatoire, ce qui vous permet de profiter au mieux de ce moment de convivialité et de partage. Les riches ingrédients bretons se prêtent à merveille à la confection de tapas et de pintxos gastronomiques. Ce livre vous inspirera plusieurs combinaisons Dans ce livre non seulement 80 recettes gourmandes, mais aussi les techniques de préparation de base ainsi que les recettes de base pour vous mettre au travail. Chaque recette est décrite de façon claire et mise en evidence par la photographie de Andrew Verschetze. Ce livre est complété par un panopli d'images de Bretagne à faire rêver. Un livre pour (se) faire cadeau. La tradition de Donostia de servir des miniatures culinaires ét les ingrédients uniques qu'offre la Bretagne, forment un mariage des plus heureux : «Tapas & Pintxos de Bretagne».

  • Musée Constantin Meunier Nouv.

    Publication à l'occasion de la réouverture du musée Meunier à Bruxelles. Ce musée est géré par le MBA Bruxelles Constantin Meunier, né à Etterbeek (Bruxelles) le 12 avril 1831 et mort à Ixelles (Bruxelles) le 4 avril 1905, est un peintre et sculpteur réaliste belge, réputé pour sa vision du monde ouvrier. D'abord peintre de scènes religieuses, Constantin Meunier est profondément marqué par sa visite, du Borinage, le pays noir, bassin minier de la province de Hainaut en Belgique, il s'attachera à représenter le monde du travail. C'est au retour d'un séjour de six mois en Espagne, que la sculpture occupera une place de plus en plus grande dans son oeuvre. Envoyé à Durant les dernières années de sa vie, il exécute les sculptures destinées au Monument au Travail. Projet qui ne sera érigé à Laeken qu'après sa mort. Auguste Rodin dit de lui : « Constantin Meunier est un homme admirable. Il a la grandeur de Millet. C'est un des plus grands artistes du siècle4. » Meunier est d'ailleurs membre de l'International Society of Sculptors, Painters and Graversque dirige Rodin5. Un fonds de ses oeuvres est conservé à Ixelles au musée Constantin-Meunier aménagé dans l'atelier de l'artiste. Ses bronzes ornent des places et les parcs de Belgique et d'Europe

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  • Si la France peut se prévaloir avec raison d'être la « république du vin », la Belgique peut se s'enorgueillir d'être « le royaume de la bière ». Toutes les preuves de cette suprématie brassicole sont données dans ce livre. La Belgique est ainsi le seul pays au monde où les quatre méthodes de fermentation - spontanée, mixte, haute et basse - sont utilisées. Un ou plusieurs breuvages obtenus à partir de chacune de ces méthodes de fermentation fait ici l'objet d'une description détaillée. Ce plat pays bordé au nord-ouest par la mer du Nord, d'une population d'à peine 11 millions d'habitants, abrite plus de 600 producteurs qui brassent plusieurs milliers de sortes de bières différentes, dont un nombre non négligeable compte parmi les chefs-d'oeuvre de la bière mondiale. L'exportation représente 70% de la production totale du pays, un record également unique au monde.

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